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Les sens ne sont-ils pas suffisants pour nous fournir toutes nos connaissances ?

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Les sens ne sont-ils pas suffisants pour nous fournir toutes nos connaissances ?

 

 

Introduction

Les sens traduisent notre rapport au monde dans la plus grande proximité et ils nous ouvrent à la connaissance de la manière la plus simple et la plus directe. Mais toutes nos connaissances dérivent-elles des sens? Les sens ne sont-ils pas suffisants pour nous fournir toutes nos connaissances ou l'intervention de la raison et de l'intelligence est-elle indispensable? Si nos sens étaient suffisants pour nous fournir les connaissances, il nous faudrait alors nous poser la question de savoir de quelle nature elles sont et si parmi les connaissances, certaines pourraient échapper à l'expérience par les sens ou nécessiteraient l'intervention d'une fonction rationnelle

 

I - Les sens sont suffisants pour nous fournir nos connaissances

Nous entendons pas "sens" ou "sensibilité" notre rapport direct aux choses, aux réalités du monde dont nous pouvons avoir connaissance par l'observation, par l'expérience des sens, par le discours ou encore sur le mode de la cohabitation sociale, affective. Par connaissances, il faut admettre ce que nous n'ignorons pas, ce dont nous avons connaissance pour en avoir entendu parler, pour l'avoir vu, entendu, perçu par un des sens. La connaissance s'étend ainsi à tout ce dont nous pouvons faire l'expérience par les sens, par exemple, une connaissance par ouie-dire, ou encore une connaissance par opinion. Ou encore, une connaissance par l'éducation, l'enseignement, la culture ainsi que l'affirme Leibniz dans les Nouveaux essais sur l'entendement humain : « L’opinion,fondée

dans le vraisemblable, mérite peut-être aussi le nom de connaissance ; autrement presque toute connaissance historique et beaucoup d’autres tomberont. » Et pourtant, c'est par la culture et l'enseignement que nous acquérons le plus de connaissances sans pour autant en faire l'expérience par les sens, ou encore par la cohabitation sociale ou les échanges affectifs = il s'agit de notre expérience de vie. Nos sens nous mettent en rapport direct avec les réalités du monde. Mais nous sommes en deça de toute question de "vérité", les sens traduisent notre rapport au monde, notre sensibilité nous fait être et nous fait connaître simplement sans pour autant prendre en charge la question de la vérité. Ce qui fait dire à Leibniz dans les Nouveaux essais, IV, chapitre 1 : « Et l’on peut dire que celui qui aura vu attentivement plus de portraits de plantes et d’animaux, plus de figures de machines, plus de

descriptions ou de représentations de maisons et de forteresses, qui aura lu plus de romans ingénieux, entendu plus de narrations

curieuses, celui-là, dis-je, aura plus de connaissances qu’un autre, quand il n’y aurait pas un mot de vérité en tout ce qu’on lui a dépeint ou raconté ; car l’usage qu’il a de se représenter dans l’esprit beaucoup de conceptions ou d’idées expresses et actuelles

le rend plus propre à concevoir ce qu’on lui propose, et il est sûr qu’il sera plus instruit, plus rompu et plus capable qu’un autre, qui n’a rien vu ni lu ni entendu, pourvu que dans ces histoires et représentations il ne prenne point pour vrai ce qui n’est point, et

que ces impressions ne l’empêchent point d’ailleurs de discerner le réel de l’imaginaire, ou l’existant du possible ». L'opinion peut ainsi s'appeler connaissance.

Cependant, il nous faut dépasser ce stade et rechercher à travers la connaissance offerte, sa finalité même : la vérité. Une connaissance objective et fiable peut-elle être donnée par les sens? Peut-on sortir des représentations subjectives données par les sens? Faut-il au contraire recourir à la raison?

Nous savons à présent que c'est par l'intermédiaire des sens que l'homme s'élève à la connaissance. Ils sont la condition de possibilité de la connaissance. Mais qu'en est-il de la valeur de la connaissance? Comment aborder la question épistémologique? Les sens peuvent-ils être à la source de toutes les connaissances?

Nous pouvons si l'on se réfère à Leibniz admettre à condition de faire abstraction de la valeur de vérité, la notion de connaissance au sens de représentation de l'esprit. Une connaissance est alors un contenu de pensées indépendamment de toute valeur de vérité car il y a une infinité de vérités possibles. Mais il reste que la vérité est la norme de la connaissance même si cette dernière à des degrés différents possibles.

Les connaissances évoquées plus haut ne recherchent pas l'objectivité, l'universalité. Elles renvoient à un savoir vivre, à des valeurs sociales qui façonne l'homme dans sa vie en communauté.

On pourrait reformuler la question ainsi :

Nos sens ne sont-ils pas suffisants pour nous fournir nos connaissances objectives?

Par objectivité, entendons le contenu de la connaissance en tant qu'elle est déterminée par les propriétés de l'objet et non plus de manière subjective par le goût par exemple.

Prenons l'exemple de l'opinion : C'est une connaissance possible à laquelle je peux ou non adhérer. Cela peut devenir mon opinion si je lui accorde crédit. Une fois partagée, l'opinion devient connaissance pour moi mais elle ne repose pas sur une expérience sensible directe.

Par conséquent si les sens sont suffisants pour nous fournir des connaissances objectives, ce serait seulement parce qu'ils nous mettent en contact avec les objets réels. On peut aussi citer en exemple un cours d'un professeur, exemple qui nous autorise à avancer que la connaissance véhiculée dans le cadre du cours peut faire l'objet d'une expérience, cet exemple peut se vérifier et s'observer dans la réalité. On peut parler de vérification expérimentale. Ainsi, les sens semblent encore une fois suffisants pour nous fournir des connaissances vérifiables, donc un critère de réalité et de vérité. On peut en outre citer la référence aux thèses de Copernic et de Galilée sur le mouvement de la terre par rapport au soleil, qui nous amène à reconnaître les enseignements de l'expérience essentielle au sens épistémologique. Il nous faut donc remonter à l'expérience sensible pour affirmer que même si les connaissances par les sens ne sont pas toujours objectives, celles qui le sont relèvent d'une expérience sensible. On peut parler de connaissance objective élaborée à partir d'une expérience sensible.

Toute connaissance objective vient-elle des sens? Existe t'-il une connaissance qui ne se fonde pas sur l'expérience?

Nous posons la connaissance vraie, objective, fiable et les sens pour faire l'expérience des réalités en elles-mêmes indépendamment des représentations que nous en avons. Ainsi, nous dirons avec Kant, que connaître est l'activité d'un esprit qui pense en s'accordant avec et sur l'expérience sensible qu'il fait sur un objet extérieur à lui. Il y a donc un rapport aux expériences vérifiables. Il en est ainsi de la connaissance scientifique.

Nous pouvons donc avancer que l'expérience par les sens est une condition nécessaire de la connaissance objective.

II – Les sens ne sont pas suffisants pour nous fournir nos connaissances

Les sens comme condition nécessaire est-elle aussi une condition suffisante pour toutes nos connaissances (connaissances par les sens, connaissances fondées sur la vérification par l'expérience sensible)? N'y a t'-il pas des connaissances dont la vérité et l'objectivité, des connaissances scientifiques donc qui échapperaient à l'expérience sensible et reposeraient davantage sur une construction rationnelle? Qu'en est-il des mathématiques?

On peut affirmer que dans le cas des mathématiques, les connaissances ne reposent pas sur l'expérience sensible mais au contraire sur une nécessité interne. C'est pas la démonstration que l'on pose la nécessité des vérités mathématiques, par le raisonnement hypothético déductif = sur la base d'axiomes ainsi que l'affirme Leibniz : "ce sont les propositions universelles, c’est-à-dire les définitions,

les axiomes et les théorèmes déjà démontrés qui font le raisonnement et le soutiendraient ". Nous pouvons en outre citer le principe de contradiction qui affirme "qu'il est impossible qu'une chose soit et ne soit pas en même temps" : dans le cas de ce principe obéissant à la raison suffisante, il nous faut reconnaître que sa nécessité et son universalité ne reposent pas sur l'expérience sensible. Par conséquent, il y a une construction rationnelle de l'esprit et pour ce qui est des mathématiques, la seule cohérence possible est celle du respect du raisonnement hypothético déductif. Il y a donc des connaissances scientifiques qui ne peuvent pas être justifiées par l'expérience sensible.

Qu'est est-il des autres sciences qui portent sur les réalités, les sciences en général comme la biologie par exemple? L'expérience sensible est elle une condition suffisante? A la différence des mathématiques, les sciences de la nature renvoient à des choses qui existent dans la nature avant d'être définies. La géométrie n'appartient pas au domaine des objets réels. Les mathématiques ne sont pas une connaissance du réel. Il en va de même de la logique.

Les sens ne nous donnent donc pas toutes nos connaissances (même dans le domaine de l'expérience sensible). En effet, les sens ne nous donnent jamais toutes les informations sur les objets. C'est ainsi que fonctionne notre perception des choses, en appréhendant ce que les sens nous donnent et en ignorant ce qu'ils nous cachent. La possibilité pour l'homme de s'élever à la connaissance en passant par l'expérience dépend de l'élaboration scientifique. C'est à cette condition que l'on peut atteindre une connaissance fiable car l'expérience scientifique n'est pas un simple contact avec les objets, avec la réalité, elle ne se fait pas au hasard mais elle est fondée sur une hypothèse qui sera réfutée ou vérifiée par un dispositif expérimental. C'est un objectif de preuves car une idée n'a d'intérêt scientifique que pour autant qu'elle est prouvée. Ce que les sens nous donnent ne relève pas d'une connaissance objective, seul ce qui est donné par les sens et expérimenté, vérifié peut être qualifié de réalité objective. Cela suppose une élaboration rationnelle et conceptuelle sur la base d'une démarche démonstrative. La science suppose la preuve qui doit être construite. Elle ne peut donc pas tirer toutes ses connaissances des sens qui sont insuffisants pour révéler toutes les réalités dans l'immédiateté de l'expérience.

 Conclusion

Il semblerait que l'expérience sensible doive se référer à des principes rationnels pour ne pas se réduire à de simples perceptions sans liaisons. Ces principes sont en nous avant toute expérience, nous les appelerons les Idées innées, par exemple Dieu.

Aucune expérience ne peut montrer qu'une idée est dans l'esprit cependant elle peut malgré tout nous donner nos représentations de part la répétition d'expériences semblables permettant ainsi la relation entre les choses observées, relation de ressemblance, de causalité.... L'expérience ainsi élaborée est aussi celle que la science cherche à construire; Ainsi l'expérience sensible est aussi à l'origine de nos représentations intellectuelles.

On ne peut donc pas réduire les sens à une fonction purement passive mais au contraire à une puissance structurante dans nos représentations. Les fonctions de l'esprit sont aussi l'oeuvre de la sensibilité. Les sens peuvent nous tromper certes mais ils sont aussi indispensable à notre construction mentale. La sensibilité est inséparable de l'intelligence.

 

 

 

 

 

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