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La guerre et ce qui s'ensuivit, Aragon

Aragon

 

 

 

Aragon

 

Aragon, Le roman inachevé

La Guerre et ce qui s'ensuivit 1956

 

 

Louis Aragon (1897-1982)

Louis Aragon : Résistant communiste Français pendant la 2ème guerre mondiale et poète engagé

 

Le surréalisme

Mouvement littéraire et artistique de la première moitié du 20ème siècle qui prône des procédés de création particuliers en utilisant des forces psychiques comme l'automatisme, le rêve et l'inconscient.

André Breton écrit le 1er manifeste du surréalisme. Les 1ers surréalistes sont Aragon, Breton et Soupault pour ne citer qu'eux. Le surréalisme est issu du dadaïsme, mouvement de remise en cause du monde, de son ordre établi et du langage.

C'est chez Apollinaire que l'on voit apparaître pour la première fois le substantif «surréalisme».

Questions sur le surréalisme

  1. Proposez une définition du surréalisme

  2. Que prône le surréalisme?

  3. A quel mouvement s'oppose t'-il?

  4. Qu'est ce que l'écriture automatique?

  5. Qui a écrit le 1er manifeste du surréalisme?

  6. Qui sont les premiers surréalistes?

  7. De quel mouvement le surréalisme est-il issu?

  8. Chez quel poète voit-on apparaître pour la première fois le substantif «surréalisme»?

Questions sur Aragon

  1. Qui était Aragon?

  2. Il fut l'un des animateurs du dadaïsme parisien et du surréalisme avec André Breton, Paul Eluard et Philippe Soupault

  3. A quel mouvement littéraire appartient-il?

  4. Au surréalisme

  5. Citez trois de ses contemporains?

  6. André Breton, Paul Éluard, Philippe Soupault

 

Aragon

Situation du poème

Le roman inachevé est l'oeuvre d'Aragon, une oeuvre écrite en vers qui relate les expériences passées de l'auteur de manière lyrique.

La Guerre et ce qui s'ensuivit est une poésie sur le thème de la guerre de 1914. Aragon a fait la guerre comme médecin et dans cette poésie, un train est en route vers le front, il transporte des troupes.

 

Lecture du poème

 

[...] La guerre et ce qui s’ensuivit

On part Dieu sait pour où Ça tient du mauvais rêve

On glissera le long de la ligne de feu

Quelque part ça commence à n’être plus du jeu

Les bonshommes là-bas attendent la relève [...]

Et nous vers l’est à nouveau qui roulons Voyez

La cargaison de chair que notre marche entraîne

Vers le fade parfum qu’exhalent les gangrènes

Au long pourrissement des entonnoirs47 noyés

Tu n’en reviendras pas toi qui courais les filles

Jeune homme dont j’ai vu battre le coeur à nu

Quand j’ai déchiré ta chemise et toi non plus

Tu n’en reviendras pas vieux joueur de manille48

Qu’un obus a coupé par le travers en deux

Pour une fois qu’il avait un jeu du tonnerre

Et toi le tatoué l’ancien Légionnaire

Tu survivras longtemps sans visage sans yeux

Roule au loin roule train des dernières lueurs

Les soldats assoupis que ta danse secoue

Laissent pencher leur front et fléchissent le cou

Cela sent le tabac la laine et la sueur

Comment vous regarder sans voir vos destinées

Fiancés de la terre et promis des douleurs

La veilleuse vous fait de la couleur des pleurs

Vous bougez vaguement vos jambes condamnées

Vous étirez vos bras vous retrouvez le jour

Arrêt brusque et quelqu’un crie Au jus là-dedans

Vous baillez Vous avez une bouche et des dents

Et le caporal chante Au pont de Minaucourt49

Déjà la pierre pense où votre nom s’inscrit

Déjà vous n’êtes plus qu’un mot d’or sur nos places

Déjà le souvenir de vos amours s’efface

Déjà vous n’êtes plus que pour avoir péri.

 

Louis Aragon, « La guerre, et ce qui s’ensuivit », in Le Roman Inachevé.

 

Notes :

 

47. Entonnoirs : cratères causés par l’explosion des obus.

48. Manille : jeu de cartes.

49. Premiers mots d’une chanson dont les paroles ont été inventées par un soldat en 1914 et qui évoque une

tranchée, dans un lieu qui fut particulièrement meurtrier. C’est sur la commune de Minaucourt que se trouve

actuellement la nécropole nationale où ont été inhumés 21 319 soldats.

 

Aragon

Problématique :

Comment la révolte transparaît-elle dans ce poème?

 

Plan de la lecture analytique

Introduction à la poésie d'Aragon

Construction du poème

Le thème de la guerre : un voyage dans le temps

Actualisation de la guerre

Dénonciation de la guerre et de ses atrocités

Une guerre absurde

Des soldats condamnés

Les interlocteurs :

Invitation du lecteur au devoir de mémoire

Conclusion, ouverture

Les fonctions de l'écriture poétique

Un devoir de mémoire

 

Aragon

Introduction à la poésie d'Aragon

Aragon est étudiant lorsqu'il est mobilisé comme brancardier pendant la première guerre mondiale. Cette expérience le marquera à vie.

Dans ce poème, les soldats partent pour le front.

Dans les deux premières strophes, le poète s'adresse aux soldats, "tu n'en reviendras pas, toi qui courait les filles...". Le narrateur poète manifeste son affection pour les troupes ainsi que le suggère l'usage du pronom personnel "tu". C'est en tant que brancardier qu'Aragon assiste à la mort des soldats, il en est le témoin.

Justificatif de l'usage du futur : il connaît le destin des soldats : leur mort prochaine : « jeune homme dont j'ai vu battre le coeur à nu », « qu'un obus a coupé par le travers en deux ». Il n'oublie pas les blessés et les traumatisés de la guerre "les gueules cassées", "tu survivras longtemps sans visage sans yeux".

 

Départ du train vers le front : la destination semble inconnue, vers 1 "On part Dieu sait pour où". L'ambiance est amicale et fraternelle "les soldats sont assoupis, tranquilles en confiance pendant que le train roule vers la mort, il règne une certaine douceur comme le traduit l'allitération en S et l'assonance en Ou "Les soldats assoupis que ta danse secoue/ Laissent pencher leur front et fléchissent le cou/ Cela sent le tabac l'haleine et la sueur".

  • Questionnaire possible :
  • De quoi s'agit-il dans ce poème?
  • Quelle vision Aragon a t'-il? Est-il soldat? 
  • A qui s'adresse Aragon dans les deux premières strophes?
  • Quelle est la destination du train? 
  • Comment la douceur est-elle connotée? Citez pour justifier votre réponse

 

 

Construction du poème

La construction du poème régulier en quatrains et alexandrins respecte les règles classiques de la versification. Il est sans ponctuation

 

Le thème

Un double voyage : dans le temps et dans le train

Un départ en train, une destination douteuse "Dieu sait pour où" et "là-bas", "vers l'est". Le seul indice incertain que nous ayons est "la ligne de feu". Ce sont les indications des deux premières strophes. Dans les deux suivantes, la mort domine, le futur note la mort certaine des soldats "tu n'en reviendras pas". Ce voyage est le dernier, les combattants partent pour mourir sur le champ de bataille.

Le retour au présent des strophes 5 à 7 marque le voyage tranquille en train des soldats mais la mort transparait à nouveau dans la strophe 6 "vos jambes condamnées" ou encore " voir vos destinées". La dernière strophe suggère la fin du voyage et un retour au présent de l'écriture.

Ainsi les temps se mêlent aux tonalités tragique et pathétique, le thème de la mort est dominant, toujours implicite et marque la fatalité, ce contre quoi les combattants ne pourront pas lutter.

  • Questionnaire possible :
  • Quel est le thème du poème?
  • En quel sens peut-on parler d'un double voyage? 
  • Quels sont les indices relatifs à la destination du train dans les deux premières strophes? 
  • Quel thème domine dans deux strophes suivantes? 
  • Que marque le futur? 
  • Que traduit le retour au présent des strophes 5  à 7?
  • A quoi se rapporte la dernière strophe? 
  • A quel moment note t'-on un retour au présent de l'écriture? 

 

 

Aragon

Actualisation de la guerre

Nous notons la présence de plusieurs temps dans ce poème, le présent, le passé, le futur.

Le présent correspond au voyage dans le train mais c'est un temps présent passé en fait car le poète se rémémore de façon à réactualiser la guerre. Nous sommes aussi dans le présent de l'écriture pour un récit passé de son expérience de brancardier, de médecin des tranchées. Il témoigne des atrocités de la guerre "j'ai déchiré", "a coupé". Même la mort s'accorde au passé "pour avoir péri". La mort qui a déjà eu lieu se réactualise par le récit grâce au futur, « Tu n’en reviendras pas » = fatalité de la mort.

  • Questionnaire possible :
  • Comment la guerre est-elle actualisée? Quels sont les temps qui y contribuent?
  • Comment cela se traduit-il dans le poème? 
  • Sommes-nous dans le présent de l'écriture? 
  • De quoi le poète témoigne t'-il? 
  • La mort a t'-elle déjà eu lieu? 
  • Relevez la phrase qui annonce la fatalité de la mort

 

Dénonciation de la guerre et de ses atrocités

Une guerre absurde

Des soldats condamnés

La mort du front : elle est évoquée dans les deux dernières strophes; c'est la destinée des soldats.

Rime entre "destinées" et "condamnées"; le destin et aussi suggéré par la métaphore "fiancés de la terre".

"Déjà la pierre pense où votre nom s'inscrit, / Déjà vous n'êtes plus qu'un mot d'or sur nos places" = dernière strophe. Cette strophe est annonciatrice de la mort des combattants, on remarque la présence de l'anaphore "déjà" qui scande et appelle à la mort certaine. Il n'y a plus d'espoir : "Déjà vous n'êtes plus que pour avoir péri".

La guerre est évoquée à travers les soldats et le terme “front”. C'est par le thème du voyage dans le temps, le retour au passé et sa restitution par le présent de l'écriture que les sodats sont le mieux évoqués dans leur sort à venir, leur destin est joué : ils vont mourir.

« un mot d’or sur nos places », un « souvenir » qui « s’efface »...

Le lecteur est touché par le registre tragique de ces hommes et une note d'humanité renforce encore cet appel au sentiment et à la compassion

La dénonciation de la guerre est très clairement exprimée, les hommes ne sont plus que des “cargaisons de chair”, ils sont voués à la mort la plus certaine. L'absurdité de la guerre est mise en avant, elle est meurtrière, impitoyable mais si réelle, elle est la toile fond qui hante le destin de l'homme, elle l'habite et la prescience de la mort est omniprésente dans ce poème. La mort par la guerre frappe indiferemment le jeune soldat, le vieux “joueur de manille”, “l'ancien légionnaire”. Tous connaîtront le même destin. Tous seront soumis à la même tragique et mortelle condition de combattant : “tu n'en reviendras pas”.

C'est donc à travers la mort que la guerre est dénoncée, elle est injuste, elle est cruelle, elle est absurde, elle frappe tout le monde, elle détruit l'homme, « les gangrènes », « le coeur à nu » « coupé par le travers en deux », « sans visage et sans yeux », « Au long pourrissement des entonnoirs noyés »

  • Questionnaire possible :
  • Dans quelles strophes la mort est-elle présente?
  • Est-elle synonyme de fatalité et de destin?
  • Relevez une métaphore qui le suggère
  • Comment la mort des soldats transparaît-elle dans la dernière strophe?
  • Que traduit l'anaphore "déjà"?
  • Comment les soldats sont-ils décrits? Evoqués? 
  • Quels sont les registres présents?
  • Le lecteur est-il touché? Pourquoi? Expliquez. 
  • Relevez les termes forts caractéristiques de la dénonciation de la guerre
  • Comment la mort frappe t'-elle?

 

 

Les interlocteurs :

Invitation du lecteur au devoir de mémoire

Poète narrateur qui s'adresse aux soldats : il s'agit pour Aragon de rapporter un souvenir vécu à l'époque de la guerre, "je", vers 10 et 11, mais aussi "nous", vers 5 et 6 qui inclut les troupes de soldats.

Aragon n'est pas un soldat mais un brancardier, il sait déjà qu'il assistera à la mort des hommes courageux mais impuissants, ses compagnons de wagon vont mourir, c'est une fatalité, très peu reviendront. Aragon s'adresse donc aux soldats mais il se tourne également vers le lecteur, "voyez", qu'il invite à partager l'horreur de la scène. Il fait du lecteur un témoin de la guerre et fait de ce poème, un devoir de mémoire, il ne faut pas oublier les morts, les atrocités et les absurdités de la guerre meurtrière; 40 après, il faut se souvenir et rendre hommage.

  • Questionnaire possible :
  • Quels sont les interlocuteurs du poème?
  • Quelle est la position du lecteur? 
  • Citez deux autres poèmes sur le thème de la guerre
  • Rimbaud, le Dormeur du val. Desnos, ce coeur qui haissait la guerre. 
  • Dans ces deux poèmes, l'écriture poétique est mise au service de la dénonciation de la guerre. 

 

 

Aragon

 

Conclusion et ouverture sur la fonction de l'écriture

Fonction de l’écriture : le poète et l’écriture

- Libérer les maux par les mots : l’écriture a une fonction cathartique, libératrice de la souffrance

- Devoir de mémoire : immortaliser les disparus, les martyrs : sacralisation de l’écriture.

- Survivance des disparus grâce à l’écriture de la poésie : poète engagé : porte parole de l’humanité, missionnaire.


Charles d orleans

Lecture cursive

Texte : Charles d’Orléans « En regardant vers le pays

de France » (XVe siècle)

 

En regardant vers le pays de France,

Un jour m’advint, à Douvres11 sur la mer,

Qu’il me souvint de la douce plaisance12

Que soulois13 audit pays trouver ;

Si14 commençai de coeur à soupirer,

Combien certes que15 grand bien me faisoit16

De voir France que mon coeur aimer doit.

Je m’avisai que c’était non savance17

De tels soupirs dedans mon coeur garder,

Vu que je vois que la voie commence

De bonne paix18, qui tous biens peut donner ;

Pour ce19, tournais en confort mon penser20.

mais non pourtant mon coeur ne se lassoit

De voir France que mon coeur aimer doit.

Alors chargeai en la nef d’Espérance

Tous mes souhaits, en leur priant d’aller

Outre21 la mer, sans faire demourance22,

Et à France de me recommander.

Or nous doint Dieu23 bonne paix sans tarder !

Adonc aurai loisir, mais qu’ainsi soit24,

De voir France que mon coeur aimer doit.

Paix est trésor qu’on ne peut trop louer.

Je hais guerre, point ne la dois prisier25 ;

Destourbé26 m’a longtemps, soit tort ou droit,

De voir France que mon coeur aimer doit.

 

11. Ville côtière du Sud-Est de l’Angleterre.

12. Plaisance : plaisir

13. Soulois : j’avais l’habitude.

14. Si : ainsi, alors.

15. Combien certes que : même si, alors que.

16. Faisoit : la terminaison - oit a longtemps été celle de l’imparfait en français.

17. Savance : sagesse.

18. Alors que je vois que la paix est en bonne voie.

19. Pour ce : c’est pourquoi.

20. Tournais en confort mon penser : je me réconfortais en pensée.

21. Outre : au-delà.

22. Sans faire demourance : sans retard.

23. Or nous doint Dieu : que Dieu nous donne.

24. Mais qu’ainsi soit : pourvu qu’il en soit ainsi.

 

Ce poème est une ballade qui sous sa forme lyrique en trois strophes organisées sur le schéma ABABB, exprime la nostalgie pour sa pays la France qui est cité six fois dans la poésie. Charles d'Orléans chante sa haine de la guerre qui a fait de lui un prisonnier “je hais la guerre “ et la paix à laquelle il aspire puisqu'elle apporte l'espérance et le confort de la vie : “bonne paix”. C'est un éloge de la paix.

 

Agrippa d aubigne

Lecture cursive

 

Agrippa d’Aubigné, Les Tragiques (1616)

 

Les Tragiques = c'est une oeuvre poétique épique et tragique sur le thème de la guerre civile dont nous allons voir un extrait du premier livre “Misères”. Le poète se révolte contre la guerre et ses conséquences sur la vie des hommes. Une écriture violente pour mettre en question et dénoncer la guerre civile. L'écriture poétique est au service de cette dénonciation

 

 

Je n’écris plus les feux d’un amour inconnu

Mais par l’affliction plus sage devenu,

J’entreprends bien plus haut car j’apprends à ma plume

Un autre feu auquel la France se consume.

Ces ruisselets d’argent que les Grecs nous peignaient27,

Où leurs poètes vains28 buvaient et se baignaient,

Ne courent plus ici ; mais les ondes si claires

Qui eurent les saphirs et les perles contraires29,

Sont rouges de nos morts ; le doux bruit de leur flots,

Leur murmure plaisant, heurte contre les os.

Telle est en écrivant ma non-commune image ;

Autre fureur qu’amour reluit en mon visage.

Sous un inique30 Mars, parmi les durs labeurs

Qui gâtent le papier et l’encre de sueurs,

Au lieu de Thessalie31 aux mignardes32 vallées,

Nous avortons ces chants, au milieu des armées

En délassant nos bras de crasse tout rouillés,

Qui n’osent s’éloigner des brassards33 dépouillés.

Le luth34 que j’accordais avec mes chansonnettes

Est ores35 étouffé de l’éclat des trompettes.

Ici le sang n’est feint, le meurtre n’y défaut36,

La mort joue elle-même en ce triste échafaud37.

Le juge criminel tourne et emplit son urne38 ;

D’icy, la botte en jambe, et non pas le cothurne39,

J’appelle Melpomène40, en sa vive fureur,

Au lieu de l’Hypocrene41, éveillant cette soeur 42

Des tombeaux rafraichis, dont il faut qu’elle sorte,

Eschevelée, affreuse, et bramant en la sorte

Que fait la biche après le faon qu’elle a perdu.

Que la bouche lui saigne, et son front éperdu

Fasse noircir du ciel les voûtes éloignées ;

Agrippa d’Aubigné, Les Tragiques, « Misères » (vers 55-86) ;


 

27. Les poètes grecs évoquaient souvent les jardins idylliques des Muses, sur le mont Hélicon, en Thessalie (région

sauvage du Nord de la Grèce), où ils puisaient leur inspiration à des sources sacrées.

28. Vains : frivoles, légers.

29. Contraires : au sens de «rivaux» ; les ruisseaux de France rivalisaient d’éclat avec les saphirs (pierre bleue) et

les perles.

30. Inique : injuste, cruel.

31. Thessalie : région de Grèce souvent chantée par les poètes antiques.

32. Mignardes : plaisantes, agréables.

33. Brassard : partie de l’armure qui couvre le bras.

34. Luth : depuis l’Antiquité, instrument symbole de l’inspiration poétique.

35. Ores : désormais.

36. Défaut : manque.

37. Échafaud : estrade de théâtre.

38. Le poète évoque ici le Minos, le juge des Enfers dans la mythologie antique. C’est lui qui remue l’urne fatale où

est renfermé le sort de tous les mortels et qui examine leur vie

39. Cothurne : chaussure à haute semelle que portait les acteurs dans l’Antiquité.

40. Melpomène est la Muse de la Tragédie.

41. Hypocrene (ou Hippocrène) : source du mont Hélicon, séjour des Muses.

42. Les Muses sont aussi appelées les neuf Soeurs.


 

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