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Beckett, Acte sans paroles 1

en-attendant-godot-Beckett

 

 

 

 

Beckett, Acte sans paroles, 1, oral EAF

en-attendant-godot-Becket

Le théâtre et sa représentation, Questionnaire sur Beckett, Acte sans paroles

 

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Acte sans paroles de Samuel BECKETT

 

Lecture du passage
Actes sans paroles, texte intégral

Personnage. Un homme familier, il plie et déplie son mouchoir. Scène. Desert. Eclairage éblouissant
Argument. Projeté à reculons de la coulisse droite, l'homme trébuche, tombe, se relève aussitôt, s'époussette, réfléchit.
Coup de sifflet, coulisse droite. Il réfléchit, sort à droite. Rejeté aussitôt en scène, il trébuche, tombe, se relève aussitôt, s'époussette, réfléchit. Coup de sifflet coulisse gauche. Il réfléchit, sort à gauche. Rejeté aussitôt en scène, il trébuche, tombe, se relève aussitôt, s'époussette, réfléchit. Coup de sifflet coulisse gauche. Il réfléchit, va vers la coulisse gauche, s'arrête avant de l'atteindre, se jette en arrière, trébuche tombe, se relève aussitôt, s'époussette, réfléchit. Un petit arbre(palmier) descend des cintres, atterrit. Une seule branche à trois mètres du sol et à la cime une maigre touffe de palmes qui projette une ombre légère. il réfléchit toujours. Coup de sifflet en haut. Il se retourne, voit l'arbre, s'assied à l'ombre, regarde ses mains. Des ciseaux de tailleurs descendent des cintres, s'immobilisent devant l'arbre à un mètre du sol. Il regarde toujours ses mains. Coup de sifflet en haut. Il lève la tête, voit les ciseaux, réfléchit, les prends et commence à se tailler les ongles. les palmes se rabattent contre le tronc, l'ombre disparaît. il lâche les ciseaux, réfléchit. Une petite carafe, munie d'une grande étiquette rigide portant l'inscription EAU, descend de cintres, s'immobilisent à trois mètres du sol. Il réfléchit toujours. Coup de sifflet en haut. Il lève les yeux, voit la carafe, réfléchit, se lève, va sous la carafe, essaie en vain de l'atteindre, se détourne, réfléchit. Un grand cube descend des cintres,atterrit. Il réfléchit toujours. Coup de sifflet en haut. Il se retourne, voit le cube, le regarde, regarde la carafe, prend le cube, le place sous la carafe, en éprouve la stabilité, monte dessus, essaie en vain d'atteindre la carafe, descend, rapporte le cube à a
place, se détourne, réfléchit. Un second cube plus petit descend des cintres, atterrit. Il réfléchit toujours. Coup de sifflet en haut. Il se retourne, voit le second cube, le regarde, le place sous la carafe, en éprouve la stabilité, monte
dessus, essaie en vain d'atteindre la carafe, descend, veut rapporter la cube à sa place, se ravise, le dépose, va chercher le grand cube, le place sous le petit, en éprouve la stabilité, monte dessus, le grand cube glisse, il tombe, se relève aussitôt, s'époussette, réfléchit. Il prend le petit cube, le place sur le grand, en éprouve la stabilité, monte dessus et va atteindre la
carafe lorsqu'elle celle-ci remonte légèrement et s'immobilise hors d'atteinte. Il descend, réfléchit, rapporte les cubes à leur place, l'un après l'autre, se détourne, réfléchit. Un troisième cube encore plus petit descend des cintres, atterrit. Il réfléchit toujours. Coup de sifflet en haut. Il se retourne, voit le troisième cube, le regarde, réfléchit, se détourne, réfléchit. Le troisième cube remonte et disparaît dans les cintres. A côté de la carafe, une corde à nœuds descend des cintres, s'immobilisent à un mètre du sol. Il réfléchit toujours. Coup de sifflet en haut. Il se retourne, voit la corde, réfléchit, monte à la corde et va atteindre la carafe lorsque la corde se détend et le ramène au sol. Il se détourne, réfléchit, cherche des yeux les ciseaux, les voit, va les ramasser, retourne vers la corde et entreprend de la couper. La corde se tend, le soulève, il s'accroche, achève de couper la corde, retombe, lâche les ciseaux, tombe, se relève aussitôt, s'époussette, réfléchit. La corde remonte vivement et disparaît dans les cintres. Avec son bout de corde, il fait un lasso dont il se sert pour essayer d'attraper la carafe. La carafe remonte vivement et disparaît dans les cintres. Il se détourne, réfléchit. Lasso en main il va vers l'arbre, regarde la branche, se retourne, regarde les cubes, regarde de nouveau la branche, lâche le lasso, va vers les cubes, prend le petit et le porte sous la branche, retourne prendre
le grand et le porte sous la branche, veux placer le grand sur le petit, se ravise,place le petit sur le grand, en éprouve la stabilité, regarde la branche, se détourne et se baisse pour reprendre le lasso. La branche se rabat le long du tronc. Il se redresse, le lasso à la main, se retourne, constate. Il se détourne, réfléchit. Il rapporte les cubes à leur place, l'un après l'autre, enroule soigneusement le lasso et le pose sur le petit cube. Il se détourne, réfléchit. Coup de sifflet, coulisse droite. Il réfléchit, sort à droite. Rejeté aussitôt en scène, il trébuche, tombe, se relève aussitôt, s'époussette, réfléchit. Coup de sifflet coulisse gauche. Il ne bouge pas. Il regarde ses mains, cherche des yeux les ciseaux, les voit, va les ramasser, commence à se tailler les ongles, s'arrête, réfléchit, passe le doigt sur la lame des ciseaux, l'essuie avec son mouchoir, va poser ciseaux et mouchoir sur le petit cube, se détourne, ouvre son col, dégage son cou et le palpe.
Le petit cube remonte et disparaît dans les cintres emportant lasso, ciseaux et mouchoir. Il se retourne pour reprendre les ciseaux, constate, s'assied sur le grand cube. Le grand cube s'ébranle, le jetant par terre, remonte et disparaît dans les cintres. Il reste allongé sur le flanc, face à la salle, le regard fixe. La carafe descend, s'immobilise à un demi mètre de son corps. Il ne bouge pas. Coup de sifflet en haut. Il ne bouge pas. La carafe descend encore, se balance autour de son visage. Il ne bouge pas. La carafe remonte et disparaît dans les cintres. La branche de l'arbre se relève, les palmes se rouvrent, l'ombre revient. Coup de sifflet en haut. Il ne bouge pas. L'arbre remonte et disparaît dans les cintres. Il regarde ses mains. Rideau.


commentaire

Samuel Beckett acte sans paroles

A partir de 1950 apparaît un genre théâtral nouveau et révolutionnaire. Antonin Artaud est le premier dramaturge à vouloir rassembler les caractéristiques des principaux théâtres du monde dans son œuvre « le théâtre et son double » et introduit ce nouveau genre théâtral qu’il nomme alors « théâtre de la cruauté ». Beckett, prix Nobel de la littérature en 1969 s’en inspire pour son œuvre acte sans paroles I, représentée pour la première fois le 1er avril 1957. Cette pièce déroge à la tradition théâtrale car elle ne comporte qu’une immense didascalie. En quoi cette pièce reflète-elle les aspects essentiels du théâtre des années 50 ? Nous étudierons tout d’abord l’évolution du personnage, puis la cruauté présente dans cette pièce, et enfin nous étudierons le genre théâtral nouveau de cette pièce.
Tout d’abord, le personnage dans cette pièce est un homme manipulé. En effet, il ne sait rien faire à part un geste inutile l1 et 2 : « il plie et déplie son mouchoir ». De plus, cet homme est dégradé, notamment à travers le rejet en scène et la chute qu’il subit. Ensuite, c’est un personnage passif car jusqu’à l99 il obéit bêtement. Enfin, il parvient tout de même à une progression dans la réflexion, comme par exemple les cubes empilés. Enfin, le personnage dans cette pièce est en quête de liberté. En effet l’homme fait le choix de ne plus subir mais de choisir à partir de la l 137 : « il ne bouge pas ». De plus, ses deux tentatives de suicides exposent sa volonté de libération et d’émancipation.
Nous avons donc démontré que le personnage évolue, passant d’un homme manipulé à un homme en quête de liberté. Nous allons désormais étudier la cruauté.
La cruauté se retrouve tout d’abord à travers ce décor irréaliste, qui est un huis clos connoté par l’épreuve et la souffrance. En effet le personnage se trouve piégé dans un désert, l’éclairage est éblouissant, et il a soif. De plus, la présence des objets d’apprentissage qui sont en fait des outils de manipulateur ajoute du sadisme à cette pièce. Enfin, le personnage est rejeté en scène, il subit cette action verticale qui se termine par une chute.
Ensuite, le personnage est confronté au supplice de tantale : il est sur le point d’atteindre la carafe deux fois, mais on la lui retire. Enfin, le dieu de cette pièce est représenté comme étant démoniaque. En effet, l’auteur remet en question le dieu du nouveau testament où dieu est amour. Ici dieu est absent, cruel, et met à l’épreuve. Ensuite, nous avons dans cette pièce un deus ex machina : dieu est le deuxième personnage, le manipulateur qui est dans les cintres. Dieu force à apprendre, mais ne récompense pas. Enfin, l’homme est représentatif de la solitude de l’Homme sur terre qui est manipulé et méprisé par dieu. Nous avons donc démontré que la cruauté est présente à travers le décor irréaliste, à travers le supplice de Tantale auquel le personnage est confronté, et enfin à travers le dieu démoniaque. Cette pièce illustre un genre théâtrale révolutionnaire car tout d’abord elle remet en question la tradition théâtrale. En effet cette pièce semble incohérente en surface, le sens du texte semble confus. De plus, le texte ne comporte aucun dialogue, ce n’est qu’une immense didascalie. Enfin, le décor est évolutif et vertical, l’auteur joue avec les objets qui descendent des cintres.
Puis, cette pièce reprend les thèmes majeurs et récurrents du théâtre des années 50. Tout d’abord le thème de l’absurdité de la vie est repris : « il regarde ses mains » traduit l’incompréhension de l’homme qui se demande à quoi cela lui sert d’agir si ce n’est que pour souffrir. Ensuite, nous retrouvons le thème de l’homme dégradé qui inspire la pitié et qui est assimilé à une marionnette, et enfin le désintérêt de Dieu qui n’est que mépris et cruauté.
Nous avons donc démontré que cette pièce reflète bien le théâtre des années 50. En effet l’auteur présente tout d’abord un personnage manipulé puis en quête de liberté. De plus la cruauté est présente à travers le décor, et le dieu démoniaque, et enfin cette pièce remet en cause la tradition théâtrale et reprend les thèmes majeurs du théâtre des années 50. Beckett profite de cette pièce pour remettre en cause la miséricorde et la bonté de dieu, aussi pourrions nous relié cette pièce à la pièce en attendant Godot du même dramaturge où les personnage attendent en vain Godot, représentant en fait Dieu.

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