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La Princesse de Clèves, La Fayette

Madame de la Fayette, la princesse de Clèves

 

 

 

 

Mme de La Fayette - La princesse de Clèves

L'incipit, oral EAF

Entretien sur Mme de La Fayette

Incipit, La Princesse de Cleves de Mme de Lafayette de « Il parut alors une beauté à la cour... de grâce et de charmes » Document 1

La-Fayette

 

Séquence : Le roman :

Le personnage de roman : du fantasme mythologique à l'être de chair.

*** Préparer la lecture : Liens en ressources gratuites

 

La-Fayette

 

 

 

Le roman et ses personnages : visions de l'homme et du monde, série de questions

1. Donner une définition du roman.

 Le roman est, au XIIème siècle, un récit en vers français. A partir du XIVème siècle, le roman renvoie à des textes en prose. Selon son sens moderne, le roman est une « œuvre d’imagination en prose, assez longue, qui présente et fait vivre dans un milieu des personnages donnés comme réels, nous fait connaître leur psychologie, leur destin, leurs aventures. »

2. Quelles sont les différentes formes du roman ?

 Le roman de chevalerie et les fabliaux (de petites histoires en vers simples et amusants) au Moyen-âge

 Le roman comique au XVIIème

 Le roman épistolaire et le roman picaresque (dont le héros est un aventurier ou un vaurien) au XVIIIème

 Le roman historique, le roman de mœurs, le roman d’aventures, et le roman fantastique au XIXème

 Le roman policier, le roman de science-fiction, le roman analyse et le « nouveau roman » au XXème.

3. Quelles sont les interrogations romanesques essentielles ?

 La passion amoureuse

 L’apprentissage du monde et la découverte du réel

 Le jeu de la mémoire et du temps

 L’interrogation devant la condition humaine.

4. Quelles sont les fonctions du roman ?

 La fonction ludique (se divertir, s’évader, s’identifier…)

 La fonction didactique :

o le roman comme connaissance du monde (roman historique, roman social, roman témoignage…)

o Le roman comme connaissance de l’homme

o Le roman comme leçon (le roman engagé, la morale)

o Le roman comme interrogation

5. Donner des exemples de romans à fonction didactique?.

Romans didactiques : Les lettres persannes de Montesquieu Les liaisons dangereuses de Laclos Le rouge et el noir de Stendhal

6. Qu’est-ce que le schéma actantiel ?

 Le schéma actantiel s’applique parfois parfaitement à l’intrigue, et pour certaines œuvre, il ne coïncide que partiellement avec l’action. Les personnages principaux, qui ont une place importante dans le déroulement du récit (parmi eux, le héros) sont classés en deux catégories qui s’opposent :

o Les personnages adjuvants, qui aident le héros dans sa quête (de même, peuvent être adjuvants des objets, des évènements…)

o Les personnages opposants, qui sont en conflit avec le héros, et tentent de le mettre en échec.

 Le héros, entourés des personnages principaux, subit une épreuve principale avant d’atteindre son but.

7. Comment la caractérisation des personnages est-elle réalisée ?

 Elle est directe pour les descriptions, les renseignements explicites sur l’identité du personnage

 Elle est indirecte quand il s’agit de déduire les traits de la personnalité du héros, de son comportement, ou ses paroles.

 On appelle « effet personnage » l’illusion de réalité que donne le roman, le lecteur assemblant mentalement au fil du récit des éléments dispersés qui construisent peu à peu le personnage. Pourtant, celui-ci n’est rien au départ.

8. Quelles sont les fonctions des personnages dans un roman ? Représentation : le portrait des personnages donne au lecteur l’image d’une réalité.

 Symbole : Le personnage symbolise souvent toute une catégorie de personnes, il dépasse les perspectives individuelles.

 Interprétation : c’est à travers le personnage que se construit le sens du récit.

 Identification : les comportements d’un personnage peuvent influencer le lecteur qui a tendance à s’identifier à lui.

 Esthétique : il existe un art de la composition du personnage, et de le créer au fil du récit.

 Information : Le personnage transmet des indices, des valeurs au lecteur.

9. Qu’est-ce qu’un héros ?

 Le personnage principal d'un roman est la personne sur laquelle sont fondée toute l'action, et toute la cohérence de l'histoire contée. Dans notre langage quotidien, nous appelons toujours le personnage principal le héros de l'histoire ; or le véritable héros est l'individu qui parvient à vaincre les difficultés et à régler les problèmes par l'intermédiaire de sa force, son pouvoir ou son intelligence. Les vrais héros de romans vivent de multiples aventures racontées dans de nombreux ouvrages, ils ont déjà des capacités ou des facultés particulières qui autorisent ces aventures. Le mot « héros » désigne à l’origine, un demi-dieu, qui accomplie des exploits, et incarne le courage et des valeurs moral. Cependant, il existe des personnages principaux appelés des antihéros.

10. Qu’est-ce qu’un antihéros ?

 On peut distinguer quatre types principaux d’antihéros:

o le personnage « sans qualités », l’être ordinaire vivant une vie ordinaire dans un cadre ordinaire

o le héros « décalé », un personnage ordinaire, sans qualités, qui par les circonstances se trouve plongé dans une situation extraordinaire.

o le héros négatif, porteur de valeurs antihéroïques et en général antisociales, mais sans qualités « héroïques ».

o le héros déceptif, un personnage ayant potentiellement des qualités héroïques mais qui n’en fait pas usage ou les utilise mal ou à mauvais escient, ou qui tend à perdre ces qualités, ou enfin qui se trouve dans un cadre où ces qualités ne sont plus appréciées ou admises.

11. Quelles sont les différents types de héros, et leurs caractéristiques ?

 Au XVIIème siècle, prédominent les héros raffinés des romans précieux, les héros joyeux des romans comiques, et les héros parfaits du roman classique.

 Au XVIIIème siècle, on assiste à la naissance du héros de roman moderne, avec les personnages entreprenants du réalisme, les héros hédonistes du roman libertin, les héros philosophes du roman des lumières, les héros sensibles des romans du courant pré-romantique.

 Au XIXème, le personnage idéalisé du roman romantique apparaît, ainsi que le héro moderne des romans réalistes, et le héro expérimental du roman naturaliste.

 Au XXème siècle, on retourne à des personnages forts (vers les années 30), ce sont des héros engagés, aux prises avec les conflits de leur temps. Dans les années 50, les personnages dans le nouveau roman sont remis en question, par exemple en rendant le personnage principal anonyme, ou en ne se focalisant pas sur un personnage principal.

12. Qu’est –ce que la focalisation ?

 Pour raconter une histoire, on doit choisir un point de vue, la focalisation : le romancier décide qui perçoit les événements rapportés. (le mot « focalisation » est issu du vocabulaire photographique : c’est le foyer à partir duquel une photo est prise.

13. Quels sont les différents points de vue utilisés dans un roman ?

 Le point de vue externe = perception « du dehors », sans connaître les pensées des personnages.

 Le point de vue interne = perception d’un seul personnage, dont on suit les pensées, les sensations.

 Le point de vue omniscient (ou focalisation zéro) = perception de l’ensemble des sentiments et des sensations de tous les personnages, ainsi que du passé et de l’avenir.

14. Qu’est-ce que les modalités du récit ? Quelles sont-elles dans un roman ?

 Le temps romanesque n’est pas linéaire comme le temps réel : le récit peut accélérer ou ralentir l’action, revenir en arrière, s’arrêter brusquement. Les personnages ont dans le roman une vie plus ou moins complète, certains ne font que des apparitions épisodiques, la façon dont ils s’inscrivent dans le temps peut donc être importante dans l’étude du roman. Ce sont ces « effets » que l’on appelle modalités.

 La scène : Elle est calquée sur les évènements.

 La pause : Comme son nom l’indique, c’est un arrêt du déroulement des évènements.

 Le sommaire :  Les évènements sont énumérés ou résumés.

 Analepse : c’est un retour en arrière (qui provoque une pause dans le récit. Le temps n’avance plus, mais des renseignements qui font avancer le récit sont dévoilés.)

 Prolepse : anticipation du futur

 Ellipse : passage sous silence d’une période plus ou moins longue.

 Modalité itérative : action répétée une seule fois.

15. Quelle est la structure du récit dans le roman ?

 Le récit romanesque est composé de :

o La situation initiale : définit le cadre de l'intrigue, met en place le lieu, l'époque, les personnages... le héros vit une situation d’équilibre.

o L’élément perturbateur : C'est l'élément qui fait basculer la situation du début, remet en cause l'état initial: rencontre, découverte, événement inattendu...

o Les péripéties : c’est une suite de transformations qui modifie la situation des personnages.

o L’élément de résolution : il annonce la résolution de l’intrigue. C’est le dénouement.

o La situation finale : Le personnage principal trouve une nouvelle situation d'équilibre, sur laquelle s’achève le roman/le récit.

 Ce modèle, à l'origine de toute invention narrative, peut être plus ou moins modifié; certaines étapes peuvent être difficiles à reconnaître, ou leur ordre changé. Mais retrouver et analyser ce schéma permet d'enrichir l'étude du roman.

La-Fayette

 

Lecture du passage à présenter à l'oral

Il parut alors une beauté à la cour, qui attira les        yeux de tout le monde, et l'on doit croire que c'était une beauté        parfaite, puisqu'elle donna de l'admiration dans un lieu où l'on        était si accoutumé à voir de belles personnes. Elle        était de la même maison que le vidame de Chartres, et une des        plus grandes héritières de France. Son père était        mort jeune, et l'avait laissée sous la conduite de madame de Chartres,        sa femme, dont le bien, la vertu et le mérite étaient        extraordinaires. Après avoir perdu son mari, elle avait passé        plusieurs années sans revenir à la cour. Pendant cette absence,        elle avait donné ses soins à l'éducation de sa fille        ; mais elle ne travailla pas seulement à cultiver son esprit et sa        beauté ; elle songea aussi à lui donner de la vertu et à        la lui rendre aimable. La plupart des mères s'imaginent qu'il suffit        de ne parler jamais de galanterie devant les jeunes personnes pour les en        éloigner. Madame de Chartres avait une opinion opposée ; elle        faisait souvent à sa fille des peintures de l'amour ; elle lui montrait        ce qu'il a d'agréable pour la persuader plus aisément sur ce        qu'elle lui en apprenait de dangereux ; elle lui contait le peu de        sincérité des hommes, leurs tromperies et leur        infidélité, les malheurs domestiques où plongent les        engagements ; et elle lui faisait voir, d'un autre côté, quelle        tranquillité suivait la vie d'une honnête femme, et combien        la vertu donnait d'éclat et        d'élévation à        une personne qui avait de la beauté et de la naissance. Mais elle        lui faisait voir aussi combien il était difficile de conserver cette        vertu, que par une extrême défiance de soi-même, et par        un grand soin de s'attacher à ce qui seul peut faire le bonheur d'une        femme, qui est d'aimer son mari et d'en être aimée.  

Cette héritière était alors un des grands partis        qu'il y eût en France ; et quoiqu'elle fût dans une extrême        jeunesse, l'on avait déjà proposé plusieurs mariages.        Madame de Chartres, qui était extrêmement glorieuse, ne trouvait        presque rien digne de sa fille ; la voyant dans sa seizième année,        elle voulut la mener à la cour. Lorsqu'elle arriva, le vidame alla        au-devant d'elle ; il fut surpris de la grande beauté de mademoiselle        de Chartres, et il en fut surpris avec raison. La blancheur de son teint        et ses cheveux blonds lui donnaient un éclat que l'on n'a jamais vu        qu'à elle ; tous ses traits étaient réguliers, et son        visage et sa personne étaient pleins de grâce et de charmes.

Mme de La Fayette - La princesse de Clèves

Première apparition : entrée en scène d’une princesse

La-Fayette

 

 

Mme de LaFayette appartient par son mariage à la haute noblesse. Sans faire partie de la cour, elle la fréquente (amitié avec Henriette D'Anglette, belle soeur du roi) et l'observe. Proche des mouvements des précieuses, elle a écrit un roman Zaide et une nouvelle La Princesse de Montpensier lorsqu'elle publie, toujours anonymement La Princesse de Clève. Ni nouvelle galante, ni roman précieux, quoiqu'ayant des traits de l'un et l'autre, ce récit qu'on considère comme le premier roman psychologique connait un succés exceptionnel. Le passage que nous allons étudier est l'incipit du roman.

Note sur l'ensemble de l'incipit :

Incipit : elle vient d’épouser un prince, qui lui donne son titre, c’est un roman éponyme. Milieu d’une princesse, milieu spécial.

Ce titre rappelle des titres de tragédie ; ici  un amour interdit qui s’annonce.

Mme Lafayette, XVIIème siècle, vécut sous Louis XIV. Les grands aristocrates d’habitude ne lisent pas, n’écrivent pas, ce n’est pas considéré sérieusement.

Au travers de ce roman, Mme de la Fayette relate les problèmes de son milieu, la difficulté d’être femme à la Cour. C’est rare d’avoir un écrit féminin au XVIIème siècle ; le roman devient célèbre. Dans les grands salons, il y a de grandes conversations sur des thèmes tels que « qu’est-ce que l’amour ? », ou encore « peut-on être fidèle ? » « Comment éduquer les jeunes femmes ? ».

Dans une société qui ne vit que par l’image, c’est un roman historique ; l’extrait se passe à la Cour ; elle change d’époque pour éviter la censure: choisit que le roman se passe sous le règne de Henri II (c’est la fin de son règne, mort du roi accidentelle).

Dans la Cour, seule l’apparence compte. Au travers de ce roman, Mme Lafayette relate un problème : difficulté d’être une femme. Mme de La Fayette a de la répartie. La princesse de Clèves est l’incarnation du sentiment amoureux. Mme de Chartres rend ce personnage inaccessible. Il y a trois fois le mot « beauté » : c’est une métonymie. On sait seulement qu’elle est belle. C’est un stéréotype, elle n’existe pas.

C’est une référence aristocratique : vertu, beauté, éclat du temps. Description physique, il y a un stéréotype mystère de sa beauté, un effet d’attente. Le récit s’arrête : description hyperbolique, princesse hors norme, début de la description morale (ligne 4).

Il y a un point de vue omniscient : éduquer l’esprit, enseigner. C’est aussi un discours moraliste : danger, passion amoureuse.

Dans le roman, elle a beaucoup de prétendants.

La Princesse dresse le portrait de la figure commune. La Princesse donne le ton. L’art du portrait est en vogue, le portrait est innovant.

C’est un texte très connu ; le romancier invente un personnage, donne les éléments qui font qu’on croit qu’elle a existé.

Conclusion : le roman est historique. Juste avant l’extrait : galerie des personnages historiques. Le personnage éponyme est d’exception.

Ton élogieux, place de l’éducation originale.

La-Fayette

 

 

I L’art du portrait

1 Qu’est-ce qui est élégant ?

Il y a un effet d’attente (suspense) ; on ne sait pas qui se présente. Tous les regards convergent : c’est un élément de séduction (mystère révélé avec la narration externe : il chuchote)

2 Une beauté idéalisée

Métonymie, intriguer, et une gradation (insistante).

On en voit un peu mais pas trop : il y a une gradation de sa beauté. Stéréotype : sa blancheur irradie, éclat du teint, signe de noblesse.

Champ lexical de la vision prépondérant : formule « il parut » venue des contes.

C’est une description de son éclat, de son charme, de a grâce mais pas très précise, abstraite ; elle permet ainsi d’imaginer son propre canon de beauté.  Ca suscite l’admiration ressentie par la Cour ; description précieuse, portrait hyperbolique, traits classiques.

La-Fayette

 

 

II Les conseils d’une mère

Au-delà du portrait, Mme de La Fayette fait un discours moraliste. Mme de Chartres élève sa fille avec vertu et la met en garde contre la passion amoureuse.

Passion, amour, colère, jalousie : sentiments extrêmes, maîtriser ses passions.

1 Portrait prétexte discours

Maintenant on entend ; c’est un discours narratif, discours indirect.

Elle introduit son discours dans une description

2 Originalité de la méthode

C’est une femme intelligente ; pour faire passer sa mise en garde, elle refuse la conspiration du silence. Se base sur la conversation, sur un échange propice à la dissuasion.

Elle cherche l’adhésion de sa fille et alterne ce qui est agréable et désagréable ; elle lui montre les aspects positifs et négatifs.

Elle alterne théorie et pratique : mère pédagogue, travail d’imprégnation, fait des concessions, vertu pas marrante mais montre les résultats positifs.

Faire aimer ce qui ne plait pas ; Mme de La Fayette critique et fait une éducation basée sur la franchise qui brise la « conspiration du silence ».

La-Fayette

 

III Vertu et amour

Combat entre vertu et amour : qui gagne ?

Au XVIIème siècle, c’est la vertu qui gagne, c’est le siècle des moralistes ; l’église est très présente. Au XVIIIème siècle, avec la Révolution française, c’est aussi la révolution des mœurs : création des romans libertins (Les liaisons dangereuses).. Louis XIV ne peut pas interdire la censure : dire à quel point l’église est puissante, roman du libertinage.

1 Une certaine conception de la vie

C’est une conception pragmatique, réaliste du mariage : devoir conjugal : donner des enfants ; éducation méfiance des passions, maîtriser ses passions (patior : souffrir) : colère, amour, jalousie, haine pour atteindre la sagesse, l’ataraxie (absence de troubles).

Interrogation nouvelle :

éducation morale, éducation des filles (Ecole des femmes de Molière, la laitière et le pot de lait, la Fontaine témoigne de la condition féminine.

La-Fayette

 

 

IV Une présentation décisive

Présentation décisive : la première fois qu’on la voit, défi de rester exceptionnelle , histoire hors

normes elle aussi, réaction de la Cour exceptionnelle.

Deuxième partie de l'entretien :

La-Fayette

 

I - Questions sur l'auteur

 

  • - De quel siècle Madame de la Fayette est elle?
  • Du 17ème siècle : Elle est née le 18 mars 1634 à Paris, et y est morte le 25 mai 1693
  • - Quel est son nom?
  • Marie-Madeleine Pioche de La Vergne, comtesse de La Fayette
  • - Quelles sont ses origines?
  • Marie-Madeleine Pioche de La Vergne est née dans une famille aisée de petite noblesse
  • - A quelle occasion est elle introduite dans les salons littéraires?
  • Lorsqu'elle elle devient dame d'honneur de la reine Anne d'Autriche et commence à acquérir une éducation littéraire auprès du grammairien Ménage qui finit par l'introduire dans les salons littéraires
  • - Qui était Français Motier?
  • Son mari qu'elle épouse en 1655 avec lequel elle aura 2 fils. Le comte de La Fayette.
  • - Quels sont ses contemporains?
  • La Rochefoucauld
  • - Citez une autre oeuvre de Madame de La Fayette
  • Mémoires de la Cour de France (1731).
  • - Quelle est l'oeuvre la plus célèbre?
  • La Princesse de Clèves

 

La-Fayette

 

 

II - Questions sur l'oeuvre : La princesse de Clèves :

  • - Quel est le genre littéraire de cet ouvrage?
  • un des premiers romans d'analyse de l'histoire littéraire française = un roman historique
  • - Dans quelles conditions a t'il été publié?
  • publié anonymement par Marie-Madeleine de La Fayette : 1678
  • Quelle est la toile de fond du livre?
  • la vie à la cour des Valois, dans les dernières années d'Henri II
  • - Quel est le contexte historique?
  • XVIIe siècle : les années d'Henri II
  • - Peut on dire qu'il s'agit d'un roman historique?
  • Oui c'est un roman historique et un roman moderne
  • - Quel est le rapport entre cet ouvrage et la vie culturelle au XVIIème siècle?
  • Le roman marque  l’affirmation en littérature de la place des femmes dans la vie culturelle du XVIIe siècle, en ce sens, on peut dire qu'il rejoint le courant de la Préciosité.
  • - Peut on en parler comme d' un modèle littéraire?
  • Oui, il y a respect de l'esthétique  classique, souci de  vraisemblance dans la psychologie des personnages et construction rigoureuse. Il a inspiré Balzac.
  • - Quels sont les éléments historiques du roman?
  • Cour des Valois, Henri II, les personnages sont des personnages historiques sauf le personnage principal, procès de Françoise de Rohan.
  • - Quelles sont les trois grandes influences du livre?
  • Préciosité, Jansénisme et libertinage
  • - Que peut-on dire sur la réception du livre?
  • Succès qui a inspiré Balzac, chef d'oeuvre littéraire, critique mondaine

 

La-Fayette

 

 

Questions sur l'introduction et recherches personnelles

Peut-on parler d’une nouvelle galante?

D’un roman précieux?

D’un roman psychologique?

Définir l’incipit : quel est son rôle?

Citez deux autres incipits

Définir l’excipit

Selon vous, la première et la dernière page d’un livre sont-elles essentielles ? En quoi?

Montrez que la première et la dernière page de la Princesse de Clèves sont fondamentales pour l’histoire

La-Fayette

 

Deux problématiques possibles

 

En quoi est-ce un incipit traditionnel ou innovant?

Cet incipit remplit-il ses fonctions?

 

Questions sur l'ensemble de l'incipit

 

La-Fayette

 

 

 

Questionnaire n° 1

 

Sur quoi le roman s'ouvre t'-il?

Quelle est la situation du début de l’œuvre?

Que pensez-vous du titre? Est-ce un roman éponyme? A quoi le titre «Princesse de Clèves» peut-il faire penser? De quoi est-il évocateur? Pourquoi? Le thème est-il tragique?

L'ouvrage de Mme la Fayette a t'-il été pris au sérieux par les aristocrates? Quelle en est l'explication?

Ce roman traduit-il la difficulté de vivre à la cour pour les femmes?

Sous quel règne monarchique La Fayette a t'-elle vécu? Louis XIV

A quelle époque du point de vue historique l'action se situe t'-elle dans son roman la Princesse de Clèves? Henri II

Pourquoi Mme La Fayette a t'-elle volontairement changé l'époque?

Que représente la princesse de Clèves?

Que symbolise Mme de Chartres?

Dans l'incipit, nous trois récurrences du nom «beauté». Est-ce une figure de style? Quel est son sens?

En dehors de sa beauté, nous ne savons rien d'autre de la princesse de Clèves. En ce sens, peut-on dire qu'elle n'est qu'un stéréotype?

Quelles valeurs incarne t'-elle? Du fait des valeurs incarnées, est-elle une référence aristocratique?

Avons-nous une description physique précise dans cette première page?

Cela crée t'-il un effet d'attente? Cela met-il en avant l'idée du stéréotype mystère de la beauté?

Quel point de vue avons-nous?

L'art du portrait est-il alors en vogue? Innovant?

S'agit-il d'un roman historique? Pourquoi?

Le personnage éponyme est-il un personnage historique? 

 

La-Fayette

 

 

Approfondir quelques points

 

Questionnaire n° 2

 

I – L'art du portrait

1 – Qu'est-ce qui est élégant?

Comment le suspense est-il mis en avant?

Comment l'effet d'attente est-il créé?

Comment le mystère est-il révélé?

2 – Une beauté idéalisée

Relevez une métonymie et une gradation

Repérez les détails, termes et expressions qui prouvent que nous avons un stéréotype de la beauté

Retrouvons-nous les critères de la beauté valorisés dans le milieu social de la noblesse?

Relevez et analysez le champ lexical de la vision

La formule d'ouverture « Il parut» assimile t'-elle ce passage à un conte?

La description est-elle néanmoins précise ou reste t'-elle abstraite?

Cela sollicite t'-il l'imagination du lecteur?

La description est-elle précieuse?

 

La-Fayette

 

 

II – Les conseils d'une mère

1 – Un portrait prétexte au discours

Mme La Fayette fait-elle un discours moraliste? Lequel?

De quelle nature le discours est-il?

2 – Originalité de la méthode

Montrez la pédagogie de la méthode

 

La-Fayette

 

 

III – Vertu et amour

En quoi est-ce une roman entre vertu et amour?

Une conception de la vie

Expliquez en quoi consiste la conception réaliste et pragmatique du mariage

En quel sens peut-on parler d'une éducation morale? S'agit-il d'une interrogation nouvelle?

Citez deux auteurs qui se sont intéressés à l'éducation des filles

 

La-Fayette

 

Questions sur la conclusion

Quel est l'intérêt de ce passage?

Est-ce un passage important pour la suite de l'histoire?

Est-il annonciateur de la suite?

 

Ouverture

 

Cet incipit est-il annonciateur et symbolique de l'univers romanesque de l'oeuvre?

 

 

Entretien sur Mme de La Fayette

Incipit, La Princesse de Cleves de Mme de Lafayette de « La magnificence et la galanterie... » à « l'admiration de leur siècle »  : Document 2

 

La-Fayette

 

Séquence : Le roman :

 

Le personnage de roman : du fantasme mythologique à l'être de chair.

La-Fayette

 

Commentaire de l'incipit

Mme de LaFayette appartient par son mariage à la haute noblesse. Sans faire partie de la cour, elle la fréquente (amitié avec Henriette D'Anglette, belle soeur du roi) et l'observe. Proche des mouvements des précieuses, elle a écrit un roman Zaide et une nouvelle La Princesse de Montpensier lorsqu'elle publie, toujours anonymement La Princesse de Clève. Ni nouvelle galante, ni roman précieux, quoiqu'ayant des traits de l'un et l'autre, ce récit qu'on considère comme le premier roman psycologique connait un succés exceptionnel. Le passage que nous allons étudier est l'incipit du roman.

Développement :

I/ Cadre où l'héroine va évoluer au cours du roman

A/ Un cadre exceptionnel

C'est le monde réel d'Henri II Le roman prend place à la cour - Champ lexical de la cour : Prince, roi, reine, princesse, dauphine. La cour est décrite d'une manière extraordinaire avec des hyperboles "Supérieur à toutes les autres", "Jamais paru avec tant d'éclat", "Jamais cour n'a eu tant de belles personnes" ---> Exagération Monde de perfection et de beauté : - l'auteur commence son roman par : "La magnificence" ce qui montre l'aspect magnifique de la cour - champ lexical de la perfection et de la beauté : "eclat", "magnificence", "admirablement", "grandeurs", "incomparable", "parfaite", "majestueuse". Renforcé par des expressions absolues "ne...jamais", "ne...plus", "de plus beau", "de mieux faits".

B/ Mais aussi faux et superficiel

Galanterie peut être définie par 2 notions : Art de vivre vice de courtoisie au Moyen-âge : façon raffinée d'être dans une situation amoureuse avec les femmes. Subordonnée de concession : "quoique sa passion pour Diane de Poitiers (...) plus de 20 ans" ---> Montre la passion du roi pour Diane de Poitiers "quoiqu'elle eût passé la première jeunesse" ---> reine n'est plus toute jeune Diane de Poitiers est nommée avant la reine. On a donc une infidélité affichée et un malheur prévu  - Roi est décrit seulement comme un homme qui "aime la fête, la galanterie, exercice du corps" On a aussi une grande importance des verbes paraitre et sembler. L'auteur joue sur le double sens du verbe paraitre: être en apparence et se montrer.

La-Fayette

 

 

II/ Parmi des personnages historiques et parfaits

A/ Personnages historiques

Tous les personnages présentés dans incipit ont reellement existé dans la cours du XVI e siècle d'Henri II - Henri II: fils de Francais I et Claude de France ; il est aussi le Duc d'Orléans - Diane de Poitiers : aussi Duchesse de Valentinois, maitresse du roi - Reine : jamais nommée mais c'est Catherine de Médicis mère de 3 rois de France : Francois II , Claude IX et Henri III - Elisabeth de Fr : fille d'Henri II. Promise au roi d'espagne mais c'est son père qui la veut - Reine Dauphine : Futur Marie Stuart

B/ Personnage  présenté de manière parfaite

Prince : "galant, bien fait, amoureux" Marie Stuart : "personne parfaite pour l'esprit et pour le corps" Elisabeth de France : "incomparable beauté" Superlatif et hyperbole qui décrivent les personnes présentes à la cour "tout ce qu'il y avait de plus beau et de mieux fait, de l'un et de l'autre sexe, ne manquait pas de se trouver" "Les plus grandes princesses et les plus grands princes" "Nombre infini de princes et de grands seigneurs d'un mérite extraordinaire"

La-Fayette

 

 

III/ Mais l'incipit est incomplet

L'auteur présente les  personnages dans l'incipit. Avec une présentation plus précise pour La Reine, Le Roi et sa maitresse Les personnages sont révélés comme le triangle amoureux.  Aucune allusion au Duc de Nemours et à la princesse de Clèves

Conclusion

L'incipit répond à l'impératif traditionnel de la 1ere page. mme de LaFayette choisit un cadre où sont présentes les personnes les plus accomplis. Mais incipit est incomplet car nous n'avons pas la présentation du personnage éponyme du roman

La-Fayette

 

Plan du commentaire

 

I/ Cadre où l'héroine va évoluer au cours du roman

A/ Un cadre

B/ Mais aussi faux et superficiel! exceptionnel

II/ Parmi des personnages historiques et parfaits

A/ Personnages historiques

B/ Perso présenté de maniere parfaite

III/ Mais l'incipit est incomplet

La-Fayette

 

 

Questions sur l’incipit en fonction du plan du commentaire : toutes les réponses sont dans l'étude de l'incipit

I -

A -

Quel est le cadre dans lequel l’héroine évolue au cours du roman?

L’incipit remplit-il ici sa fonction informative?

Le monde évoqué est-il réel?

Où le roman prend t’-il place?

Relevez le champ lexical de la cour

Comment cette dernière est-elle décrite?

Relevez, analysez les hyperboles

Comment le roman s’ouvre t’-il?

Sur quel aspect du cadre, l’auteur met-il l’accent?

Relevez le champ lexical de la perfection et de la beauté

Comment est-il encore renforcé et dans quel but?

B -

Quels sont les deux notions relatives à la galanterie?

Relevez la subordonnée de concession

Que marque t’-elle?

Comment Diane de Poitiers est-elle nommée?

Comment l’histoire se présente t’-elle,

Que peut-on prévoir?

Comment le roi est-il décrit?

Relevez les verbes qui connotent le « paraître »

Sur quel double sens l’auteur joue t’-il?

La-Fayette

 

II -

A -

Quelle est la caractéristique des personnages présentés dans l’incipit?

Citez les personnages historiques mentionnés

B -

Quelles sont les personnages présentés de manière parfaite?

Relevez les adjectifs représentatifs du portrait du prince

Quelle image de Marie Stuart le narrateur donne t’-il?

Qu’en est-il d’Elisabeth de France?

Que soulignent le superlatif et l’hyperbole « incomparable beauté »?

Relevez les expressions qui s’appliquent à l’ensemble des personnages présentés

La-Fayette

 

 

III -

L’incipit est-il complet?

Remplit-il son rôle?

Quelles sont les trois caractéristiques traditionnelles d’un incipit?

Répond t’-il à ces trois caractéristiques?

Qu’en est-il de la présentation des personnages?

Peut-on dire que l’incipit réponde à l’impératif traditionnel de la première page?

Avons-nous la présentation du personnage éponyme du roman?

La-Fayette

 

Lecture du texte :  la scène de déclaration, commentaire et questionnaire EAF : Document 3

La Princesse de Clèves de Mme de Lafayette

l'extrait :

" Monsieur de Clèves se trouvait heureux, sans être néanmoins entièrement content. Il voyait avec beaucoup de peine que les sentiments de mademoiselle de Chartres ne passaient pas ceux de l'estime et de la reconnaissance, et il ne pouvait se flatter qu'elle en cachât de plus obligeants, puisque l'état où ils étaient lui permettait de les faire paraître sans choquer son extrême modestie. Il ne se passait guère de jours qu'il ne lui en fît ses plaintes. — Est-il possible, lui disait-il, que je puisse n'être pas heureux en vous épousant ? Cependant il est vrai que je ne le suis pas. Vous n'avez pour moi qu'une sorte de bonté qui ne peut me satisfaire ; vous n'avez ni impatience, ni inquiétude, ni chagrin ; vous n'êtes pas plus touchée de ma passion que vous le seriez d'un attachement qui ne serait fondé que sur les avantages de votre fortune, et non pas sur les charmes de votre personne. — Il y a de l'injustice à vous plaindre, lui répondit-elle ; je ne sais ce que vous pouvez souhaiter au-delà de ce que je fais, et il me semble que la bienséance ne permet pas que j'en fasse davantage. — Il est vrai, lui répliqua-t-il, que vous me donnez de certaines apparences dont je serais content, s'il y avait quelque chose au-delà ; mais au lieu que la bienséance vous retienne, c'est elle seule qui vous fait faire ce que vous faites. Je ne touche ni votre inclination ni votre cœur, et ma présence ne vous donne ni de plaisir ni de trouble. — Vous ne sauriez douter, reprit-elle, que je n'aie de la joie de vous voir, et je rougis si souvent en vous voyant, que vous ne sauriez douter aussi que votre vue ne me donne du trouble. — Je ne me trompe pas à votre rougeur, répondit-il ; c'est un sentiment de modestie, et non pas un mouvement de votre cœur, et je n'en tire que l'avantage que j'en dois tirer. Mademoiselle de Chartres ne savait que répondre, et ces distinctions étaient au-dessus de ses connaissances. Monsieur de Clèves ne voyait que trop combien elle était éloignée d'avoir pour lui des sentiments qui le pouvaient satisfaire, puisqu'il lui paraissait même qu'elle ne les entendait pas. Le chevalier de Guise revint d'un voyage peu de jours avant les noces. Il avait vu tant d'obstacles insurmontables au dessein qu'il avait eu d'épouser mademoiselle de Chartres, qu'il n'avait pu se flatter d'y réussir ; et néanmoins il fut sensiblement affligé de la voir devenir la femme d'un autre. Cette douleur n'éteignit pas sa passion, et il ne demeura pas moins amoureux. Mademoiselle de Chartres n'avait pas ignoré les sentiments que ce prince avait eus pour elle. Il lui fit connaître, à son retour, qu'elle était cause de l'extrême tristesse qui paraissait sur son visage, et il avait tant de mérite et tant d'agréments, qu'il était difficile de le rendre malheureux sans en avoir quelque pitié. Aussi ne se pouvait-elle défendre d'en avoir ; mais cette pitié ne la conduisait pas à d'autres sentiments : elle contait à sa mère la peine que lui donnait l'affection de ce prince."

La-Fayette

 

Commentaire :

Marie-Madeleine Pioche de La Vergne naît à Paris d’un père écuyer appartenant à l'entourage de Richelieu et d’une mère au service de Mme de Combalet, nièce du cardinal Richelieu. La future Mme de Lafayette est de petite noblesse mais son érudition, sa beauté et la richesse de sa famille, lui ouvrent vite les portes des salons parisiens. A seize ans, Marie-Madeleine fréquente les salons de Mlle de Scudéry et l'hôtel de Rambouillet. Elle devient demoiselle d'honneur de la régente Anne d'Autriche et se retrouve ainsi au cœur des intrigues de la Cour. Cinq ans plus tard, elle épouse le comte de Lafayette, officier en retraite de 38 ans, qui est d'une grande noblesse, mais ne dispose que de faibles moyens. Ce mariage de raison vaut à Marie-Madeleine une vie sans passion mais sans tragédie. Les époux adopteront un mode de vie les satisfaisant tous les deux : elle fréquentera les salons parisiens, tandis que le comte restera sur ses terres d'Auvergne. Mme de Lafayette se fixe dans son prestigieux hôtel de la rue Vaugirard et y ouvre son propre salon. Ses amies les plus proches sont sa cousine, Mme de Sévigné, et Henriette d'Angleterre, la belle-sœur du roi. Plus tard Mme de La Fayette noue une relation d'amitié avec La Rochefoucauld. Grâce à celui ci, Mme de la Fayette qui aime les livres et qui a beaucoup lu rencontre Racine, Corneille, Boileau et beaucoup d'autres auteurs. En 1678, parait La Princesse de Clèves, roman aux accents classiques retraçant le parcours initiatique d’une jeune femme qui va découvrir les affres de la passion. De ce roman, nous retiendrons particulièrement un extrait présentant un dialogue, que l’auteur va nous livrer comme étant un échantillon des dialogues quasi quotidiens qui ont lieu entre M.de Clèves et Mlle de Chartres, destiné à faire le point d’une manière aussi précise que possible sur leurs sentiments respectifs à la veille de leur mariage. Il semble alors que les avis divergent entre le couple concernant la réciprocité de leur amour. Dès lors, peut-on considérer que l’extrait traduit une tentative de révolutionner les rapports hommes femmes de l’époque en leur permettant d’exprimer leurs véritables sentiments sans bornes ? Nous montrerons initialement que l’extrait pourrait avoir des allures d’une scène de déclaration si elle n’était entravée par la bienséance qui régit alors les rapports des individus.

 

La-Fayette

 

 

I. Une scène de déclaration.

-Ce dialogue entre Mlle de Chartre et M. de Clèves se situe à un moment qui semble correspondre à une pause dans l’action du roman. Il a lieu, dans les semaines qui précédent le mariage des deux personnages puisque le contrat a été signé et que la nouvelle a été rendu publique, on attend plus que la cérémonie ait lieu. -Ainsi le texte s’ouvre sur une phrase écrite avec le plus grand soin de nuance. -En effet, la narratrice nous fait bien ressentir la différence entre le bonheur que ressent M. de Clèves d’avoir été le candidat élu pour épouser la belle, jeune et riche Mlle de Chartres, il ne peut néanmoins s’estimer combler par un juste retour de sentiments. - M. de Clèves se plaint alors, dès la première réplique, de la profonde indifférence de Mlle de Chartres à son égard « Ma présence ne vous donne ni plaisir ni trouble » - Si M. de Clèves s’apprêtait à faire un mariage basé sur l’amour, il en va tout autre pour Mlle de Chartre qui elle ne fera qu’un mariage de raison. -M. de Clèves le ressent et cela altère profondément la joie que lui donne le fait de pouvoir enfin l’épouser. - Il est suffisamment lucide pour se rendre compte que les manifestations de « l’estime et de la reconnaissance » sont loin d’être celles de la passion. -Il manifeste donc son insatisfaction à plusieurs reprises « Il ne se passe guère de jours qu’il ne lui en fit ses plaintes » tans son affliction et son accablement grandissait au fur et à mesure du temps qui passe - Il entreprend alors de clarifier la situation à travers une série d’interrogations envers sa future épouse qui revêt des caractères de déclaration amoureuse, il tente de comprendre les motifs qui la poussent à être distante envers lui. - L’utilisation de l’imparfait dans « ne se passait guère un jour » et « … lui disait-il » a valeur de répétition montrent sa volonté et son insistance à connaître les raisons d’un manque de marques d’amour à son égard, d’autant que « l’état où ils étaient » le leur permettait. - Pour lui, rien dans le comportement de la jeune fille ne témoigne d’une quelconque passion. - Le moins qu’on puisse dire de ce personnage est que son grand amour pour sa dulcinée ne l’aveugle pas au point qu’il confonde entre les marques de respect qu’elle a pour lui et la véritable passion. - C’est lui qui enclenche la mise au point et qui semble même orienter le dialogue, puisque la narratrice lui prête le plus souvent la parole dont le ton passe de celui du constat « Cependant il est vrai que je ne le suis pas » a celui du reproche « Vous n’avez ni impatience … de votre personne » -Il ne parvient cependant à donner un sens au malheur qui le ronge venant à la suite d’une alliance qu’il a pourtant tant espérée « Est-il possible que je puisse n’être pas heureux en vous épousant ? » - Il tient alors un discours accusateur envers Mlle de Chartre s’assignant le rôle de victime. -L’anaphore de « vous » sonne en ce sens comme une intention accusatrice -Il lui reproche son manque de « distinction » envers lui et doute ainsi de la réciprocité de leur amour

 

Transition : On peut donc conclure d’une scène de déclaration a sens unique puisque ce sont plus les sentiments de M.de Clèves qui sont dévoilés, tandis que Mlle de Chartres tente timidement de se défendre, ce qui nous amène à parler en seconde partie de la place de l’éducation et de la bienséance dans l’attitude de la jeune fille.

La-Fayette

 

 

II. La bienséance et les manifestations des sentiments.

-Le lecteur l’aura remarqué tout au long de la conversation, la jeune fiancée aura su montrer beaucoup de réserve dans l’expression de ce qu’elle ressent. -En effet, sa première réaction est de rappeler à M.de Clèves les limites qu’impose la « bienséance » aux manifestations du cœur « Je ne sais ce que vous pouvez souhaitez … que j’en fasse davantage » -Mlle de Chartre réfute les accusations portées envers elle et essaie de répondre aux plaintes de son futur époux -Elle proteste et tente de justifier sa réserve en se retranchant derrière la bienséance « Il me semble que la bienséance ne me permet pas que j’en fasse davantage » -Mais M.de Clèves poursuit dans ses accusations répliquant que si elle se montre un peu aimable envers lui ce n’est qu’un « sentiment de modestie » et non un « mouvement » de son cœur. -Mlle de Chartre ne conçoit pas le discours au accent réprobateur de son futur mari mais tente tout de même de se justifier par le poids de l’éducation qu’elle avait reçu car son fiancé devrait reconnaître que sa simple apparition lui procure de « la joie » et qu’elle lui « donne du trouble ». -Le lecteur sent chez la jeune personne énormément de franchise, car convaincue que le comportement qu’elle a envers son fiancé est le plus « à propos » et que ce sont là certainement les signes de la passion « et je rougie si souvent en vous voyant… », mais ne saurait y trouver un quelconque débordement sentimental. -On pourrait alors imputer l’absence de ces manifestations au fait que la jeune demoiselle soit persuadée que ce sont uniquement là les expressions du cœur que la bienséance lui permet, dût-elle ressentir pour le prince le plus fougueux des sentiments, son initiation a l’amour n’ayant comporté que les valeurs de la vertu, de la pudeur et de la dissimulation des impulsions « ses distinctions étaient au-dessus de ses connaissances » -Notre héroïne donne donc toute l’image de « l’honnête femme » aux grandes qualités, dont même la bonté qu’elle éprouve a l’égard du Chevalier de Guise, ayant compté parmi les partis qui la convoitaient et qui a fini par s’incliner devant son choix pour M.de Clèves non sans grand accablement -Elle se réfugie alors pour extérioriser « la peine que lui donnait l’affection de ce prince » dans le rempart que représente sa mère. -Ainsi la princesse estime son mari, lui est dévoué et lui porte un grand respect mais ne peut l’aimer tel qu’il en espère d’elle, malgré ses efforts constants pour y parvenir. -Elle conçoit alors un mariage de convenance car son union avec le prince, qu’elle avait certes accepté, ne reposait en vérité que sur son ignorance du sentiment amoureux. En définitive, même si l’extrait recèle certaines caractéristiques, on ne peut le considérer comme fructueux puisque M.de Clèves n’aura pas réussi à briser la glace entre sa future épouse et lui, ni à surmonter l’obstacle que représente alors le poids de la bienséance et de l’éducation. Mais peut être faut-il aller chercher les raisons de ce comportement ailleurs et émettre l’hypothèse que Mlle de Chartre n’a pas rencontré en M.de Clèves l’homme qui aura su allumé en elle la flamme de la passion.

La-Fayette

 

 

Questions sur le commentaire en fonction des axes d'étude:

*** Les réponses sont dans le commentaire

 

Questions sur l'introduction de l'étude:

Avec quel grand penseur Mme La Fayette noue t'-elle une relation d'amitié?

Quelles rencontres littéraires fait-elle ensuite grâce à cette relation d'amitié?

Quand le roman, la Princesse de Clèves parait-il?

Quel en est le thème?

Quels sont les personnages en présence dans cet extrait?

De quoi s'agit-il dans ce passage? Dégagez le thème et l'intérêt du dialogue à étudier

 

Problématique pour vous entraîner à l'oral

L'extrait traduit-il une tentative de révolutionner les rapports hommes/femmes de l'époque en permettant d'exprimer leurs véritables sentiments sans bornes?

 

Plan de l'étude:

I – Une scène de déclaration

II – La bienséance et les manifestations des sentiments

 

Questions sur le développement

La-Fayette

 

 

I -

A quel moment le dialogue se situe t'-il dans  l'action du roman?

A quel date approximative l'extrait se situe t'-il par rapport au mariage des deux personnages?

Le mariage est-il rendu public?

Que nous fait sentir la narratrice?

Quel est l'état d'esprit de M. de Clèves?

Qu'en est-il de Mlle de Chartres?

Relevez la phrase du début de l'extrait qui traduit l'indifférence de sa future épouse

Peut-on parler d'un mariage de raison?

Que décide de faire M de Clèves?

Quel temps passé souligne sa volonté et son insistance à connaître les raisons du manque de manifestation d'amour de Mlle de Chartres

Vous semble t'-il lucide par rapport à la situation sentimentale du couple?

A qui la narratrice prête t'-il le plus souvent la parole?

Relevez la phrase qui montre que le ton du passage s'apparente à un constat dans un premier temps, puis à un reproche

Comment comprenez-vous l'interrogation: «Est-il possible que je puisse n'être pas heureux en vous épousant»?

Parvient-il à donner un sens à son malheur?

Se pose t'-il en victime?

Relevez l'anaphore caractéristique de son intention accusatrice

 

La-Fayette

 

 

II -

Peut-on parler d'une scène de déclaration en sens unique?

Comment la jeune fiancée se manifeste t'-elle?

Quelle est sa réaction?

Comment comprenez-vous le terme «bienséance»?

Ce terme reflète t'-il la place qu'une femme doive occuper dans ce milieu?

Citez pour justifier votre réponse en relevant les expressions qui le prouvent

La bienséance est-elle un prétexte?

Réfute t'-elle? Proteste t'-elle? Se justifie t'-elle?

Quel crédit et avantage la bienséance lui donne t'-elle dans cette situation?

Quel argument avance t'-elle pour rassurer son futur époux?

Parait-elle franche?

Comment estime t'-elle son comportement vis-à-vis de M de Clèves? Citez pour justifier votre réponse

Les responsables de sa réserve et de sa pudeur sont-ils son initiation à l'amour et son éducation?

A quelles valeurs cette initiation à l'amour renvoie t'-elle? Citez le texte pour rendre compte et justifier de vos arguments.

Donne t'elle l'image de «l'honnête femme»?

Sur quoi selon Mlle de Chartres son mariage de convenance repose t'-il? Pourquoi?

Son ignorance du sentiment amoureux vous semble t'-il sincère?

La-Fayette

 

 

Questions sur la conclusion

Quel est l'intérêt de ce passage?

Est-il représentatif de Mlle de Chartres et de l'union propre à leur milieu social?

Est-ce un passage important pour la suite de l'histoire?

Est-il annonciateur de la suite?

 

La-Fayette

 

 

Lecture du texte :

 

L'aveu au prince de Clèves : Document 4

« -Eh bien, Monsieur, lui répondit-elle en se jetant à ses genoux... » à « apprenez-moi qui est celui que vous voulez éviter. »

La-Fayette

 

 

  • Problématique :
  • En quoi peut-on dire que cette scène est une scène hors du commun? 
  • Plan du commentaire :
  • I  / Une scène hors du commun
  • II/ un aveu extaordinaire
  • III/ la passion de Mr Clèves

La-Fayette

 

Commentaire :

Introduction :

La princesse de Clèves est un roman de Mme de La fayette du XVIIème siècle qui se passe au XVIème siècle à la cour d'Henri II (fils de François 1er).

Une scène hors du commun

Le Prince insiste afin de savoir la vérité "Eh bien" "en se jetant à genoux" --> rupture des conventions -  Image d'une femme à genoux très belle ---> image religieuse Hyperbole : "le plus malheureux des hommes", "si violente", "d'une beauté si admirable" " le visage couvert de larmes" image de saints

-  Les hyperboles soulignent le caractère admirable et extraordinaire -

Phrases impersonnelles "on" "il faut" "tout ce que". Parallélisme : "Il faut avoir plus d'amitié et plus d'estime pour un mari que l'on en a jamais eu" / "vous paraissez plus digne d'estime et d'admiration que tout ce qu'il y a jamais eu de femme au monde" "plus admirable mari du monde" / " plus admirable des femmes" ---> tous les 2 sont extraordinaires et se ressemblent

- Renversement des rôles : M. Cleves lui demande pardon : concours d'excuses

La-Fayette

 

II/ un aveu extaordinaire

Elle fait l'aveu afin de quitter la cour "Si j'avais encore Mme Chartre pour me conduire" ---> elle lui demande de remplacer sa mère : d'être son guide de conscience

- Périphrase : marque de faiblesse" : preuve d'amour pour Nemours "innocence de ma conduite" : elle n'a pas commis l'adultère "le parti que je prends" : aveu qu'elle vient de faire "sentiments qui vous déplaisent" : amour pour une autre personne que M.Cleves

Champs lexical de l'éloignement : "m'eloigner", "éviter" "retirer"  :  Suite d'impératifs de supplications. Ils montrent que son sens du devoir est plus fort que de céder à la tentation "conduisez moi" "ayez pitié de moi' " aimez moi encore si vous le pouvez" 

- Rythme ascendant avec des vers de plus en plus longs,  4 puis 6 puis 10 mètres

La-Fayette

 

III/ la passion de Mr Clèves

Il apparaît comme un personnage tragique

- expression de sa souffrance : "la tête appuyée sur ses mains" "il pensa mourir de douleur" "hors de lui même " "affection aussi violente" " le plus malheureux des hommes"

-  Superlatif + hyperbole qui montrent qu'il souffre - conflit intérieur

- admiration  - "rendez malheureux par la plus grande marque de fidélité que jamais une femme ait donnée à son mari"

- dédoublement de personnalité : "j'ai tout ensemble la jalousie d'un amant et d'un mari". Mari  : c'est une question d'honneur, amant  : c'est la douleur, la souffrance, Interrogation intrusive qui montre sa jalousie " Mme cet homme heureux qui vous donne cette crainte? Depuis quand vous plaît- il? Qu'a t -il fait pour vous plaire ? Quel chemin a t il trouvé pour aller à votre coeur ? "Sa souffrance est grandissante

Conclusion :

ce qui est marquant dans ce passage est la démarche de Mme  de Clèves qui avoir pour mieux résisté, demande à son mari d'être un directeur de conscience. Mme de Clèves se leurre et affirme qu'il n'en abusera pas alors que sa jalousie va le pousser à faire suivre sa femme et qu'il en mourra. L'exigence de transparence entraîne Mme de Cleves hors des conventions et bien au delà de la morale.

La-Fayette

 

 

Questions générales sur la scène de l’aveu

On sait que le passage à l’acte est progressif car la princesse a eu l’idée à plusieurs reprises de tout avouer à son mari. On a donc une scène préparée. C’est une scène clé apparue choquante en son temps. En effet, on peut se demander pourquoi elle avoue au risque de le faire souffrir. Elle refuse la galanterie, l’apparence, la dissimulation, le mensonge. Elle ne se conforme pas aux usages de la société. Elle refuse le conflit entre sa raison et sa passion. L’aveu se fait sous les yeux de Nemours caché dans l’ombre. On peut donc mesurer la tension psychologique entre les époux, la dimension dramatique et le romanesque.

Vous devez après lecture de ces notes pouvoir répondre à ces questions générales :

Avons-nous une scène cruciale dramatisée?

Le passage à l’acte est-il progressif? Pourquoi? Justifiez votre réponse

Montrez que c’est une scène clé

Pourquoi selon vous ce passage a t’-il pu choquer en son temps?

Selon vous, pourquoi la princesse décide t’elle de tout avouer?

Se conforme t’elle aux usages de la société de son temps?

Comment gère t’-elle le conflit entre la raison et la passion?

Quel est le contexte de l’aveu?

Monsieur Nemours est-il présent?

Quel impact cela a t’-il?

La présence cachée de Nemours renforce t’-elle l’aspect romanesque du passage?

La tonalité est-elle en outre dramatique?

La-Fayette

 

Questions sur le commentaire :

I -

En quoi peut-on parler d’une scène hors du commun?

Qu’est-ce que le prince recherche?

Comment la vérité éclate t’-elle?

Comment la princesse se libère t’-elle de la vérité qui la fait culpabiliser?

Comment cette culpabilité se traduit-elle?

Respecte t’-elle les conventions?

Relevez l’image religieuse

Relevez les hyperboles et les connotations religieuses

Que marquent les hyperboles?

Combien de phrases impersonnelles avons-nous dans ce passage?

Que traduit-elle?

Relevez les parallélismes et expliquez les

En quoi pouvons-nous parler d’un renversement des rôles?

Quelle est l’attitude des deux époux?

Comment ressentez-vous cette scène d’aveu? Justifiez

La-Fayette

 

II -

En quoi avons-nous un aveu extraordinaire?

Qui est cité en référence pour imager son guide de conscience?

Relevez une périphrase : quel est son sens?

Définir la périphrase

Quelles sont les expressions qui reflètent et trahissent son amour pour Nemours?

Relevez le champ lexical de l’éloignement

Que mettent en évidence les impératifs de supplication?

La princesse est-elle davantage assimilée à une femme passionnée ou à une femme ayant le sens du devoir, une femme raisonnable?

Analysez en justifiant votre réponse le rythme ascendant et les vers de plus en plus long

La-Fayette

 

III -

La passion de Mme de Clèves :

Comment le personnage de Mr de Clèves apparaît-il dans cette scène de l’aveu?

Est-il un personnage tragique? En quoi?

Relevez les expressions de la souffrance

Quelles sont celles qui trahissent la plus haute souffrance morale?

Quelles en sont les manifestations physiques?

Montrez que le superlatif et l’hyperbole accentuent l’impression grandissante de la souffrance indescriptible de Mr de Clèves

Comment se traduit son conflit intérieur?

Peut-on parler « d’un dédoublement » mari et amant en la personne de Mr de Clèves? Pourquoi? Justifiez en citant le texte

Que symbolise le mari?

Que symbolise l’amant?

Etudiez les questions et montrez qu’elles scandent la progression de sa souffrance

La-Fayette

 

Questions sur la conclusion :

Que pensez - vous de la scène de l’aveu?

Est-elle essentielle pour la suite de l’histoire?

De quoi est-elle annonciatrice?

Qu’avez-vous trouvé de plus marquant dans ce passage?

L’exigence de transparence de Mme de Clèves va t’-elle la conduire au-delà de la morale?

 

La Fayette, La princesse de Clèves

*** Entretien préparé, séquence roman

La-Fayette

 

Séquence : Le roman : La scène de l'aveu à M . Nemours : Document 5

 

Lecture du texte :

-Hélas ! Madame, répliqua-t-il, que pouvez-vous craindre qui me flatte trop, après ce que vous venez de me dire ? -Je veux vous parler encore avec la même sincérité que j’ai déjà commencé, reprit-elle, et je vais passer par-dessus toute la retenue et toutes les délicatesses que je devrais avoir dans une première conversation, mais je vous conjure de m’écouter sans m’interrompre. » Je crois devoir à votre attachement la faible récompense de ne vous cacher aucun de mes sentiments, et de vous les laisser voir tels qu’ils sont. Ce sera apparemment la seule fois de ma vie que je me donnerai la liberté de vous les faire paraître ; néanmoins je ne saurais vous avouer, sans honte, que la certitude de n’être plus aimée de vous, comme je le suis, me paraît un si horrible malheur, que, quand je n’aurais point des raisons de devoir insurmontables, je doute si je pourrais me résoudre à m’exposer à ce malheur. Je sais que vous êtes libre, que je le suis, et que les choses sont d’une sorte que le public n’aurait peut-être pas sujet de vous blâmer, ni moi non plus, quand nous nous engagerions ensemble pour jamais. Mais les hommes conservent-ils de la passion dans ces engagements éternels ? Dois-je espérer un miracle en ma faveur et puis-je me mettre en état de voir certainement finir cette passion dont je ferais toute ma félicité ? Monsieur de Clèves était peutêtre l’unique homme du monde capable de conserver de l’amour dans le mariage. Ma destinée n’a pas voulu que j’aie pu profiter de ce bonheur ; peut-être aussi que sa passion n’avait subsisté que parce qu’il n’en aurait pas trouvé en moi. Mais je n’aurais pas le même moyen de conserver la vôtre : je crois même que les obstacles ont fait votre constance. Vous en avez assez trouvé pour vous animer à vaincre ; et mes actions involontaires, ou les choses que le hasard vous a apprises, vous ont donné assez d’espérance pour ne vous pas rebuter. -Ah ! Madame, reprit monsieur de Nemours, je ne saurais garder le silence que vous m’imposez : vous me faites trop d’injustice, et vous me faites trop voir combien vous êtes éloignée d’être prévenue en ma faveur. -J’avoue, répondit-elle, que les passions peuvent me conduire ; mais elles ne sauraient m’aveugler. Rien ne me peut empêcher de connaître que vous êtes né avec toutes les dispositions pour la galanterie, et toutes les qualités qui sont propres à y donner des succès heureux. Vous avez déjà eu plusieurs passions, vous en auriez encore ; je ne ferais plus votre bonheur ; je vous verrais pour une autre comme vous auriez été pour moi. J’en aurais une douleur mortelle, et je ne serais pas même assurée de n’avoir point le malheur de la jalousie. Je vous en ai trop dit pour vous cacher que vous me l’avez fait connaître, et que je souffris de si cruelles peines le soir que la reine me donna cette lettre de madame de Thémines, que l’on disait qui s’adressait à vous, qu’il m’en est demeuré une idée qui me fait croire que c’est le plus grand de tous les maux.

La-Fayette

 

 

Commentaire :

Situation :

M de Clèves est mort de douleur, se croyant trompé. Si le duc connaît les sentiments de la princesse, c'est par un concours de circonstances : il a été témoin de l'aveu qu'elle a fait à M de Clèves. Le lui dire en s'adressant à lui, en tête à tête, est très difficile.( Parallèle entre les 2 scènes d'aveu : l'intransigeante sincérité de la princesse qui se sert de l'aveu pour mieux lutter contre sa passion/ pour le duc, les 2 fois, certitude qu'il est aimé et que rien n'est possible

  • Plan de l'étude :
  • I - Une déclaration d'amour
  • II - Le rejet

La-Fayette

 

 

I/ Une déclaration d'amour

On a une grande déclaration d'amour "Je crois devoir à votre attachement ... de ne vous cacher aucun de mes sentiments" ---> Il mérite donc de connaitre ses sentiments d'après elle. On a un souci de transparence : avec un vocabulaire de l'introspection "avec la même sincérité", "ne vous cacher aucun de mes sentiments", "vous les laissez voir tels qu'ils sont" On a une insistance, il s'agit de  montrer ses sentiments réels. "avouer" x2 : elle veut donc lui déclarer son amour. Mais c'est une démarche inconvenante, étrange. ---> Dire à un homme qu'elle l'aime passionnément pour lui dire qu'elle ne veut pas aller plus loin

Et c'est un aveu complet - Elle parle de la jalousie qu'elle a éprouvée à propos de la lettre plus celle qu'elle éprouverait s' il y avait  mariage et délaissement -

Champ lexical du malheur :"douleur mortelle", "si horrible malheur", "malheur"x3, "cruelle peine", "les plus grands de tous les maux"

Ce sont des hyperboles Cela désigne ce qui lui arriverait s' il la delaissait. "Cette passion dont je ferais toute ma félicité" ---> L'amour qu'il aura pour elle sera son seul bonheur. "Je n'aurais pas le même moyen de conserver la vôtre"

- Mr Clèves l'aimait parcequ' elle ne l'aimait pas

-Elle aime Nemours "Les passions peuvent [la] conduire [pas] [l]'aveugler" ---> Elle reconnait cette passion avec une lucidité froide. Elle est donc impuissante devant cette passion mais elle peut s'imposer de ne pas la vivre.

La-Fayette

 

 

II/ Le rejet

Les repliques du duc de Nemours

Clèves est en position supérieure par rapport à Nemours. Nemours a seulement 2 répliques courtes composées de beaucoup d'exclamations et de protestations

-  Il proteste contre ce qu'elle dit. tout le malheur qu'elle aurait si elle ne restait pas. Il pense qu'elle n'a pas une bonne opinion de lui "vous êtes éloignés d'être prévenue en ma faveur"

-  Mme de Clèves ne répond pas à ses repliques

Inconstance des hommes en général

Questions oratoires : "Mais les hommes conservent - ils de la passion dans ces engagements éternels?" ---> Présent de vérité générale. Elle parle des hommes en général. "dois je esperer un miracle en ma faveur" ---> Certitude que Nemours finira pas ne plus l'aimer "Mr Clèves est l'unique homme du monde capable de conserver l'amour du mariage" Mais il continue de l'aimer parce qu'elle ne l'aime pas/. Ce n'est donc pas une exception.

Portrait de Nemours

"types meme du courtisan", "né avec toutes les dispositions pour la galanterie". "plusieurs passions" : Passé lourd 

-  A partir de ce passé elle imagine l'avenir

Raisonnement

Elle considère que c'est à cause de Nemours que Clèves est mort. "elle a des raisons de devoir insurmontable" "Vous êtes libres, je le suis". ---> Aux yeux du monde, ils sont tous les 2 libres mais la vraie raison est qu'elle refuse de souffrir, elle préfère ne pas aimer que de souffrir ---> "le plus grand des maux" est d'être délaissé après avoir été aimée. On a une succession de 6 conditionnels "Je ne ferais plus votre bonheur..." Clèves est tellement raisonnable au point d'être insensé "Ce sera apparemment la seule fois de ma vie" ---> Elle lui dit adieu et elle ne le reverra plus.

Conclusion :

L'exigence de transparence de la princesse ne va pas sans une certaine cruauté pour elle et pour les autres. Dans cette dernière scène du roman, il apparaît qu'au-delà de son attachement au devoir, il y a dans ce personnage un refus de l'amour et du monde. Alors qu'elle hésite encore quelquefois, elle finit par vivre de façon monacale, afin de préserver son devoir mais aussi, le terme revient souvent, son repos.

La-Fayette

 

 

Questions sur la scène de l'aveu à M.  Nemours en fonction des axes et du plan du commentaire

Introduction à la scène d’aveu :

La première scène d’aveu vous semble t’-elle plus importante que la seconde?

Cette deuxième scène d’aveu reflète t’-elle l’état d’esprit du roman?

L’état d’âme de la princesse?

Représente t’-elle son besoin de conformisme et celui de vivre un amour en accord avec sa conscience?

Les deux aveux sont-ils pourrait-on dire, l’expression d’une forme d’héroïsme? En quoi? Justifiez votre réponse en citant

Comment le duc a t’-il pris connaissance des sentiments de la princesse?

Faites un parallèle entre les deux scènes de l’aveu à ce sujet

Comment percevez-vous cet amour impossible?

La-Fayette

 

Questions sur le commentaire en fonction du plan : toutes les réponses sont dans le commentaire

I -

La déclaration d’amour

Relevez le vocabulaire, les expressions qui trahissent les exigences de moralité exprimées par la princesse

Peut-on parler d’une femme de devoir?

Son conflit se traduit-il entre passion et raison?

Citez pour justifier votre réponse

A t’-elle le même état d’esprit et d’exigence avec elle-même dans les deux scènes d’aveu?

Dans quelle scène d’aveu est-elle selon vous la plus transparente et la plus sincère?

Analysez le vocabulaire de l’introspection

L’aveu est-il complet?

Que traduisent les hyperboles et le champ lexical du malheur?

Dans son rapport à l’amour, semble t’-elle plus raisonnable et lucide que passionnée?

La-Fayette

 

 

II -

Les répliques du Duc de Nemours

Quelle position Mme de Clèves a t’-elle par rapport à Nemours?

Etudiez les répliques et la ponctuation

Comment la culpabilité est-elle gérée par les personnages à travers les répliques. Justifiez votre réponse en citant le texte.

Inconstance des hommes en général

Relevez les questions oratoires. Que marquent-elles?

Que souligne le présent de vérité générale?

Comment Mme de Clèves perçoit-elle les hommes? Quelle image en a t’-elle? Pense t’-elle que l’amour est possible ou pas?

Mr Nemours est-il une exception? Est-il vu comme un homme inconstant? Quel est l’argument mis en avant?

Portrait de Mr Nemours

Quel portrait avons-nous de Mr Nemours?

Raisonnement

La princesse est-elle un personnage tragique?

Justifiez votre réponse en citant le texte et en analysant le raisonnement du passage

La-Fayette

 

 

Conclusion

Quelle impression cette dernière scène de roman laisse t’-elle au lecteur?

Peut-on parler d’un renoncement ou d’une forme de renoncement à la vie propre et caractéristique des personnages tragiques?

La princesse de Clèves incarne t’-elle l’héroïsme avec tout ce que cela suppose?

Rapprocher la première et la dernière page du roman.

La-Fayette

 

 

 

Lecture du texte : le monologue : Document 6

Monologue de la princesse, tome troisième, de « Après qu'on eut envoyé la lettre à madame la dauphine... » à « ce qui était arrivé de la fausse lettre du vidame. »

La-Fayette

 

 

Plan du commentaire

I.   un moment d’analyse parfaitement intégré à l’intrigue.

Par un examen de conscience

des pauses dans le récit dans le déroulement de l’intrigue.

II. crise majeure : la réalité tragique de l'amour. Le débordement des passions

La-Fayette

 

 

Commentaire :

Introduction :

La princesse de Clèves est un roman de Mme de La fayette du XVIIème siècle qui se passe au XVIème siècle à la cour d'Henri II (fils de François 1er).

Mme de Clèves est consciente de l’amour qu’elle porte à Nemours et de l‘amour qu‘il lui porte, elle tente de cacher ses sentiments. Moment d’analyse du roman : point de vue interne de Mme de Clèves. La narratrice se projette dans le personnage pour retranscrire ses sentiments, et ses paroles vis-à-vis de ce qui vient de se passer.

La-Fayette

 

 

I. un moment d’analyse parfaitement intégré à l’intrigue.

Par un examen de conscience

Les moments se succèdent : moments

- de culpabilité Jusqu'à "si peut digne d'estime aux yeux même de son amant"

-d'inquiétude vers sa jalousie

-passion et d'hésitation ( question oratoire)

-décision de se retirer à la campagne -> prise de conscience

des pauses dans le récit dans le déroulement de l’intrigue.

=> Situation de solitude du personnage, elle se replie sur soi ce qui montre bien un moment de répit dans le mouvement des événements.  : « Mme de Clèves demeura seule. »  : « Et passa tout le soir chez elle, sans aller savoir de madame la dauphine ce qui était arrivé de la fausse lettre du vidame. » Le texte commence par l’envoi de la lettre ( « Après qu’on eut envoyé la lettre à madame la dauphine ») et se termine par la question du devenir de la lettre ( « Ce qui était arrivé de la fausse lettre du vidame »).

Annonce dramatique de ce qu'elle va faire plus tard Décision-> refus de vivre cette passion et s'exiler de la cour Vocabulaire de l'introspection, effort de lucidité "Elle regarda avec étonnement" , "elle revint comme d'un songe" Style direct -> ordonné, très structuré

Invasion de subordonnées : que...que...que... -> mouvement des personnages qui  prennent beaucoup plus de place que le récit narratif

=> De nombreuses expressions traduisent le processus d’interprétation. - Verbes de jugement. : « Elle pensait » : «  des marques de sensibilité »  : « Elle lui avait fait paraître des sentiments» : « Elle ne se reconnaissait plus elle-même » : « Elle pensait » : « Elle connaissait »  : « Elle trouvait »: « Méritait » : « La pensée » : « Elle n’avait pensé » : « Elle fut étonnée de n’avoir point encore pensé » - Verbes de vision : « Elle regarda avec étonnement » : « Elle se remit devant les yeux » : « Ils ne laissèrent pas de lui ouvrir les yeux » Les Verbes sont très nombreux et très répétitifs. Un accent est mis sur le verbe "trouver" qui reflète la vérité enfin trouvée. 

"quand elle pensait (subordonnée de temps), qu'elle s'était reproche (complétive de la subordonnée) que la seule compassion ( relative de la complétive) et que par son aigreur,... jalousie (relative de la complétive) qui étaient des preuves certaines de passion ( relative de la complétive)

5 subordonnées avant qu'arrive la principale "elle ne se reconnaissait plus elle même " "quand elle pensait que Mr de Nemours voyait bien - qu'elle connaissait son amour - qu'il voyait bien aussi -que malgré cette connaissance elle ... mari -qu'au contraire ... si favorablement -qu'elle était cause -que Mr de Cleves.. querit -qu'il venait ... particulier  - Accumulation de que  - On a une Gradation

Principale "elle trouvait " + 2 subordonnées -qu'elle était ... Nemours -qu'elle trompait -qui méritait

Subordonnées en grande quantité avant d'arriver à la principale -> rythme binaire - 2 fois "quand elle pensait" -2 fois subordonnées complétive de CCL 4 fois complétive COD de la subordonnée Moment d'introspection -> Mme de Cleves fait une rétrospection 6 moments différents : - moment ou on lui parle de la lettre de Mme de Themine -après midi qu'elle vient de passer avec lui -Mr de Cleves est venu le chercheur -moment ou les 3 étaient ensemble -le jour précédent lorsque Mr de Nemours est tombé et elle s'est affolée à l'idée qu'il se puisse être blessé -la nuit précédente : état dans lequel elle était   - Elle fait un résumé de la situation " elle trouva qu'il était presque impossible qu'elle pût être contente de sa passion" (litote) Mme de Cleves décide de se retirer à la campagne

L’analyse s’inscrit dans la continuité, il n'y a qu'au début du passage que  l’analyse et les actions sont séparées par un point virgule .

Les décisions influenceront la suite de l'histoire. La Princesse de Clèves  est un exemple de l’idéal classique.

La-Fayette

 

 

II. crise majeure : la réalité tragique de l'amour. Le débordement des passions

Résumé : impression que tout est clôt mais tout reprend -> au style direct  - Suite de questions oratoires "qui m'entraîne malgré moi" -> fatalité "je pensais hier tout ce que je pense aujourd'hui et je fais aujourd'hui tout le contraire de ce que j'ai résolu hier" -> chiasme "elle ne se reconnaît plus elle même " "elle était honteuse de paraître si peu digne" -> mes estime de soi; personnage tragique

Vocabulaire de la tragédie "cruelle, mortelle, comme un crime, inquiétude mortelle" Débordement de sa passion -> expression du sentiment d'amour -aimer répété plusieurs fois -  idée du songe -  La présence de ce qu'on aime

parallélisme une hyperbole (La prodigieuse différence): Elle réalise l’incohérence. Le paradoxe de ses sentiments.

Contradiction du personnage fondamental - Profondément jalouse mais ne veut pas de cet amour

Elle réalise qu’elle s’est trahie auprès de Nemours puisqu’elle lui a largement révélé son amour.

Moment de crise pour elle : elle découvre la jalousie -> douleur supérieure "prodigieuse différence à inquiétude mortelle de la défiance et jalousie" Répétition des mots pour insister  -  Les inquiétudes mortelles de défiance et de jalousie Impression de défiance et de jalousie 2 pronoms exclamatifs " quel calme " "quelle douceur"

3 indépendantes de système ternaire : elle avait ignoré jusqu'alors les inquiétudes mortelles de la défiance et de jalousie : elle n'avait pense qu'à se défendre d'aimer. Nemours , elle n'avait point encore commencé à craindre qu'il en aimait une autre"

Superlatif : « Ce qu’elle pouvait moins supporter que tout le reste » Cela présente la jalousie comme quelque chose d’insupportable. : « Cuisantes douleurs » : « Les inquiétudes mortelles de la défiance et de la jalousie. »  : « Le hasard (=danger) d’être trompée » La jalousie est associée à de mortelles douleurs c’est donc hyperbolique.

Traduction de la détresse du personnage : Le caractère dramatique est accentué par les phrases qui suivent les questions et insiste sur l’impuissance du personnage à prendre une décision ferme et s’y tenir.

Pour sortir de cette crise aigue, le personnage va prendre une décision radicale : une succession de « Il faut »: « Il faut m’arracher de la présence de Mr de Nemours; Il faut m’en aller à la campagne.. » Toutes les issues possibles sont synonymes de souffrances : - Résister à cet amour cela condamne le personnage à la souffrance car cet amour est impossible à ignorer. - Succomber à cet amour : conduit le personnage à se rendre indigne d’elle même, de son mari, de son amant. « Veux-je manquer à Monsieur de Clèves? »  « De paraître si peu digne d’estime.. »  - Nous sommes dans le tragique. 

Aujourd’hui - hier <= Opposition entre la pensée et les actes qui traduit une perte de contrôle sur ses sentiments.

Conclusion :

ce texte qui propose un retour vers  la conscience de la princesse qui  permet de comprendre le caractère novateur du roman de Mme de LaFayette. D'une part on y découvre un personnage doté d' une psychologie complexe, ce à quoi les contemporains, avant les générations suivantes, ont été sensibles : "il n'y a rien de plus beau que toutes ces réflexions et il faut avouer que l'Auteur est admirable, lorsqu'il entreprend de faire voir ce qui se passe dans notre coeur" dit Valincourt dans sa critique. D'autre part, l'écriture par sa densité, son équilibre entre pleinement dans l'esthétique classique et apparente ce monologue à ceux  que l'on rencontre dans les tragédies de Racine est c'est, au 17eme siècle, un fait unique pour le genre romanesque.

l’analyse montre un idéal conforme à l’idéal de l’honnête homme (lucidité et clairvoyance) ». Vision de l’amour conforme à la pensée classique..

La-Fayette

 

 

Questions sur l'introduction du commentaire : les réponses sont dans l'introduction de l'étude

Dans quel état d’esprit la Princesse de Clèves se trouve t’-elle?

Est-elle consciente de la réciprocité des sentiments avec Nemours?

Comment gère t’-elle ses sentiments pour Nemours?

Peut-on parler d’un moment d’analyse du roman?

Quel point de vue avons-nous? Justifiez votre réponse

Quelle est l’intention de la narratrice. Expliquez le but recherché

La-Fayette

 

 

Questions sur le commentaire en fonction du plan de l’étude : toutes les réponses aux questions sont dans le commentaire

I -

En quel sens peut-on parler de pauses dans le récit?

Relevez les phrases qui reflètent la solitude du personnage

Comment se traduit cette solitude?

Un moment d’analyse : en quel sens est-ce une pause dans le récit? Expliquez et justifiez en citant

Comment le texte s’ouvre t’-il?

Comment se termine t’-il? Citez

Relevez les expressions qui traduisent le processus d’interprétation

Que marquent les verbes de jugement

Analysez et citez

Que nous apprennent les verbes de vision?

Quel rôle assure la répétition des verbes?

Comment la vérité jusqu’alors ignorée se manifeste t’-elle?

Essayez d’analysez la complexité des pensées : Comment est-elle mise en avant? Analysez le vocabulaire de l’introspection, le style direct, les subordonnées, les figures de style….

Avons-nous une démarcation typographique entre l’action et l’analyse?

Comment la séparation entre l’analyse et les action sont-elles mises en valeur au début du texte?

Comment les réflexions du personnage se déclenchent-elles?

A quoi aboutissent-elles?

La décision prise a t’-elle une influence sur la suite du roman? Citez pour justifier votre réponse

Les moments de pause sont-ils intégrés à la trame du récit?

La Princesse de Clèves est-elle l’incarnation de l’idéal classique? Expliquez

 

La-Fayette

 

 

II -

Quel est le bilan des évènements récents?

Comment explique t’-elle son attitude par rapport à M. Nemours?

Relevez un parallélisme, une hyperbole et un chiasme. Que traduisent ces figures de style?

Analysez le paradoxe des sentiments

Pourquoi estime t’-elle s’être trahie?

Relevez trois indépendantes de système ternaire

Quels sont les sentiments qui s’en dégagent?

Quel est le bilan final de ce moment de crise?

Que marque le superlatif de la ligne 17?

Comment la jalousie est-elle traduite? Justifiez en citant

Comment les douleurs de la jalousie sont-elles représentées? Insistez sur les expressions péjoratives et hyperboliques

Quelle nouvelle prise de conscience a t’-elle?

Comment le passage au bilan est-il marqué?

Comment la délibération s’effectue t’-elle?

Analysez la détresse du personnage?

Comment se traduit t’-elle? Justifiez et citez

L’impuissance du personnage est-il mis en avant? Pourquoi?

Comment le trouble du personnage est-il intensifié?

Relevez le discours direct qui traduit les émotions du personnage

Comment la Princesse de Clèves sort -elle de la crise?

Quelle est la décision finale?

Comment est-elle posée de manière ? Est-elle irréversible?

Quel est l’état d’esprit de la Princesse au moment de ce bilan final?

La-Fayette

 

 

Questions générales sur le monologue

A quoi l’amour est-il assimilé?

Expliquez en quoi en justifiant

La vision est-elle tragique?

Y a t’-il un moyen pour la Princesse de sortir de l’impasse?

Quel pouvoir l’amour a t’-il sur le personnage?

Expliquez et citez le texte pour justifier votre réponse

Comment les contradictions se traduisent-elles?

Devons-nous voir en l’amour une fatalité ou une réalité tragique?

Cet extrait est-il important pour la suite de l’histoire?

En quel sens?

De quoi est-il annonciateur?

Reflète t’il les valeurs classiques?

Définir l’idéal de l’honnête homme?

La vision de l’amour est-elle conforme à la pensée classique?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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