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La Fayette, mort de M. Clèves

Madame de la Fayette, la princesse de Clèves

 

 

 

 

 

La-FayetteLa princesse de Clèves : La Fayette

 *** La mort de Monsieur Clèves :

Support : "Cependant monsieur de Clèves était presque abandonné des médecins.... N'en dites pas davantage, interrompit monsieur de Clèves ; de faux serments ou un aveu me feraient peut-être une égale peine."

ouvrage classique publié dans l'anonymat : chef d'oeuvre du roman classique et modèle du roman d'analyse psychologique. Roman classique car il possède les caractéristiques communes avec la tragédie. La Fayette a respecté et suivi la structure de la tragédie pour construire son roman.

Il est écrit à la troisième personne et raconte une passion impossible entre l'héroine éponyme mariée avec le prince de Clèves et le Duc de Nemours. Toile de fond historique = la vie à la cour d'Henri II.

 

 

 Boileau

  •   Questions sur le classicisme en littérature
  • 1 -
  •  Comment reconnaître un courant littéraire? Exemple, le classicisme?
  • On reconnaît un courant littéraire, l'humanisme, le classicisme..... par certaines formes dominantes, communauté d'écrivains, textes fondateurs et par son nom. En ce qui concerne le classisme, il traduit à la perfection l'art de la tragédie que l'on trouve chez Racine, Corneille.
  • 2 -
  • Quand ce mouvement littéraire apparaît-il? Dans quel contexte historique
  • Il apparaît et se développe en France, puis en Europe dans la seconde moitié du 17ème siècle. Monarchie = Richelieu et Mazarin
  • Le terme n'apparaît de "classicisme" n'apparaît qu'au 19ème siècle
  • 3 -
  • Quel genre littéraire s'oppose au classisme?
  • Le baroque = désordre et démesure
  • Le classicisme  = texte sobre, clarté, mesure, vraisemblance, équilibre, écriture succinte = respect des règles et référence et respect des modèles de l'art antique.  Recherche de l'idéal de l'honnête homme et l'esthétique de la perfection. L'honnête homme fait allusion à un code moral d'un homme de cour, respect, humilité, tempérance, politesse.
  • 4 -
  • A quels domaines le classicisme s'étend t'-il?
  • La littérature, la musique, la peinture et  l'architecture
  • 5 -
  • Quelle est l'étymologie de classicisme?
  • Classicus = la classe la plus fortunée en latin. Par extension, le terme désigne ensuite la classe des auteurs écrivains de référence. C'est pourquoi le classicisme se rapporte aux auteurs de l'antiquité dignes d'être imités puis les auteurs français du 17ème qui respectent les règles de la mesure, de l'équilibre, un art de raison en respectant et défendant les Anciens.
  • 6 -
  • Quel auteur utilise le premier le terme de classicisme?
  • Stendhal en 1817 pour évoquer les oeuvres qui respectent le modèle de l' antique par opposition au romantisme.
  • 7 -
  • A quel moment le classicisme atteindra t'-il son apogée?
  • Sous le règne de Louis XIV
  • 8 -
  • Qui est le représentant de ce mouvement littéraire?
  • Boileau
  • Il en énonce les principes dans Art poétique

Boileau

 

Boileau, L’Art poétique, chant I

 

Avant donc que d’écrire, apprenez à penser.

Selon que notre idée est plus ou moins obscure,

L’expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.

Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,

Et les mots pour le dire arrivent aisément

 Boileau

Culte de la raison

 

C'est au nom de la raison et de l'ordre que les dramaturges classiques respectent les règles d'unité : temps, lieu, action, ainsi que celles de la vraisemblance et de la bienséance.

Boileau, L’Art poétique, chant I

Aimez donc la raison : que toujours vos écrits

Empruntent d’elle seule et leur lustre et leur prix.

 Boileau, L’Art poétique, chant III

Que le lieu de la scène y soit fixe et marqué.

Qu’en un lieu, qu’en un jour, un seul fait accompli

Tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli.

Jamais au spectateur n’offrez rien d’incroyable

Le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable.

 La-Fayette

Lecture du passage à présenter à l'oral EAF

 

LE CLASSICISME

  • PROBLÉMATIQUE
  • Quelles sont les spécificités d’un texte classique ?

 

Lecture du texte : la mort de Msieur de Clèves

Cependant monsieur de Clèves était presque abandonné des médecins. Un des derniers jours de son mal, après avoir passé une nuit très fâcheuse, il dit sur le matin qu'il voulait reposer. Madame de Clèves demeura seule dans sa chambre ; il lui parut qu'au lieu de reposer, il avait beaucoup d'inquiétude. Elle s'approcha et se vint mettre à genoux devant son lit le visage tout couvert de larmes. Monsieur de Clèves avait résolu de ne lui point témoigner le violent chagrin qu'il avait contre elle ; mais les soins qu'elle lui rendait, et son affliction, qui lui paraissait quelquefois véritable, et qu'il regardait aussi quelquefois comme des marques de dissimulation et de perfidie, lui causaient des sentiments si opposés et si douloureux, qu'il ne les put renfermer en lui-même.

- Vous versez bien des pleurs, Madame, lui dit-il, pour une mort que vous causez, et qui ne vous peut donner la douleur que vous faites paraître. Je ne suis plus en état de vous faire des reproches, continua-t-il avec une voix affaiblie par la maladie et par la douleur ; mais je meurs du cruel déplaisir que vous m'avez donné. Fallait-il qu'une action aussi extraordinaire que celle que vous aviez faite de me parler à Coulommiers eût si peu de suite ? Pourquoi m'éclairer sur la passion que vous aviez pour monsieur de Nemours, si votre vertu n'avait pas plus d'étendue pour y résister? Je vous aimais jusqu'à être bien aise d'être trompé, je l'avoue à ma honte ; j'ai regretté ce faux repos dont vous m'avez tiré. Que ne me laissiez-vous dans cet aveuglement tranquille dont jouissent tant de maris ? J'eusse, peut-être, ignoré toute ma vie que vous aimiez monsieur de Nemours. Je mourrai, ajouta-t-il ; mais sachez que vous me rendez la mort agréable, et qu'après m'avoir ôté l'estime et la tendresse que j'avais pour vous, la vie me ferait horreur. Que ferais-je de la vie, reprit-il, pour la passer avec une personne que j'ai tant aimée, et dont j'ai été si cruellement trompé, ou pour vivre séparé de cette même personne, et en venir à un éclat et à des violences si opposées à mon humeur et à la passion que j'avais pour vous ? Elle a été au-delà de ce que vous en avez vu, Madame ; je vous en ai caché la plus grande partie, par la crainte de vous importuner, ou de perdre quelque chose de votre estime, par des manières qui ne convenaient pas à un mari. Enfin je méritais votre coeur ; encore une fois, je meurs sans regret, puisque je n'ai pu l'avoir, et que je ne puis plus le désirer. Adieu, Madame, vous regretterez quelque jour un homme qui vous aimait d'une passion véritable et légitime. Vous sentirez le chagrin que trouvent les personnes raisonnables dans ces engagements, et vous connaîtrez la différence d'être aimée comme je vous aimais, à l'être par des gens qui, en vous témoignant de l'amour, ne cherchent que l'honneur de vous séduire. Mais ma mort vous laissera en liberté, ajouta-t-il, et vous pourrez rendre monsieur de Nemours heureux, sans qu'il vous en coûte des crimes. Qu'importe, reprit-il, ce qui arrivera quand je ne serai plus, et faut-il que j'aie la faiblesse d'y jeter les yeux !

Madame de Clèves était si éloignée de s'imaginer que son mari pût avoir des soupçons contre elle, qu'elle écouta toutes ces paroles sans les comprendre, et sans avoir d'autre idée, sinon qu'il lui reprochait son inclination pour monsieur de Nemours ; enfin, sortant tout d'un coup de son aveuglement :

- Moi, des crimes ! s'écria-t-elle ; la pensée même m'en est inconnue. La vertu la plus austère ne peut inspirer d'autre conduite que celle que j'ai eue ; et je n'ai jamais fait d'action dont je n'eusse souhaité que vous eussiez été témoin.

- Eussiez-vous souhaité, répliqua monsieur de Clèves, en la regardant avec dédain, que je l'eusse été des nuits que vous avez passées avec monsieur de Nemours ? Ah ! Madame, est-ce de vous dont je parle, quand je parle d'une femme qui a passé des nuits avec un homme ?

- Non, Monsieur, reprit-elle ; non, ce n'est pas de moi dont vous parlez. Je n'ai jamais passé ni de nuits ni de moments avec monsieur de Nemours. Il ne m'a jamais vue en particulier ; je ne l'ai jamais souffert, ni écouté, et j'en ferais tous les serments...

- N'en dites pas davantage, interrompit monsieur de Clèves ; de faux serments ou un aveu me feraient peut-être une égale peine.

 

La-Fayette

 

I - Questions sur l'auteur

 

  • - De quel siècle Madame de la Fayette est elle?
  • Du 17ème siècle : Elle est née le 18 mars 1634 à Paris, et y est morte le 25 mai 1693
  • - Quel est son nom?
  • Marie-Madeleine Pioche de La Vergne, comtesse de La Fayette
  • - Quelles sont ses origines?
  • Marie-Madeleine Pioche de La Vergne est née dans une famille aisée de petite noblesse
  • - A quelle occasion est elle introduite dans les salons littéraires?
  • Lorsqu'elle elle devient dame d'honneur de la reine Anne d'Autriche et commence à acquérir une éducation littéraire auprès du grammairien Ménage qui finit par l'introduire dans les salons littéraires
  • - Qui était Français Motier?
  • Son mari qu'elle épouse en 1655 avec lequel elle aura 2 fils. Le comte de La Fayette.
  • - Quels sont ses contemporains?
  • La Rochefoucauld
  • - Citez une autre oeuvre de Madame de La Fayette
  • Mémoires de la Cour de France (1731).
  • - Quelle est l'oeuvre la plus célèbre?
  • La Princesse de Clèves

 

La-Fayette

 

 

II - Questions sur l'oeuvre : La princesse de Clèves :

  • - Quel est le genre littéraire de cet ouvrage?
  • un des premiers romans d'analyse de l'histoire littéraire française = un roman historique
  • - Dans quelles conditions a t'il été publié?
  • publié anonymement par Marie-Madeleine de La Fayette : 1678
  • Quelle est la toile de fond du livre?
  • la vie à la cour des Valois, dans les dernières années d'Henri II
  • - Quel est le contexte historique?
  • XVIIe siècle : les années d'Henri II
  • - Peut on dire qu'il s'agit d'un roman historique?
  • Oui c'est un roman historique et un roman moderne
  • - Quel est le rapport entre cet ouvrage et la vie culturelle au XVIIème siècle?
  • Le roman marque  l’affirmation en littérature de la place des femmes dans la vie culturelle du XVIIe siècle, en ce sens, on peut dire qu'il rejoint le courant de la Préciosité.
  • - Peut on en parler comme d' un modèle littéraire?
  • Oui, il y a respect de l'esthétique  classique, souci de  vraisemblance dans la psychologie des personnages et construction rigoureuse. Il a inspiré Balzac.
  • - Quels sont les éléments historiques du roman?
  • Cour des Valois, Henri II, les personnages sont des personnages historiques sauf le personnage principal, procès de Françoise de Rohan.
  • - Quelles sont les trois grandes influences du livre?
  • Préciosité, Jansénisme et libertinage
  • - Que peut-on dire sur la réception du livre?
  • Succès qui a inspiré Balzac, chef d'oeuvre littéraire, critique mondaine

 

La-Fayette

 

 

 

Le roman et ses personnages : visions de l'homme et du monde, série de questions

1. Donner une définition du roman.

 Le roman est, au XIIème siècle, un récit en vers français. A partir du XIVème siècle, le roman renvoie à des textes en prose. Selon son sens moderne, le roman est une « œuvre d’imagination en prose, assez longue, qui présente et fait vivre dans un milieu des personnages donnés comme réels, nous fait connaître leur psychologie, leur destin, leurs aventures. »

2. Quelles sont les différentes formes du roman ?

 Le roman de chevalerie et les fabliaux (de petites histoires en vers simples et amusants) au Moyen-âge

 Le roman comique au XVIIème

 Le roman épistolaire et le roman picaresque (dont le héros est un aventurier ou un vaurien) au XVIIIème

 Le roman historique, le roman de mœurs, le roman d’aventures, et le roman fantastique au XIXème

 Le roman policier, le roman de science-fiction, le roman analyse et le « nouveau roman » au XXème.

3. Quelles sont les interrogations romanesques essentielles ?

 La passion amoureuse

 L’apprentissage du monde et la découverte du réel

 Le jeu de la mémoire et du temps

 L’interrogation devant la condition humaine.

4. Quelles sont les fonctions du roman ?

 La fonction ludique (se divertir, s’évader, s’identifier…)

 La fonction didactique :

o le roman comme connaissance du monde (roman historique, roman social, roman témoignage…)

o Le roman comme connaissance de l’homme

o Le roman comme leçon (le roman engagé, la morale)

o Le roman comme interrogation

5 - Qu’est-ce qu’un héros ?

 Le personnage principal d'un roman est la personne sur laquelle sont fondée toute l'action, et toute la cohérence de l'histoire contée. Dans notre langage quotidien, nous appelons toujours le personnage principal le héros de l'histoire ; or le véritable héros est l'individu qui parvient à vaincre les difficultés et à régler les problèmes par l'intermédiaire de sa force, son pouvoir ou son intelligence. Les vrais héros de romans vivent de multiples aventures racontées dans de nombreux ouvrages, ils ont déjà des capacités ou des facultés particulières qui autorisent ces aventures. Le mot « héros » désigne à l’origine, un demi-dieu, qui accomplie des exploits, et incarne le courage et des valeurs moral. Cependant, il existe des personnages principaux appelés des antihéros.

6 - Qu’est-ce qu’un antihéros ?

 On peut distinguer quatre types principaux d’antihéros:

o le personnage « sans qualités », l’être ordinaire vivant une vie ordinaire dans un cadre ordinaire

o le héros « décalé », un personnage ordinaire, sans qualités, qui par les circonstances se trouve plongé dans une situation extraordinaire.

o le héros négatif, porteur de valeurs antihéroïques et en général antisociales, mais sans qualités « héroïques ».

o le héros déceptif, un personnage ayant potentiellement des qualités héroïques mais qui n’en fait pas usage ou les utilise mal ou à mauvais escient, ou qui tend à perdre ces qualités, ou enfin qui se trouve dans un cadre où ces qualités ne sont plus appréciées ou admises

 La-Fayette

 

 

Madame de Lafayette, La Princesse de Clèves

Oral EAF sur la mort de M. de Clèves

Le roman et ses personnages :

Les personnages adjuvants ont-ils pour seule fonction d’aider le personnage principal à se réaliser?

Adjuvant = personnage secondaire qui aide le personnage principal à se réaliser et à évoluer.

Tome IV de « Cependant M. de Clèves était presque abandonné des médecins. » à « de faux serments ou un aveu me feraient peut-être une égale peine. »

  • Problématique :
  • En quoi ce récit pathétique est-il l’expression de la tragédie d’une séparation?
  • Plan proposé pour une étude analytique :
  • I - Un récit pathétique
  • Les concepts de souffrance et de mort
  • La passion
  • Volonté de culpabiliser la princesse
  • II - La tragédie d'une séparation
  • L'icommunicabilité
  • La fatalité

 

La Mort du Prince de Clèves

INTRODUCTION

1 -

De quoi est-il question dans ce passage?

Mme de Clèves annonce à son mari qu’elle aime un autre homme

2 -

Quelle est la conséquence de cet aveu?

La mort du prince de Clèves

3 -

Ce texte est-il la dernière entrevue entre les deux époux?

Oui ce récit pathétique est la dernière entrevue

4 -

Ce récit pathétique s’accompagne t’-il d’une tragédie de la séparation?

Oui ce récit porte la marque de la tragédie de la séparation

La-Fayette

 

Questionnaire sur le passage

I. Un récit pathétique

Les concepts de souffrance et de mort

1 -

Que relate le passage?

Les circonstances de la dernière entrevue entre M. de Clèves et sa femme.

2 -

Que provoque l’évocation de souffrances?

Cela provoque la compassion.

3 -

Nous savons que M. de Clèves est malade, avons-nous une description d’ordre physiologique?

Non, nous n’avons aucune description physiologique mais l’expression « presque abandonné des médecins » nous laisse deviner que la mort est proche. La souffrance est encore accentuée par la phrase « un des derniers jours de son mal ».

4 -

A t’-il conscience de son état?

Oui. Il est amère et lucide sur son état « vous versez bien des pleurs… pour une mort ».

5 -

Relevez les signes dans le texte révélateurs de la solitude et de l’agonie du personnage :

« je meurs », « je mourrai », « ma mort »

Champ lexical de la mort.

6 -

Relevez les termes et expressions qui traduisent le mieux la souffrance physique du personnage

« une nuit très fâcheuse »  « je ne suis plus en état» « une voix affaiblie par la maladie et par la douleur »

7 -

La souffrance des passions est-elle évoquée?

Oui, M. de Clèves est tourmenté par ses sentiments « si opposés «   à l’égard de sa femme. Il est jaloux et ses sentiments sont exacerbés. Sa souffrance morale est réelle, il est en proie à la torture.

8 -

Peut-on  dire  que les sentiments soient mis en avant de manière hyperbolique? Relevez les expressions qui le prouvent

Oui, les sentiments sont mis en avant et soulignés de manière hyperbolique. « il avait beaucoup d’inquiétude « , « violent chagrin », « si opposés et si douloureux », « cruel déplaisir », « la vie me ferait horreur », « cruellement », « violences »

la passion

1 -

M. de Clèves aurait-il préféré ne pas connaître son malheur?

Oui, il considère qu’il est préférable de ne pas connaître son malheur, c’est-à-dire, qu’il aurait voulu ne pas découvrir la tromperie de sa femme

« Je vous aimais jusqu’à être bien aise d’être trompé (…)j’ai regretté ce faux repos dont vous m’avait tiré

2 -

Relevez la phrase du passage qui montre que pour la première fois il confie à sa femme la profondeur et la sincérité de sa passion

il révèle la force de la passion pour sa femme que la bienséance et la délicatesse lui faisaient taire :« Elle a été au-delà de ce que vous en avez vu, Madame ; je vous en ai caché la plus grande partie par crainte de vous importuner, ou de perdre quelque chose de votre estime, par des manières qui ne convenaient pas à un mari. »

3 -

La jalousie a t’-elle détruit l’estime?

Oui mais la passion est toujours là.

4 -

Quelle antithèse doublée de deux oxymores traduit le mieux la profondeur de la douleur morale du prince?

Il meurt d’amour : « la mort agréable » s’oppose à « la vie me ferait horreur ».

5 -

Comment justifiez-vous la présence de temps passés?

Par l’approche de la mort mais les sentiments sont toujours présents. « je vous aimais », « une personne que j’ai tant aimée », « la passion que j’avais pour vous ».

6 -

Quelle phrase reflète t’-elle  le mieux la valeur et la profondeur de  son amour pour sa femme? Quelle autre expression traduit l’amour de son prétendant?

« je méritais votre coeur », « une passion véritable et légitime »

L’amour supposé de M. de Nemours se traduit dans la phrase

« vous connaîtrez la différence d’être aimée, comme je vous aimais, à l’être par des gens qui, en vous témoignant de l’amour, ne cherchent que l’honneur de vous séduire »

7 -

Comment la valeur émotive du texte est-elle mise en évidence?

Par des exclamations : « Ah ! Madame » l.39…

Volonté de culpabiliser la princesse

1 -

M. de Clèves souhaite t’-il faire culpabiliser la princesse? Justifiez votre réponse en citant le texte

« une mort que vous causez » « je meurs du cruel déplaisir que vous m’avez donné ». On voit clairement que les paroles du prince cherchent à faire culpabiliser la princesse.

« si votre vertu n’avait pas plus d’étendue pour y résister ». L’accusation d’infidélité se précise ensuite à travers la phrase : « des nuits que vous avez passées avec M. de Nemours ».

 La-Fayette

 

II. La tragédie d’une séparation

L’absence de communication entre les époux

1 -

Quel est le thème du passage qui illustre et renforce l’aspect tragique de la relation entre les deux époux?

L’absence de communication entre l’homme et la femme; on peut voir que les relations se sont dégradées après l’aveu.

2 -

Relevez les termes et expressions qui traduisent l’ardeur de la discussion

« des crimes » « moi des crimes ! »

« eussiez-vous souhaité » « je n’eusse souhaité »

« est-ce vous dont je parle » « non, ce n’est pas moi dont vous parlez »

« une femme qui a passé des nuits » « je n’ai jamais passé ni nuit… »

3 -

Quelle phrase du texte pourrait faire fonction de conclusion de la part de M. de Clèves?

« N’en dites pas davantage »

4 -

Sur quel concept essentiel le tragique de la situation repose t’-il?

La tragédie repose sur le concept de mort

5 -

Que traduisent la présence de nombreux futurs?

« Qu’importe (…)ce qui arrivera quand je ne serai plus »

« vous regretterez » « vous sentirez », « vous connaîtrez »…Il va même plus loin. « ma mort vous laissera en liberté (…) et vous pourrez rendre M. de Nemours heureux »

La fatalité

1 -

La fatalité est-elle un thème récurrent dans les épisodes tragiques?

Oui, il y a de la fatalité dans toutes tragédies.

2 -

A  quels niveaux la fatalité se manifeste t’-elle?

On remarque que la fatalité se traduit au niveau de l’amour, de la jalousie et de mort

3 -

Que pouvez-vous dire sur la fatalité de l’amour?

Nous savons que M. et Mme de Clèves sont passionnés et que la princesse tombe amoureuse de M. Nemours. La fatalité de l’amour est donc essentielle dans la relation entre M. de Clèves et la princesse.

4 -

Comment la fatalité de la jalousie se traduit-elle?

Le mécanisme de la jalousie est en marche depuis l’aveu. On peut le constater grâce aux reproches de M. de Clèves à sa femme qui en aime un autre.

La jalousie se manifeste de manière excessive chez le mari trompé par des soupçons, de l’espionnage…. Excès de jalousie tout à fait en contradiction avec sa personnalité plutôt tempérée et rationnelle. Nous sommes face à un personnage digne en perte de ses moyens.

5 -

La fatalité de la mort se traduit-elle par cette phrase : « Que ferais-je de la vie… « ?

Oui le lecteur partage la souffrance et la mort de M. de Clèves. Le prince se laisse mourir d’amour.

6 -

Ce récit rappelle t’-il la tragédie théâtral? Justifiez votre réponse

Ce récit nous fait penser à une tragédie au sens théâtral du terme car nous avons le schéma d’une passion qui anime les personnages et qui finit par les détruire. L’amour domine mais n’est pas contrôlable et il en va ainsi de la douleur mortel de M. Clèves et de la princesse qui subit un double chagrin, la mort de son mari et le renoncement à son amour, M. Nemours. Cela nous rappelle les tragédies de Racine. 

La-Fayette

 

Ouverture.

Retrouvons-nous chez Racine  tout comme chez La Fayette, au niveau du concept de l’amour,  l’idée que c’est une maladie douloureuse, un déchirement moral voire une aliénation qui peut aboutir à la mort?

 

 

 

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