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Oral EAF, Cyrano de Bergerac, l'autre monde ou les états et empires de la lune

 

Cyrano de bergerac

 

 

 

 

 

Cyrano de bergerac

 

 

La découverte de l’Autre

La découverte du Nouveau Monde = la découverte de l'Amérique.

La relation à l'étranger : questionnement Européen

 

Découverte de nouvelles terres par Christophe Colomb, navigateur Espagnol qui avait pris la route des Indes. Suite à une erreur de navigation, il découvre de nouvelles terres proches du continent que l'Europe appelera l'Amérique.

-Rencontre des indigènes

Ce qui est en jeu :

- Définition de l'homme

- Essor de l'humanisme

- La redécouverte des textes antiques : l'homme devient le centre des questionnements, des préoccupations = anthropocentrisme = l'humanisme.

 

Cyrano de bergerac

 

 

La relation de voyage

 

- Donnez la définition d'une relation de voyage

Il s'agit d'un récit écrit par un voyageur qui fait au lecteur le témoignage de son aventure à travers des descriptions et anecdotes ainsi que des impressions personnelles.

- Donnez un exemple

On peut citer Marco Polo avec son livre des Merveilles.

Son livre est intitulé Le devisement du monde ou le livre des merveilles.

(devisement étant du vieux français qui signifie les choses vues et entendues.).

- La relation de voyage est-elle toujours un livre destiné au public?

On peut avancer que non car Christophe Colomb n'écrit pas de livre mais seulement des lettres à ses protecteurs dans lesquelles il partage ses découvertes.

- Quel est le but d'un récit de voyage? Les relations de voyage doivent favoriser l'évasion du lecteur. Ex, le livre des merveilles de Marco Polo. Cela suppose un mélange de faits authentiques et de références mythologiques.

- Par quelle intention la relation de voyage est-elle motivée?

Si l'on se réfère à Jean de Léry, son intention était de prendre la défense des Amérindiens contre les préjugés des occidentaux. Si au contraire, cherche l'intention chez Christophe Colomb, on dira que ce dernier recherche davantage la conquête Européenne du Nouveau Monde.

- De qui Cyrano de Bergerac s'est-il inspiré pour écrire L'autre monde ou les états et empires de la lune?

Il s'est inspiré de Lucien de Samosate qui écrit l'Histoire véritable, il s'agit d'une exploration lunaire. On peut affirmer que cet ouvrage est annonciateur des romans de science fiction.

Cyrano de bergerac

 

Cyrano de Bergerac

 

-- Quelles sont les dates de Cyrano de Bergerac?

1619 - 1655

- Qui était-il?

Un dramaturge mais également un homme d'épée.

- Citez deux deux de ses oeuvres

L'autre monde ou les états et empires de la lune

Les états et empires du soleil

- Son oeuvre, l'autre monde ou les états et empires de la lune est-elle dérangeante?

Oui car Cyrano avait de bonnes connaissances scientifiques et une bonne plume, il était athée, libertin et dans son ouvrage il parle parfois mal du pape, rejette la religion et autres formes de conformismes

Cyrano de bergerac

 

Lecture du texte :

Découverte des Sélénites

Dans L’autre monde ou les états et empires de la lune, le narrateur, qui est aussi le héros, débarque sur la lune et part à la découverte de cette planète, où il rencontre des créatures étranges.

Je restai bien surpris de me voir tout seul au milieu d’un pays que je ne connaissais point. J’avais beau promener mes yeux, et les jeter par la campagne, aucune créature ne s’offrait pour les consoler. Enfin, je résolus de marcher, jusques à ce que la

Fortune me fît rencontrer la compagnie de quelque bête ou de la mort.

Elle m’exauça car au bout d’un demi-quart de lieue je rencontrai deux fort grands animaux, dont l’un s’arrêta devant moi, l’autre s’enfuit légèrement au gîte (au moins, je le pensai ainsi à cause qu’à quelque temps de là, je le vis revenir accompagné de plus de sept ou huit cents de même espèce qui m’environnèrent). Quand je les

pus discerner de près, je connus qu’ils avaient la taille, la figure et le visage comme nous. Cette aventure me fit souvenir de ce que jadis j’avais ouï conter à ma nourrice,  des sirènes, des faunes et des satyres. De temps en temps ils élevaient des huées si furieuses, causées sans doute par l’admiration de me voir, que je croyais quasi-être devenu monstre.

Une de ces bêtes-hommes m’ayant saisi par le col, de même que font les loups quand ils enlèvent une brebis, me jeta sur son dos et me mena dans leur ville. Je

fus bien étonné, lorsque je reconnus en effet que c’étaient des hommes, de n’en rencontrer pas un qui ne marchât à quatre pattes.

Quand ce peuple me vit passer, me voyant si petit (car la plupart d’entre eux ont douze coudées de longueur), et mon corps soutenu sur deux pieds seulement, ils ne purent croire que je fusse un homme, car ils tenaient, entre autres, que, la Nature ayant donné aux hommes comme aux bêtes deux jambes et deux bras, ils s’en devaient servir comme eux. [ ... ]

Ils disaient donc – à ce que je me suis fait depuis interpréter – qu’infailliblement j’étais la femelle du petit animal de la reine. [... ] Je fus mené droit au palais. [...]

Les grands me reçurent avec des admirations plus modérées que n’avait fait le  peuple quand j’étais passé par les rues. Leur conclusion néanmoins fut semblable, à savoir que j’étais sans doute la femelle du petit animal de la reine. Mon guide me l’interprétait ainsi ; et cependant lui-même n’entendait point cette énigme, et ne savait qui était ce petit animal de la reine ; mais nous en fûmes bientôt éclaircis, car le roi quelque temps après, commanda qu’on l’amenât. À une demi-heure de

là je vis entrer, au milieu d’une troupe de singes qui portaient la fraise et le hautde- chausses, un petit homme bâti presque tout comme moi, car il marchait à deux pieds ; sitôt qu’il m’aperçut, il m’aborda par un criado de vuestra mercede [...] .

Ce petit homme me conta qu’il était Européen, natif de la Vieille Castille, qu’il avait trouvé moyen avec des oiseaux de se faire porter jusques au monde de la Lune où

nous étions à présent ; qu’étant tombé entre les mains de la reine, elle l’avait pris pour un singe, à cause qu’ils habillent, par hasard, en ce pays-là, les singes à l’espagnole,

et que, l’ayant à son arrivée trouvé vêtu de cette façon, elle n’avait point outé qu’il ne fût de l’espèce.

« Il faut bien dire, lui répliquai-je, qu’après leur avoir essayé toutes sortes d’habits, ils n’en aient point rencontré de plus ridicule et que c’était pour cela qu’ils les

équipent de la sorte, n’entretenant ces animaux que pour se donner du plaisir.

– Ce n’est pas connaître, dit-il, la dignité de notre nation, en faveur de qui l’Univers se produit des hommes que pour nous donner des esclaves, et pour qui la Nature

ne saurait engendrer que des matières de rire [...].» Notre entretien n’était que la nuit, à cause que dès six heures du matin jusques au soir

la grande foule de monde qui nous venait contempler à notre loge nous eût détournés ; d’aucuns nous jetaient des pierres, d’autres des noix, d’autres de l’herbe. Il n’était

 bruit que des bêtes du roi. [...] Je ne sais si ce fut pour avoir été plus attentif que mon mâle à leurs simagrées et à leurs tons ; tant y a que j’appris à entendre leur langue et à l’écorcher un peu. Aussitôt les nouvelles coururent par tout le royaume qu’on avait trouvé deux hommes sauvages, plus petits que les autres, à cause des mauvaises nourritures que la solitude nous avait fournies, et qui, par un défaut de la semence de leurs pères, n’avaient pas les jambes de devant assez fortes pour s’appuyer dessus. Cette créance allait prendre racine à force de cheminer, sans les prêtres du pays qui s’y opposèrent, disant que c’était une impiété épouvantable de croire que non seulement des bêtes mais des monstres fussent de leur espèce. [ ... ] Enfin ils bridèrent si bien la conscience des peuples sur cet article qu’il fut arrêté que je ne passerais tout au plus que pour un perroquet plumé ; ils confirmaient les persuadés sur ce que non plus qu’un oiseau je n’avais que deux pieds. On me mit donc en cage par ordre exprès du Conseil d’en haut

 

Cyrano de bergerac

 

Analyse du texte :

 

L'autre monde ou les états et empires de la lune

Cyrano de Bergerac

Introduction :

Il reprend à Samosate l'idée du voyage sur la lune dans son ouvrage en 1649, l'autre monde ou les états et empires de la lune.

C'est un roman dans lequel le héros narrateur raconte ses aventures sur la lune. Dans ce cadre là, Cyrano de Bergerac nous offre une nouvelle perspective sur “L'Autre”. Nous sommes dans un récit imaginaire qui autorise d'investir “l'Autre” différemment avec un regard nouveau sur la diffférence.

  • Questionnaire possible
  • De qui Cyrano de Bergerac s'inspire t'-il?
  • Quel est le genre littéraire?
  • Quelle est l'histoire?
  • Est-ce un récit imaginaire?
  • En quel sens peut-on parler d'un regard nouveau?

 

Problématiques possibles

Comment la relation de voyage permet-elle la réflexion sur l'autre?

Comment l'utopie dévoile t'-elle la réflexion sur l'autre?

Comment la relation à l'autre est-elle perçue?

Plan possible :

I – Le narrateur témoigne d'une relation de voyage

II – Le regard sur le Nouveau Monde

III - Connotation philosophique

I – Le narrateur témoigne d'une relation de voyage

Le narrateur fait figure de héros découvrant l'inconnu dans la plus grande solitude “Je restai bien surpris de me voir tout seul”. Aussi décide t'-il d'aller vers son destin en marchant, en quête de sa fortune qui lui fit “rencontrer la compagnie de quelque bête ou de la mort”. On assiste à une forme de dramatisation du récit de voyage dont la fonction est plus incitative qu'informative. Le lecteur a l'esprit centré sur ce narrateur découvrant un nouveau monde de manière très crédible puisqu'il s'exprime à la 1ère personne du singulier mettant ainsi de la distance entre les faits rapportés et lui-même, dans un souci d'authenticité, la description se poursuit ainsi

  • Questionnaire possible
  • Qui est le narrateur? Donnez la définition d'un narrateur
  • Comment le héros est-il perçu par le lecteur?
  • Citez pour justifier votre réponse

 

Découverte d'un monde authentique et merveilleux

Le caractère merveilleux des Sélénites

Nous retrouvons le champ lexical du merveilleux dans ses aspects les plus divers, “bêtes, hommes”, “douze coudées de longueur”, “grands animaux “ , évocation de monstres en lien avec la mythologie « Cette aventure me fit souvenir de ce que

jadis j’avais ouï conter à ma nourrice, des sirènes, des faunes et des satyres ». Au merveilleux, s'ajoute la surprise, l'étonnement, «  je restai bien supris  », «  je fus bien étonné  », la stupéfaction se traduit en outre dans le lexique du regard, «je le vis  », «  je les pus discerner  ».

  • Questionnaire possible
  • Relevez le champ lexical du merveilleux
  • Y a t'-il des références mythologiques : citez le texte pour justifier votre réponse
  • Comment se manifestent l'étonnement. Relevez les phrases et expressions qui le traduisent.
  • Repérez les verbes qui renforcent la surprise.

 

II – Le regard sur le Nouveau Monde

Le narrateur découvre ce Nouveau Monde, on le découvre avec son regard, «  je le vis  », «  je vis entrer  », «  je les pus discerner  » mais aussi celui du peuple des Sélénites , «  ce peuple me vit passer  », «  me voyant si petit  ». Il est observé, scruté, dévisagé. L'étonnement est réciproque «  ils élevaient des huées... causées sans doute par l'admiration de me voir  », «  les grands me reçurent avec des admirations  ». Ils croient qu'il est un animal ainsi que le suggère la phrase, «  j'étais femelle du petit animal de la reine  ». Il est pris pour un animal mais le narrateur pense que les Sélénites sont aussi des animaux = jeu de miroir. Les Sélénites et le narrateurs croient mais en fait, ils sont en proie aux doutes, ils n'ont plus aucune certitude.

  • Questionnaire possible
  • Comment le lecteur découvre t'-il le nouveau monde ?
  • Comment les Sélénites découvre t'-il le narrateur ?
  • L'étonnement est-il réciproque ?
  • Analysez le jeu de miroir
  • Finalement les Sélénites et le narrateur sont-ils en proie aux doutes ?

 

Une perte de repères :

Autour de plusieurs discours la question centrale prend place. Le peuple s'exprime, « ils disaient donc », Les Grands, l'Espagnol, « leur conclusion fut semblable » et «les prêtres disaient aussi ».

La question sur l'homme est engagée. Le narrateur et les Sélénites se regardent en s'interrogeant mutuellement : L'Autre est-il un homme ? Comment le considérer malgré les différences ? Ainsi le narrateur affirme : «Je fus bien étonné, lorsque je reconnus en effet que c'étaient des hommes ». Les Indiens sont-ils des hommes ? = Référence à la controverse de Valladolid.

Les Sélénites affirment de leur côté : «Deux hommes sauvages, plus petits que les autres à cause de mauvaises nourritures... et qui par un défaut de la semence de leur père... ». Ils pensent que le narrateur est un singe.

  • Questionnaire possible
  • La question sur l'homme est-elle engagée ?
  • Le regard du narrateur et des Sélénites est-il interrogateur ?
  • Comment comprenez-vous cette question : l'autre est-il un homme ?

 

III – Connotation philosophique du passage

Ce texte a une véritable portée philosophique. Il s'agit d'une critique de l'ethnocentrisme. Bergerac invite le lecteur et l'homme en général à prendre conscience qu'il n'est pas le centre du monde. Le narrateur pensait que les Sélénites étaient des monstres et les Sélénites ont cru que le narrateur était un singe ; Le narrateur dans le regard des Sélénites craint d'être lui-même devenu un monstre. Ainsi nous avons une illustration bien relative des points de vue de chacun. L'homme doit cesser d'être vaniteux et orgueilleux au point de croire que la nature tourne autour de lui.

Etrangement, le monde des Sélénites s'apparente au nôtre, il est organisé, hiérarchisé, il y a des Grands, le peuple, le roi, les prêtres, on assiste à une véritable parodie de la terre. L'Eglise représentée par les prêtes est l'objet d'une satire« ils bridèrent si bien la conscience des peuples » que l'on comprend que les prêtres font le nécessaire pour maintenir les hommes dans l'ignorance et l'obscurantisme. Il existe donc un monde sur la lune qui ressemble au nôtre. Cyrano conseille à l'homme de ne pas s'en tenir aux apparences. Il utilise l'humour et l'ironie ainsi que le suggère la mise en scène de l'Espagnol, : celui-ci déclare appartenir à une nation « en faveur de qui l’Univers ne produit des hommes que pour nous donner des esclaves ».

  • Questionnaire possible
  • Ce texte a t'-il une portée philosophique ?
  • Est-ce une critique de l'ethnocentrisme ? Montrez en quoi
  • Le point de vue de chacun aussi relatif soit-il, est-il dangereux ?
  • Cela remet-il en question la vanité et l'orgueil de l'homme ?
  • Le monde des Sélénites est-il une réplique du nôtre ? Citez pour justifier votre réponse
  • Cyrano invite t-il le lecteur a réfléchir ? Faut-il ne plus se fier aux apparences ? Ne pas juger sur les apparences ? Dépasser les premières impressions et ne pas se croire au centre de tout ?
  • La cause des mauvais jugements est-elle la vanité trop grande de l'homme ?
  • Analysez l'ironie et l'humour du texte
  • Cela instaure t'-il une relation de complicité avec le lecteur ?

 

Conclusion :

  • œuvre publiée à titre posthume
  • La relation de voyage = distraire pour inviter à la réflexion
  • Utopie et critique = occasion de se tourner vers le monde réel.

 

Cyrano de bergerac

 

- Quelles sont les caractéristiques de la littérature de récit de voyage ?

On en retrouve essentiellement trois

  • La figure du narrateur
  • La découverte du Nouveau monde et l'image qu'en donne le narrateur
  • Ses réactions face au Nouveau monde

 

- Comment le lecteur est-il touché ?

Ironie, humour, énonciation, évasion vers un nouveau monde. Le lecteur est incité à réfléchir car le monde découvert est une copie du nôtre ; Relation de complicité avec le lecteur.

 


 
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