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L'entretien sur le jeu de l'amour et du hasard, II, 11, Marivaux. Les questions pour réussir l'oral du bac. Un jeu aux dépends de Sylvia, personnage aux prises du langage

 

Marivaux

 

 

A consulter :

 

 

 

 

 

Marivaux Le Jeu de L’amour, et du hasard : l'entretien

Acte II scène 11

Cet acte est marqué par une série de contrastes : entre des scènes courtes et des scènes longues, entre les valets déguisés en maitres, et les maitres déguisés en valets, et aussi le contraste des différents registres. A partir de la scène 7, le ton devient plus grave. Pour commencer, Silvia s’emporte contre Lisette, puis lors d’une longue scène elle s’emploie à démontrer à Dorante qu’elle ne l’aime pas. Cela conduit le jeune homme à se jeter à ses pieds, et à lui demander une non-déclaration d’amour. C’est le moment que choisissent monsieur Orgon et Mario, pour faire leur entrée. Ils deviennent ainsi les témoins d’une scène particulièrement gênante pour Silvia. Dorante est prié de partir, et Silvia bouleversée doit affronter son père et son frère. MOrgon reffuse qu'elle quitte son déguisement, puis accuse le faux Bourguignon, de discréditer son maîte aurès d'elle La jeune fille réagit vivement

Problématique :

Montrer que cette scène est sous le signe des pièges du langage.Mario et M. Orgon entrainent Silvia dans une embuscade et qu'elle ne sait pas comment s’en sortir.

Plan de l'étude :

  • I/ UN jeu aux dépens de Silvia
  • 1)Les vrais-faux mensonges de M. Orgon
  • 2)Les allusions gênantes
  • 3) Les propos à double ententes
  • II/ Silvia, un personnage aux prises du langage
  • 1) Un personnage les de jouer
  • 2) « un langage qui dévoile une trouble profond et des tentatives infructueuses, pour reprendre la maitrise du jeu.

Lecture du texte :

Scène XISilvia, Mario, Monsieur Orgon

Monsieur Orgon. Eh bien, Silvia, vous ne nous regardez pas, vous avez l’air tout embarrassé.

Silvia. Moi, mon père ! Et où serait le motif de mon embarras ? Je suis, grâce au ciel, comme à mon ordinaire ; je suis fâchée de vous dire que c’est une idée.

Mario. Il y a quelque chose, ma sœur, il y a quelque chose. Silvia. Quelque chose dans votre tête, à la bonne heure, mon frère ; mais pour dans la mienne, il n’y a que l’étonnement de ce que vous dites.

Monsieur Orgon. C’est donc ce garçon qui vient de sortir qui t’inspire cette extrême antipathie que tu as pour son maître ?

Silvia. Qui ? Le domestique de Dorante ?

Monsieur Orgon. Oui, le galant Bourguignon.

Silvia. Le galant Bourguignon, dont je ne savais pas l’épithète, ne me parle pas de lui.

Monsieur Orgon. Cependant on prétend que c’est lui qui le détruit auprès de toi, et c’est sur quoi j’étais bien aise de te parler.

Silvia. Ce n’est pas la peine, mon père, et personne au monde que son maître, ne m’a donné l’aversion naturelle que j’ai pour lui.

Mario. Ma foi, tu as beau dire, ma sœur, elle est trop forte pour être si naturelle, et quelqu’un y a aidé.

Silvia, avec vivacité. Avec quel air mystérieux vous me dites cela, mon frère ; et qui est donc ce quelqu’un qui y a aidé ? Voyons.

Mario. Dans quelle humeur es-tu, ma sœur, comme tu t’emportes ! Silvia. C’est que je suis bien lasse de mon personnage, et je me serais déjà démasquée si je n’avais pas craint de fâcher mon père.

Monsieur Orgon. Gardez-vous-en bien, ma fille, je viens ici pour vous le recommander ; puisque j’ai eu la complaisance de vous permettre votre déguisement, il faut, s’il vous plaît, que vous ayez celle de suspendre votre jugement sur Dorante, et de voir si l’aversion qu’on vous a donnée pour lui est légitime.

Silvia. Vous ne m’écoutez donc point, mon père ! Je vous dis qu’on ne me l’a point donnée.

Mario. Quoi, ce babillard qui vient de sortir ne t’a pas un peu dégoûtée de lui ?

Silvia, avec feu. Que vos discours sont désobligeants ! M’a dégoûtée de lui, dégoûtée ! J’essuie des expressions bien étranges ; je n’entends plus que des choses inouïes, qu’un langage inconcevable ; j’ai l’air embarrassé, il y a quelque chose, et puis c’est le galant Bourguignon qui m’a dégoûtée, c’est tout ce qu’il vous plaira, mais je n’y entends rien.

Mario. Pour le coup, c’est toi qui es étrange : à qui en as-tu donc ? D’où vient que tu es si fort sur le qui-vive, dans quelle idée nous soupçonnes-tu ?

Silvia. Courage, mon frère, par quelle fatalité aujourd’hui ne pouvez-vous me dire un mot qui ne me choque ? Quel soupçon voulez-vous qui me vienne ? Avez-vous des visions ?

Monsieur Orgon. Il est vrai que tu es si agitée que je ne te reconnais point non plus. Ce sont apparemment ces mouvements-là qui sont cause que Lisette nous a parlé comme elle a fait ; elle accusait ce valet de ne t’avoir pas entretenue à l’avantage de son maître, et Madame, nous a-t-elle dit, l’a défendu contre moi avec tant de colère, que j’en suis encore toute surprise, et c’est sur ce mot de surprise que nous l’avons querellée ; mais ces gens-là ne savent pas la conséquence d’un mot.

Silvia. L’impertinente ! Y a-t-il rien de plus haïssable que cette fille-là ? J’avoue que je me suis fâchée par un esprit de justice pour ce garçon.

Mario. Je ne vois point de mal à cela.

Silvia. Y a-t-il rien de plus simple ? Quoi, parce que je suis équitable, que je veux qu’on ne nuise à personne, que je veux sauver un domestique du tort qu’on peut lui faire auprès de son maître, on dit que j’ai des emportements, des fureurs dont on est surprise : un moment après un mauvais esprit raisonne, il faut se fâcher, il faut la faire taire, et prendre mon parti contre elle à cause de la conséquence de ce qu’elle dit ? Mon parti ! J’ai donc besoin qu’on me défende, qu’on me justifie ? On peut donc mal interpréter ce que je fais ? Mais que fais-je ? De quoi m’accuse-t-on ? instruisez-moi, je vous en conjure ; cela est-il sérieux, me joue-t-on, se moque-t-on de moi ? Je ne suis pas tranquille. Monsieur Orgon. Doucement donc.

Silvia. Non, Monsieur, il n’y a point de douceur qui tienne ; comment donc, des surprises, des conséquences ! Eh qu’on s’explique, que veut-on dire ? On accuse ce valet, et on a tort ; vous vous trompez tous, Lisette est une folle, il est innocent, et voilà qui est fini ; pourquoi donc m’en reparler encore ? Car je suis outrée !

Monsieur Orgon. Tu te retiens, ma fille, tu aurais grande envie de me quereller aussi ; mais faisons mieux, il n’y a que ce valet qui est suspect ici, Dorante n’a qu’à le chasser.

Silvia. Quel malheureux déguisement ! Surtout que Lisette ne m’approche pas, je la hais plus que Dorante.

Monsieur Orgon. Tu la verras si tu veux, mais tu dois être charmée que ce garçon s’en aille, car il t’aime, et cela t’importune assurément.

Silvia. Je n’ai point à m’en plaindre, il me prend pour une suivante, et il me parle sur ce ton-là ; mais il ne me dit pas ce qu’il veut, j’y mets bon ordre.

Mario. Tu n’en es pas tant la maîtresse que tu le dis bien.

Monsieur Orgon. Ne l’avons-nous pas vu se mettre à genoux malgré toi ? N’as-tu pas été obligée pour le faire lever de lui dire qu’il ne te déplaisait pas ? Silvia, à part. J’étouffe.

Mario. Encore a-t-il fallu, quand il t’a demandé si tu l’aimerais, que tu aies tendrement ajouté, volontiers, sans quoi il y serait encore.

Silvia. L’heureuse apostille, mon frère ! Mais comme l’action m’a déplu, la répétition n’en est pas aimable ; ah ça parlons sérieusement, quand finira la comédie que vous donnez sur mon compte ?

Monsieur Orgon. La seule chose que j’exige de toi, ma fille, c’est de ne te déterminer à le refuser qu’avec connaissance de cause ; attends encore, tu me remercieras du délai que je demande, je t’en réponds.

Mario. Tu épouseras Dorante, et même avec inclination, je te le prédis… Mais, mon père, je vous demande grâce pour le valet.

Silvia. Pourquoi grâce ? Et moi je veux qu’il sorte.

Monsieur Orgon. Son maître en décidera, allons-nous-en.

Mario. Adieu, adieu ma sœur, sans rancune.

Deuxième partie de l'entretien :

Problématique :

Montrer que cette scène est sous le signe des pièges du langage.Mario et M. Orgon entrainent Silvia dans une embuscade et qu'elle ne sait pas comment s’en sortir.

Plan de l'étude :

  • I/ UN jeu au dépens de Silvia
  • 1)Les vrais-faux mensonges de M. Orgon
  • 2)Les allusions gênantes
  • 3) Les propos à double ententes
  • II/ Silvia, un personnage aux prises du langage
  • 1) Un personnage les de jouer
  • 2) « un langage qui dévoile une trouble profond et des tentatives infructueuses, pour reprendre la maitrise du jeu.

Questions en fonction du plan

I -

  • - Quelles sont les intentions de Mario et d'Orgon vis-à-vis de Silvia?
  • - Comment Orgon procède t'-il?
  • - Etudiez le mensonge d'Orgon
  • - Quelle valeur les phrases interrogatives ont-elles?
  • - Relvez les marques d'ironie
  • - Relevez une litote
  • - Quel effet produit-elle?
  • - Quelle est la valeur du futur "je te le prédis"?
  • - Eudiez L; 38 le parallélisme de structure
  • - Analysez la stratégie verbale

II -

  • - L. 12 : analysez la phrase verbale exclamative de Silvia
  • - Dans quel état d'esprit est-elle?
  • - Relevez une parataxe
  • - Analysez les phrases exclamatives et interrogatives

III -

  • - Eudiez la défense de Silvia
  • - Etudiez la contrattaque de Silvia
  • - Relevez une antiphrase
  • - Analysez l'ironie
  • - Est-ce une scène capitale?
  • - Cette scène vous semble t'-elle illustrer la question de l'amour hors de sa condition?
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