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L'absurde camusien, Meursault en marche vers la lucidité

Camus

 

 

 

 

Camus : ,Bac en ligne, prépabac

 

 

Meursault, héros ou anti-héros

Fiche de lecture

Lecture en ligne de l'étude bac

 

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Descriptif :

L’analyse fait quatre pages word police 14. Elle comprend un développement relatif à l’étude de Noces, de l’Eté et de L’Etranger.

 

Plan du commentaire :

  • Noces - l’Eté - L’Etranger
  • L’enseignement de Noces et de L’Eté :
  • - Pas de salut pour l’homme hors de ce monde
  • La symbolique du soleil dans la littérature et la philosophie de Camus
  • - Un meurtre solaire dans l’Etranger
  • Meursaut, la mort consentie d’un héros lucide

 

 

Document 4

Fiche de lecture de prépabac

Le document fait 4 pages word police 14, étude très développée avec de nombreuses références aux oeuvres de Camus, Noces, Le Mythe de Sisyphe, L'Etranger, l'Eté, à Ruth Reichelberg et à son ouvrage sur Camus, Une approche du sacré, à Pierre Nhuyen-Van-Huy et à son livre sur la Métaphysique du bonheur chez Albert Camus ainsi qu'à Bernard Pingaud et à son étude sur Camus, L'Etranger.

 

Lecture en ligne sur prépabac :

Ainsi Noces et L’été nous enseignent qu’il n’y a point de salut hors de ce messianisme terrestre. « La terre ! Dans ce temple déserté par les Dieux, toutes mes idoles ont des pieds d’argile » ( 59). Mais la quête du paradis originel dont l’unité s’exprime en termes de soleil n’annihile pas la conscience vivante du tout, tandis que dans l’Etranger, le soleil mortifère et le héros de ce roman réalise son retour à la maison de la mère, ou au sein originel au prix d’une totale dépossession de son être, d’une conscience annihilée du moi et du toi sans aucune possibilités de renouer avec le bonheur d’exister, de vivre et d’aimer dans le libertinage de la nature si ce n’est celle de mourir le cœur réconcilié avec l’ordre de la création rétabli.

Certes, le soleil aussi dans Noces mortifère, car il signifie la vie lucide « celle qui sait qu’elle porte la mort en elle » (60). Mais dans l’Etranger, nous retrouvons le soleil trois fois, lors de l’enterrement de la mère, lors du meurtre de l’arabe à la plage et lors du procès et ces évènements paraissent dominés par un soleil devenu accablant, inhumain et lourd de menaces.

Pour reprendre les mots de Roland Barthes, nous dirons que, « Meursault est un homme charnellement soumis au soleil… et qu’il faut entendre cette soumission dans un sens à peu près sacral… Le soleil est ici l’expérience si profonde du corps, qu’il en devient destin » (61). Un « soleil funéraire » qui reflète l’engluement de la matière, -soleil débordant rendant le paysage inhumain et déprimant qui commençait à peser sur la terre où il avait fait éclater le goudron et où les pieds s’enfonçaient – Le soleil de la plage où le héros tire à quatre reprises sur un arabe devient le malin génie, « le Satan de Meursault ». (62)

Je savais que c’était stupide, que je ne me débarrasserai pas du soleil en me déplaçant d’un pas. Mais j’ai fait un pas… et l’arabe a tiré son couteau qu’il m’a présenté dans le soleil. Mes yeux étaient aveugles… Je ne sentais plus que les cymbales du soleil sur mon front. C’est alors que tout a vacillé… Tout mon être s’est tendu et j’ai crispé ma main sur le révolver… alors j’ai tiré quatre fois sur un corps inerte où les balles s’enfonçaient. Et c’était comme quatre coups brefs que je frappais sur la porte du malheur » (63). Figure du soleil qui se fait l’instrument de la vengeance et transforme le geste en meurtre, il devient la lumière qui aveugle : « c’était le même soleil que le jour où j’avais enterré maman et comme alors, le front surtout me faisait mal et toutes mes veines battaient ensemble sous la peau » (64). Voici que l’équilibre du jour est rompu, il ne s’agit plus des noces du dieu soleil et de la terre en fête avec l’homme, de l’accomplissement de l’être de l’homme dans l’être du monde, mais du chaos. Enfin, la troisième figure du soleil, il n’est plus le soleil arme mais dans la salle d’assises où Meursault est jugé, « le soleil-sec » (65). Il semblerait que le meurtre du héros n’ait rien d’un geste humain. Lorsque l’on s’interroge sur les motifs de son acte criminel, il répond simplement que c’était à cause du soleil. S’agit il « de faire passer la paternité du meurtre du dieu-soleil à Meursault, ainsi que l’affirme Reichelberg ? Ou encore d’accuser le héros de l’Etranger d’avoir voulu faire entrer les Dieux dans la cité ? Devons-nous parler d’un meurtre solaire ? Le procès du héros s’achève sur une sentence de mort. Accusé d’avoir tué un homme sans motifs apparents en tirant sur lui à quatre reprises, il l’est également pour avoir tué moralement sa mère en ayant fait preuve d’insensibilité lors de son enterrement. Il va dès lors assister à son procès comme il a assisté à sa vie. Lorsque l’avocat lui demande s’il a eu de la peine le jour de l’enterrement de sa mère, il rétorque qu’il a perdu l’habitude de s’interroger. Poursuivant l’interrogatoire afin de savoir si ce jour-là, il est parvenu à dominer ses sentiments naturels, Meursault répond non, il ne s’est pas vraiment rendu compte de ce qui se passait, il avait sommeil, était fatigué et ses besoins physiques dérangent ses sentiments. Devant la perplexité et la gêne de son avocat il aurait dit-il, voulu lui montrer qu’il était comme tout le monde, mais que cela n’avait pas grande utilité et y a renoncé par paresse. L a même incompréhension s’instaure avec le juge d’instruction : « ce qui m’intéresse c’est vous, dit-il. Je n’ai pas bien compris ce qu’il entendait par là et je n’ai rien répondu… j’ai dit que tout était très simple… Il me semblait que je n’avais jamais autant parlé » (66)

Lassé de répéter ainsi la même histoire, Meursault préfère se taire et abdiquer. Sa sentence, la peine de mort une fois prononcée, le président s’inquiète de savoir s’il a quelque chose à ajouter, il répond non. Sa seule défense lorsqu’il essaie de justifier les motifs de son acte meurtrier est cette vérité : c’était à cause du soleil. Il se voit ainsi condamné à mort, (meurtre légal), sous le prétexte d’avoir tué un arabe sur la plage, d’avoir tué moralement sa mère. Or, si la société menacée réclame la tête de Meursault, celui-ci refuse de mentir, il ne s’invente pas un autre mobile car il n’y en a pas. Le seul responsable est le soleil, c’est le hasard. Il dit ce qui est et seulement ce qui est puis, lorsqu’on lui demande s’il éprouve du regret à l’égard de son acte, il répond « qu’il éprouve plus d’ennui que de regret véritable. Et cette nuance le condamne » (67). C’est pourquoi le procureur déclare accuser cet homme d’avoir mis en terre sa mère avec un cœur de criminel. Coupable d’avoir prémédité son crime, Meursault n’a toujours rien à dire et pendant « qu’il se taisait, on le tuait ».

De même qu’il sera accusé de n’avoir point d’âme et rien d’humain. Enfermé, seul dans sa cellule il transcende sa propre mort, s’habitue à la pensée clairvoyante, pleine de lucidité et de la certitude qu’il va mourir entier, d’une mort consciente, en homme et non en pénitent faisant dès lors figure d’antéchrist. « J’étais sûr de moi, sûr de tout, sûr de ma vie et de cette mort qui allait venir. Oui, je n’avais que cela. Mais du moins, je tenais cette vérité autant qu’elle me tenait » (68). Séparé du monde et des hommes, il rejette avec toute sa colère ses dernières attaches avec l’humain en repoussant l’aumônier, ce Dieu à visage d’homme. Il s’ouvre ainsi de façon définitive au monde et à la nature, retournant à la maison de sa mère qui comme lui avait joué à recommencer. « Et moi aussi, je me suis senti prêt à tout revivre… Je m’ouvrais pour la première fois à ta tendre indifférence du monde » (69).

Refusant de mentir car c’est dire plus que ce qui est, Meursault accepte de mourir pour la vérité dans le silence, c’est-à-dire, dans la mort acceptée, consentie, en héros lucide et le cœur réconcilié.

Accusé d’avoir fait entrer les dieux dans la cité, il rétablit l’ordre de la création. « Il m’est arrivé de dire, et toujours paradoxalement, affirme Camus, que j’avais essayé de figurer dans mon personnage le seul Christ que nous méritions »(70), car il est « le martyr d’une vérité » ((71).

 

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59 – Camus, L’été, L’exil d’Hélène, 1948

60 – Bernard Pingaud, L’Etranger d’Albert Camus, P. 31

61 – Roland Barthes, Club, Bulletin du club du meilleur livre, mai 1954

62 – Reichelberg, Albert Camus, une approche du sacré

63 – Camus, l’Eté

64 - Camus, l’Eté

65 – Roland Barthes, Club, bulletin du club du meilleur livre, 1954

66 - Camus, l’Eté

67 – Albert Camus, théâtre-récits et nouvelles, Gallimard, « bibliothèque de la pléiade.

68 – Camus, l’Etranger

69 - Camus, l’Etranger

70 – Albert Camus, théâtre-récits et nouvelles, Gallimard, « bibliothèque de la pléiade.

71 – Fernande Bartfeld, Albert Camus ou le mythe de Sisyphe et le mime, Archives des Lettres Modernes, Albert Camus, n° 5, 1982

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