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Synthèse de cours, Nature et Culture

Claude levi strauss

 

 

 

 

L strauss race et histoire

 

Questionnaire bac : séquence Nature et Culture New

 

 

 

 

Ce monde est-il notre monde?

 

subjectivité: conscience, inconscient, désir

culture: art, religion, travail/technique

 

Nature:

1- environnement, ce qu’il y a autour de l’Homme mais à condition de ne pas avoir été transformé

il n’y a pas  un seul endroit naturel sur terre

rien que l’observation de quelque  chose le transforme car il devient l’objet de mon observation. Il n’est plus une entité extérieure au monde.

Il suffit de se rendre compte / d’avoir conscience des choses.

Transformation matérielle et immatérielle = deux degrés de transformation en apparence.

Monde d’abstraction

la nature n’existe pas et n’a jamais existé même ce qui a existé avant nous on en a conscience maintenant

 

2- Essence d’une chose/de l’homme

Notre corps: notre environnement naturel lorsqu’il n’a pas été transformé  nous est aussi nécessaire.

 

Culture:

1- transformation de la nature par l’Homme il est le seul à transformer! Les animaux sont la nature.

2- civilisation (résultat de transformation)

 

1- qu’est ce qui est le premier: nature ou culture?

2- toutes les cultures se valent-elles?

 

I- c’est par l’intermédiaire d’une culture que s’effectue une prise de conscience de la nature

avec la chronologie, la nature est antérieure à la culture

c’est par une démarche culturelle qu’on parle de la nature

 

donc c’est un tout englobé

Tout ce que fait l’homme est culture

 

La culture est matérielle mais aussi culture de l’esprit résultat du travail: ensemble des œuvres, savoir, moeurs

 

Acte de modification de la nature

 

Comportements naturels de l’Homme:

 

manger n’est pas naturel: manière de manger = culture, nos aliments ne sont pas naturels, notre fréquence d’alimentation n’est pas naturelle

dormir n’est plus naturel: il y une manière de dormir, le temps de sommeil n’est pas naturel

respirer n’est pas naturel: on contrôle notre fréquence et la manière de respirer

les battements du cœur ne sont pas purement naturels

 

 

Comportements culturels de l’Homme

 

Il n’y a rien de complètement naturel chez l’homme ==< ce qui n’est pas naturel au début peut le devenir

 

A force de répéter les actions, elles deviennent automatiques rien n’est purement culturel chez l’Homme

 

On a du mal à distinguer ce qui est nature l’Homme et l' animal et culture en société l’Homme est un animal social

 

«L’Homme est un animal politique» Aristote

 

Il y a un début inné / acquis :  il suffit d’éduquer l’enfant sauvage et il devient comme nous or il y a une moment où ça casse

 

On a du mal a différencier les sources biologiques et sociales en l’Homme

 

Maurice Merleau-Ponty: « tout est naturel et tout est fabriqué dans l’Homme» paradoxal, cela pose un problème.

 

L strauss race et histoire

 

 

 

 

Texte de Claude Levi-Strauss:

 

«Posons donc que tout ce qui est universel, chez l'homme, relève de l'ordre de la nature et se caractérise par la spontanéité, que tout ce qui est astreint à une norme appartient à la culture et présente les attributs du relatif et du particulier. Nous nous trouvons alors confrontés avec un fait, ou plutôt un ensemble de faits, qui n'est pas loin, à la lumière des définitions précédentes, d'apparaître comme un scandale : nous voulons dire cet ensemble complexe de croyances, de coutumes, de stipulations et d'institutions que l'on désigne sommairement sous le nom de prohibition de l'inceste. Car la prohibition de l'inceste présente, sans la moindre équivoque, et indissolublement réunis, les deux caractères où nous avons reconnu les attributs contradictoires de deux ordres exclusifs: elle constitue une règle, mais une règle qui, seule entre toutes les règles sociales, possède en même temps un caractère d'universalité. Que la prohibition de l'inceste constitue une règle n'a guère besoin d'être démontré ; il suffira derappeler que le mariage entre proches parents peut avoir un champ d'application variable selon la façon dont chaque groupe définit ce qu'il entend par proche parent ; mais que cette interdiction, sanctionnée par des pénalités sans doute variables, et pouvant aller de l'exécution immédiate des coupables à la réprobation diffuse, parfois seulement à la moquerie, est toujours présente dans n'importe quel groupe social.»

 

Pourquoi le point de passage est-il l’inceste? Car on trouve les doubles caractéristiques de la nature et de la culture

 

Nature = «Universel», «spontanéité» Rapport sensible/ direct à la matière

En essence: la connaître c’est atteindre l’universel

Culture = -Une «Norme», une règle générale.

 

Il n’y a rien de plus rationnel qu’une loi =  Pure produit de la raison. Artificiel, produit par l’homme

Il n’y a pas de loi naturelle

-Le «relatif»: Contraire d’universel

 

Prohibition de l’inceste:

C’est une norme mise en place par l’homme: Tout dépend de la culture

En même temps c’est la seule règle universelle au monde.

Intermédiaire entre nature et culture

Interdit car en cherchant ailleurs on s’ouvre aux autres

Il y a des échanges ( Essentiel aux être humains, Les échanges sont importants, la richesse de l’humanité en vient.

 

 

 

Bilan du cours:

 

On peut distinguer deux sens fondamentaux de la notion de culture.

 

Premier sens de culture

En un premier sens, la culture s’oppose à la nature. On peut appeler ce sens anthropologique parce qu’elle repose sur une certaine idée de l’homme.

On retrouve l'opposition phusis, nomos, nature, convention qui nous vient des sophistes. L'opposition nature et culture trouverait donc son origine dans l'Antiquité gréco-latine. 

 

Par nature on entend alors tout ce qui se fait indépendamment de l’homme hors de lui et en lui. La Terre, la respiration appartiennent à la nature. Par culture on entend tout ce que l’homme fait de lui-même hors de lui et en lui (le langage, l’art, le travail, la technique, la religion, l’histoire seraient de l’ordre de la culture).

 

Claude Lévi-Strauss (né en 1908) quant à lui utilise l’opposition de l’universel et du particulier pour distinguer la nature de la culture.

 

 

 Partout où la règle se manifeste, nous savons avec certitude être à l’étage de la culture. Symétriquement, il est aisé de reconnaître dans l’universel le critère de la nature. Car ce qui est constant chez tous les hommes échappe nécessairement au domaine des coutumes, des techniques et des institutions par lesquelles leurs groupes se différencient et s’opposent. À défaut d’analyse réelle, le double critère de la norme et de l’universalité apporte le principe d’une analyse idéale, qui peut permettre – au moins dans certains cas et dans certaines limites – d’isoler les éléments naturels des éléments culturels qui interviennent dans les synthèses de l’ordre plus complexe. Posons donc que tout ce qui est universel, chez l’homme, relève de l’ordre de la nature et se caractérise par la spontanéité, que tout ce qui est astreint à une norme appartient à la culture et présente les attributs du relatif et du particulier. Claude Lévi-Strauss, Les structures élémentaires de la parenté, Chapitre I Nature et culture, 1949.

 

 

Deuxième sens de culture

 

Le deuxième sens de la culture peut être référé à son sens étymologique. Culture = prendre soin de la nature. Depuis Cicéron le terme de culture = prendre soin de l'âme, la cultura animi. 

Cela  nous ramène à la notion grecque de paideia = formation ou éducation. 

Culture s'oppose donc à barbarie et sauvagerie = à une nature éduquée.

La culture devient synonyme de civilisation. Les peuples civilisés s'opposent aux peuples barbares.  L'homme de la nature est le sauvage. 

 

 

 «Ce que nous savons des Gaulois, par Jules César et par les autres auteurs romains, nous donne l’idée d’un peuple qui avait besoin d’être soumis par une nation éclairée. Les dialectes du langage celtique étaient affreux : l’empereur Julien, sous qui ce langage se parlait encore, dit, dans son Misopogon, qu’il ressemblait au croassement des corbeaux. Les mœurs, du temps de César, étaient aussi barbares que le langage. Les druides, imposteurs grossiers faits pour le peuple qu’ils gouvernaient, immolaient des victimes humaines qu’ils brûlaient dans de grandes et hideuses statues d’osier. Les druidesses plongeaient des couteaux dans le cœur des prisonniers, et jugeaient de l’avenir à la manière dont le sang coulait. De grandes pierres un peu creusées, qu’on a trouvées sur les confins de la Germanie et de la Gaule, vers Strasbourg, sont, dit-on, les autels où l’on faisait ces sacrifices. Voilà tous les monuments de l’ancienne Gaule. Les habitants des côtes de la Biscaye et de la Gascogne s’étaient quelquefois nourris de chair humaine. Il faut détourner les yeux de ces temps sauvages, qui sont la honte de la nature.»

Voltaire (1694-1778), Essai sur les mœurs et l’esprit des nations et sur les principaux faits de l’histoire, depuis Charlemagne jusqu’à Louis xiii (1753), Avant propos. (1. Julien dit l’Apostat par les chrétiens, né en 361, élevé dans le christianisme, fut empereur de 361 à 363. Il tenta de revenir à l’ancienne religion romaine et lutta sans succès contre le christianisme. Le Misopogon est un de ses ouvrages.)

Ce texte de Voltaire montre les deux termes qu'il associe et souligne ainsi le caractère normatif de l'idée de culture ou de civilisation.  Elle est associée à l'idée de domination.

Conséquences:

Lorsque nous dissocions nature et culture en l'homme = ne sommes nous pas victimes de nos préjugés sociaux? Ex = est-il naturel que l'homme commande à la femme? Que les barbares soient esclaves? (point de vue d'Aristote). Ne faudrait-il pas chercher un autre critère que les préjugés sociaux pour distinguer nature et culture?

Ne devons-nous pas affirmer que les comportements humains sont naturels  = le naturalisme = doctrine qui nie toute spécificité de la culture.  Comment l'homme pourrait-il s'arracher à la nature ainsi que le suggère l'idée de culture?

Pourquoi opposer nature et culture alors que la culture pourrait être un moyen pour l'homme de réaliser sa nature.

La culture est-elle le processus par lequel l’homme réalise son humanité? Si non, la culture est-elle ce par quoi l’homme s’invente?

 

L strauss

 

 

 

l'ethnocentrisme

 

 

L'ethnocentrisme se définit donc comme une attitude d'origine inconsciente qui consiste à considérer sa propre société comme un modèle et à voir toute différence par rapport à ce modèle comme un signe d'infériorité.
Lévi-Strauss montre que, parce que notre histoire est surtout caractérisée par un développement des sciences, des techniques et de la puissance économique, nous nous imaginons que les sociétés qui n'ont pas su progresser sur ces trois plans sont des sociétés sans histoire.
si nous prenions, par exemple, comme critère de développement la parfaite adaptation à un milieu particulièrement hostile, ce ne serait plus les Occidentaux qui seraient considérés comme civilisés mais les Bédouins du désert saharien ou les Inuits de l'Arctique. Si l'on prenait comme critère la connaissance des ressources du corps humain, les plus civilisés seraient les peuples de l'Orient et de l'Extrême-Orient etc. Toute culture peut se prévaloir d'une supériorité selon un critère qui lui est propre mais, comme aucun de ces critères n'est plus pertinent qu'un autre, aucune culture ne peut se considérer comme supérieure aux autres.
parler de société plus civilisée ne veut pas dire grand chose
Lévi-Strauss l'exprime en ces termes: «Le barbare est d'abord l'homme qui croit à la barbarie». On qualifie en effet de barbare les peuples primitifs sans voir que ceux-ci procèdent exactement de la même manière.

«Derrière ces épithètes se dissimule un même jugement; il est probable que le mot barbare se réfère étymologiquement à la confusion et à l’inarticulation du chant des oiseaux, opposées à la valeur signifiante du langage humain ; et sauvage, qui veut dire «de la forêt», évoque ainsi un genre de vie animal, par opposition à la culture humaine. Dans les deux cas, on refuse d’admettre le fait même de la diversité culturelle. On préfère rejeter hors de la culture, dans la nature, tout ce qui ne se conforme pas à la norme sous laquelle on vit». Ainsi, est barbare ce qui est différent culturellement.

Et Lévi-Strauss constate que cette dimension a une portée universelle, chaque peuple réagissant de la même façon à l’égard de l’autre dès lors qu’il ne se reconnaît pas en lui, qu’il ne lui ressemble pas. L’ethnocentrisme serait donc le premier mouvement de repli d’une société face à une autre.

Lévi-Strauss souligne, par exemple, comment la proclamation de l'égalité naturelle entre les hommes et de la fraternité qui doit les unir sans distinction de races ou de cultures néglige la diversité des cultures et nie en réalité les différences qu'elle n'arrive pas à comprendre.

Nature et culture : la question de la prohibition de l'inceste

Lévi-Strauss montre qu'est naturel chez l'homme tout ce qui est universel et culturel ce qui relève de la règle. L'homme est, en effet, le seul être qui s'impose des règles
les cultures sont diverses, les règles le sont aussi. Presque tout chez l'homme relève de la diversité: notre alimentation, notre façon de nous vêtir
Ce qui caractérise l'homme est la variabilité culturelle.
il existe une règle universelle, un interdit universel, celui de l'inceste.
principe de droit naturel, l'homme ressent une répugnance naturelle à l'idée, par exemple, d'épouser sa mère ou son père.
prohibition de l'inceste par l'existence de risques génétiques, les mariages consanguins augmentant le risque de maladies ( ce n'est pas le cas dans les sociétés primitives)
la prohibition de l'inceste est bien universelle, la définition de l'inceste, elle, varie en fonction du groupe considéré. Dans certaines sociétés, par exemple, il est requis d'épouser la cousine croisée (fille du frère de la mère ou de la sœur du père) alors que la cousine parallèle (fille du frère du père ou de la sœur de la mère) est rigoureusement interdite. Le risque génétique est ici pourtant identique dans les deux cas. Par son universalité la prohibition de l'inceste semble relever de la nature, mais par la diversité de ses modalités, par le fait qu'elle relève de la règle, elle semble plutôt relever de la culture. Lévi-Strauss y voit alors ce qui fait l'articulation entre la nature et la culture, ce qui fait de l'homme naturel un être culturel.
obligation d'épouser quelqu'un d'une autre famille. Le mariage apparaît alors comme un échange, échange qui constitue aux yeux de Lévi-Strauss le fondement social.

 

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