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La Fontaine, le philosophe scythe

la-fontaine

 

 

 

La Fontaine, le philosophe scythe

*** Oral EAF 

la-fontaine

 

Lecture de la fable

Un Philosophe austère, et né dans la Scythie,
Se proposant de suivre une plus douce vie,
Voyagea chez les Grecs, et vit en certains lieux
Un sage assez semblable au vieillard de Virgile,
Homme égalant les Rois, homme approchant des Dieux,
Et, comme ces derniers satisfait et tranquille.
Son bonheur consistait aux beautés d'un Jardin.
Le Scythe l'y trouva, qui la serpe à la main,
De ses arbres à fruit retranchait l'inutile,
Ebranchait, émondait, ôtait ceci, cela,
Corrigeant partout la Nature,
Excessive à payer ses soins avec usure.
Le Scythe alors lui demanda :
Pourquoi cette ruine. Etait-il d'homme sage
De mutiler ainsi ces pauvres habitants ?
Quittez-moi votre serpe, instrument de dommage ;
Laissez agir la faux du temps :
Ils iront aussi tôt border le noir rivage.
- J'ôte le superflu, dit l'autre, et l'abattant,
Le reste en profite d'autant.
Le Scythe, retourné dans sa triste demeure,
Prend la serpe à son tour, coupe et taille à toute heure ;
Conseille à ses voisins, prescrit à ses amis
Un universel abatis.
Il ôte de chez lui les branches les plus belles,
Il tronque son Verger contre toute raison,
Sans observer temps ni saison,
Lunes ni vieilles ni nouvelles.
Tout languit et tout meurt. Ce Scythe exprime bien
Un indiscret Stoïcien :
Celui-ci retranche de l'âme
Désirs et passions, le bon et le mauvais,
Jusqu'aux plus innocents souhaits.
Contre de telles gens, quant à moi, je réclame.
Ils ôtent à nos cœurs le principal ressort ;
Ils font cesser de vivre avant que l'on soit mort.

Fables, XII, 20, 1694

la-fontaine

 

Commentaire de la fable :

Introduction :

La Fontaine s’inspire ici d’une anecdote d’un certain Aulu-Gelle qui est tirée d’un livre « Nuit d’Attique » au 2ieme siècle avant J-C. L’œuvre de la Fontaine est dédiée au duc de Bourgogne, le texte se trouve à la fin ce qui lui confère une certaine importance car il y a une morale générale
On a une mise en scène de deux personnages opposés , et à travers ce récit allégorique on compare les deux manières de vivre de ces personnages qui illustrent aussi deux courants philosophiques qui sont les courants majeurs de l’antiquité ; l’épicurisme et le stoïcisme.

La fable pose le problème de la recherche du bonheur.

Problématique

En quoi peut-on dire que ce récit d’une rencontre a une portée allégorique ?

I )Le récit d’une rencontre

1) Deux personnages antagonistes par nature

a) Le philosophe Scythe

Le terme philosophe fait du Scythe un homme de théorie, de doctrine trop dans l’intellectuel et pas assez dans la pratique contrairement au grec. Le Scythe est qualifié par des termes négatifs : vers 1 austère et Scythie qui renvoient à un monde mort. - Les allitérations en « s » et « t » soulignent la barbarie du personnage aux vers 1 et 2 - on donne donc une image négative de la Scythie décrite comme sauvage par Hérodote au vers 21

B) Le sage est « grec »

ce qui est positif car c’est « un être civilisé » vers3 - Le terme « sage » au vers 4 opposé à philosophe implique une proximité plus grande avec la réalité, un état qui est le résultat d’une réflexion avec des expériences. L’enjambement au vers 3-4 met en valeur le mot « sage » Il y a une gradation laudative (=méliorative) dans la comparaison. Le grec est chez lui contrairement au Scythe, il est donc en adéquation avec le milieu où l’histoire se passe . - On est sensible à la sérénité du grec grâce à deux procédés : -la rime croisée vers 4 et 6 - le champ lexical de la sérénité « tranquille » « sérénité » avec une allitération en « b » au vers 7.

2) Deux personnages au comportement opposé

a) Le comportement du grec

- Au vers 10 on trouve une énumération de synonymie « ébranchait, émondait, ôtait, (…) corrigeant » avec deux intérêts : -Le sage poursuit un but unique, son action est harmonieuse et égale comme l’indique l’adverbe « partout » vers 11

-Ses actions ne sont pas systématiques et s’adaptent à la réalité. On le voit au vers 10 « ceci et cela » - La construction du vers 9 place le groupe nominal après le complément du nom. - Cela met en relief le caractère réfléchi du sage.

- le vers 11 en octosyllabe montre que l’on enlève les excès en accord avec le vers 12 en alexandrin qui évoque les excès de la nature. => Le grec vit dans une nature féconde, ce que nous montre plusieurs éléments : vers 7 « jardin » vers 9 « fruit » vers 11-12 « la nature a payé ses soins avec usure ».

B )Le comportement du Scythe

- Au vers 23 le dogmatisme impose aux gens la même règle comme si elle était bonne pour tout le monde. - Caractère destructeur avec : -d’une part la violence du scythe v.22 il s’agit de verbes monosyllabiques avec consonance en « pe » et « que » évoquant la brutalité « coupe » et « taille ». - hyperbole v.22 « à toute heure » , v.24 « un universel abattis », v29 « tout languis et tout meurt »

-il y a une gradation dans l’action du scythe : « coupe et taille » v22 « ôte » v25 et « tronque » v26

-Emploi du présent de narration rend l’action plus vivante et plus dramatique.

- v29 « tout languit et tout meurt » décrit une action en cours, en phase d’expansion qui s’élargit aux voisins et aux amis. - V21 à V29 Ici la parataxe montre l’irréflexion et l’inconséquences des actions du scythe. - V27 « sans observer » le Scythe ne s’adapte pas à la nature, cette adaptation est renforcée par la répétition de « ni » - Le Scythe transforme la nature autour de lui et y laisse la mort v29 « tout languis et tout mort » avec un point qui coupe en deux le vers et souligne donc la fin tragique.

3)Un dialogue révélateur

a) Le discours du Scythe

- Le discours du scythe a une dimension critique v14 « Etait-il d’homme sage » - Il emploie l’impératif et intervient v16-17 « Quittez moi votre serpe, instrument de dommage et laissez agir la faux du temps » - Le ton du scythe est emphatique un octosyllabe plus quatre alexandrins, on le remarque grâce à l’accumulation de figures de styles v14 « cette ruine » une hyperbole soulignée par la diérèse, on à également « ces pauvres habitants » au v15 il s’agit d’une personnification pathétique des arbres, puis la « faux du temps »au v17 allégorie qui évoque la mort et au v18 « noir rivage » est une métonymie qui évoque les enfers. - Il y a une accumulation d’images qui évoque la destruction et mort toujours dans le discours du scythe : v14 « mutilé », v15 « ruine », v16 « dommage » v17 « faux du temps » v18 « noir rivage » - Le scythe a une vision tragique de la vie et s’exprime de manière peu claire en utilisant des figures de styles comme un intellectuel pédant.

b) La réponse du grec

- Le grec fait une courte réponse :  un alexandrin et un octosyllabe - Il n’utilise pas de figure de styles, les mots sont employés au sens propre. De plus il ne donne pas de conseils, il dit simplement ce qu’il fait sans prétendre tout savoir contrairement au scythe.

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II) La dimension allégorique

1) Une portée universelle

a) Un processus de généralisation

- Pour généraliser on emploie l’indéfini :

-pour désigner le personnage principal et les lieux v1 ,4,7 : un philosophe, un sage, un jardin, v3 « en certain lieu »

-emploi de l’indéfini pour décrire l’expérience du scythe qui est excessivement généralisante comme v22 « toute heure » v26 « toute raison » v29 « tout languit et tout meurt » - Le philosophe grec est présenté comme un modèle v5 l’homme par excellence « semblable au vieillard de Virgile, Homme égalant les Rois, approchant les Dieux » - La végétation est une évocation de la nature

-La métaphore filée du v15 au v18 commence par « mutiler » ainsi que par « ses pauvres habitants » qui sont des images de l’humanité, elle se poursuit au v17 « la faux du temps » et « noir rivage ». Les arbres représentent donc les hommes.

-plusieurs expressions peuvent être prises au sens figuré et désigner les hommes plutôt que les arbres v11 « corrigeant » et v12 « payer avec usure » - L’image de la mort v17 « la faux du temps », au centre du texte conduit à considérer le jardinier comme une figure du destin humain. On peut penser comme le scythe que la mort frappe au hasard , mais le grec, laisse imaginer au contraire qu’une destruction mesurer fait partie de la vie.

b) La moralité v29 à 36

- Le passage à la morale est marqué par l’emploi de la troisième personne du singulier, le présent de vérité générale et les verbes impersonnels. - Au v30 on met en relief l’élément critiqué grâce à la diérèse du stoïcien et du jeu sur les sonorités : allitération en « s » et assonance en « i » - V32 les désirs(bon) et les passions (mauvais) est un parallélisme entre le bon et le mauvais. Le stoïcien supprime tout plaisir dans la vie de manière aussi excessive que le scythe coupe les arbres. - V34 emploi de la première personne du singulier - V36 « Ils font cesser de vivre avant que l’on soit mort » Il s’agit là d’une antithèse qui résume le texte ; le scythe est synonyme de mort, il se prive de tout plaisir, il est donc déjà mort. En revanche le grec et synonyme de vie.

2) La question du bonheur

a) La conception épicurienne

- V7 « le Jardin » avec un grand « j » renvoie à l’école d’Epicure. D’après le philosophe le bonheur se trouve dans la modération : l’excès doit être évité car il est source de souffrances, il faut satisfaire les désirs tant qu’ils sont « naturels » et « nécessaires ». Au contraire, les passions apportent la violence , le « discernement » c’est-à-dire le sens critique est donc nécessaire pour les distinguer. - V2 à 7 c’est le champ lexical des sensations agréables v2 « douce » V6 « satisfait », V7 « bonheur » et « beautés » Ici l’éthique est lié à l’esthétique ce qui est beau est bon. - L’enseignement du sage n’a pas de vocation collective, c’est un sagesse individuelle fondée sur l’expérience - D’après Jean de la Fontaine la suppression systématique des désirs est une mort avant l’heure, l’épicurisme est une philosophie humaine contrairement au stoïcisme v34 37 « Contre de telles gens, quant à moi, je réclame. Ils ôtent de nos cœurs le principal ressort ; Ils font cesser de vivre avant que l’on soit mort. »

b) La conception stoïcienne

- V1 « philosophe austère », cette expression associe tout de suite le scythe à un stoïcien qui détruit les plaisirs de la vie. - Il y a trois mots du champs lexical des sensations désagréables qui est associé au scythe : v1 « austère », v16 «dommage » et v21 « triste » - Le scythe recherche « une plus douce vie » et imite donc le grec mais n’a pas de discernement et il n’est donc pas capable de souplesse contrairement au sage qui s’adapte à la nature qui l’entoure. - La leçon du grec était bonne mais a été mal comprise par le scythe . Cette fable est donc un avertissement pour le lecteur qui doit chercher le sens profond du texte et ne doit pas lire de façon superficielle.

3- Du fabuliste au lecteur a) L’esthétique du récit

-Construction du récit -voyage du scythe au v1 et 2 -v3à12 activité du grec avec parataxe (succession de verbes d’action)

-Prise de parole du scythe des verbes v13 à 18 -inversement - scythe est traité avec une gradation négative croissante jusqu’au « j » v34 « je réclame ». - V30 l’expression « indiscret stoïcien » montre que Jean de la Fontaine reproche l’attitude du stoïcien mais pas du stoïcisme en général, il évite d’être dogmatique ce qu’il reproche au stoïcien. - Une mise en abime

b) La figuration du lien fabuliste et lecteur

- Le philosophe scythe veut apprendre quelque chose comme le lecteur avec la fable - mais il ne comprend pas les conseils du grec comme un mauvais lecteur.

- On -activité du scythe : parataxe -la moralité v29 à36 on voit que le cœur de la fable sont les 4 premiers vers qui offrent un miroir inversé. D’un côté on voit les actions du grec et de l’autre celles du scythe . Par cet effet de chiasme on met en relief l’opposition de ces deux personnages.

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- conclusion
La fable en elle-même offre donc au lecteur de donner du plaisir comme une application pratique de la moralité. -Cette fable oppose stoïcisme et épicurisme, elle défend ce dernier mais le philosophe scythe peut apparaitre comme une figure du jansénisme (courant religieux très austère avec beaucoup d’adeptes au XVII) et représenter Fénelon qui était le précepteur du duc de Bourgogne. Il s’agit surtout de défendre une sagesse de modération et de souplesse en adaptation constante avec le monde qui nous entoure.

Ouverture

La Fontaine rappelle ici Molière pour lequel il faut châtier les mœurs par le rire

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Questions et réponses  sur l'argumentation

1) Définir l’argumentation.

Argumenter, c’est rechercher l'adhésion de la personne visée pour l'amener sur le même point de vue que lui, mais, il existe plusieurs manières d'y arriver: on peut expliquer la véracité de la position que l'on présente, lui montrer que la position que l'on présente, lui montre que c'est la meilleur position, ou emporter son adhésion.

2) Quelle est la différence entre convaincre et persuader ?

Convaincre, consiste à défendre une thèse contestable, de façon logique et rationnelle, dans le but d’amener la personne visée à adhérée à cette thèse ; tandis que persuader utilise, dans le même but, utilise les sentiments, fait appelle aux émotions de la personne visée.

3) Quels sont les éléments qui fondent un discours argumentatif ?

Tout d’abord le thème : c'est le sujet du texte argumentatif ou encore la question à laquelle le locuteur va répondre à travers sa thèse. La thèse, placée en introduction ou en conclusion le plus fréquemment, engage la position du locuteur, c'est l'idée du texte dont il s'agit de convaincre ou de persuader le destinataire. Une thèse peut être soutenue ou rejetée. Ensuite, l’argument permet de justifier sa thèse ou de la réfuter (dans ce cas on parle de contre argument). On peut définir l'argument comme une proposition donnée comme vraie. Ils s’enchainent grâce à des liens logiques. Ils sont illustrés par des exemples, qui viennent renforcer l'argument.

4) Quels sont ces liens logiques ?

Les liens logiques sont de différentes natures grammaticales et permettent d'organiser un texte argumentatif.

Il y a :

- la disjonction, qui autorise l’alternative

- l’addition et l’analogie, qui permettent d’ajouter un élément

- la cause et l’hypothèse, qui posent l’origine d’une idée

- la conséquence et le but. La conséquence permet de préciser l'effet, la suite logique d'une idée ou d'un fait. Le but explicite la finalité d'une idée ou d'une action, sa visée et son objectif.

- L’opposition, qui réfute une idée et introduit sa contradiction. Elle permet de proposer un contre argument.

5) Qu’est-ce qu’un schéma argumentatif ?

C'est ce qui permet de reconstituer l'agencement de la thèse, des arguments et des exemples.

6) Quels sont les différents types de raisonnement ?

Il existe logiques de raisonnement dans un texte argumentatif :

- La déduction: commence par une loi générale pour terminer sur un fait particulier. (Exemple : le syllogisme)

- L'induction est le contraire de la déduction, on part d'une action particulière pour aboutir à une loi générale.

7) Quels sont les différents types d’arguments ?

- L'argument d'autorité : s'agit d'une idée émise d'un groupe que l'on ne peut généralement pas contester.

- L'argument ad hominem qui est utilisé pour une raison personnelle pour attaquer l'hypothèse de l'adversaire.

8) Quels sont les procédés du discours argumentatif ?

- La thèse rejetée: utilisée pour opposer deux thèses accentuée par cette opposition.

- La concession: utilisée pour faire semblant d'approuver sa thèse pour mieux soutenir la sienne. On peut la repérer facilement grâce à des connecteurs logiques.

- L'organisation logique: utilisée pour relier des arguments, grâce à des connecteurs logiques, pouvant exprimer de multiples rapports logiques. (voir question 4)

9) Quels sont les procédés de l’argumentation ?

Aussi appelées figure de style, ou de rhétoriques, voici les principales :

- Comparaison : figure dans laquelle nous avons un comparé, un comparant et un comparatif

- Métaphore : image et comparaison sans comparatif

- Métaphore filée : Suite de métaphores sur un même thème

- Allégorie : C’est le fait de représenter une idée par une image

- Prosopopée : discours direct d’un être disparu, d’une personnification, d’une allégorie

- La métonymie : C’est l’emploi d’un nom pour un autre : les planches pour dire la scène

Elle désigne le contenu par le contenant

C’est l’œuvre par son auteur

(Il y a donc trois sens possibles de cette figure de style qu’est la métonymie.)

- Synecdoque : C’est le fait de remplacer le nom d’une chose par l’une de ses caractéristiques

- Périphrase : C’est le fait de dire en plusieurs mots ce que l’on pourrait dire en un seul

- Inversion : inversion de l’ordre dans lequel apparaissent normalement les éléments syntaxiques

- Antithèse : confrontation de deux thèses opposées

- Prolepse : mise en relief d’un élément par sa mise hors proposition où il est remplacé par un pronom.

- Antiphrase : C’est le fait de dire le contraire de ce que l’on pense.

(On utilise l’antiphrase pour faire valoir l’ironie)

- Oxymore : C’est le fait de relier deux mots que l’on a pas l’habitude de voir ensemble.

- Personnification : Donner des traits humains à un objet/animal.

- Hyperbole : Exagération.

- Enumération : Succession de mots sans ordre croissant ou décroissant d’intensité : j’aime les films, la musique et les peinture

- Gradation : C’est une succession de mots avec un ordre croissant ou décroissant d’intensité

- Litote : atténuation d’une idée

- Euphémisme : atténuation d’une vérité pénible

- Anaphore : répétition d’un même élément en tête de phrases, de propositions de vers se succédant

- Chiasme : C’est un croisement.

- Ellipse : C’est la Suppression d’un mot.

10) Qu’est-ce qu’un argument de mauvaise foi ?

Les arguments de mauvaise foi n'ont pas de valeur logique mais donnent une apparence rationnelle au discours. Ce sont donc de faux arguments qui permettent de dissimuler la faiblesse de l'argumentation.

11) Quels sont-ils ?

- Le prétexte : il invoque une raison inventée pour justifier une décision ou un comportement, par exemple ce que fait le loup dans la fable de La Fontaine "le loup et l'agneau" : il prend prétexte du fait que l'agneau le gêne en buvant dans la même rivière que lui pour justifier sa décision de le dévorer.

- La tautologie : On peut traduire la tautologie par le discours du même, c'est le fait de dire deux fois la même chose, c'est un raisonnement sans fondement qui se contente de répéter la même idée et relève donc de l'évidence, exemple, je monte en haut.

- L'argument ad hominem : il consiste à discréditer la personne de l'adversaire plutôt que ses propos et ses arguments.

12) De quelle façon peut-on prendre en compte la thèse adverse, pour en tirer partie ?

On peut aussi tenir compte des arguments de l'adversaire et les intégrer dans le raisonnement, on peut le faire de trois façons.

- Le raisonnement concessif : il permet de donner raison à l'adversaire sur quelques points avant de réfuter l'essentiel de son argumentation.

- Le raisonnement par l'absurde : Il fait mine d'adopter la thèse adverse pour en tirer par déduction des conséquences ridicules : cela permet au locuteur de montrer que l'idée de départ, autrement dit la thèse adverse est illogique.

- L'ironie : La thèse adverse est prise en compte, elle feint d'adopter les arguments de l'adversaire pour mieux les tourner en dérision

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Questions générales sur la fable, le classisme et La Fontaine:
  • de quel siècle La Fontaine est il ?
  • C'est un auteur du 17ème siècle
  • qui a inventé l'apologue?
  • Esope
  • quelles sont les règles du classicisme? qui en est le représentant?
  • Boileau est le représentant du classicisme : "tout ce qui se conçoit bien s'énonce clairement". L'écriture doit-être claire, les raisonnements succints, brefs et fondés.
  • à quel autre genre s'oppose t'il?
  • le baroque
  • sur quel point la Fontaine et Esope s'opposent ils?
  • Esope écrivait en prose alors que La Fontaine versifie les fables
  • La Fontaine adopte t'il un style classique?
  • Oui
  • La Fontaine respecte t'il les règles de Boileau?
  • "tout ce qui se conçoit bien s'énonce clairement" - La Fontaine respecte les règles du classicisme représenté par Boileau.
  • "éviter la précipitation, être succint et précis"
  • quelle est la morale de la fable?
  • La morale permet à La Fontaine de dénoncer l'hypocrisie des courtisans ainsi que la vanité et la naiveté des rois. "Flattez-les, payez-les d'agréables mensonges, Quelque indignation dont leur coeur soit rempli, Ils goberont l'appât; vous serez leur ami"  : Le roi croit aux mensonges. La toute puissance royale est remise en cause car les rois sont les esclaves de la flatterie. C'est une satire.
  • Quelles sont les fonctions de la fable?
  • Plaire et instruire.
  • En ce sens, peut-on dire que les fables aient un but didactique?
  • Les fables ont toujours un but didactique car elles visent toujours un enseignement
  • La fable relève t'elle de l'argumentation directe ou indirecte?
  • De l'argumentation indirecte. Les personnages sont fictifs, usage du symbolisme animalier qui permet au fabuliste d'éviter la censure.
  • Citez cinq fables de La Fontaine
  • Le chêne et le roseau, le coq et la perle, la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf, la cigale et la fourmi, le corbeau et le renard.
  • Quelle est la position de La Fontaine par rapport à la querelle des anciens et des modernes?
  • - Il privilégie le retour aux sources antiques -

 

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PLAIRE

Nous savons en tant que lecteurs de La Fontaine adultes et enfants que pour éduquer, on a souvent recours à des histoires comme des fables même si elles ont moins de crédibilité aux yeux des adultes en ce qui concerne l'argumentation. La Fontaine tout comme Voltaire ont bien vu l'intérêt de travailler sur de tels récits. La Fontaine pensait qu'une morale seule était ennuyeuse alors conjuguée à un récit, nous retrouvons les deux fonctions de l'apologue, plaire et instruire. L'aspect didactique est ainsi mis en évidence. Tout peut être dit ainsi. Nous pouvons prendre l'exemple du pouvoir des fables, VIII, 4 du fabuliste dans laquelle un orateur tente dans l'antiquité de capter l'attention d'un public distrait, mais en vain et finalement, en leur racontant une histoire, il parvient à se faire écouter. On peut donc convaincre par une histoire car l'histoire est amusante et capte l'attention des lecteurs et auditeurs. La vivacité du récit fait appel au goût pour les histoires, le récit touche un large public et de tous les âges, les fables ne sont donc pas idéales que pour les enfants. Elles permettent l'évasion, admettent le merveilleux, évitent le discours théorique, il n'y a donc pas de ton didactique apparent même si le message suit toujours le récit. Le récit parle à l'imagination, nous pouvons citer, la cigale et la fourmi, avant même de parler à l'esprit et le lecteur suit le récit sans penser à la morale, il se laisse entrainer et surprendre même par la logique du raisonnement. Finalement et paradoxalement, le récit finit par obliger le lecteur à faire un effort d'interprétation, il doit en effet réfléchir et dépasser le récit car lorsqu'il devient critique, c'est la morale

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INSTRUIRE

Nous nous retrouvons avec des publics confondus, jeune public, tout public, public spécialisé, et pourtant il existe pour chaque public une stratégie différente pour convaincre. A chaque époque, il y a une sensiblité différente, le 18 ème siècle est friand des démonstrations indirectes et ironiques, des contes philosophiques, à la fin du 19ème siècle, on est plus tourné vers les essais et philosophies positivistes, mais la fable ne passe pas de mode car derrière le récit se cache comme un miracle que l'on n'attend pas, l'enseignement qui fait dire à Gide, "les fables sont un miracle de la culture". Dans le loup et l'agneau, La Fontaine met en avant la philosophie du plus fort, la raison du plus fort est toujours la meilleure, il nous donne sa vision du monde et rapports de force dans la société. C'est une conception très lucide et juste mais un peu pessimiste. L'affirmation est ainsi concentrée en un seul vers, au présent de vérité générale et renforcée par l'adverbe toujours. Il décrit ainsi le comportement odieux de celui qui, exerce sa violence sur plus faible que lui , prétend la justifier par des arguements spécieux, inverse les rôles et se fait victime pour pouvoir être bourreau. Le message est à ce niveau philosophique, cela signifie que l'homme est un loup pour l'homme. Seul La Fontaine parvient à véhiculer des idées aussi profondes et existentielles pour l'homme en ayant l'air de raconter une simple histoire anodine. C'est en cela que consiste le miracle. La culture est ainsi sauvgardée dans la mémoire des hommes; Il développe dans cette même fable une argumentation différente pour chaque animal, le loup est ainsiassimilé à un dictateur, interdisant à la population de se plaindre des sévices dont elle est victime. souffre et tais toi. Loup incarne l'homme biensûr, on retrouve dans la transposition de l'allégorie animale, le monde des hommes, la philosophie à tirer de nos actes. L'argumentation de l'agneau va à l'inverse du loup. Ainsi qu'il le dit dans sa dédicace à "Monseigneur Le Dauphin" du premier recueil des fables, La Fontaine rappelle le principe qui inspire les fables, "je me sers d'animaux pour instruire les hommes"; Le miracle est réussi. La réussite des fables tient à ce que les animaux sont humanisés, et cette métamorphose s'inscrit dans une logique, ce qui rend les fables encore plus convaincantes

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Questions sur le développement en fonction des axes

Questions sur l’introduction

  • De quelle anecdote La Fontaine s’inspire t’-il?
  • De quel livre cette dernière est-elle tirée?
  • A qui l’œuvre de La Fontaine est-elle dédiée?
  • Où le texte se situe t’-il? Quelle en est la portée?
  • De quoi s’agit-il dans cette fable?
  • Quel en est le thème?
  • Quels sont les personnages en présence?
  • Peut-on parler d’un récit allégorique?
  • Quels sont les deux courants philosophiques représentés?
  • Quel problème la fable pose t’-elle?

Problématique

En quoi ce récit d’une rencontre a t’-il une portée allégorique?

Plan de l’étude

  • I - Le récit d’une rencontre
  • 1 - Deux personnages antagonistes par nature
  • A - le philosophe scythe
  • B -  Le sage est Grec
  • 2 - Deux personnages au comportement opposés
  • A - Le comportement du Grec
  • B - Le comportement du scythe
  • 3 - Un discours révélateur
  • A - Le discours du scythe
  • B - La réponse du Grec
  • II - La dimension allégorique
  • 1 - La portée universelle
  • A - Un processus de généralisation
  • B - La moralité
  • 2 - La question du bonheur
  • A - La conception épicurienne
  • B - La conception  stoïcienne
  • 3 - Du fabuliste au lecteur
  • A - L’esthétique du récit
  • B - La figuration du lien fabuliste et lecteur

 

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Questions sur le développement dans le respect des axes : les réponses sont dans le commentaire joint

I -

1 -

A -

A quel concept le scythe est-il associé?

Quelle image en avons-nous d’emblée par rapport au Grec?

Relevez les termes qui le caractérisent. Que remarquez-vous?

Que traduisent les allitérations en S et en T?

A quoi la description du vers 21 par Hérodote se rapporte t’-elle?

B -

Quelle image avons-nous du Grec?

Quel terme le représente le mieux dans cette fable? Cela reflète t’-il la conception Grecque de l’époque?

Comment la sagesse du Grec est-elle mise en évidence? Citez pour  justifier votre réponse

Relevez une gradation

Quels sont les deux procédés représentatifs de la sérénité du Grec

2 -

A -

Quelle figure de style avons-nous au vers 10?

Quel effet a t’-elle?

Montez que l’action du Grec est harmonieuse et adaptée à la réalité. Citez pour justifier votre réponse

B -

De quelle nature le comportement du Scythe est-il?

Définir le terme dogmatique

Relevez les termes associés à la violence

Y -a-t’-il une gradation dans l’action du Scythe?

Comment la tonalité dramatique est-elle restituée?

Analysez les vers 21 à 29. Quel est le sens de ce passage?

Montez que par opposition au Grec les actions du Scythe sont inadaptées et irréfléchies

Comment cette idée est-elle mise en évidence?

Relevez le champ lexical du tragique représentatif des actions finales du Scythe.

3 -

A -

Relevez l’interrogation finale caractéristique de la dimension critique du discours du Scythe

Analysez les figures de style en rapport avec cette idée

Relevez les termes péjoratifs associés à l’intellectualisme pédant du Scythe

B -

Montez que l’humilité et la sagesse du Grec s’opposent au discours dogmatique du Scythe en relevant sa courte réponse

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II -

1 -

A -

Quel est le processus de généralisation utilisé?  Citez pour justifier votre réponse

Relevez les expressions prouvant que le Grec est assimilé à un modèle

Quelle est la figure du destin? Citez le vers évocateur

En quoi le point de vue du Scythe s’oppose t’-il au point de vue Grec concernant la mort?

B -

Comment le passage à la morale se traduit-il? Citez

Relevez la diérèse du stoïcien. Quel est son effet?

A quoi la notion de plaisir est-elle associée chez le stoïcien?

Relevez l’antithèse qui résume la fable et souligne la différence entre le Scythe et le Grec concernant la vie et la mort.

2 -

A -

A quoi le Jardin est-il associé?

De quelle philosophie est-il représentatif? Expliquez en citant le texte

Quelle conception du bonheur avons-nous d’après le philosophe?

Comment les passions sont-elles perçues?

Montrez que l’éthique est liée à l’esthétique

Sur quelle notion l’enseignement du sage repose t’-il?

La Fontaine adhère t’-il à l’épicurisme ou au stoïcisme?

B -

Relevez le champ lexical des sensations désagréables

La leçon du Grec est-elle comprise par le Scythe?

Le lecteur doit-il considérer cette fable comme un avertissement?

3 -

A -

Que pouvez-vous dire sur la construction du récit?

B-

Montrez que la fable est un miroir inversé

Analysez les vers 29 à 36

La moralité concerne t’-elle aussi le lecteur?

la-fontaine

 

 

 

 

Conclusion

  • Quelle est l’application pratique de la moralité?
  • A quel courant religieux austère le Scythe peut-il être associé?
  • Qui représente t’-il?
  • La morale Grecque = juste mesure, le kairos = faculté d’adaptation = agir au bon moment, cela assure la réussite de l’action. 

 

 

 

 

 

 

 

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