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Sujet 4 corrigé EAF, séries technologiques, objet d'étude : la poésie. G.E.Clancier, Desnos, Pierre Emmanuel, Tardieu

 

Tardieu

 

 

 

 

Sujet n°4 - Séries technologiques

Objet d’étude : la poésie

TEXTES

  • A. Georges-Emmanuel Clancier, Contre-Chants, Gallimard, 2001.
  • B. Robert Desnos, « La peste », Contrée, Gallimard, 1944.
  • C. Pierre Emmanuel, « Les dents serrées », L’Honneur des poètes (recueil collectif), Editions de Minuit, 1943.
  • D. Jean Tardieu, « Vous étiez pourtant responsable », Domaine français, Gallimard, 1943.
  • Annexe : Paul Eluard, présentation de l’ouvrage collectif L’Honneur des poètes, Editions de Minuit, 1943.

A. Présentation du sujet

Le corpus rapproche quatre poèmes brefs qui évoquent chacun les horreurs de la guerre. La

cohérence est tout à la fois générique, thématique, historique puisque les quatre poètes du

XXème siècle se réfèrent à la Seconde Guerre mondiale et singulièrement à l’occupation de la

France par les troupes allemandes. La réponse à la première question permettra aux élèves

d’expliciter quelques-unes des correspondances que l’on peut établir entre les quatre textes. La

problématique du groupement est moins centrée, semble-t-il, sur la « poésie engagée » que sur

la traduction lyrique ou pathétique d’une émotion devant le scandale de la guerre, devant

l’horreur dont elle se repaît. Les poèmes apparaissent surtout comme une interrogation devant

l’absurdité de la guerre, sa brutalité, la perversion des valeurs qu’elle produit. Ils sont denses,

concis, d’un abord aisé, même si tel vers, telle strophe ou telle image n’autorisent pas une

interprétation immédiate. Les sentiments qui s’y expriment sont ceux de la grande tradition

lyrique : indignation, haine, peur, amour. Les soins apportés par les poètes à la typographie, à

l’occupation de la page, à la composition du texte, à la ponctuation doivent intéresser des

candidats que le travail de l’année sur l’objet d’étude « la poésie » a nécessairement préparés à

des lectures analytiques, donc attentives, des textes poétiques modernes ou contemporains. Le

texte d’Eluard proposé en annexe contextualise les poèmes en rappelant comment ils inscrivent

dans une tradition littéraire qui confère des missions à la poésie, une « fonction » que résument

les trois verbes de la fin : « la poésie mise au défi (…) crie, accuse, espère ». La date du poème

de Clancier paru en 2001 pourrait justifier que ce texte ne figure pas dans le corpus composé

par ailleurs de textes écrits et publiés pendant l’Occupation. Sa présence s’explique cependant

par ce qu’il révèle de la permanence dans l’imaginaire collectif, et singulièrement dans la

conscience d’un poète qui a traversé le siècle, des événements douloureux de la Seconde

Guerre mondiale.

B. Question

Justifiez le rapprochement de ces quatre poèmes.

On attend des candidats qu’ils reconnaissent quelques éléments de cohérence du corpus :

- les quatre textes sont des poèmes brefs ;

- ils sont écrits pour trois d’entre eux dans la même période historique, de violence et

d’angoisse ;

- tous évoquent des épisodes ou un climat liés à la Seconde Guerre mondiale ;

- ils expriment des sentiments puissants : l’effarement devant l’explosion brutale de la violence

barbare chez Clancier, la peur chez Desnos, l’indignation et la haine chez Pierre Emmanuel,

l’incompréhension angoissée chez Tardieu ;

- ils accomplissent le programme que fixe Eluard à la poésie : elle « crie, accuse, espère ».

Les quatre poèmes apparaissent ainsi comme des formes concises de poésie engagée,

dénonçant les horreurs de la guerre et la perversion des valeurs que les temps de haine et de

lâcheté produisent.

C. Commentaire

Vous commenterez le poème de Jean Tardieu à partir du parcours de lecture suivant :

- Vous analyserez soigneusement l’énonciation en tenant compte du titre.

- Vous étudierez la vision de la nature proposée par le poète.

Conformément à la définition du commentaire pour les séries technologiques, le libellé

impose de suivre un « parcours de lecture ». Le candidat développe les pistes suggérées en

argumentant et en prenant appui sur une étude précise du texte. Quand les deux propositions

sont bien articulées, l’ensemble construit dessine un commentaire organisé cohérent.

Critères d’évaluation

- l’attention portée à la forme dialogale du poème, et donc à la définition des interlocuteurs ;

- la mise en valeur des procédés les plus significatifs : répétitions, anaphores, interrogations,

rythme, effets prosodiques ;

- la prise en compte de la disposition du poème comme facteur de sens ;

- l’identification des sentiments et des émotions exprimés.

Proposition de corrigé

L’interprétation de ce poème bref (quatre distiques) ne va pas de soi. Seule une démarche

de lecture analytique attentive permet de percevoir, derrière la simplicité apparente de la forme

et du lexique, un autre niveau de sens : qui parle ? à qui ? quel est ce « vous » du titre et qu’on

ne retrouve plus dans le poème ? quel rôle jouent ici les éléments du décor, du monde, cités en

abondance ?

Le parcours de lecture suggéré cherche à guider les lecteurs dans cette patiente recherche

qui devrait déboucher sur des hypothèses plus profondes que l’impression initiale ne le laissait

supposer. La date de la composition, la contextualisation du poème au sein du groupement,

l’annexe doivent permettre à des élèves d’esquisser et de justifier une interprétation

convaincante.

Les élèves peuvent prendre appui, pour la première partie de cette étude, sur les marques

énonciatives et syntaxiques. L'identification du créateur sera valorisée mais son absence ne

sera pas sanctionnée car sa construction relève d'indices implicites complexes. A l'inverse, la

mise en relation du destinataire tel qu'il est construit dans le titre et dans l'échange de répliques

est attendue. Cette référence à la responsabilité collective est en effet au coeur du corpus.

Première partie du parcours de lecture

Le poème se présente sous la forme d’un dialogue dont les personnages restent anonymes

et difficilement identifiables dans un premier temps. Par quatre fois, dans un jeu d’anaphores

binaires, un interlocuteur interroge, demandant à « l’autre » une explication ou une justification.

De façon complète (vers 1 et 3) ou elliptique (vers 5 et 7), la question porte sur le rôle

qu’auraient tenu dans une circonstance indéterminée les différents éléments de la nature

(soleil, mer, arbres, fleuves, montagnes) ou du monde (« les villes »). On ne note aucune trace

grammaticale de la subjectivité de l’interrogateur : seule son insistance, la brièveté croissante

de ces interrogations, leur accumulation dans l’avant-dernier vers traduisent une fièvre, une

fébrilité, une impatience ou une colère que nous devons interpréter. Face à ce feu de questions

qu’on peut assimiler à quelque interrogatoire (mais qui est accusé et de quoi ? ), le questionné

donne par trois fois des éléments de réponses. A la dernière salve de questions, il semble

s’effondrer et avoue par trois fois son ignorance : « Je ne sais plus, je ne sais plus, je ne sais

plus ». Les interrogations ont eu raison de son assurance, et il s’effondre, vaincu et, semble-t-il,

désespéré. Le dernier vers scelle une défaite, une déroute. Un indice doit alerter le lecteur

attentif : les trois derniers « je » reprennent un premier pronom (vers 2) : « Il dépensait les biens

que je lui ai donnés ». Quel peut être ce personnage dispensateur des biens du soleil sinon

l’ordonnateur du cosmos lui-même ? L’hypothèse que l’on peut donc tenter est que le

personnage sommé de répondre est le créateur, Dieu lui-même. C’est donc la déroute de Dieu,

comparaissant devant un tribunal peut-être, que le poème met en scène.

Dès lors, pourrait s’expliquer le « vous » du titre. Le poète interpelle Dieu , le met en

accusation en lui rappelant sa responsabilité dans la situation que vit le monde. Le temps de

l’écriture du poème (1943), le titre du recueil (Domaine français) indiquent qu’il s’agit de l’état de

guerre et d’occupation dont souffre la France. Le poème dénoncerait l’abandon de la France

par Dieu et exprimerait la déréliction de l’homme privé de l’assistance divine. On songe au vers

de Pierre Emmanuel dans « Les dents serrées » (texte C) : « Et le ciel veule sur l’abîme ».

Une autre lecture du titre peut croiser la précédente. Le « vous » impliquerait chaque

homme et renverrait à une responsabilité collective. Le sentiment exprimé, sensiblement

différent, serait proche de la douleur et du désespoir. Ici encore, le rapprochement avec le

poème de Pierre Emmanuel s’avère éclairant.

Seconde partie du parcours de lecture

L’analyse de la situation d’énonciation choisie par Tardieu permet d’esquisser une

hypothèse de sens que doit confirmer l’étude de la vision que le poète présente de la nature.

Notons d’emblée l’abondance des éléments naturels et leur présentation générique : « le

soleil » (vers 1), « la mer » (vers 3), « les arbres » (vers 5), « les fleuves », « les montagnes »

(vers 7). La récurrence des articles définis, l’absence de localisation ou de détermination

indiquent bien que le poète évoque le monde, et non tel ou tel océan, tel ou tel mont. C’est

l’univers entier - le ciel et la terre, les villes et les champs - que le poète convoque devant son

tribunal, comme autant de témoins, de coupables ou de complices. Les réponses de l’Autre

méritent examen. Le soleil « dispensait les biens que je lui ai donnés ». L’argument doit se

gloser ainsi. Le soleil était tout entier à la tâche que Dieu lui a attribuée : dispenser chaleur et

lumière, sans examiner s’ils réchauffent et éclairent innocents ou coupables, victimes ou

bourreaux. La mer accomplissait, insensible, son ouvrage incessant : c’est le sens que revêtent

les deux adjectifs placés en contre rejet au vers 3 « Imbécile, têtue ». Le troisième argument

présenté par l’accusé laisse percevoir une faille dans l’argumentation : les arbres ne pouvaient

plus être des asiles, tant le nombre d’« oiseaux sans voix qui attendaient le jour » était grand.

C’est reconnaître implicitement que la nature est pervertie, qu’elle dévoie sa fonction. L’accusé,

à cours d’arguments, reconnaît sa défaite. La nature - et il faut prendre désormais le mot dans

son sens étymologique de « création » - est restée indifférente au sort des hommes humiliés,

« sans voix » et sans abri dans la nuit. Ce silence, cet abandon reconnus sous le jeu des

questions inlassables du procureur constituent les éléments les plus accablants de l’acte

d’accusation.

D. Dissertation

Les auteurs de L’Honneur des poètes ont choisi, dans leur préface, de présenter ainsi leur ouvrage : « C’est vers l’action que les poètes à la vue immense sont, un jour ou l’autre, entraînés ». Partagez-vous cette conception de la poésie ? Vous organiserez votre réponse en vous

appuyant nécessairement sur les poèmes du corpus et d’autres poèmes que vous avez lus ou étudiés.

La poésie est un des objets d’étude communs à toutes les séries. Parmi les problématiques

évoquées par le professeur dans le projet pédagogique, une part a pu être faite à la fonction de

la poésie ou à la fonction du poète. Le corpus et l’annexe suffisent à évoquer un aspect majeur

de la poésie : elle témoigne, elle dénonce, elle mobilise. Maints poèmes de Hugo (voir sujet n°7

des annales 0 parmi d'autres), des extraits des Châtiments peuvent être sollicités de façon

judicieuse.

On peut imaginer que, dans un premier temps, le candidat démontre l’utilité et la grandeur

de ce type de poésie mise au service d’une cause politique. Dans un second temps, il se

demande si l’essence même de la poésie n’est pas altérée par l’engagement dans le politique,

si la poésie n’y perd pas son âme même. On pourra en classe éclairer la réflexion des élèves

grâce à des extraits du texte de Benjamin Perret mentionné ci-après dans la partie "écriture

d'invention".

Les citations qui s’insèrent dans les suggestions de dissertation ci-après ou les références

ne sont pas celles que l’on attend systématiquement. Elles figurent ici comme exemples pour

rappeler qu’une dissertation se nourrit de références aux textes du corpus, aux oeuvres et aux

textes lus et étudiés dans l’année.

Proposition de corrigé

I. Un plaidoyer pour la poésie engagée

1. Le manifeste d’Eluard s’ancre dans une situation historique précise :

la France sous l’Occupation allemande, l’émergence de la Résistance. Des poètes s’engagent pour faire de la

poésie une arme. Eluard écrit la préface d’un recueil collectif dont le titre confère à la poésie

une fonction éthique, L’Honneur des poètes, qui paraît le 14 juillet 1943 aux Editions de Minuit,

appellation symbolique d’une maison d’édition clandestine. Un seul des poèmes du corpus a

été publié dans ce recueil. Mais tous présentent les émotions et les interrogations du poète face

à la tragédie qu’est toute guerre. Ils obéissent à la mission que leur assigne Eluard : dépassant

le drame individuel, la poésie « crie, accuse, espère ». Les poètes se mobilisent pour une

action commune.

2. D’autres poètes « à la vue immense » en d’autres temps ont manifesté une conception analogue.

Les Châtiments de Hugo est l’oeuvre la plus représentative d’une poésie de combat

contre un pouvoir autoritaire. On peut penser aussi aux Tragiques de d’Aubigné. Des poètes de

la « négritude », tels Senghor ou Césaire, ont fait entendre le cri de révolte du peuple noir

bafoué, nié, réduit naguère à l’esclavage ou à des formes tout aussi inhumaines

d’asservissement. Le poète noir ainsi, comme le proclame Sartre dans un essai « Orphée noir »

(préface à l’Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de L. S. Senghor, 1948), « en

chantant ses colères, ses regrets ou ses détestations, en exhibant ses plaies (…) atteint le plus

sûrement à la grande poésie collective. […] Il entreprend alors de ruiner systématiquement

l’acquis européen et cette démolition en esprit symbolise la grande prise d’armes future par

quoi les noirs détruiront leurs chaînes ». (J. P Sartre, Situations III, Gallimard, 1949).

II. Une défense d’autres formes de poésie

1. Sartre, définissant l’ambition de la poésie « noire » démontre que les poètes comme Césaire ou Senghor retrouvent le sens de la poésie « lyrique.

Or, la poésie lyrique est plus

traditionnellement, et dès son origine mythologique liée à Orphée, l’expression de sentiments

intimes (amour, deuil, douleur). Le courant lyrique est très certainement celui qui irrigue le plus

notre histoire littéraire. (On attend ici la référence à des poèmes ou à des poètes précis – de

Ronsard à Apollinaire, de Hugo à Eluard ou Aragon, de Verlaine à André Velter - et une

définition du lyrisme).

2. Une autre conception de la poésie

à laquelle on peut être plus sensible encore est celle, plus contemporaine, qui cherche à capter l’instant, l’émotion sensible, l’éphémère de la sensation (Bonnefoy, Jaccottet…).

Les élèves ne maîtrisent bien évidemment pas l'ensemble de ces références qui seront

l'occasion d'éclairages apportés lors de la séance de corrigé. On valorisera dans les copies

l'usage pertinent de l'annexe d'Eluard, ainsi que l'appropriation des textes du corpus.

E. Invention

Le poète doit-il intervenir dans le débat politique ? Vous rédigez un texte manifeste qui choisit de répondre clairement à cette question. Oui, il doit intervenir ou non, ce n’est point là son rôle. Votre texte sera une lettre ouverte à ceux qui défendent la thèse contraire à celle que vous soutenez.

Le texte de commentaire initial sur l’ensemble des annales 0 plaide pour ce type de libellé

qui laisse le choix au candidat de la position qu’il défend. A condition d’éviter les sujets sur

lesquels la présentation de thèses adverses serait douteuse ou inadmissible (en faveur du

racisme ! contre les droits de la femme ! ), on doit admettre que l’écriture d’invention puisse

imposer de défendre clairement un point de vue net ou, au choix, un point de vue contraire. Ici,

le débat est engagé depuis longtemps, et adversaires et partisans d’une poésie qui se fourvoie,

se compromet ou se distingue sur le terrain politique ont échangé leurs arguments et leurs

sarcasmes réciproques.

On attendra du candidat qu'il reprenne en les explicitant ou en les développant les exemples

ou les arguments d’Eluard : nécessité du témoignage, conviction que le poète se doit

d’exprimer les sentiments de chacun, contribution à l’esprit de résistance, haute mission d’une

poésie politique qui s’engage pour rendre compte d’émotions collectives, pour mobiliser les

énergies. Plus difficile se révèle la tâche inverse.

Voici des extraits du texte que Benjamin Péret publie à Mexico en 1945, intitulé "le

Déshonneur des poètes" contre le principe même de ce recueil et la qualité des poèmes qui y

figurent. Ils donnent une idée du ton du débat.

"Pas un de ces « poèmes » ne dépasse le niveau lyrique de la publicité pharmaceutique, et

ce n’est pas un hasard si leurs auteurs ont cru devoir, en leur immense majorité, revenir à la

rime et à l’alexandrin classiques. La forme et le contenu gardent nécessairement entre eux un

rapport des plus étroits et, dans ces « vers », réagissent l’un sur l’autre dans une course

éperdue à la pire réaction.(…)

En réalité, tous les auteurs de cette brochure partent sans l’avouer ni se l’avouer d’une

erreur de Guillaume Apollinaire et l’aggravent encore. Apollinaire avait voulu considérer la

guerre comme un sujet poétique. Mais si la guerre, en tant que combat et dégagée de tout

esprit nationaliste, peut à la rigueur demeurer un sujet poétique, il n’en est pas de même d’un

mot d’ordre nationaliste, la nation en question fût-elle, comme la France, sauvagement

opprimée par les nazis. L’expulsion de l’oppresseur et la propagande en ce sens sont du

ressort de l’action politique, sociale ou militaire, selon qu’on envisage cette expulsion d’une

manière ou d’une autre. En tout cas, la poésie n’a pas à intervenir dans le débat autrement que

par son action propre, par sa signification culturelle même, quitte aux poètes à participer en tant

que révolutionnaires, à la déroute de l’adversaire nazi par des méthodes révolutionnaires, sans

jamais oublier que cette oppression correspondait au voeu, avoué ou non, de tous les ennemis -

nationaux d’abord, étrangers ensuite - de la poésie comprise comme libération totale de l’esprit

humain car, pour paraphraser Marx, la poésie n’a pas de patrie puisqu’elle est de tous les

temps et de tous les lieux ".

On n’attend pas que les élèves composent un réquisitoire mentionnant la polémique

entourant L'Honneur des poètes.

Critères d’évaluation :

- un parti pris pleinement affiché ;

- des arguments et des exemples pertinents au service de cette prise de position, nourris par la

lecture et l'étude du corpus.

- la présence d'une stratégie relevant de la contre-argumentation : mention des arguments

opposés, registre polémique- la forme attendue est celle d'une lettre.

 

 

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