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Racine, Phèdre, IV, 6

 

 

phedre

 

 

 

Racine, Phèdre

Phèdre est une tragédie en cinq actes et en vers de Jean Racine créée et représentée pour la première fois le 1er janvier 1677 à l’Hôtel de Bourgogne sous le titre Phèdre et Hippolyte. C'est aussi sous ce titre qu'elle fut publiée pour la première fois la même année. Racine n'adopta le titre de Phèdre qu'à partir de l'édition de 1687 de ses Œuvres. La pièce comporte 1 654 alexandrins.

 

 

Racine

 

 

 

Questionnaire sur Racine, Phèdre

 

 

 

Questionnaire sur la vie et son œuvre :

1 -

Quelles sont les dates de Racine?

1639, à Ferté Milon en Picardie dans une famille de petite bourgeoisie.

Mort en 1699, inhumé à Port Royal des Champs.

2 -

Quelle éducation à t’-il reçue?

Education religieuse marquée par le jansénisme et un enseignement basé sur la langue et la poésie grecque.

3 -

A quel âge commence t’-il à écrire des textes poétiques?

A 20 ans;

Il commence à fréquenter le milieu des lettres parisien.

4 -

Quelles sont les deux tentations de choix de vie de Racine?

- vie mondaine

- Milieu littéraire avec les adeptes de Port-Royal

Mais son ambition première est de faire carrière comme homme de lettres

5 -

Qui fréquente t’-il?

Molière, Perrault, Boileau

6 -

Quel est le nom de sa première tragédie?

La Thébaïde

Il la confie à Molière et sa troupe. Il se fâche plus tard avec Molière.

7 -

La rivalité littéraire : Avec qui le dramaturge s’affronte t’-il?

Corneille

8 - Les pièces de Racine sont-elles jouées à la cour du roi?

Oui, Mme de Montespan le protège, elle est la maîtresse du roi

9 - Racine est-il reçu à l’académie française?

Oui, en 1673

10 -

Quand est-il en pleine gloire?

1676 : une édition complète de ses œuvres est éditée.

1677 : Il a 37 ans, il est en pleine gloire.

Dernière tragédie profane : Phèdre.

11 -

Citez deux écrits de Racine en plus de Phèdre qui ont fait l’objet de querelles littéraires

Bérénice, Iphigénie

12 -

Quelle est sa nouvelle orientation de vie à compter de 1677?

Historiographe du roi avec Boileau

Se marie, 5 enfants

Se réconcilie avec Port Royal

13 -

Quelles sont ses œuvres principales?

Andromaque

Britannicus

Bérénice

Iphigénie

Phèdre

Athalie

 

 

Questionnaire sur le passage à présenter à l'oral

 Vers 1218-1294

 

  • Phèdre : Acte 4 scène 6
  • Oral EAF
  • Racine
 
   

 

Phèdre : Acte 4 Scène 6

 

Phèdre, Œnone

 

PHÈDRE

Chère Œnone, sais-tu ce que je viens d’apprendre ?

ŒNONE

Non ; mais je viens tremblante, à ne vous point mentir.

J’ai pâli du dessein qui vous a fait sortir ;

J’ai craint une fureur a vous-même fatale.

 

PHÈDRE

Œnone, qui l’eût cru ? J’avais une rivale !

 

ŒNONE

Comment !

 

PHÈDRE

Comment ! Hippolyte aime ; et je n’en puis douter.

Ce farouche ennemi qu’on ne pouvait dompter,

Qu’offensait le respect, qu’importunait la plainte,

Ce tigre, que jamais je n’abordai sans crainte,

Soumis, apprivoisé, reconnaît un vainqueur :

Aricie a trouvé le chemin de son cœur.

 

ŒNONE

Aricie !

 

PHÈDRE

Aricie ! Ah ! douleur non encore éprouvée !

À quel nouveau tourment je me suis réservée !

Tout ce que j’ai souffert, mes craintes, mes transports,

La fureur de mes feux, l’horreur de mes remords,

Et d’un cruel refus l’insupportable injure,

N’était qu’un faible essai du tourment que j’endure.

Ils s’aiment ! Par quel charme ont-ils trompé mes yeux ?

Comment se sont-ils vus ? depuis quand ? dans quels lieux ?

Tu le savais : pourquoi me laissais-tu séduire ?

De leur furtive ardeur ne pouvais-tu m’instruire ?

Les a-t-on vus souvent se parler, se chercher ?

Dans le fond des forêts allaient-ils se cacher ?

Hélas ! ils se voyaient avec pleine licence :

Le ciel de leurs soupirs approuvait l’innocence ;

Ils suivaient sans remords leur penchant amoureux ;

Tous les jours se levaient clairs et sereins pour eux !

Et moi, triste rebut de la nature entière,

Je me cachais au jour, je fuyais la lumière ;

La mort est le seul dieu que j’osais implorer.

J’attendais le moment où j’allais expirer ;

Me nourrissant de fiel, de larmes abreuvée,

Encor, dans mon malheur de trop près observée,

Je n’osais dans mes pleurs me noyer à loisir.

Je goûtais en tremblant ce funeste plaisir ;

Et sous un front serein déguisant mes alarmes,

Il fallait bien souvent me priver de mes larmes.

 

ŒNONE

Quel fruit recevront-ils de leurs vaines amours ?

Ils ne se verront plus.

 

PHÈDRE

Ils ne se verront plus. Ils s’aimeront toujours !

Au moment que je parle, ah, mortelle pensée !

Ils bravent la fureur d’une amante insensée !

Malgré ce même exil qui va les écarter,

Ils font mille serments de ne se point quitter…

Non, je ne puis souffrir un bonheur qui m’outrage ;

Œnone, prends pitié de ma jalouse rage.

Il faut perdre Aricie ; il faut de mon époux

Contre un sang odieux réveiller le courroux :

Qu’il ne se borne pas à des peines légères !

Le crime de la sœur passe celui des frères.

Dans mes jaloux transports je le veux implorer.

Que fais-je ? où ma raison se va-t-elle égarer ?

Moi jalouse ! et Thésée est celui que j’implore !

Mon époux est vivant, et moi je brûle encore !

Pour qui ? quel est le cœur où prétendent mes vœux ?

Chaque mot sur mon front fait dresser mes cheveux.

Mes crimes désormais ont comblé la mesure :

Je respire à la fois l’inceste et l’imposture ;

Mes homicides mains, promptes à me venger,

Dans le sang innocent brûlent de se plonger.

Misérable ! et je vis ! et je soutiens la vue

De ce sacré Soleil dont je suis descendue !

J’ai pour aïeul le père et le maître des dieux ;

Le ciel, tout l’univers est plein de mes aïeux :

Où me cacher ? Fuyons dans la nuit infernale.

Mais que dis-je ? mon père y tient l’urne fatale ;

Le sort, dit-on, l’a mise en ses sévères mains :

Minos juge aux enfers tous les pâles humains.

Ah ! combien frémira son ombre épouvantée,

Lorsqu’il verra sa fille à ses yeux présentée,

Contrainte d’avouer tant de forfaits divers,

Et des crimes peut-être inconnus aux enfers !

Que diras-tu, mon père, à ce spectacle horrible ?

Je crois voir de ta main tomber l’urne terrible ;

Je crois te voir cherchant un supplice nouveau,

Toi-même de ton sang devenir le bourreau…

Pardonne : un dieu cruel a perdu ta famille ;

Reconnais sa vengeance aux fureurs de ta fille.

Hélas ! du crime affreux dont la honte me suit

Jamais mon triste cœur n’a recueilli le fruit :

Jusqu’au dernier soupir de malheurs poursuivie,

Je rends dans les tourments une pénible vie.

 

ŒNONE

Eh ! repoussez, madame, une injuste terreur !

Regardez d’un autre œil une excusable erreur.

Vous aimez ; on ne peut vaincre sa destinée :

Par un charme fatal vous fûtes entraînée.

Est-ce donc un prodige inouï parmi nous ?

L’amour n’a-t-il encor triomphé que de vous ?

La faiblesse aux humains n’est que trop naturelle :

Mortelle, subissez le sort d’une mortelle.

Vous vous plaignez d’un joug imposé dès longtemps :

Les dieux mêmes, les dieux de l’Olympe habitants,

Qui d’un bruit si terrible épouvantent les crimes,

Ont brûlé quelquefois de feux illégitimes.

 

PHÈDRE

Qu’entends-je ! quels conseils ose-t-on me donner ?

Ainsi donc jusqu’au bout tu veux m’empoisonner,

Malheureuse ! voilà comme tu m’as perdue ;

Au jour que je fuyais c’est toi qui m’as rendue.

Tes prières m’ont fait oublier mon devoir ;

J’évitais Hippolyte, et tu me l’as fait voir.

De quoi te chargeais-tu ? pourquoi ta bouche impie

A-t-elle, en l’accusant, osé noircir sa vie ?

Il en mourra peut-être, et d’un père insensé

Le sacrilège vœu peut-être est exaucé.

Je ne t’écoute plus. Va-t’en, monstre exécrable ;

Va, laisse-moi le soin de mon sort déplorable.

Puisse le juste ciel dignement te payer !

Et puisse ton supplice à jamais effrayer

Tous ceux qui, comme toi, par de lâches adresses,

Des princes malheureux nourrissent les faiblesses,

Les poussent au penchant où leur cœur est enclin,

Et leur osent du crime aplanir le chemin !

Détestables flatteurs, présent le plus funeste

Que puisse faire aux rois la colère céleste !

 

ŒNONE, seule.

Ah dieux ! pour la servir j’ai tout fait, tout quitté ;

Et j’en reçois ce prix ! je l’ai bien mérité.

 

 

 

 Questionnaire oral EAF en fonction des axes proposés :

 

 

Vers 1218-1294

 

 

Rappel : la jalousie chez Racine

Il y a chez les personnages de Racine un même schéma lorsque le personnage est confronté à la jalousie. Les personnages deviennent les bourreaux d’eux-mêmes.

Il y a trois étapes :

  1. Lucidité : ils sont conscients des souffrances et des douleurs

  2. L’imagination : cette douleur devient presque physique lorsqu’ils évoquent le bonheur partagé  dont ils sont exclus.

  3. L’orgueil : humiliation de se voir préférer une rivale (souvent inférieure)

La jalousie rend le héros racinien impitoyable pour son rival et pour l’être aimé. Il veut faire souffrir autant qu’il souffre (exp : l’amour de Phèdre pour Hippolyte).

  • Jalousie – retournement de l’amour – haine – désir de vengeance

  • Travail :
  • Faire un bilan sur l'évolution du sentiment de jalousie chez le héros racinien

 

 

Introduction :

 

Le conflit entre l’amour et la jalousie est un thème récurrent dans les pièces de Racine.

Dans Phèdre, la jeune femme découvre l’amour de son beau-fils pour Aricie, ennemie héréditaire du royaume. La nouvelle du retour de Thésée au moment où elle espérait conquérir Hippolyte va pousser Oenone à accuser Hippolyte d’avoir attenté à l’honneur de Phèdre afin de prévenir la colère de Thésée. Furieux, Thésée chasse son fils et supplie Neptune de le châtier. Phèdre, pleine de remord veut innocenter Hippolyte mais elle apprend de Thésée qu’Hippolyte aime Aricie. Le texte étudié aujourd’hui nous présente la découverte des sentiments d’Hippolyte pour Aricie par Phèdre. Phèdre est furieuse : elle laisse éclater sa fureur. Celle-ci passe par différentes phases avant de se retourner contre elle-même. Ainsi nous verrons comment va s’exprimer la fureur jalouse de Phèdre ?

 

Plan :

  • La fureur de Phèdre

  • Expression de la colère

  • Désir de vengeance

  • Phèdre se complet dans sa souffrance

  • Elle exprime sa douleur

  • Elle imagine le bonheur d’Aricie et Hippolyte

  • La folie de Phèdre

  • Folie et lucidité/culpabilité de Phèdre

  • Les hallucinations

Problématique :

En quoi cette scène retrace t'elle la progression de la fureur de Phèdre jusqu'à la folie?

 

  1. 1)

 

  • Phèdre est incrédule lorsqu’elle découvre l’amour entre Hippolyte et Aricie. Elle ironise « qui l’eut cru » parcequ’Hippolyte se présentait comme quelqu’un de contre l’amour, vertueux et arrogant. Elle utilise donc des antithèses pour présenter Hippolyte « farouche ennemi/soumis apprivoisé » V.1220 ; V.1223.

  • Elle dit « qu’on ne pouvait pas dompter » V.1220.

Phèdre fait allusion au fait que le cœur d’Hippolyte soit dompté par Aricie. Elle qualifie Hippolyte  de  « tigre ».

  • Phèdre mène une enquête, elle veut savoir tout ce qui lui avait échappé : enchaînement de phrases interrogatives (V.1231-V1236). Elle se questionne sur les circonstances (temps, lieu, manière).

  • Elle devient alors agressive envers Oenone car elle la soupçonne de lui avoir caché cet amour. Elle dit « tu le savais   pourquoi me laissais-tu séduire ? » V1233.

C’est le début d’un délire.

  • Questions pour l'oral :
  • - Que découvre Phèdre?
  • - Quel est son état d'esprit?
  • - Quelle image donne t'-elle d'Hippolyte?
  • - Que traduit l'enchaînement de phrases interrogatives?
  • - Sur quoi se questionne t'-elle?
  • - De quoi soupçonne t'-elle Oenone? Pourquoi?
  • - Sa méfiance et son attitude traduisent-elles le début d'un délire?

 

      2)

  • L’amour des deux jeunes gens est considéré comme une provocation à son égard « ils bravent la fureur d’une amante insensée » V.1254 ; « un bonheur qui m’outrage » V.1257

  • Son désir de vengeance lui fait envisager d’y associer Thésée «  il faut de mon époux contre un sang odieux réveiller le courroux » V.1260.

Elle parle ici de crime et utilise des hyperboles « le crime de la sœur passe celui des frères » V.1262

  • Elle fait appel à Thésée mais Oenone également (V.1258) : répétition de « il faut »

  • La fureur de Phèdre est brutale. Elle s’exprime violement. Elle va même jusqu’à demander à Thésée qu’il punisse Aricie. Mais la fureur de Phèdre prend aussi un aspect intérieur qui amène Phèdre à examiner sa douleur.

  • Questions pour l'oral :
  • - Comment perçoit-elle l'amour des deux jeunes gens? Citez le texte pour justifier votre réponse
  • - Comment se traduit son désir de vengeance?
  • - Quelle figure de style montre qu'elle assimile cet amour à un crime? Justifier votre réponse
  • - Pourquoi fait-elle appel à Thésée et à Oenone? Que traduit la répétition de "il faut"?
  • - Analyser en relevant dans la scène les éléments qui traduisent la violence de sa fureur. Procède t'-elle à un retour sur elle-même ? Analyse t'-elle sa fureur?

 

 

II-          1)

  • Phèdre est lucide. Elle met en avant un vocabulaire de la souffrance.

Pour Phèdre la douleur est récente. Au vers 1225 elle dit : « ah ! Douleur non encore éprouvée » V.1227 : « à quel nouveau tourment  je me suis réservée ». Elle insiste également sur l’intensité de cette nouvelle douleur (jalousie) : « n’était qu’un faible essai du tourment que j’endure » V.1230.

Elle fait l’énumération de ses souffrances 

« Tout ce que j’ai souffert, mes craintes, mes transports, la fureur de mes feux, l’horreur de mes remords » V.1227-1228.

  • Phèdre malgré le rejet d’Hippolyte garde un espoir (fin acte 2)

  • L’annonce de l’amour d’Hippolyte pour Aricie a déclenché sa fureur. Phèdre semble se complaire à défendre son propre sort : vocabulaire amertume, tristesse, mort.

On note une précision dans la description de ces états d’âmes (oxymore) : « funeste plaisir » V.1248.

  • Questions pour l'oral :
  • - Phèdre vous semble t'-elle lucide?
  • - Relevez le vocabulaire de la souffrance
  • - Relevez l'énumération de ses souffrances
  • - Garde t'-elle un espoir?
  • - Comment ses lamentations évoluent-elles? Analysez le vocabulaire de l'amertume, de la tristesse et de la mort
  • - Relevez la figure de style caractéristique de son état d'âme. Expliquez la

 

 

2)

  • Evocation obsessionnelle de leur amour : V.1219 « Hippolyte aime », V.1231 « ils s’aiment », V.1252 « ils s’aimeront toujours ». on a alors une gradation dans l’évocation de leur amour.

  • On a une opposition entre le malheur de Phèdre et le bonheur des amants.

V.1240-1250et V.1254-1256 « Ils bravent la fureur d’une amante insensée ! Malgré ce même exil qui va les écarter, Ils font mille serments de ne se point quitter… »

Elle imagine la rencontre des jeunes gens V.1237-1238, le bonheur des amants V.1235-1240. Cependant le spectateur sait que Phèdre délire puisque l’amour des deux jeunes gens vient tout juste d’être révélé. Elle rentre dans un délire obsessionnel.

  • Phèdre est très lucide quand elle évoque son malheur mais elle semble également se complaire dans sa souffrance jusqu’à avoisiner la folie.

  • Questions pour l'oral :
  • - Peut-on parler d'obsession dans l'évocation de l'amour des deux jeunes gens? Montrez le en citant le texte
  • - Relevez la gradation significative à cet égard
  • - Quelle opposition est-elle mise en avant dans les vers 1240 à 1256? Citez le texte
  • - Qu'imagine Phèdre? Comment le lecteur perçoit-il les évocations de Phèdre concernant le bonheur des deux amants?
  • - Peut-on parler d'évolution dans le délire obsessionnel?

 

III-        1)

  • Phèdre est consciente de sa folie « que fais-je ? où ma raison se va-t-elle égarer ? » V.1264

  • Elle est choquée de son comportement d’implorer Thésée « moi jalouse et Thésée que j’implore » V.1265.

  • Phèdre est contradictoire. Elle semble lucide « je respire à la fois l’inceste et l’imposture » V.1270 ; V.1267-1272.

  • Aux vers 1291-1294 « Hélas ! Du crime affreux dont la honte me suit  Jamais mon triste cœur n’a recueilli le fruit  Jusqu’au dernier soupir de malheurs poursuivie, Je rends dans les tourments une pénible vie. »

On a un retour à la situation réelle. Phèdre est désespérée, malheur infini [écho de la morale janséniste qui dit qu’une fatalité, une malédiction est attribuée à une famille au sens d' une transmission du péché originel. Le héros Racinien n’est pas libre mais le juge responsable de ses actes. Phèdre aspire au bien comme elle succombe aussi au mal].

  • Questions pour l'oral :
  • - Phèdre est-elle consciente et lucide? Relevez les interrogations qui le prouvent
  • - Quel jugement a t'-elle d'elle-même? Quel vers le prouve?
  • - Vous semble t'-il que Phèdre soit contradictoire? Pourquoi?
  • - Y a t'-il un retour à la situation réelle?
  • - Quel est alors l'état d'esprit de Phèdre?
  • - Cela fait-il écho à la morale janséniste? Pourquoi? Expliquez
  • - Le héros racinien est-il libre?

 

2)

  • Elle évoque le soleil dans un délire hallucinatoire.

  • Elle juge par l’univers entier.

  • Elle imagine fuir aux enfers : elle dit qu’elle va y retrouver son père V.1274-1280.

A l’aide de phrases courtes, d’interrogations et d’exclamations nous avons une vision précise de l’enfer « urne terrible »,  « supplice nouveau », « sang et bourreau ». 

  • La pièce se termine sur une note désespérée : le désir de mourir de Phèdre après le constat d’une vie gâchée « je rends dans les tourments une pénible vie » V.1294.

  • Questions pour l'oral :
  • - Comment son délire hallucinatoire se poursuit-il?
  • -  Relevez le champ lexical représentatif de sa vision de l'enfer
  • - Quel est le constat final? Relevez le vers évocateur de l'idée dominante

 

Conclusion :

Dans cette scène Phèdre apparaît dans une solitude extrême. Elle est seule, abandonnée, persécutée par tous (humains et dieux). Elle est menacée de folie et elle est considérée héros tragique par excellence. Sa fureur dûe à sa jalousie laisse peu de place à la raison et va l’amener à se taire, condamnant ainsi Hippolyte. Cette fureur de Phèdre nous rappelle l’aveuglement de Thésée qui refuse même d’écouter son fils.

  • Questions pour l'oral :
  • - La solitude est-elle dominante dans ce passage?
  • - Phèdre est-elle délaissée, abandonnée et persécutée de tous, hommes et Dieux?
  • - Quelle image donne t'-elle d'elle-même? Est-elle l'héroine tragique par excellence? Pourquoi?
  • - Le désordre dont elle est victime s'apparente t'-il à une domination de la passion au détriment de la raison?
  • - A quoi la fureur de Phèdre pourrait-elle être assimilée? Justifiez votre réponse

 

 

 

 

 

 

 

Phedre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
   
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