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La liberté de penser consiste t'-elle à dire n'importe quoi?

karl-marx

 

 

 

 

  • La liberté de penser consiste t'-elle à dire n'importe quoi?
  • Descriptif du devoir.
  • Le devoir type bac est intégralement rédité, il fait 6 page word police 14 et comprend : une introduction, un développement en trois parties avec transitions et une conclusion.  Chaque partie est analysée, argumentée avec exemples en trois sous-parties.
  • Dissertation de philosophie d'un bon niveau.
  • Le plan est le suivant :
  • Formulation du plan :
  • I - L’homme et sa liberté de penser
  • 1 - Une liberté inaliénable
  • 2 - Une limite morale à la liberté de penser
  • 3 - Une limite logique à la liberté de penser
  • II - La liberté de penser librement et n’importe quoi dans les faits est une liberté abstraite
  • 1 - Une liberté aliénée par l’idéologie dominante
  • 2 - L’homme n’a qu’un droit purement formel de penser et non le pouvoir de penser librement : Marx
  • 3 - Annihilation de toute liberté de penser
  • Idéologie totalitaire - publicité - secte-
  • III - En droit, la liberté de penser suppose le droit à l’expression libre
  • Droit de penser librement et droit de s’exprimer librement
  • 1 - La liberté est un double droit de penser et de s’exprimer : Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen
  • 2 - Les limites légales de ce double droit
  • 3 - Penser librement : s’accorder avec la raison

 

 

La liberté de penser consiste t’-elle à dire n’importe quoi? 

 

Introduction

Notre liberté de penser consiste t’-elle à dire n’importe quoi?

Chacun se reconnaît-il le droit de penser à sa guise, de penser n'importe quoi ? Cette question est à la fois morale (puis-je, en conscience, moralement, penser n'importe quoi ?) et logique (puis-je avoir des pensées contraires à la raison ou à la vérité ? Est-ce légitime par exemple de penser en conscience que 2+2=5?)

La pensée que nous soutenons librement  a t’-elle des limites morales, logiques ? Sommes-nous en droit de penser n’importe quoi où devons-nous dans un premier temps admettre une limitation morale de la pensée? Puis, logique.   Dans les faits peut-on concevoir que la liberté de penser librement s’accorde avec la possibilité de dire n’importe quoi? Qu’en est-il de la liberté de penser en droit? Suppose t’-elle le droit à l’expression libre ? 

 

L’homme a la liberté de penser, une liberté inaliénable, Spinoza parle de droit naturel : la nature humaine est telle qu’en tant qu’être raisonnable possédant une conscience intérieure personnelle l’homme a une totale et inaliénable liberté de penser.  Personne ne peut dessaisir  l’homme de son droit de penser  : " Si considérable que soit donc le droit dont une souveraine puissance dispose en tous domaines, si fermement que lui soit reconnu son rôle d'interprète, et du droit humain et du culte le plus fervent, jamais cependant les sujets ne pourront être empêchés de porter des jugements de tout ordre, à leur gré, ni de ressentir tel ou tel sentiment à titre individuel." La pensée est donc le privilège de l’homme, l’homme pense, s’interroge dans sa quête de vérité et de connaissance.

Pour Descartes, liberté de penser et liberté de vouloir vont de pair. L’idée essentielle de Descartes est que cette liberté intérieure est une évidence (du même type que le cogito) car nous l’éprouvons immédiatement. Et si on conçoit la liberté comme absence d’entraves, force est de reconnaître que notre pensée et notre volonté ne sont jamais entravées, nous les éprouvons toujours comme parfaitement libres :

Il n’y a que la seule volonté, que j’expérimente en moi être si grande, que je ne conçois point l’idée d’aucune autre plus ample et plus étendue : en sorte que c’est elle principalement qui me fait connaître que je porte l’image et la ressemblance de Dieu. (…) Car elle consiste seulement en ce que nous pouvons faire une chose, ou ne la faire pas (c’est-à-dire affirmer ou nier, poursuivre ou fuir), ou plutôt seulement en ce que, pour affirmer ou nier, poursuivre ou fuir les choses que l’entendement nous propose, nous agissons en telle sorte que nous ne sentons point qu’aucune force extérieure nous y contraigne.

René Descartes (1596-1650), Méditations métaphysiques (1641)

Mais ce droit de penser ce que l’on veut, notre liberté de penser consiste t’-elle pour autant à penser n’importe quoi ou seulement ce qui nous plaît selon notre plus grande fantaisie?  Devons-nous poser des limitations intellectuelles au libre exercice de notre intelligence? Y a t’-il des pensées que nous pouvons avoir et d’autres que nous ne pouvons pas avoir? Devons-nous nous interdire de penser n’importe quoi, par exemple de tuer une personne sous le coup de la colère, la colère peut en effet nous faire penser au meurtre. L’interdit moral nous empêche t’-il de passer à l’acte? Il semblerait qu’il ne nous empêche pas de penser à sa transgression.  Cela signifie t’-il que la pensée soit affranchie de toute limitation morale?  La réprobation du mal n’exclut donc pas la pensée du mal.  Ai-je la liberté de penser n’importe quoi? Puis-je vouloir du mal à autrui et avoir des pensées contraires à la morale? Il semble que notre liberté de penser connaisse une limite morale qui nous interdit moralement de penser n’importe quoi. Certes, personne ne peut m’interdire de penser, ne peut légalement m’empêcher mais je ne peux avoir des pensées moralement condamnables. L’intention de tuer n’est pas passible de sanctions mais je n’ai pas le droit moral d’avoir de telles pensées.  Selon la religion judéo chrétienne, les intentions immorales sont déjà des péchés.  Désirer faire le mal c’est déjà être dans le mal.  De telles pensées peuvent susciter la culpabilité chez l’homme, les interdits intériorisés dans notre surmoi, notre conscience morale.  Ces pensées sont donc des pensées non maîtrisées rejetées par ma volonté. 

 

 

Puis-je pousser ma liberté de penser et prétendre n’importe quoi quant à cet énoncé 2+2=5 alors que je sais que cela fait un total de 4. Puis-je mettre en avant des énoncés faux en toute connaissance de cause? La mauvaise volonté est donc une limite de notre faculté de penser.  Je ne suis pas libre sans raison, il me faut donc suivre les lois de la raison. Dire n’importe quoi n’est pas penser, penser suppose un respect des lois de la raison.  Notre liberté de penser ne consiste donc pas à dire n’importe quoi, que l’on se trompe volontairement ou involontairement, celui qui dit n’importe quoi n’est pas libre. Il est en fait trompé. Celui qui dit n’importe quoi involontairement croyant être libre se méprend. Notre liberté de penser nous interdirait donc de penser des erreurs.

 

Certaines limites ne peuvent-elles pas nous être données pour faire en sorte que notre liberté de penser ne consiste pas à penser n’importe quoi.  Revenons sur l’aspect inaliénable de notre liberté selon Kant. 

 

La liberté de penser semble absolument inaliénable : on peut à la rigueur me forcer à faire ceci ou cela, et même à dire ceci ou cela, mais personne ne pourra jamais me contraindre à croire ce que je ne veux pas croire ou à penser ce que je ne veux pas penser. On peut néanmoins remarquer le lien étroit qui unit la liberté de penser à la liberté extérieure, et notamment à la liberté d’expression : car notre pensée est étroitement liée à notre capacité de communiquer et d’échanger avec les autres.

« A la liberté de penser s’oppose, en premier lieu, la contrainte civile. On dit, il est vrai, que la liberté de parler ou d’écrire peut nous être ôtée par une puissance supérieure, mais non pas la liberté de penser. Mais penserions-nous beaucoup, et penserions-nous bien, si nous ne pensions pas pour ainsi dire en commun avec d’autres, qui nous font part de leurs pensées et auxquels nous communiquons les nôtres ? Aussi bien, l’on peut dire que cette puissance extérieure qui enlève aux hommes la liberté de communiquer publiquement leurs pensées, leur ôte également la liberté de penser – l’unique trésor qui nous reste encore en dépit de toutes les charges civiles et qui peut seul apporter un remède à tous les maux qui s’attachent à cette condition. »

Emmanuel Kant, Qu’est-ce que s’orienter dans la pensée ? (1786)

 

 

Cette  liberté intérieure n’est  peut-être pas si inaliénable qu’elle pouvait le sembler au début : L’homme peut se croire libre de penser et de penser n’importe quoi alors qu’il est guidé de manière déterminée par l’idéologie dominante.  discours, religions, philosophies, productions artistiques, systèmes juridiques, etc.) qui vise à justifier le rapport de domination de cette société. Cet ensemble de discours s’impose insidieusement aux individus qui n’agissent, ne parlent et ne pensent plus par eux-mêmes mais qui sont « pensés », « parlés » et « agis » par l’idéologie. l’homme dont la pensée est déterminée par l’idéologie dominante : il croit en la légitimité des droits de l’homme, par exemple, alors que ce ne sont là que des droits bourgeois qui visent à assurer les conditions de sa domination dans le cadre d’un système capitaliste. La liberté de penser est en fait une illusion, l’homme se croit libre de penser et de pouvoir penser n’importe quoi alors qu’il est aliéné. Il n’y a pas de droit de penser librement selon Marx. La liberté de penser n’importe n’existerait pas dans les faits, ce ne serait qu’une liberté abstraite.  L’individu n’aurait qu’un droit purement formel de penser mais non le pouvoir de penser librement et de penser n’importe quoi. Il n’a pas le droit de penser ce qu’il veut

On peut aller jusqu’à l’annihilation de la toute liberté de penser avec l’exemple de l’idéologie totalitaire illustrée par exemple avec Orwell dans son roman 1984. Les consciences sont déterminées et toute liberté de penser librement et n’importe quoi est ôtée ainsi que le suggèrent les techniques  de torture et de persuasion exercées sur l’homme. On retrouve dans les sectes ainsi que la publicité un conditionnement similaire qui contraint l’homme à penser d’une certaine façon et lui retire toute liberté de penser librement ce qu’il veut, tout et n’importe quoi car ces techniques s’apparentent à des lavages de cerveau

Si la liberté de penser librement et  n’importe quoi dans les faits est une liberté abstraite, peut-on concevoir qu’en droit la liberté de penser suppose le droit à l’expression libre? Le droit de penser librement s’accompagne t’-il du droit de s’exprimer librement et donc de dire n’importe quoi?   

Il semble que la liberté soit un droit. Si les hommes ont accepté un pouvoir politique, l’Etat n’a pas pour but d’exercer la répression et d’empêcher, voire d’annihiler la liberté de penser. La déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen 1789, confirme le double droit pour l’homme de penser librement et de s’exprimer librement :

"Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi"

 

(article 10).

Mais ce droit de penser  et de s’exprimer librement n’a t’-il pas quelques limites? Ce droit à la liberté de penser consiste t’-il à penser n’importe quoi?  Il semblerait que si l’on s’accorde certaines libertés de penser, nous devions en faire de même pour autrui. Ainsi, les opinions racistes, intolérantes nous seraient interdites. On ne peut donc pas penser librement et exprimer librement ses pensées. Les idéologies racistes sont condamnables en pensée et l’on ne peut pas exprimer et dire n’importe quoi dès l’instant où les propos tenus sont racistes et intolérants.  Diffamation et opinions racistes visant à l’exclusion ne peuvent pas être jugées légitimes. 

La liberté de penser si elle reste inaliénable n’est pas toujours synonyme d’une pleine liberté d’expression, la loi autorise et peut limiter la liberté d’expression. Il est illégitime de penser n’importe quoi si ce n’importe quoi consiste à vouloir imposer des pensées intolérantes par exemple en sortant du cadre de la loi ou dans le non respect d’autrui et de la raison au risque de se faire traiter de perturbateur ou de rebelle.  Le droit de penser librement n’est pas toujours en accord avec le droit d’exprimer n’importe quoi sauf si ce que l’on pense et ce que l’on dit va dans le sens de la raison dans un régime démocratique. 

 

Conclusion

Il semblerait donc qu’au-delà du concept inaliénable et bien défendu en philosophie de la liberté de penser, il faille cependant poser une double limite morale et logique à la liberté de penser qui empêche l’homme de dire n’importe quoi.

La liberté de penser librement et n’importe quoi dans les faits est une liberté abstraite. En droit au contraire la liberté de penser suppose le droit à l’expression libre.

Mais il semble que penser s’accorde davantage avec le fait de réfléchir et de raisonner. La liberté de penser devrait consister à ne pas dire n’importe quoi mais au contraire à être raisonnable. Les seules limites à une inaliénable liberté de penser est en fait la raison elle -même et cela moralement, logiquement et légalement.  L’homme est un animal politique, raisonnable et en tant que tel doit se maintenir hors de son animalité et vivre de manière civilisée dans le respect du droit, de l’égalité et de la fraternité.  La liberté de penser doit s’accorder à l’humanité toute entière dans les limites de la raison. 

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