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Manon Lescault, L'Abbé Prévost, oeuvre intégrale

manon-lescault

 

 

 

 

 

Manon Lescaut, L'ABBÉ PREVOST

 

 

 

 

manon-lescault

 

 

 

Entretien préparé sur Manon Lescault, L'abbé Prévost

 

Lecture du texte

J'avais marqué le temps de mon départ d'Amiens. Hélas ! que ne le marquais-je un jour plus tôt ! j'aurais porté chez mon père toute mon innocence. La veille même de celui que je devais quitter cette ville, étant à me promener avec mon ami, qui s'appelait Tiberge, nous vîmes arriver le coche d'Arras, et nous le suivîmes jusqu'à l'hôtellerie où ces voitures descendent. Nous n'avions pas d'autre motif que la curiosité. Il en sortit quelques femmes, qui se retirèrent aussitôt. Mais il en resta une, fort jeune, qui s'arrêta seule dans la cour pendant qu'un homme d'un âge avancé, qui paraissait lui servir de conducteur s'empressait pour faire tirer son équipage des paniers. Elle me parut si charmante que moi, qui n'avais jamais pensé à la différence des sexes, ni regardé une fille avec un peu d'attention, moi, dis-je, dont tout le monde admirait la sagesse et la retenue, je me trouvai enflammé tout d'un coup jusqu'au transport. J'avais le défaut d'être excessivement timide et facile à déconcerter ; mais loin d'être arrêté alors par cette faiblesse, je m'avançai vers la maîtresse de mon cœur. Quoiqu'elle fût encore moins âgée que moi, elle reçut mes politesses sans paraître embarrassée. Je lui demandai ce qui l'amenait à Amiens et si elle y avait quelques personnes de connaissance. Elle me répondit ingénument qu'elle y était envoyée par ses parents pour être religieuse. L'amour me rendait déjà si éclairé, depuis un moment qu'il était dans mon cœur, que je regardai ce dessein comme un coup mortel pour mes désirs. Je lui parlai d'une manière qui lui fit comprendre mes sentiments, car elle était bien plus expérimentée que moi. C'était malgré elle qu'on l'envoyait au couvent, pour arrêter sans doute son penchant au plaisir qui s'était déjà déclaré et qui a causé, dans la suite, tous ses malheurs et les miens. Je combattis la cruelle intention de ses parents par toutes les raisons que mon amour naissant et mon éloquence scolastique purent me suggérer Elle n'affecta ni rigueur ni dédain. Elle me dit, après un moment de silence, qu'elle ne prévoyait que trop qu'elle allait être malheureuse, mais que c'était apparemment la volonté du Ciel, puisqu'il ne lui laissait nul moyen de l'éviter La douceur de ses regards, un air charmant de tristesse en prononçant ces paroles, ou plutôt, l'ascendant de ma destinée qui m'entraînait à ma perte, ne me permirent pas de balancer un moment sur ma réponse. Je l'assurai que, si elle voulait faire quelque fond sur mon honneur et sur la tendresse infinie qu'elle m'inspirait déjà, j'emploierais ma vie pour la délivrer de la tyrannie de ses parents, et pour la rendre heureuse. Je me suis étonné mille fois, en y réfléchissant, d'où me venait alors tant de hardiesse et de facilité à m'exprimer ; mais on ne ferait pas une divinité de l'amour, s'il n'opérait souvent des prodiges. J'ajoutai mille choses pressantes. Ma belle inconnue savait bien qu'on n'est point trompeur à mon âge ; elle me confessa que, si je voyais quelque jour à la pouvoir mettre en liberté, elle croirait m'être redevable de quelque chose de plus cher que la vie. Je lui répétai que j'étais prêt à tout entreprendre, mais, n'ayant point assez d'expérience pour imaginer tout d'un coup les moyens de la servir je m'en tenais à cette assurance générale, qui ne pouvait être d'un grand secours pour elle et pour moi. Son vieil Argus étant venu. nous rejoindre, mes espérances allaient échouer si elle n'eût eu assez d'esprit pour suppléer à la stérilité du mien. Je fus surpris, à l'arrivée de son conducteur qu'elle m'appelât son cousin et que, sans paraître déconcertée le moins du monde, elle me dît que, puisqu'elle était assez heureuse pour me rencontrer à Amiens, elle remettait au lendemain son entrée dans le couvent, afin de se procurer le plaisir de souper avec moi. J'entrai fort bien dans le sens de cette ruse. Je lui proposai de se loger dans une hôtellerie, dont le maître, qui s'était établi à Amiens, après avoir été longtemps cocher de mon père, était dévoué entièrement à mes ordres. Je l'y conduisis moi-même, tandis que le vieux conducteur paraissait un peu murmurer et que mon ami Tiberge, qui ne comprenait rien à cette scène, me suivait sans prononcer une parole.

Oral bac

 

Le roman et ses personnages : visions de l'homme et du monde, série de questions

Travailler sur l'introduction de la séquence : les notions et concepts à connaître.

1. Donner une définition du roman.

 Le roman est, au XIIème siècle, un récit en vers français. A partir du XIVème siècle, le roman renvoie à des textes en prose. Selon son sens moderne, le roman est une « œuvre d’imagination en prose, assez longue, qui présente et fait vivre dans un milieu des personnages donnés comme réels, nous fait connaître leur psychologie, leur destin, leurs aventures. »

2. Quelles sont les différentes formes du roman ?

 Le roman de chevalerie et les fabliaux (de petites histoires en vers simples et amusants) au Moyen-âge

 Le roman comique au XVIIème

 Le roman épistolaire et le roman picaresque (dont le héros est un aventurier ou un vaurien) au XVIIIème

 Le roman historique, le roman de mœurs, le roman d’aventures, et le roman fantastique au XIXème

 Le roman policier, le roman de science-fiction, le roman analyse et le « nouveau roman » au XXème.

3. Quelles sont les interrogations romanesques essentielles ?

 La passion amoureuse

 L’apprentissage du monde et la découverte du réel

 Le jeu de la mémoire et du temps

 L’interrogation devant la condition humaine.

4. Quelles sont les fonctions du roman ?

 La fonction ludique (se divertir, s’évader, s’identifier…)

 La fonction didactique :

o le roman comme connaissance du monde (roman historique, roman social, roman témoignage…)

o Le roman comme connaissance de l’homme

o Le roman comme leçon (le roman engagé, la morale)

o Le roman comme interrogation

5. Donner des exemples de romans à fonction didactique?.

Romans didactiques : Les lettres persanes de Montesquieu Les liaisons dangereuses de Laclos Le rouge et le noir de Stendhal

6. Qu’est-ce que le schéma actantiel ?

 Le schéma actantiel s’applique parfois parfaitement à l’intrigue, et pour certaines œuvre, il ne coïncide que partiellement avec l’action. Les personnages principaux, qui ont une place importante dans le déroulement du récit (parmi eux, le héros) sont classés en deux catégories qui s’opposent :

o Les personnages adjuvants, qui aident le héros dans sa quête (de même, peuvent être adjuvants des objets, des événements…)

o Les personnages opposants, qui sont en conflit avec le héros, et tentent de le mettre en échec.

 Le héros, entourés des personnages principaux, subit une épreuve principale avant d’atteindre son but.

7. Comment la caractérisation des personnages est-elle réalisée ?

 Elle est directe pour les descriptions, les renseignements explicites sur l’identité du personnage

 Elle est indirecte quand il s’agit de déduire les traits de la personnalité du héros, de son comportement, ou ses paroles.

 On appelle « effet personnage » l’illusion de réalité que donne le roman, le lecteur assemblant mentalement au fil du récit des éléments dispersés qui construisent peu à peu le personnage. Pourtant, celui-ci n’est rien au départ.

8. Quelles sont les fonctions des personnages dans un roman ? Représentation : le portrait des personnages donne au lecteur l’image d’une réalité.

 Symbole : Le personnage symbolise souvent toute une catégorie de personnes, il dépasse les perspectives individuelles.

 Interprétation : c’est à travers le personnage que se construit le sens du récit.

 Identification : les comportements d’un personnage peuvent influencer le lecteur qui a tendance à s’identifier à lui.

 Esthétique : il existe un art de la composition du personnage, et de le créer au fil du récit.

 Information : Le personnage transmet des indices, des valeurs au lecteur.

9. Qu’est-ce qu’un héros ?

 Le personnage principal d'un roman est la personne sur laquelle sont fondée toute l'action, et toute la cohérence de l'histoire contée. Dans notre langage quotidien, nous appelons toujours le personnage principal le héros de l'histoire ; or le véritable héros est l'individu qui parvient à vaincre les difficultés et à régler les problèmes par l'intermédiaire de sa force, son pouvoir ou son intelligence. Les vrais héros de romans vivent de multiples aventures racontées dans de nombreux ouvrages, ils ont déjà des capacités ou des facultés particulières qui autorisent ces aventures. Le mot « héros » désigne à l’origine, un demi-dieu, qui accomplie des exploits, et incarne le courage et des valeurs moral. Cependant, il existe des personnages principaux appelés des antihéros.

10. Qu’est-ce qu’un antihéros ?

 On peut distinguer quatre types principaux d’antihéros:

o le personnage « sans qualités », l’être ordinaire vivant une vie ordinaire dans un cadre ordinaire

o le héros « décalé », un personnage ordinaire, sans qualités, qui par les circonstances se trouve plongé dans une situation extraordinaire.

o le héros négatif, porteur de valeurs antihéroïques et en général antisociales, mais sans qualités « héroïques ».

o le héros déceptif, un personnage ayant potentiellement des qualités héroïques mais qui n’en fait pas usage ou les utilise mal ou à mauvais escient, ou qui tend à perdre ces qualités, ou enfin qui se trouve dans un cadre où ces qualités ne sont plus appréciées ou admises.

11. Quelles sont les différents types de héros, et leurs caractéristiques ?

 Au XVIIème siècle, prédominent les héros raffinés des romans précieux, les héros joyeux des romans comiques, et les héros parfaits du roman classique.

 Au XVIIIème siècle, on assiste à la naissance du héros de roman moderne, avec les personnages entreprenants du réalisme, les héros hédonistes du roman libertin, les héros philosophes du roman des lumières, les héros sensibles des romans du courant pré-romantique.

 Au XIXème, le personnage idéalisé du roman romantique apparaît, ainsi que le héros moderne des romans réalistes, et le héros expérimental du roman naturaliste.

 Au XXème siècle, on retourne à des personnages forts (vers les années 30), ce sont des héros engagés, aux prises avec les conflits de leur temps. Dans les années 50, les personnages dans le nouveau roman sont remis en question, par exemple en rendant le personnage principal anonyme, ou en ne se focalisant pas sur un personnage principal.

12. Qu’est –ce que la focalisation ?

 Pour raconter une histoire, on doit choisir un point de vue, la focalisation : le romancier décide qui perçoit les événements rapportés. (le mot « focalisation » est issu du vocabulaire photographique : c’est le foyer à partir duquel une photo est prise.

13. Quels sont les différents points de vue utilisés dans un roman ?

 Le point de vue externe = perception « du dehors », sans connaître les pensées des personnages.

 Le point de vue interne = perception d’un seul personnage, dont on suit les pensées, les sensations.

 Le point de vue omniscient (ou focalisation zéro) = perception de l’ensemble des sentiments et des sensations de tous les personnages, ainsi que du passé et de l’avenir.

14. Qu’est-ce que les modalités du récit ? Quelles sont-elles dans un roman ?

 Le temps romanesque n’est pas linéaire comme le temps réel : le récit peut accélérer ou ralentir l’action, revenir en arrière, s’arrêter brusquement. Les personnages ont dans le roman une vie plus ou moins complète, certains ne font que des apparitions épisodiques, la façon dont ils s’inscrivent dans le temps peut donc être importante dans l’étude du roman. Ce sont ces « effets » que l’on appelle modalités.

 La scène : (Elle est calquée sur les événements.)

 La pause :  (Comme son nom l’indique, c’est un arrêt du déroulement des événements.)

 Le sommaire : . (Les événements sont énumérés ou résumés.)

 Analepse : c’est un retour en arrière (qui provoque une pause dans le récit. Le temps n’avance plus, mais des renseignements qui font avancer le récit sont dévoilés.)

 Prolepse : anticipation du futur

 Ellipse : passage sous silence d’une période plus ou moins longue.

 Modalité itérative : action répétée une seule fois.

15. Quelle est la structure du récit dans le roman ?

 Le récit romanesque est composé de :

o La situation initiale : définit le cadre de l'intrigue, met en place le lieu, l'époque, les personnages... le héros vit une situation d’équilibre.

o L’élément perturbateur : C'est l'élément qui fait basculer la situation du début, remet en cause l'état initial: rencontre, découverte, événement inattendu...

o Les péripéties : c’est une suite de transformations qui modifie la situation des personnages.

o L’élément de résolution : il annonce la résolution de l’intrigue. C’est le dénouement.

o La situation finale : Le personnage principal trouve une nouvelle situation d'équilibre, sur laquelle s’achève le roman/le récit.

 Ce modèle, à l'origine de toute invention narrative, peut être plus ou moins modifié; certaines étapes peuvent être difficiles à reconnaître, ou leur ordre changé. Mais retrouver et analyser ce schéma permet d'enrichir l'étude du roman.

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Petite biographie pour l'oral

Antoine François Prévost est connu sous son titre ecclésiastique l'abbé Prévost. C'est un romancier, historien, journaliste et homme d'église né en 1697  et mort en 1763; En tant que traducteur et romancier, il publie les mémoires et les aventures d'un homme de qualité dont le premier volume relate l'histoire du chevalier Des Grieux et de Manon Lescault.

On pense que cette  histoire romanesque est inspirée de ses propres aventures. L'oeuvre fut condamnée au feu par le parlement de Paris

Questions sur l'abbé Prévost :

  • Quel est le vrai nom de l'abbé Prévost?
  • Quelles sont ses dates?
  • Qui était-il?
  • L'histoire de Manon Lescault est-elle inspirée de ses propres aventures?
  • Comment cette oeuvre littéraire fut-elle accueillie?
  • Par qui l'oeuvre fut-elle condamnée?
  • A combien de reprises?

 

Deuxième partie de l'entretien :

manon-lescault

 

 

 

Recherches personnelles : questions sur Manon Lescault

Peut-on parler d'un roman mémoire?

Aujourd'hui on évoque cette oeuvre littéraire sous le nom de Manon Lescault, quel était le titre d'origine? Histoire du chevalier Des Grieux et de Manon Lescault

Combien de volumes ont-ils été rédigés de 1728 à 1731? 7

Le livre a t'-il été jugé scandaleux et condamné? Oui 2 fois par le parlement de Paris

Peut-on dire que cette oeuvre littéraire a laissé une trace durable dans la littérature?

Quel est le thème du livre?

Quels sont les deux héros?

Peut-on dire de cet ouvrage romanesque qu'il est, selon vous, la personnification littérarire de l'amour? Justifiez votre réponse

La fin tragique est-elle néanmoins annonciatrice d'une rédemption pour le fatal et misérable sentiment amoureux qui unit les deux héros? 

 

manon-lescault

 

 

Etude de Manon Lescault : "J'avais marqué le temps de mon départ d'Amiens.... me suivait sans prononcer une parole"

  • Plan de l'étude :
  • I - Le coup de foudre
  • II - Mécanisme du coup de foudre par mémoire affective
  • III - Un récit apologétique

 

 

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Questions sur le passage en fonction du commentaire du site :

 

Il s'agit d'un récit rétrospectif, Manon est déjà morte quand le narrateur décrit cette scène. Dès le début de la scène on peut y voir un coup de foudre et un topos romanesque. La réaction du chevalier est immédiate, mais le récit joue avec la double énonciation qui dévoile en réalité subtilement des détails concernant manon et qui est donc subjectif pour le lecteur.

Introduction du commentaire :

  • Quel est la nature du récit?
  • Qu'en est-il de Manon Lescault lorsque le narrateur décrit cette scène?
  • Que remarque t'-on dès le début de la scène?
  • Avons-nous une double énonciation?
  • Que dévoile t'-elle?

 

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Questions en fonction du plan du commentaire :

 

I Le coup de foudre

-C’est le passage obligé de tout roman d’amour : la rencontre entre les deux héros. La curiosité est commune à Des Grieux (Nous n'avions pas d'autre motif que la curiosité) et à l’Homme de Qualité (La curiosité me fit descendre de mon cheval). Par hasard. Rien n’a été préparé, rien n’a été prémédité. Il aurait pu se trouver ailleurs et ne s’attendait pas à cette rencontre. l.5 : « l’hôtellerie d’Amiens »l.5 : « le coche d’Arras » Cet état de disponibilité va le livrer sans défense à Manon. Ici aussi Manon se détache d’un groupe de femmes "Il en sortit quelques femmes, qui se retirèrent aussitôt. Mais il en resta une, fort jeune, qui s'arrêta seule dans la cour" " fort jeune " signifie qu'elle est disponible. La réaction de Des Grieux utilise la même syntaxe (si… + subordonnée de conséquence) que l’Homme de Qualité "Elle me parut si charmante que moi, qui n'avais jamais pensé à la différence des sexes…" De cette façon la réaction très vive de Des Grieux en face de Manon (nombreuses hyperboles traduisant sa passion : "je me trouvai enflammé tout d'un coup jusqu'au transport"… "la maîtresse de mon cœur"… un coup mortel pour mes désirs… la tendresse infinie… Enfin, il lui promet de lui sacrifier sa vie pour elle. "j'emploierais ma vie pour la délivrer". Le chevalier servant se dévoue pour sa dame. C’est lui qui prend les initiatives, qui la séduit, qui s’engage.

Cette réaction très vive de DesGrieux est déjà expliquée par ce qu’en a dit l’Homme de Qualité, et cela dans le moment-même où Des Grieux déclare que ses réactions sont inexplicables "moi, qui n'avais jamais pensé à la différence des sexes" " " moi, dis-je, dont tout le monde admirait la sagesse et la retenue…" ->Transformation de Des Grieux Il est dans une attitude d’attente, de disponibilité : il doit partir le lendemain et donc se promène oisivement. « nous n’avions pas d’autres motifs que la curiosité » Brusquement, ce jeune homme candide va se comporter comme jamais il l’avait fait auparavant. A partir de la ligne 13, on va remarquer une progression rapide : l « enflammé » il s’avance « je m’avançais » puis il parle « je lui demandai » Les actions s'enchaînent avec rapidité et mettent ainsi en valeur le comportement amoureux de Des Grieux.   

I -

Le coup de foudre : questionnaire

  • Situez l'action
  • Que se passe t'-il?
  • Quelle est la caractéristique commune Des Grieux?
  • Quelque chose concernant la rencontre a t'-il été prémédité? Citez pour justifier votre réponse
  • Quelle est la conséquence de la disponibilité des deux héros?
  • Relevez les phrases représentatives de l'état de disponibilité de Manon
  • Quelle est la réaction de Des Grieux? Citez le texte
  • Relevez les hyperboles caractéristiques de la passion
  • Quelle est sont attitude dans cette passion naissante?
  • Peut-on parler d'une transformation de Des Grieux? Pourquoi?
  • Comment se traduit son attitude d'attente?
  • Que se passe t'-il à partir de la ligne 13?
  • Analysez le comportement amoureux de Des Grieux
  • Comment les actions s'enchaînent - elles? 

 

II ) Mécanisme du coup de foudre par mémoire affective

Aveuglement du chevalier On a un paradoxe. " Je me suis étonné mille fois" regard face à son attitude passée. l.20 : « l’amour me rendait déjà si éclairé ». Le couvent est une menace pour son amour. Il ne s’étonne pas de l’aisance de Manon. Une jeune fille bien élevée aurait dû lui tourner le dos ; elle lui répond. Elle va même se confier à lui. l.11 : « moi, qui n’avais jamais pensé à la différence des sexes » l.12 : « sagesse » 

L'analyse du coup de foudre est faussée par la mémoire affective. -> en racontant la scène il la revit, souvenir de ce qu'il a vécu. Il évoque ainsi son aveuglement "L'amour me rendait déjà si éclairé, depuis un moment qu'il était dans mon cœur" ; il souligne l’antithèse entre la maladresse de l’amour naissant qui l’aveugle et son éloquence scolastique qui ne lui sert plus à rien qu’à sombrer dans l’erreur. Le fait que Manon soit une fille facile est présenté comme une sorte de franchise de sa part "Elle n'affecta ni rigueur ni dédain" La présentation de la scène laisse déjà deviner le délabrement moral qui s’ensuivra : les qualités que sont la sagesse et la retenue sont traduites aussitôt en termes péjoratifs : "J'avais le défaut d'être excessivement timide et facile à déconcerter" ; "mais loin d'être arrêté alors par cette faiblesse." Signes prémonitoires que le narrateur donne au lecteur : L'extrait commence avec une lamentation. "Hélas " suivi d'un regret " que ne le marquais-je un jour plus tôt !" " l'ascendant de la destiné qui m'entraînait à ma perte" est signe de fatalité

II -

Mécanisme du coup de foudre par mémoire affective : questionnaire

Quel est le mécanisme du coup de foudre?

Comment se traduit l'aveuglement du chevalier?

Relevez le paradoxe. Citez le texte. Etudiez le

Que pense t'-il de l'aisance de Manon?

Estime t'-il qu'elle aurait dû lui tourner le dos en tant que jeune fille bien élevée?

Analysez la ligne 20 : "l'amour me rendait déjà si éclairé"

Pourquoi peut-on dire que l'analyse du coup de foudre est faussée par la mémoire affective?

Relevez une antithèse

Est-il dans l'erreur? Pourquoi?

Comment est-elle présentée?

Comment la perçoit-il? Citez le texte

La présentation de la scène laisse t'-elle deviner le délabrement moral à venir? Citez pour justifier votre réponse

Analysez les termes péjoratifs

Quelles sont les signes prémonitoires que le narrateur donne au lecteur?

Relevez l'expression qui suggère la fatalité

 

III Récit Apologétique pour se défendre, se justifier

 

Toute la scène est racontée par le chevalier. Or le chevalier ne reste pas lucide. Toutes les actions sont accompagnées de commentaire => emploi du discours indirect. On a les réflexions ultérieures que Des Grieux fait sur elle. On a 2 visions superposées : · Celle de la rencontre · Celle du récit de la rencontre Au moment où De Grieux raconte, il ne pense plus de Manon ce qu’il pensait d’elle avant = récit rétrospectif. -La réalité du caractère de Manon Cela nous laisse penser qu'elle Joue la comédie de la jeune fille soumise à ses parents et obéissante, comme s'il elle était " victime de l'autorité parentale " Il nous montre que malgré son jeune âge, elle a de l’expérience amoureuse se manifestant à travers l’aisance qu’elle fait à travers ce passage. " sans paraître embarrassée " " sans paraître déconcertée le moins du monde " " ni vigueur ni dédain " Elle sait le parti qu’elle va tirer de lui. Elle veut se servir de lui. C’est elle qui mène la situation alors que lui croyait prendre l’initiative : il subit la volonté de la jeune fille. Il joue sur le fait qu'il est naïf et innocent. " et qui a causé, dans la suite, tous ses malheurs et les miens." l.3 : « toute mon innocence » Elle obtient, à la fin, quelqu’un qui peut lui éviter le couvent. « son penchant au plaisir » : c’est une petite vertu. « la douceur de ces regards, un air charmant de tristesse » Cela nous montre la façon dont elle s’exprime, qu’elle joue la comédie, qu’elle le charme et que toutes ces paroles sont calculées. Lui est prêt à tout sentant qu’il y a des obstacles. Ce texte est rédigé de telle sorte que le lecteur comprenne que cette jeune fille est très rusé et menteuse. Elle cherche à l’utiliser.

 

 

III -

Un récit apologétique : questionnaire

  • En quoi avons-nous un récit apologétique?
  • Qui raconte la scène?
  • Le chevalier reste t'-il lucide?
  • Relevez des exemples de discours indirects
  • A quoi se rapportent-ils
  • Quelles sont les deux visions que le lecteur a des réflexions de Des Grieux?
  • Quels sont les indices du récit rétrospectif?
  • La jeune fille joue t'-elle la comédie?
  • A t'-elle de l'expérience en amour?
  • Relevez les expressions du texte qui justifient son aisance
  • Vous semble t'elle calculatrice?
  • Comment perçoit-il son innocence?
  • Que cherche t'-elle à faire? Quel est son but?
  • Quelle image avez-vous de Manon?

 

Cette scène de rencontre est en effet habile, on y retrouve une rencontre romanesque avec un aspect théâtral mais aussi un récit rétrospectif qui permet une certaine mauvaise foi du narrateur mais aussi de l'émotion. Il y a l'habilité de l'écriture romanesque, on ressent une impression d'objectivité tout en ayant une influence sur le lecteur. C'est la deuxième fois que nous voyons Manon dans le roman en tant que lecteur, nous avons déjà une image ambivalente de Manon perçue comme un " ange/démon".

Conclusion  :

  • Peut-on dire que cette soit habile?
  • Pourquoi?
  • Le récit rétrospectif est-il évident?
  • Que montre t'-il?

  

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Entretien préparé sur Manon Lescault, L'abbé Prévost

 

La scène du prince

Lecture du texte :

A mon réveil, Manon me déclara que, pour passer le jour dans notre appartement, elle ne prétendait pas que j'en eusse l'air plus négligé, et qu'elle voulait que mes cheveux fussent accommodés de ses propres mains. Je les avais fort beaux. C'était un amusement qu'elle s'était donné plusieurs fois ; mais elle y apporta plus de soins que je ne lui en avais jamais vu prendre. Je fus obligé, pour la satisfaire, de m'asseoir devant sa toilette, et d'essuyer toutes les petites recherches qu'elle imagina pour ma parure. Dans le cours de son travail, elle me faisait tourner souvent le visage vers elle, et s'appuyant des deux mains sur mes épaules, elle me regardait avec une curiosité avide. Ensuite, exprimant sa satisfaction par un ou deux baisers, elle me faisait reprendre ma situation pour continuer son ouvrage. Ce badinage nous occupa jusqu'à l'heure du dîner. Le goût qu'elle y avait pris m'avait paru si naturel, et sa gaieté sentait si peu l'artifice, que ne pouvant concilier des apparences si constantes avec le projet d'une noire trahison, je fus tenté plusieurs fois de lui ouvrir mon coeur, et de me décharger d'un fardeau qui commençait à me peser. Mais je me flattais, à chaque instant, que l'ouverture viendrait d'elle, et je m'en faisais d'avance un délicieux triomphe. Nous rentrâmes dans son cabinet. Elle se mit à rajuster mes cheveux, et ma complaisance me faisait céder à toutes ses volontés, lorsqu'on vint l'avertir que le prince de... demandait à la voir. Ce nom m'échauffa jusqu'au transport. Quoi donc ? m'écriai-je en la repoussant. Qui ? Quel prince ? Elle ne répondit point à mes questions. Faites-le monter, dit-elle froidement au valet ; et se tournant vers moi : Cher amant, toi que j'adore, reprit-elle d'un ton enchanteur, je te demande un moment de complaisance, un moment, un seul moment. Je t'en aimerai mille fois plus. Je t'en saurai gré toute ma vie. L'indignation et la surprise me lièrent la langue. Elle répétait ses instances, et je cherchais des expressions pour les rejeter avec mépris. Mais, entendant ouvrir la porte de l'antichambre, elle empoigna d'une main mes cheveux, qui étaient flottants sur mes épaules, elle prit de l'autre son miroir de toilette ; elle employa toute sa force pour me traîner dans cet état jusqu'à la porte du cabinet, et l'ouvrant du genou, elle offrit à l'étranger, que le bruit semblait avoir arrêté au milieu de la chambre, un spectacle qui ne dut pas lui causer peu d'étonnement. Je vis un homme fort bien mis, mais d'assez mauvaise mine. Dans l'embarras où le jetait cette scène, il ne laissa pas de faire une profonde révérence. Manon ne lui donna pas le temps d'ouvrir la bouche. Elle lui présenta son miroir : Voyez, monsieur, lui dit-elle, regardez-vous bien, et rendez-moi justice. Vous me demandez de l'amour. Voici l'homme que j'aime, et que j'ai juré d'aimer toute ma vie. Faites la comparaison vous-même Si vous croyez lui pouvoir disputer mon coeur, apprenez-moi donc sur quel fondement, car je vous déclare qu'aux yeux de votre servante très humble, tous les princes d'ltalie ne valent pas un des cheveux que je tiens. Pendant cette folle harangue, qu'elle avait apparemment méditée, je faisais des efforts inutiles pour me dégager, et prenant pitié d'un homme de considération, je me sentais porté à réparer ce petit outrage par mes politesses. Mais, s'étant remis assez facilement, sa réponse, que je trouvai un peu grossière, me fit perdre cette disposition. Mademoiselle, mademoiselle, lui dit-il avec un sourire forcé, j'ouvre en effet les yeux, et je vous trouve bien moins novice que je ne me l'étais figuré. Il se retira aussitôt sans jeter les yeux sur elle, en ajoutant, d'une voix plus basse, que les femmes de France ne valaient pas mieux que celles d'ltalie. Rien ne m'invitait, dans cette occasion, à lui faire prendre une meilleure idée du beau sexe. Manon quitta mes cheveux, se jeta dans un fauteuil, et fit retentir la chambre de longs éclats de rire.

 

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  • Plan de l'étude :
  • I - Une scène de comédie
  • II Scène qui éclaire la psychologie des personnages
  • III - Une scène revécue

 

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Questions sur le passage en fonction du commentaire du site :

I Une scène de comédie

Les noms "scène" et " spectacle" apparaissent dans le texte dans la bouche de DG du narrateur. Le texte est délimité par l'entrée et la sortie d'un personnage. Le décor est le seuil de la porte du cabinet de Manon. 3 personnages principaux et un comparse : un valet (pour annoncer le Prince) C'est une scène d'action : la durée est brève : ralenti narratif sur cet épisode marquant à l'intérieur du récit. "pas le temps d'ouvrir la bouche " Les événements sont nombreux et rapides. Comique de gestes expliqué par une longue phrase " empoigna les cheveux de D G d'une main, prit de l'autre son miroir, tira D G , et d'un coup de genou ouvrit la porte" De nombreux verbes et des verbes d'action " trainer " " se jeta " " me faisait tourner" Les répliques sont du tac au tac : les dialogues sont rapportés au style direct, et au style indirect : dernière phrase " que les femmes de France..." Les indications (didascalies) donnent les mimiques et le ton (folle harangue, un sourire forcé, sans jeter les yeux sur elle) C'est une scène qui sidère : D G reste muet."me lièrent la langue" "je cherchais des expressions" D G traverse une succession rapide d'états psychologiques : " échauffa jusqu'au transport = jalousie" puis "indignation et surprise" puis "mépris" puis "pitié" puis "touché" C'est une scène qui fait rire : scène de vaudeville : le cocu : C'est aussi une scène qui terrifie : Manon est une diablesse qui dompte deux hommes en un tour de main. La situation est particulièrement scabreuse pour les deux hommes. C'est D G paradoxalement qui est pris de pitié pour le prince Comique de mot " regardez " Le prince est comme misogyne, cela peut s'apparenter à Dom Juan?

I -

En quoi peut-on parler d'une scène de comédie? Questionnaire

  • Quels sont les personnages du passage?
  • Comment le texte est-il délimité? Citez pour justifier votre réponse
  • Que marquent les noms de "scène" et de "spectacle"?
  • Qui est le narrateur?
  • Quel est le décor?
  • Quel est le rôle du valet?
  • Est-ce une scène d'action? Justifiez votre réponse et citez
  • De quelle nature la narration est-elle?
  • Comment les évènements sont-ils? Cela reflète t'-il la scène d'action?
  • Relevez les verbes d'action
  • Analysez le comique de geste
  • Que fait Manon?
  • Relevez du style direct et du style indirect
  • Expliquez la dernière phrase
  • Relevez et analysez les didascalies
  • Que marquent-elles? Justifiez votre réponse en citant
  • En quel sens peut-on parler d'une scène de vaudeville? Justifez
  • Peut-on dire que cette scène terrifie? Pourquoi?
  • Quelle image le lecteur a t'-il de Manon?
  • Dans quelle situation les deux hommes sont-ils?
  • Analysez le comique de mot en justifiant et en citant

 

II Scène qui éclaire la psychologie des personnages

Une manon énergique, réccurrence du pronom " elle" C'est Manon qui d'un bout à l'autre du texte mène le jeu Elle est aussi calculatrice "elle se mit à rajuster mes cheveux". Elle agit rapidement et avec à propos : le ton froid "froidement" employé pour parler au valet s'oppose à "ton enchanteur" pour parler à D G : ce geste est orienté vers la suite des événements. Elle attend la visite du Prince : elle lui a demandé de passer. Elle sait qu'elle va vivre un moment très important : elle sollicite avec insistance la "complaisance" de D G .( répétition : un moment, un seul moment) "elle répétait ses instances" : c'est un engagement "à vie". Elle reste maître de la situation : donne ses ordres au valet et ne répond pas aux questions de D G. " " ne répondit point à mes questions" Elle domine physiquement DG qu'elle traîne par les cheveux et d'une main. -> Impuissance du personnage qui cède à toutes ses volontés " efforts inutiles pour me dégager " A l'inverse c'est lui, l'amant en titre, celui qui est trompé , qui est valorisé, flatté dans son orgueil de mâle. Son physique est exalté en contrepoint du statut social du Prince. A l'inverse c'est le physique du Prince qui est tourné en ridicule en comparaison de la beauté de DG. DG, lui, est touché par le sacrifice de Manon ne perçoit pas que les éclats de rire de Manon tombent autant sur lui que sur le prince. DesGrieux narrateur présente DG personnage peu à son avantage -> volonté d'apologie? DesGrieux est méfiant, car il connaît la personnalité de Manon. " le projet d'une noire trahison" " sa gaieté sentait si peu l'artifice". Ces exemples rappellent au lecteur la vraie personnalité de Manon.

II -

Scène qui éclaire la psychologie des personnages

  • Que marque la réccurrence du pronom "elle"?
  • Manon a t'-elle le monopole de l'action?
  • Anticipe t'-elle ses actes? Est-elle calculatrice?
  • Cette scène d'une manière générale nous renseigne t'-elle en tant que lecteur sur la psychologie de Manon?
  • Quel est le souhait de Manon?
  • Analysez les répétitions de "un moment" : Cela nous renvoie t'-il à l'idée que la rencontre avec le prince pour Manon est un "engagement pour la vie"?
  • Vous semble t'-elle autoritaire? Respectueuse? Dominatrice? Expliquez et justifiez
  • Comment le statut social du prince est-il perçu dans ce passage?
  • Quelle image avons-nous du physique du prince? Des Grieux?
  • Comment les éclats de rire de Manon sont-ils ressentis par les deux hommes?
  • Comment Des Grieux narrateur présente t'-il son personnage?
  • Avons-nous selon vous une volonté d'apologie? Justifiez en citant le texte
  • Des Grieux a t'-il connaissance de la vraie nature du projet de Manon?
  • Comment se comporte t'-il?

 

III Une scène revécue, récit à postériori

- apologie qui permet de ressusciter le bonheur ainsi que Manon. Il n'y a pas d'objectivité, le narrateur éprouve du plaisir en réécrivant la scène : charme du souvenir, récit d'un bonheur passé " longs éclats de rire". " Promesses et déclarations d'amour, montrant par le discours direct une des seules fois ou Manon aime desGrieux. "j'ai juré d'aimer toute ma vie" " Je t'en aimerai mille fois plus." " mais elle y apporta plus de soins que je ne lui en avais jamais vu prendre" " Elle se mit à rajuster mes cheveux " -> La scène des cheveux évoque un moment de partage, et de bonne humeur. Il s'agit d'un moment de pause sur l'intrigue, même si les ambigüités restent sur le personnage de Manon par quelques allusions de Desgrieux. " prenant pitié d'un homme de considération" " que je trouvai un peu grossière"

III -

Une scène revécue, un récit a postériori

  • Qu'en est-il de la notion de bonheur dans la scène du prince ?
  • Analysez l'idée "d'une apologie" : Que permet-elle?
  • Pouvons-nous parler d'une scène objective?
  • Le charme du souvenir domine t'-il?
  • Relevez les expressions qui insistent sur l'idée d'un récit d'un bonheur passé
  • Que marque le discours direct concernant la relation de Manon et Des Grieux? Citez pour justifier votre réponse
  • Quelle est la symbolique de la scène des cheveux?
  • Selon vous, est-ce une scène importante pour la suite de l'histoire? En quoi? Expliquez et justifiez
  • Comment percevez-vous cette scène par rapport à l'intrigue

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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