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Candide de Voltaire

voltaire

 

 

 

 

L'incipit, Candide, Voltaire : le commentaire et l'oral EAF : Document 1

 
Candide ou l’optimisme L’incipit, Voltaire
 
Descriptif :
Le devoir intégralement rédigé fait 7 pages word police 14 , il comprend une introduction, un développement en trois parties avec chacune plusieurs  arguments, des transitions, une conclusion avec une ouverture.
Voltaire, l'incipit de Candide ou l'optimisme, niveau bac, toutes séries. Note obtenue, 14/20
 
voltaire
 
 
Texte
Comment Candide fut élevé dans un beau château, et comment il fut chassé d’icelui.
Il y avait en Westphalie, dans le château de monsieur le baron de Thunder-Ten-Tronckh, un jeune garçon à qui la nature avait donné les mœurs les plus douces. Sa physionomie annonçait son âme. Il avait le jugement assez droit, avec l’esprit le plus simple ; c’est, je crois, pour cette raison qu’on le nommait Candide. Les anciens domestiques de la maison soupçonnaient qu’il était fils de la sœur de monsieur le baron, et d’un bon et honnête gentilhomme du voisinage, que cette demoiselle ne voulut jamais épouser parce qu’il n’avait pu prouver que soixante et onze quartiers, et que le reste des son arbre généalogique avait été perdu par l’injure du temps.
 
Monsieur le baron était un des plus puissants seigneurs de la Westphalie, car son château avait une porte et des fenêtres. Sa grande salle même était ornée d’une tapisserie. Tous les chiens de ses basses-cours composaient une meute dans le besoin ; ses palefreniers étaient ses piqueurs ; le vicaire du village était son grand aumônier. Ils l’appelaient tous Monseigneur, ils riaient quand il faisait des contes.
Madame la baronne, qui pesait environ trois cent cinquante livres, s’attirait par là une très grande considération, et faisait les honneurs de la maison avec une dignité qui la rendait encore plus respectable. Sa fille Cunégonde, âgée de dix sept ans, était haute en couleur, fraiche, grasse, appétissante. Le fils du baron paraissait en tout digne de son père. Le précepteur Pangloss était l’oracle de la maison et le petit Candide écoutait ses leçons avec toute la bonne foi de son âge et de son caractère.
 
Pangloss enseignait la métaphysico-théologo-cosmolo-nigologie. Il prouvait admirablement qu’il n’y a point d’effetsans cause, et que dans ce meilleur des mondes possibles, le château de monseigneur le baron était le plus beau des châteaux et madame la meilleure des baronnes possibles.
 
« Il est démontré, disait-il, que les choses ne peuvent être autrement ; car tout étant faits pour une fin, tout est nécessairement pour la meilleure fin. Remarquez bien que les nez ont été faits pur porter des lunettes ; aussi avons-nous des lunette,. Les jambes sont visiblement instituées pur être chaussées, et nous avons des chausses. Les pierres ont été formées pour être taillées et pour en faire des châteaux ; aussi monseigneur a un très beau château : le plus grand baron de la province doit être le mieux logé ; et les cochons étant faits pour être mangés ; nous mangeons du porc toute l’année. Par conséquent, ceux qui ont avancé que tout est bien ont dit une sottise ; il fallait dire que tout et au mieux
 
voltaire
 
 
  • Problématique :
  • Avons-nous un incipit traditionnel ou atypique?

 

  • Annonce du plan :

    Dans le but de conduire notre étude, nous verrons dans un premier temps comment Voltaire au-delà des aspects traditionnels du conte met en avant les composantes d’un conte philosophique, en second lieu, nous nous pencherons sur la dénonciation de la noblesse et de son pouvoir illusoire incarné par le baron et enfin, en dernier lieu, la critique virulente de l’optimisme leibnizien.

  • Plan
  • I - Les caractéristiques du conte voltairien
  • 1 - Les composantes traditionnelles
  • 2 - Les composantes philosophiques
  • Transition
  • II - Dénonciation de la noblesse et son pouvoir illusoire
  • 1 - Un projet critique : les personnages
  • 2 - Un  monde fondé sur les apparences
  • Transition
  • III - Dénonciation de l' optimiste de Leibniz
  • 1-Discours tautologique et vide de sens de Pangloss
  • 2-Satire des systèmes a priori incarnés par Pangloss
  • Conclusion avec ouverture

 

Voltaire :

Voltaire est un philosophe et encyclopédiste du siècle des lumières contemporain de Diderot, Rousseau. Il est l’auteur de nombreux contes philosophiques comme Candide, Zadig, Micromégas. Ces apologues dénoncent, critiquent et mettent en avant l’idéal du siècle des lumières.

INTRODUCTION

Le texte que nous allons étudier est l'incipit de Candide, c'est à dire le début du premier chapitre. Cet apologue philosophique est son troisième conte publié alors anonymement en 1759. Il n’a subi aucune censure. L’incipit permet de situer l’action grâce à la description du château de Thunder-ten-tronckh. La description est celle d’une véritable société agréable à vivre, idyllique, « un paradis terrestre ». Notre héros évoluera tout au long du conte et d’admiratif de cet univers préalablement suggéré, nous le verrons se détacher progressivement pour affirmer sa solidarité pour un autre idéal de vie, une nouvelle philosophie. Le baron incarne l’ordre établi au niveau politique tandis que Pangloss le représente au niveau idéologique. Candide s’affranchira des idéaux premiers. Ce conte est en fait initiatique au sens socratique du terme, les initiés, donc Candide finissent par trouver en eux-mêmes la vérité en remettant en question l’ordre et les valeurs existants. L’autoréflexion, l’autocritique sont à l’œuvre tout au long du parcours du héros inaugurant ainsi le combat de Voltaire contre la noblesse et le pouvoir abusif, arbitraire des représentants de l’église, le dogmatisme intellectuel de l’optimisme leibnizien représenté par Pangloss.

Analyse du passage :

voltaire

 

 

I/ Les caractéristiques du conte voltairien

1- Les composantes traditionnelles

La lecture de l’incipit nous familiarise avec les caractéristiques traditionnelles du conte.

En effet nous retrouvons un début de lecture qui s’apparente à un conte merveilleux, « il y avait » qui n’est pas sans nous rappeler l’ouverture des contes de fées faisant ainsi appel à l’imaginaire du lecteur, l’ouverture de Candide semble donc satisfaire aux exigences du conte. L’accès est facile et la lecture ouverte à tous, l’histoire cherche à plaire en premier lieu. Nous pénétrons ensuite dans le château du baron dès la première ligne, le rêve se poursuit dans l’imaginaire collectif, l’idéal de perfection se confirme, le monde que découvrons est parfait ainsi que le suggère l’usage récurrent des superlatifs comme « les mœurs les plus douces », « le plus beau des châteaux ». Les expressions hyperboliques renforcent donc l’idéal de bonheur de cette traversée imaginaire et riche en aventures extraordinaires. Nous retrouvons ainsi tous les stéréotypes du conte traditionnel auxquels s’ajoute celui des noms des personnages de l’histoire. Par exemple Candide est nommé par la qualité qui le représente. On remarque que les sonorités et l’étymologie sont annonciatrices du trait dominant. Candide du fait de sa grande naïveté se nomme Candide, il découvre le monde avec innocence acceptant tout sans jamais se remettre en question. Il est assimilé à une certaine pureté. L’intérêt est donc pour Voltaire de la confronter aux valeurs d’un monde dominé par le mal permettant de la sorte une confrontation intéressante dans les critiques et dénonciations. Le moteur de la contestation est en marche.

Les stéréotypes des personnages présents dans l’imaginaire et véhiculés dans les contes se retrouvent ici comme la princesse, le roi.

  • Questions sur le commentaire du site : Les réponses sont dans le commentaire
  • I - Les caractéristiques du conte voltairien :
  • 1 - Les indices  traditionnelles
  • Quand ce conte philosophique a t’-il été publié?
  • A  t’-il subi des censures?
  • Sous quel nom Voltaire l’a t’-il publié?
  • Est-ce un conte initiatique?
  • En quoi?
  • En quoi peut-on dire que l’incipit nous familiarise avec les caractéristiques traditionnelles du conte?
  • Relevez l’expression qui dès le début du passage rappelle le conte merveilleux
  • Cela fait-il appel à l’imaginaire du lecteur?
  • En ce sens l’ouverture de Candide satisfait-elle aux exigences du conte?
  • La lecture est-elle facile et ouverte à tous?
  • La fonction première est-elle de plaire?
  • Comment le monde découvert progressivement par le lecteur apparaît-il?
  • Relevez les superlatifs et expliquez leur fonction
  • Analysez les hyperboles
  • Quels sont les autres stéréotypes du conte traditionnel?
  • Analysez le nom des personnages
  • Quelle est la visée de Voltaire?

 

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2 - Les composantes philosophiques

Les caractéristiques du contes ne sont cependant pas que traditionnelles, car il s’agit au-delà de la forme, d’un conte philosophique qui n’épouse pas toutes les singularités de la tradition du genre. Au-delà de l’histoire, intrigues, péripéties, Voltaire dépasse l’aspect divertissant et plaisant de la lecture, il instruit et nous transmet en seconde fonction de l’apologue une vision philosophique donc remise en question du monde et de la société de son époque. Il cherche à éveiller l’esprit critique du lecteur, nous retrouvons ainsi les aspects réalistes nécessaires, voire indispensables à la configuration philosophique du fond de l’histoire. La toile de la réflexion s’ouvre au niveau géographique dans une province du nom de Westphalie,province allemande réelle qui nous ramène à la réalité la plus évidente : « il y avait en Westphalie». L’incitation à la réflexion trouve son point d’ancrage dans la réalité également suggérée par le ridicule des personnages, l’aspect grotesque est d’emblée souligné par les allitérations en « t » du nom du roi, « Thunder-ten-tronckh ». Le philosophe accentue l’aspect ridicule de la lignée du roi en faisant de ce nom à prononcer une véritable cacophonie. On pourrait en outre citer Pangloss, nom composé qui signifie Pan : Tout et Glossa : langue, ridiculisé dans sa fonction de philosophe ennuyeux qui parle sans cesse, cherchant à tout justifier par le discours. Cunégonde est un autre personnage tourné de manière paroxystique au ridicule, elle est en effet réduite à une friandise et servira les intentions critiques de Voltaire. Seul Candide trouvera en lui la force et l’intelligence de devenir par le pouvoir de la raison, lui-même, il est évolutif par opposition aux autres, involutifs. L’esprit critique du penseur s’exerce de manière ironique, l’antiphrase, figure de rhétorique qui consiste à dire le contraire de ce que l’on pense permet de mettre en avant les idées au second degré. Il tourne ainsi en ridicule Pangloss lorsqu’il affirme « qu’il prouvait admirablement qu’il n’y avait point d’effet sans cause » mettant ainsi en avant avec l’adverbe de manière l’inutilité de ses constats. Nous constatons que l’ironie se manifeste ainsi tout au long de l’incipit, ainsi dans l’expression « le fils du baron paraissait en tout digne de son père », faisant de la sorte ressortir non la dignité du personnage mais ses défauts.

  • 2 - les  indices philosophiques : questionnaire
  • Voltaire dépasse t’-il l’aspect divertissant et plaisant de la lecture?
  • Remplit-il la seconde fonction de l’apologue?
  • Instruit-il?
  • De quel ordre la remise en question est-elle?
  • Quels sont les aspects réalistes et nécessaires de l’incipit?
  • Que soulignent les allitérations en « T »?
  • Que signifie Pangloss?
  • Quel autre personnage est-il tourné en ridicule?
  • Quel est le message de Voltaire?
  • En quoi Candide s’oppose t’-il aux autres personnages?
  • Analysez l’ironie du passage

 

Transition :

Ainsi au-delà des personnages stéréotypés et du décor propres au conte traditionnel, nous retrouvons par le réalisme et l’ironie les composantes d’un conte philosophique, on le remarque également au niveau de la critique du pouvoir illusoire de la noblesse.

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II - Dénonciation de la noblesse et de son pouvoir illusoire

1- Un projet critique : les personnages

Dans un premier temps, la critique de la noblesse et de son pouvoir absolu et illusoire prend forme dans dans le passage en revue des personnages. Candide, le baron ainsi que sa famille, à savoir, Cunégonde, on constate cependant que l’ordre de présentation des membres de la famille Thunder-ten-tronckh ne respecte pas le protocole attirant ainsi l’attention sur la remise en cause de la légitimité du pouvoir. Voltaire insiste d’emblée sur le fait que tout repose sur les apparences.

II - Dénonciation de la noblesse et de son pouvoir illusoire : Questionnaire

  • 1 - Un projet critique : les personnages
  • Comment se manifeste dans l’incipit la critique de la noblesse et de son pouvoir absolu et illusoire?
  • Citez pour justifier votre réponse
  • Quel est l’ordre de présentation des membres de la famille?
  • Cela respecte t’-il le protocole?
  • Quel est le message principal?

 

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2- Un monde fondé sur les apparences

Le monde auquel s’attaque Voltaire est celui de la noblesse et sa toute puissance fondée sur les mondanités et les apparences, prétentions et préjugés sont également visés. Il semblerait que même l’orgueil des nobles injustement justifié par les généalogies soit visé, on apprend que Candide est un bâtard puisque son père n’a « pu prouver que soixante et onze quartiers » de noblesse comparativement aux Thunder-ten-tronckh qui en ont un de plus. Le snobisme et la vanité aristocratiques ne reposent que sur des titres, ils n’ont aucune consistance, rien ne semble justifier aux yeux du philosophe les biens et la puissance de cette classe sociale : « Monsieur le baron était l’un des plus grands seigneurs de Westphalie ».. « Car son château avait une porte et des fenêtres ». La considération que suscite la baronne ne vient pas de ses qualités humaines mais de ses « trois cents cinquante livres », à son poids impressionnant. Les signes extérieurs de richesse et de noblesse seraient les seules justifications possibles de leur pouvoir. Tout dans ce monde est futile et illusoire. Les valets, autres personnages importants du monde aristocrate renforcent cette idée, leurs flatteries attestent de l’aspect dérisoire de la supériorité infondée du noble et de la noblesse : « ils l’appelaient tous Monseigneur », titre réservé aux princes ou aux ducs.

  • 2 - Un monde fondé sur les apparences : questionnaire
  • Quelle classe sociale Voltaire attaque t’-il?
  • Quels aspects en particulier?
  • L’orgueil des nobles est-il visé?
  • Relevez  les expressions qui traduisent le snobisme et la vanité aristocratiques
  • Sur quoi reposent-ils?
  • Citez pour justifier votre réponse
  • Comment le pouvoir est-il justifié?
  • Quel autres personnage joue t’-il un rôle important dans le jugement de Voltaire?

 

Transition :

La critique devient de plus en plus virulente, Voltaire réserve la force de son ironie pour dénoncer la philosophie optimiste de Leibniz à travers Pangloss qui le représente dans le conte.

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III/ Dénonciation de l’optimisme leibnizien

1- Discours tautologique et vide de sens de Pangloss

Pangloss incarne le philosophe Leibniz et son optimisme injustifié et ridicule selon Voltaire. Sa critique se poursuit donc dans ce sens. Il dénonce les faux rapports logiques de Pangloss dont les démonstrations reposent sur des causalités remises en questions et abusives. Nous avons une critique à son paroxysme avec l’exemple du nez et des lunettes. En effet, il explique comment « les nez sont faits pour porter des lunettes » et en conclut que « aussi avons-nous des lunettes ». IL s’octroie le monopole de la vérité et c’est cet abus d’autorité intellectuel qui est visé par le penseur. Les raisonnements de Pangloss sont en fait vides de sens et redondants, ils n’ont que l’apparence de la logique et servent de fait à justifier tout et n’importe quoi. L’optimisme leibnizien est en outre remis en cause et est illustré dans Candide à travers la citation « tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ». Ce qui permet à Voltaire d’illustrer le contraire de cette prétention à la perfection et au bonheur. Des catastrophes, morts, tremblements de terre sont-ils mis en évidence dans l’apologue philosophique pour ouvrir l’esprit du lecteur attentif à une telle remise en cause.

III - Dénonciation de l’optimisme leibnizien : questionnaire

  • 1 - Discours tautologique et vide de sens de Pangloss
  • Que représente Pangloss?
  • Quelle est la philosophie de Leibniz?
  • Que dénonce Voltaire relativement à Pangloss?
  • Que montre l’exemple du nez et des lunettes?
  • Quel abus Voltaire dénonce t’-il?
  • Comment l’optimisme leibnizien est-il illustré dans Candide?
  • Relevez les citations qui le prouvent dans l’ouvrage

 

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2- Critique des systèmes « a priori » incarnés par Pangloss

Au-delà du système défendu par Pangloss, Voltaire en tant que philosophe dénonce tous les systèmes « a priori » car selon lui ces façons de penser ne font que calquer des catégories préexistantes sur le monde de manière systématique sans jamais remettre le système en question en fonction des faits. Ils sont estimés dangereux pour leurs explications et tentatives d’analyse relatives et approchantes de la vérité, on retrouve le danger en philosophie de ces systèmes de pensées chez Pangloss qui incarne Leibniz. L’absurde de la situation s’étend davantage lorsque l’on comprend que celui-ci dans le conte a pour rôle d’enseigner « la métaphysico-théologico - cosmolo nigologie », nom à rallonge et pédant permettant à Voltaire de traiter la question de manière ironique ainsi que le suggère l’homonyme de nigaud dans l’expression, « nigologie ». Nous avons dans notre cas de figure une caricature de ce qu’un enseignant doit remplir comme responsabilités face à ses enseignés. La métaphysique est l’étude de Dieu, la théologie, celle des grandes questions liées à la religion et à l’au-delà, la cosmologie, celle des lois de notre monde. Le message de Voltaire est le suivant : il ne faut jamais négliger contrairement aux adeptes des systèmes à priori, les faits au risque de n’avoir qu’une vision abstraite de l’étude du monde.

  • 2 - Critique des systèmes apriori incarnés par Pangloss : questionnaire
  • Pourquoi Voltaire dénonce t’-il les systèmes apriori?
  • Qui incarne ces systèmes?
  • Comment l’absurde de la situation est-elle traduite dans le passage par Voltaire?
  • Analysez l’ironie et les figures de style la faisant valoir
  • Quel est le message du penseur?
  • Montrez dans votre réponse que l’esprit des lumières se reflète déjà dans l’incipit de Candide

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CONCLUSION

L’incipit de Candide nous offre un début de conte original qui mélange les composantes traditionnelles et innovantes du conte car ce début de lecture de l’apologue est une invitation à nous faire partager un roman initiatique à connotation philosophique évidente. L’esprit critique et l’idéal du siècle des lumières dominent l’œuvre et à travers le personnage de Candide, l’apprentissage des vraies valeurs se découvre et se dévoile très progressivement. Chaque personnage, le baron, Cunégonde, Pangloss a son importance et un rôle à remplir. La lecture se veut donc philosophique, le récit se révèle divertissant et instructif. Nous verrons notre Candide, héros très attachant se détacher de la philosophie de Pangloss au fur et à mesure de l’histoire affirmant ainsi au final sa propre philosophie et ses propres valeurs. La vraie philosophie s’affirme ainsi, celle de Voltaire qui représente l’idéal philosophique des lumières. L’incipit est donc annonciateur de la suite de l’histoire.

 

Voltaire : Candide, le chapitre 3, la guerre : commentaire et oral EAF : Document 2
voltaire

 

Chapitre 3, la guerre, Candide, Voltaire

Analyse de prépabac : Lecture en ligne
 
 
 
*** Lecture du texte
Rien n’était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons, formaient une harmonie telle qu’il n’y en eut jamais en enfer. Les canons renversèrent d’abord à peu près six mille hommes de chaque coté; ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface. La baïonnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers d’hommes. Le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes. Candide, qui tremblait comme un philosophe, se cacha du mieux qu’il put pendant cette boucherie héroïque
Enfin tandis que les deux rois faisaient chanter des Te Deum, chacun dans son camp, il prit le parti d’aller raisonner ailleurs des effets et des causes. Il passa par-dessus des tas de morts et de mourants, et gagna d’abord un village voisin; il était en cendres; c’était un village abare que les Bulgares avaient brulé, selon les lois du droit public. Ici des vieillards criblés de coups regardaient mourir leurs femmes égorgées, qui tenaient leurs enfants à leurs mamelles sanglantes; là, des filles, éventrées après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros, rendaient les derniers soupir ; d’autres, à demi brulées, criaient qu’on achevât de leur donner la mort. Des cervelles étaient répandues sur la terre à coté de bras et de jambes coupés.
Candide s’enfuit au plus vite dans un autre village; il appartenait à des Bulgares; et les héros abares l’avaient traité de même.
 
 
voltaire
 
Problématique :
  • En quoi cet extrait est-il un extrait de la guerre?
 
  • Plan de l’étude :
  • Introduction
  • I - Le champ de bataille
  • a - Un plan d’ensemble pour cadrer les deux armées, la logique du zoom
  • b - Le bilan de la guerre, la vision de Candide, la guerre perçue comme un jeu
  • II - Tableau réaliste de la guerre
  • a - L’horreur de la guerre
  • b - L’absurdité de la guerre : la religion comme légitimation de la guerre
  • Conclusion
 
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Questions sur l’extrait :
I a
Etudier la chronologie de la bataille :
La description et le déroulement de la bataille dominent .On a une chronologie, des articulations temporelles: « d’abord » , « ensuite «
relever une énumération
« Rien n’était si, la répétition de "si" donne 1 cadence . "si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné". Décasyllabe= tres belle cadence avec des échos . Les armées sont présentées dans une parfaite symétrie : Nous les découvrons ensemble par le pluriel et tous les adjectifs. Dans la phrase 2 , il y a le même effet = pas de différenciation entre les deux armées . L’énumeration imite la logique du défilé
 
Etudiez l’ironie : Comment Voltaire la fait-il valoir?
L’ironie est présente des la 1ere phrase = Nous avons donc un premier degré de satire. Les figures de rhétorique utilisées pour mettre en avant l’ironie sont l’antiphrase, l’hyperbole pour les plus fréquentes. Au niveau du deuxième effet, nous mettrons en avant la rencontre des mots qui n’ont rien à faire ensemble, l’harmonie, les canons.. - L’armée est comme un orchestre: la bataille se présente à lui d’une manière esthétique, comme "une harmonie". Le mot renvoie en outre à la doctrine de "l’harmonie préétablie" de Leibniz. Ce qui souligne la discordance avec l’énumération des instruments.
 
Relevez les figures de rhétorique qui renforcent l’ironie : oxymores, énumérations, hyperboles
 
Quelle figure de style Voltaire utilise t’il le plus pour faire valoir l’ironie en général? L’antiphrase, elle consiste à dire le contraire de ce que l’on pense, il l’utilise dans tous ses apologues philosophiques.
 
Comment l’effet de discordance est il restitué? L’armée est comme un orchestre, ce qui souligne la discordance avec l’énumération des instruments un peu choquante et hors contexte guerrier.
 
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I - b
Etudier la logique d’addition
Elle a commencé avec les canons et se construit avec unelogique d’addition = Canon: / 6000 hommes fois 2 ( symétrie) + 9 à 10 millions de coquins , quelques 1000 hommes
Addition = le tout pouvait bien se monter à 30 000 hommes . Il pose l’opération . Cette opération est résumée par un bel oxymore = boucherie heroique . - L’expression : "à peu près six mille hommes" traduit avec humour le regard détaché du jeune homme et accorde peu d’importance à la mort des soldats, donc dédramatise complètement la guerre. Quant à l’évaluation vague: "le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes" confirme que pour l’élève de Pangloss la guerre n’a rien de choquant et se réduit à un simple décompte de victimes; la guerre est même quelque chose d’utile: "la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface". La guerre sert d’œuvre sanitaire, elle permet de nettoyer la terre en faisant disparaître la vermine. Nous avons donc le point de vue naif et intellectuel du jeune philosophe.
 
relever un oxymore
"La bouicherie héroique" : effet de renforcement
 
 
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II a
Relevez les termes qui mettent en scène l’agonie -
"mourants", "regarder mourir", "rendre leur dernier soupir", "crier", "acheva de donner la mort", et dans l’autre village, "les membres palpitants".
 
Quel est le ton du texte?
La satire est très claire. On a le vocabulaire du massacre. Voltaire critique au passage, avec l’expression ironique "selon les lois du droit public une idée courante à son époque. il fait de l’héroisme une fausse valeur, idée renforcée par l’oxymore "boucherie héroique", le ton est donc satirique :
 
Que dénonce Voltaire?
Voltaire dénonce ici la réalité de toutes les guerres
 
Relever les figures de style qui accentuent le ton déjà très ironique
L’énumération de la première phrase, "si.....", l’oxymore, "la boucherie héroique", l’expression, "il prit le parti d’aller raisonner ailleurs des effets et des causes" qui peut être interprétée comme un euphémisme pour dire qu’il déserte, l’expression "rendre leur dernier soupir" est aussi une atténuation d’une vérité pénible pour dire : il meurt.
 
 
voltaire
 
II b
 
Comment l’absurdité de la guerre est elle dénoncée? Définir le déisme
Quelle est la position de Voltaire
  • -Phrase 1 =2 fois 6000 morts
  • - Un village de chaque côté = Héros en antithèse des 2 cotés
  • - Abares ./ Bulgares
  • - La religion se rapporte aux différents camps : deux rois, te deum, et chacun dans son camp
  • L’effet de symétrie contribue à mettre en relief l’absurdité de la guerre. Pour Voltaire, la guerre est sans raison suffisante, rien ne peut selon lui justifier le recours à la guerre. Chaque camp croit en Dieu, or pour le penseur, cela est absurde, la religion ne peut justifier la guerre. Dieu existe mais délaisse l’homme, les ironies sont multiples. Les églises sont complices des guerres. Voltaire afffirme donc sa conception déiste. Il croit en une entité divine sans pour autant adhérer à une religion révélée. Les deux camps chantent les "Te Deum" en même temps, ce qui prouve, pour Voltaire, que la religion n’est pas digne de foi.

 

Voltaire, entretien préparé sur le chapitre 16 de Candide : Document 3

 « Candide chez les Oreillons », Candide, Voltaire, Chapitre 16 de « A leur réveil... » à « ...je n'étais pas jésuite. »

voltaire

 

Introduction :

Voltaire (1694-1778) écrivain francais et philosophe des lumières a été embastillé. Il fait ses études chez les jesuites et fait passer ses idées a travers ses oeuvres comme dans Candide, roman philosophique publié en 1759. Chapitre 16, candide et son Valet Cacambo sont en fuite apres avoir tué le frère de Cunegonde. Ils arrivent au pays des Oreillons, peuple sauvage et se font kidnapper par eux

Questions sur Candide, chapitre 16 : Avez-vous bien lu le chapitre 16?

  • Où  l'action se situe t'-elle?
  • Quels sont les personnages essentiels de ce chapitre?
  • Que font Candide et Cacambo?
  • Que sait-on du pays des oreillons?
  • Que leur arrive t'-il?
  • Qu'apprend Candide dans ce chapitre?
  • Peut-on parler d'un voyage initiatique?
  • Cela marque t'-il une étape importante ? Pourquoi? Justifiez votre réponse

 

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  • Questions  sur Candide : Avez-vous bien compris le conte philosophique
  • Questions de réflexions personnelles
  • Lecture et compréhension de Candide
  • Quel est le genre  littéraire de Candide?
  • Qui est Candide?
  • Quel est son maître à penser? 
  • Qui Pangloss représente t’-il?
  • Que pouvez-vous dire de son évolution  intellectuelle?
  • De son apprentissage de la vie?
  • Commentez en quelques mots  l’épisode final du jardin.
  • Que symbolise le retour à la terre?

 

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Plan de l'étude proposée

  • I.Les oreillons ou comment l'on constate qu'il n'y a pas d'humains sauvages
  • II.Cacambo ou comment on doit considérer l'Autre
  • III Candide ou la relativité des mœurs

 

I.Les oreillons ou comment l'on constate qu'il n'y a pas d'humains sauvages

Caricaturés :

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Nus mais armés, très armés (massues, flèches, haches à caillou...) l'outillage de l'indien et de l'homme préhistorique. Grande Chaudière qui boue + broches, stéréotype et exagération, comme dit Candide « nous allons certainement être rôtis ou bouillis » Deux passages au style direct rapportent leurs paroles. Ils crient toujours en chœur, plutôt allègrement et ne semblent avoir qu'un mot à la bouche « Jésuite », qu'ils répètent systématiquement : « C'est un jésuite, c'est un jésuite », « Mangeons du jésuite, mangeons du jésuite », « Il n'est point jésuite, il n'est point jésuite » (Voltaire qui a fréquenté le collège Louis-le-Grand dirigé par des jésuites se moque de ses anciens professeurs.) Une des formes de l'ironie voltairienne est le badinage qui consiste à parler de façon légère des pires atrocités. Ici, les Oreillons qui s'apprêtent à dévorer C et C paraissent bons enfants, paisibles, joyeux. Sans souci de réalisme, Voltaire transcrit ce qu'ils disent mais qui les entend et comprend ? Dans ce portrait de cannibales, on retrouve l'opposition (Une des...) entre Voltaire  et Rousseau : contrairement à Rousseau, Voltaire ne croit pas qu'il y ait un état originel, primitif, d'isolement et de bonheur, pour lui l'homme n'est qu'en société. En effet, les Oreillons ont un nom ridicule, vivent nus, de façon rudimentaire (sans raffinement), sont cannibales / mais vivent en société, ont leurs ennemis et une forme de fanatisme « anti-jésuite » (effondrement du mythe du bon sauvage), ils ne sont pas non-violents, ils se battent pour leur liberté, ils ont leurs propres mœurs (zoophilie et anthropophagie sont acceptées) qui choquent l'occidental mais savent ce qui est juste ou non. Voltaire s'amuse à souligner - tantôt leur caractère primitif : Tout nus / massues / mangeurs de jésuites /offrent des filles... -tantôt leur appartenance à une société : les deux dames / deux notables / « Messieurs » /gens d'esprit... et Candide : « au lieu de me manger, m'ont fait mille honnêtetés »

Questions sur le chapitre 16 en fonction du plan du commentaire : Les réponses sont dans le commentaire

I -

  • Comment les sauvages apparaissent-ils?
  • Relevez le champ lexical de l'armement caractéristique de ce peuple
  • Quel stéréotype fait dire à Candide : "Nous allons certainement être rôtis ou bouillis"?
  • Quelle exagération Voltaire met-il ainsi en avant grâce à ce stéréotype?
  • Relevez les deux passages au style direct
  • Que scandent les oreillons?
  • Quelle est l'intention de Voltaire?
  • Le ton est-il ironique? Justifiez votre réponse
  • De quelle nature l'ironie est-elle ici?
  • Quelle est la figure de rhétorique habituellement utilisée par Voltaire pour faire valoir son ironie?
  • Définissez cette figure de style
  • Que veulent faire les oreillons?
  • Cela traduit-il le réalisme ou l'irréalisme du passage?
  • Nous avons le portrait tracé des cannibales : quelle est la thèse de Voltaire à cet égard?
  • Comment conçoit-il l'évolution de l'homme?
  • S'inscrit-il dans l'évolution d'un état de nature à un état de société?
  • A quuel philosophe Voltaire s'oppose t'-il?
  • Comment se traduit la non croyance en l'état originel chez Voltaire?
  • Comment vivent réellement les oreillons?
  • Leur idéal de vie reflète t-'il celui de Voltaire?
  • Que cherche à mettre en valeur Voltaire de manière assez paradoxale?
  • Soulignez, relevez et analysez les oppositions

 

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II.Cacambo ou comment on doit considérer l'Autre

C'est un valet de comédie, c'est plus particulièrement une figure qui rappelle Figaro, il est un peu Espagnol, a fait toutes sortes de métiers. (voir début du chap. XIV) Européen et Sud-Américain à la fois, il semble tout indiqué pour servir de lien. « Cacambo ne perdait jamais la tête », il se trouve qu'il parle un peu, finalement très bien la langue de cette tribu. Il remplace avantageusement Pan / gloss, car non seulement il parle les langues mais n'est pas ethnocentrique. Toujours badinage : l'échange avec Candide puis s'adresse aux Oreillons sans la moindre émotion. Son discours est fidèle à la rhétorique antique : exorde, concession, objection, narration / argumentation et enfin (péroraison) propose un marché. C'est lui qui défend l'opinion de Voltaire sur le cannibalisme, voir article « Anthropophage » du dictionnaire. Manger ceux qu'on a tués n'est pas pire que de les laisser dévorer par les vers et les charognards. Si les dits sauvages mangent leurs victimes, ce n'est pas parce qu'ils sont plus cruels que les occidentaux mais parce qu'ils ont moins de nourriture à leur portée. Ce que condamne Voltaire c'est le crime. Jouant son rôle d'intermédiaire, Cacambo oppose vous et nous mais souligne aussi qu'il diffère de Candide qui est son maître, « je suis d'ici » Il ne dit pas ce qu'il pense du fait de tuer. Le diplomate Cacambo n'est pas en position de condamner quoique ce soit : « C'est très bien fait, rien n'est plus juste » Les antiphrases truffent son discours, autre procédé de l'ironie chez Voltaire : « le droit naturel nous enseigne à tuer notre prochain », oxymore même : prochain/tuer. Mais puisqu'en effet, cela se fait partout. L'objection de Cacambo, c'est qu'il y a méprise/ erreur.En effet, loin d'être jésuite, Candide en a tué un et il semble que ::les ennemis de nos ennemis sont nos amis. Puisque en effet, les Oreillons sont d'accord.

II -  Questionnaire

  • Qui est Cacambo?
  • Quelle figure de la littérature nous rappelle t'-il?
  • Quel est son rôle?
  • Qui semble t'-il remplacer assez bien?
  • Est-il ethnocentrique?
  • Définissez l'ethnocentrisme
  • Comment s'adresse t'-il aux oreillons?
  • De quelle nature son discours est-il?
  • Quels sont les indices de sa rhétorique antique?
  • Quelle position a t'-il concernant le cannibalisme?
  • Comment le rapport entre cannibalisme et état sauvage est-il perçu dans le chapitre?
  • Que condamne Voltaire?
  • Comment Cacambo se perçoit-il ?
  • Analysez son affirmation "je suis d'ici"
  • Vous semble t'-il plutôt impliqué, subjectif, objectif, neutre?
  • Relevez et analysez les antiphrases
  • Reflètent-elles et renforcent-elles le ton ironique?
  • Relevez un oxymore
  • Analysez la
  • Proposez une définition de l'oxymore

 

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III Candide ou la relativité des mœurs :

Au début, allusion aux aventures de Gulliver / Swift : « Nothing is great or small except by comparison » Candide n'a pas d'esprit critique, se laisse balloter par les événements. C'est à cause de lui que les 2 hommes se trouvent en si mauvaise posture (« Je vous l'avais bien dit que... ») Comme d'habitude, telle une mécanique, il parle de Pangloss et du meilleur des mondes, une variante ici « tout est bien » A l'opposé de Voltaire, C. croit voir « la pure nature » chez les Oreillons, au début et à la fin de l'épisode. Fait son possible pour que ce qu'il voit corresponde à ce qu'on lui a enseigné ou pour que ce qu'il vit n'altère pas son adhésion à la doctrine de Pangloss/Leibniz: donc : « Tout est bien soit » mais … Puis à la fin triomphant : « la pure nature est bonne » Ces interventions sont comiques : Coordination incongrue "cruel d'avoir perdu mademoiselle Cunégonde d'être mis en broche par des Oreillons" Le fait le plus déterminant en second. Précision du complément d'agent inattendu. Comique aussi son ethnocentrisme : « inhumanité affreuse... peu chrétien » Cependant, il tire une leçon, celle de la relativité des mœurs: A la fin : « Quelles mœurs ! » Relativité qu'il étend comiquement puisque il parle du bonheur qu'il a eu de tuer le baron.

III - Questionnaire

  • Quelles sont les allusions du début?
  • Comment Candide apparaît-il?
  • Fait-il valoir son esprit critique?
  • A qui Candide fait-il allusion?
  • Quelle est la variante mentionnée du meilleur des mondes?
  • Quels sont les points de vue de Voltaire et de Candide concernant l'état originel?
  • A quoi Candide se rattache t'-il pour justifier ses idées, ses croyances en des systèmes de pensées?
  • A qui du point de vue philosophique, Voltaire, s'oppose t'-il?
  • Qui incarne la philosophie de Leibniz dans Candide?
  • Comment pourrions-nous qualifier le discours de Pangloss tout au long de Candide?
  • Analysez l'intervention suivante : "la pure nature est bonne"
  • Le ton est-il comique?
  • Relevez une autre intervention comique
  • Quelle leçon Candide tire t'-il? 

 

Conclusion :

Candide apprend donc que tous les hommes vivent en société, ont leurs règles et que la notion de bien et de mal est universelle ainsi que, malheureusement, la violence. Dans ce voyage initiatique, une étape importante : il s'ouvre aux autres cultures.

 

Candide: le nègre de Surinam Chapitre 19  : commentaire et oral EAF : Document 4

INTRODUCTION
Nous allons étudier un extrait du chapitre 19 de Candide, conte philosophique de Voltaire écrit en 1759. Voltaire est un philosophe des lumières, encyclopédiste contemporain de Rousseau, Diderot. L’idéal des lumières est en quête des vraies valeurs : liberté d’expression, d’opinion, de religion. Le combat pour la libération de l’homme par l’esprit est celui de Voltaire. Candide y contribue, nous y trouvons en effet une violente dénonciation de la religion ainsi qu’une critique des illusions de la philosophie optimiste de Leibniz. Dans le chapitre 19, notre héros, Candide fait la rencontre d’un nègre. La scène se passe après le séjour idyllique dans l’Eldorado, le héros accompagné de son valet Cacambo repartent et espèrent retrouver Cunégonde. Ils sont encore à cette époque certains que la richesse les rendra heureux. Cependant, une fois à Surinam, la dure réalité va bientôt changer Candide, il commence à remettre en cause l’optimisme systématique pour se constituer sa propre philosophie. Ils rencontrent donc un esclave accablé de malheur. Le dialogue qui s’engage entre le nègre et Candide constitue une critique de l’esclavage : une atteinte à la liberté de l’homme.

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  • Questions d’ensemble : chapitre 19 Le nègre de Surinam
  • Quel est le thème du chapitre 19?
  • Qu’arrive t’-il au héros?
  • Quelle rencontre fait-il?
  • Quand la scène se passe t’-elle?
  • De qui Candide est-il accompagné?
  • Quel est son idéal de bonheur avant la rencontre du nègre?
 
 
  • Problématique
  • Quels sont les enjeux critiques de ce passage?
    Formulation du plan :
  • Dans le but de répondre à la question, nous verrons dans un premier temps, la rencontre du nègre et de Candide, en second lieu, les enjeux critiques et enfin, en quoi Voltaire critique l’optimisme leibnizien.
    Plan :
  • I - La rencontre du nègre et de Candide
  • - La réaction de Candide
  • - Le dialogue
  • II - Les enjeux critiques
  • Discours et réaction du nègre
  • III - La dénonciation de l’optimisme leibnizien

 

Analyse :
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I/ PRESENTATION DU NEGRE
 
La réaction de Candide
L’entrée en matière est narrative et descriptive. Le nègre est décrit comme étant « étendu par terre », il est donc dans une position humiliante. Le nom « nègre » précédé un article indéfini, « un nègre » le prive de toute identité. La rencontre n’a rien de traditionnel. Les descriptions se poursuivent de manière assez objective, Voltaire n’y projette aucun sentiment, ni jugement. Le lecteur peut être choqué par la suite de la présentation : en effet, son habit, « un caleçon de toile bleue » n’est pas entier, « il n’a plus que la moitié de son habit ». Il lui manque une jambe et une main : la progression va crescendo, on part de l’habit vers les membres. Nous apprenons donc qu’il est amputé. L’homme semble déséquilibré car il est amputé de la jambe gauche et de la main droite. Suivent les connotations pathétiques reflétant la subjectivité : « ce pauvre homme », « ce » a une connotation méliorative. D’une manière générale, le portrait fait par le narrateur se résume aux points essentiels, c’est-à-dire, les détails importants qui n’échappent pas au lecteur : la position, l’habit, les blessures, sa jambe et sa main manquantes.

Dialogue :
Le héros, Candide va à son tour présenter le nègre, mais l'auteur se cache derrière son personnage qui s'indigne et s'étonne, il veut connaître le nègre, ce qui a un impact dénonciateur plus grand, puisque le lecteur se doute que Voltaire s'exprime à travers le personnage naïf. Candide semble éprouver beaucoup de compassion, de sympathie: "mon dieu!", "mon ami" ou encore "état horrible", et les points d'exclamation montrent son émotion. Nous avons en fait un double interjection : « Eh! Mon Dieu ». Candide se montre très choqué, il garde sa naïveté ainsi que le suggère sa question : « mais que fais-tu là? », nous savons en effet que le nègre ne peut se déplacer .
 

Questions sur le chapitre 19 en fonction du plan du commentaire : les réponses sont dans le commentaire


I - Présentation du nègre La réaction de Candide

  • Que peut-on dire de l’entrée en matière?
  • Comment le nègre est-il décrit?
  • Est-il privé de toute identité?
  • Citez pour justifier votre réponse
  • Peut-on parler d’une rencontre traditionnelle?
  • Les descriptions sont-elles objectives?
  • Relevez les connotations pathétiques
  • Reflètent elles le point de vue de Voltaire?
  • Qui fait le portrait du nègre?

  • Le dialogue :
  • Qui Candide présente t’-il?
  • Est-il indigné? Citez pour justifier votre réponse
  • Qui se cache derrière Candide?
  • Montrez en citant le texte que Candide éprouve de la compassion
  • Que marquent les points d’exclamation?
  • Relevez la double interjection Candide garde t’-il encore sa naïveté?
  • Comment se manifeste t’-elle?
  • Relevez l’expression qui le montre
  • Comment perçoit-on Candide par rapport à l’Eldorado?
  • A t’-il évolué?

Transition : L’Eldorado est loin pour notre héros à présent. Candide se familiarise avec les vraies réalités, la misère, l’esclavage etc. Voltaire fait parler son personnage ce qui va lui permettre de critiquer violemment l’esclavage. Le nègre entame en effet un discours dont nous allons étudier à présent les enjeux critiques.
 
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II/ les enjeux critiques
 
Le discours et les réactions du nègre
Le personnage du nègre va permettre à Voltaire de mettre en œuvre une dénonciation très virulente de l’esclavage, de manière indirecte sans être censuré pour ses critiques. Les enjeux sont donc critiques et l’on retrouve tout comme dans Candide une des deux fonctions de l’apologue philosophique, à savoir, instruire, la première étant de plaire, de distraire. Le but didactique est ici visé, il s’agit de faire passer un enseignement en mettant en scène son personnage, le nègre de manière à soumettre son dialogue et mettre en avant ses réactions. Indirectement donc le penseur exprime ses idées et sa philosophie. Les trois éléments mentionnés dans le descriptif du nègre du début du texte, le caleçon, la main, les jambes autorisent Voltaire à mettre en avant une certaine vision de l’horreur, choquante pour le lecteur qui par l ‘anaphore de « quand » et la répétition de « on nous coupe » perçoit le degré croissant dans l’intensité de la gradation. La dénonciation s’amorce avec la gradation du doigt, de la main et de la jambe. En effet, nous avons ensuite l’explication donnée par le nègre lui-même dans les cas d’ablation d’un membre : « quand on travaille… on nous coupe la main ». Les esclaves sont amputés, réduits à l’état d’une marchandise, on leur coupe par exemple la jambe lorsqu’ils tentent de s’enfuir. Le nègre est réduit au stade d’instrument, de moyen pour les esclavagistes très soucieux de s’enrichir. Cet aspect de la dénonciation est encore accentué par la phrase suivante : « c’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe ». Le philosophe, au-delà de l’esclavage, accuse les mauvais traitements dont-ils sont victimes. L’absurdité est à son comble lorsque le nègre confie que ses parents l’ont vendu, l’horreur domine et est à son paroxysme mais ce n’est pas ce point que le penseur critique mais les Européens qui abusant de leur toute puissance exerçaient à leur guise leur influence sans se soucier des hommes, objet de leur manipulation et de leur convoitise. A ce niveau de la critique, on voit Voltaire se moquer de la religion chrétienne. Les européens en fait se faisaient appeler « les fétiches », objets païens ayant des pouvoirs surnaturels. Dans ce cas de figure, la religion est assimilée à une simple superstition. On ne la perçoit pas comme fidèle à ses principes de base, l’amour entre les hommes ne se vérifie pas comme le témoignent les mauvais traitements sur les hommes noirs, les esclaves. Il y a un paradoxe insurmontable entre l’enseignement de l’église et la manière dont les esclaves sont traités. L’hypocrisie religieuse est soulignée car elle cautionnait l’esclavage pour des raisons économiques. Cette idée se retrouve dans la controverse de Valladolid de Jean Claude Carrière. Les Amérindiens et les Africains dans la Controverse ne tiennent pas plus de place dans la religion judéo-chrétienne que les esclaves dans Candide. Ils sont traités comme des sous-hommes.
 
  • II - Les enjeux critiques : questionnaire Le discours et les réactions du nègre
  • Quelle dénonciation Voltaire met-il en avant grâce au personnage du nègre?
  • Comment cette critique va t’-elle être dirigée?
  • Cherchait-il à fuir les critiques et la censure?
  • La dénonciation reflète t’-elle les convictions de Voltaire?
  • Son idéal des lumières?
  • Son idéal de liberté?
  • Quelles sont les fonctions de l’apologue?
  • Citez deux apologues de Voltaire
  • Un apologue est -il un conte philosophique?
  • Quel est le but didactique?
  • Comment la vision de l’horreur est-elle mise en avant?
  • Relevez les trois éléments essentiels
  • Relevez une gradation
  • Comment les esclaves sont-ils traités?
  • Que représentent-ils?
  • Expliquez la phrase suivante : « c’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe »
  • Comment les Européens sont-ils perçus?
  • Avons-nous une critique de la religion?
  • Justifiez votre réponse
  • Quel paradoxe Voltaire met-il en avant concernant la religion chrétienne?
  • En quoi pouvons-nous mettre en rapport Candide et la controverse de Carrière?
  • Quel est le dénominateur commun entre ces deux ouvrages littéraires?

 


Transition : Voltaire ne s’en tient pas à la critique de l’esclave, au-delà de la dénonciation, le philosophe vise aussi l’optimisme leibnizien incarné par Pangloss dans Candide.
 
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III - Dénonciation de l’optimisme Leibnizien
Candide est le porte parole de Voltaire. Tout au long de son initiation, il avait adhéré aux thèses de Pangloss, son professeur mais à présent, une fois confronté à l’horreur, il remet les théories de son maître à penser en question. Il doute ainsi que le suggère l’invocation « O Pangloss! ». Il perd sa naïveté et se détache de son éducation dogmatique, tautologique, optimiste : « Je renonce à ton optimisme ». Son indignation le pousse à expliquer à Cacambo les égarements de la philosophie optimiste trop éloignée de la réalité. Son argument est le suivant : « c’est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal ». Candide est devenu son propre maître, il a à présent sa propre philosophie, bien mûrie, non dogmatique et toujours prête à la remise en cause, sa compréhension est personnelle et détachée de l’enseignement absurde de Pangloss.

III - Dénonciation de l’optimisme leibnizien : Questionnaire
  • Au-delà de la dénonciation de l’esclavage, Voltaire critique une philosophie, laquelle?
  • Comment Candide évolue t’-il vers une philosophie plus personnelle?
  • Que pensez-vous de son parcours initiatique?
  • A quelles thèses adhérait-il jusqu’alors?
  • Qui était son précepteur?
  • Que marque l’invocation « O Pangloss »?
  • Comment Candide souligne t-il les manquements et les égarements de la philosophie Leibnizienne?
  • Et de son optimisme?
  • Citez pour justifier.
  • Peut-on dire que Candide soit devenu son propre maître?
  • A t’-il sa propre philosophie?
 
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CONCLUSION
On retrouve dans ce chapitre 19 de Candide les deux fonctions de l’apologue philosophique, plaire et instruire. Le but didactique est ici centré sur la dénonciation de l’esclavage. Le dialogue du nègre est mis au service de la critique.
Nous avons la critique de l’esclavage, dénonciation de leur condition, mise en avant des raisons économiques, critique de l’Eglise et enfin critique de la philosophie leibnizienne et de son optimisme injustifié. Nous mettrons en avant l’aspect primordial de ce passage dans le roman philosophique car il correspond à une prise de conscience chez Candide qui dans son parcours initiatique comprend qu’il faut se détacher de l’enseignement de son professeur précepteur pour commencer à se forger sa propre philosophie
Ouverture :
Jean Claude Carrière, la Controverse.
 

 

Première et deuxième partie de l'entretien de français sur le chapitre 30 de Candide, le jardin, Voltaire : Document 5

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  • Le jardin, chapitre 30 Candide, Voltaire Le devoir intégralement corrigé fait 3 pages word, il comprend une introduction, un développement en deux parties avec plusieurs arguments pour chacune, une transition, une conclusion avec ouverture.

 

  • Texte
    Candide, en retournant dans a métairie, fit de profondes réflexion sur le discours du Turc. Il dit à Pangloss et à Martin : « Ce bon vieillard me paraît s’être fait un sort bien préférable à celui des six rois avec qui nous avons eu l’honneur de souper. – Les grandeurs, dit Pangloss, sont fort dangereuses selon le rapport de tous les philosophes ; car enfin Eglon, roi des Moabites fut assassiné par Aod ; Absalon fut pendu par les cheveux et percé de trois dards ; le roi Nadab, fils de Jéroboam, fut tué par Baasa ; le roi Ela, par Zambri ; Ochosias, par Jéhu . Athalia, par Joida ; les rois Joachim, Jéchonnias, Sédécias furent esclaves. Vous savez comment périrent Crésus, Astyage, Darius, Denys de Syracuse, Pyrrhus, Persée, Annibal, Jugurtha, Arioviste, César, Pompée, Néron, Othon, Vitelius, Domitien, Richard II d’Angleterre, Edouard II, Henri VI, Ricard III, Marie Stuart, Charles Ier, les trois Henri de France, l’empereur Henri IV ? Vous savez… - Je sais aussi, dit Candide, qu’il faut cultiver notre jardin. Vous avez raison, dit Pangloss ; car quand l’homme fut mis dans le jardin d’éden, il y fut mis ut operaretur eum, pou qu’i y travaillât ; ce qui prouve que l’homme n’est pas né pour le repos. – Travaillons sans raisonner, di Martin ; c’est le seul moyen de rendre la vie supportable. »
    Toute la petite société entra dans ce louable dessein ; chacun se mit à exercer ses talents. La petite terre rapporta beaucoup. Cunégonde était, à la vérité, bien laide ; mais elle devint une excellente pâtissière ; Paquette broda ; la vieille eut soin du linge. Il n’y eut pas jusqu’à frère Giroflée qui ne rendît service ; il fut un très bon menuisier, et même devint honnête homme ; et Pangloss disait quelquefois à Candide : « Tous les événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles : car enfin, si vous n’aviez pas été chassé d’un beau château à grands coups de pied dans le derrière pour l’amour de mademoiselle Cunégonde, si vous n’aviez pas été mis à l’Inquisition, si vous n’aviez pas couru l’Amérique à pied, si vous n’aviez pas donné un bon coup d’épée au baron, si vous n’aviez pas perdu tous vos moutons du bon pays d’Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches ; - Cela est bien dit, répondit Candide mais il faut cultiver notre jardin. »

 

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  • Plan de l'étude :
  • I/ Rejet de la philosophie optimiste Leibnizienne
  • 1 – Discours dogmatique et tautologique de Pangloss
  • 2 - Providentialisme et optimisme Transition
  • II/ La philosophie de Candide : il faut cultiver son jardin
  • 1 - Une philosophie à maturité
  • 2 - Le symbole du jardin
  • Conclusion avec ouverture

 

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Analyse 

Introduction

Nous allons étudier le dernier chapitre de Candide intitulé le jardin. Candide est un conte philosophique de Voltaire, auteur et encyclopédiste du siècle des lumières contemporain de Diderot, D'alembert et de Rousseau. Ce roman philosophique fut écrit en 1759 dans le respect de l'idéal des lumières, la lutte contre l'obscurantisme, l'intolérance et le manque de liberté d'expression.

Le passage qui nous intéresse nous dévoile un Candide arrivé à maturité, détaché de l'enseignement de Pangloss et libéré de ses discours tautologiques et vides de sens. Les personnages du jardin ont trouvé la paix, ils sont réunis dans une métairie. Cependant, ils s'ennuient et cherchent toujours un sens à leur vie. Un derviche ou religieux est alors interrogé qui n'apporte pas de réponse, puis en deuxième rencontre un vieillard qui les oriente vers une philosophie pratique, le travail comme remède aux interrogations humaines. Candide met en pratique cet idéal de vie, il acquiert alors le vrai savoir, le savoir théorique et le savoir pratique, s'éloignant définitivement de la connaissance purement théorique et pseudo philosophique de Pangloss, représentant de Leibniz.

Dans un premier temps nous verrons que le rejet de la philosophie optimiste leibnizienne est total et enfin en quoi la morale du conte philosophique consiste à cultiver son jardin.

Questions sur le commentaire : Les réponses sont dans l'introduction du commentaire

Questions sur l’introduction :

  • A quelle genre littéraire l’ouvrage de Voltaire appartient-il?
  • Définir le conte philosophique
  • Citez un autre conte philosophique de Voltaire ( Zadig, Micromégas)
  • Quand ce conte a t’-il été écrit?
  • Dans ce passage, les personnages sont-ils tous réunis?
  • Ont-ils trouvé le sens de leur vie?
  • Que décident-ils de faire?
  • Quelles sont les deux rencontres importantes? Citez pour justifier votre réponse
  • Quelle sera en conséquence la décision du héros?

 

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I/ Le rejet de l'optimisme

I - Le rejet de l’optimisme et de la pseudo-philosophie de Pangloss : Questionnaire. Les réponses sont dans le commentaire

Dans ce chapitre, Pangloss est toujours fidèle à ses convictions qui se résument à de longs discours tautologiques, vides de sens, purement théoriques. Il est l'incarnation de Leibniz contre lequel Voltaire s'insurge. Ses discours sont pseudo philosophiques. Le personnage est involutif.

  • 1 - Discours dogmatique et tautologique de Pangloss
  • Quelle position Voltaire adopte t’-il tout au long du conte ainsi que dans le chapitre 30 concernant les discours vides de sens de Pangloss?
  • Qui Pangloss représente t’-il? Leibniz
  • Peut-on considérer Pangloss comme le personnage involutif?

 

2- Le providentialisme et l'optimisme

Pangloss ne rejoint pas Candide quant à la définition du concept de travail. En effet il a une conception chrétienne du travail, "ut operaretur eum", c'est un fardeau. Il n'est pas en accord avec le travail au sens d'une philosophie appliquée, une philosophie de vie de Candide. Nous constatons en outre que tous les malheurs de notre héros sont selon Pangloss le résultat du dessein de Dieu, perçus comme nécessaires. Tout est nécessairement enregistré dans le plan divin, rien n'y échappe. A ce stade le lecteur ressent le comique du discours de Pangloss qui fait une très longue énumération des malheurs du héros en terminant de manière ridicule et hors de propos. Cela a un effet comique. Son dicours s'apparent à un pseudo commentaire sur l'homme et sa condition. L'énumération est une suite de personnages. Candide l'interrompt dans le but de le sortir de sa léthargie théorique, il tente de le tourner vers une aspiration plus pratique, une philosophie de l'action. L'élève a pris le dessus sur le maître qu'il contredit, il a d'ailleurs le mot de la fin et donne la leçon du livre "il faut cultiver son jardin".

Pangloss est vraiment l'incarnation du personnage involutif qui recherche toujours les mêmes réponses aux mêmes questions. Il n'a que des aprioris et des réponses toutes faites. Candide au contraire est un héros évolutif dans un roman d'apprentissage. De naif il devient son propre maître. Il est à l'image de Voltaire pour qui l'homme véritable n'est pas purement et simplement un homme de discours mais un homme d'action.

  • 2 - Le providentialisme et l’optimisme : les réponses sont dans le commentaire
  • Les développements de Pangloss :
  • Comment Pangloss perçoit-il la notion de travail?
  • Que signifie « ut operaretur eum »?
  • Quelle connotation cette interprétation a-t-elle?
  • En ce sens, peut-on affirmer que Pangloss interprète de travers le conseil de Candide?
  • Comment les malheurs de Candide sont-ils perçus?
  • Donnez une définition du providentialisme
  • Expliquez « cédrats confits et pistaches »
  • Relevez l’aspect comique du passage
  • L’énumération prend t’-elle la forme d’un discours?
  • A quel moment comprenons-nous que Pangloss n’est plus désormais le maître à penser?
  • Quelle est l’intention de Candide lorsqu’il met fin au dernier développement de Pangloss?
  • Candide donne le leçon du livre : quelle est-elle?
  • Expliquez en quelques phrases les oppositions majeures entre Pangloss, involutif et dogmatique et Candide, d’abord très naïf et arrivé à maturité philosophique
  • Quelle image Voltaire donne t’-il du philosophe?
  • Est-il seulement un  homme de discours?
  • Doit-il être un homme d’action?
  • Dans quel autre passage du livre l’idée du philosophe, homme d’action a t’-elle déjà été suggérée?

 

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II/La philosophie de Candide, il faut cultiver son jardin

        1 – La maturité de Candide :

L'autonomie intellectuelle de Candide se traduit par "de profondes réflexions". Il revient sur les paroles du vieillard, conseiller en matière de travail au sens d'une philosophie, d'un retour sur soi, d'un mode simple de vie favorisant l'autonomie et l'autarcie. La terre devient symbole de liberté par le travail, de libération, fruit d'une réflexion bien conduite. Savoir penser, vivre dans la plus grande autonomie, voici la philosophie nouvelle d'un Candide devenu adulte intellectuellement. La métairie symbolise le retour sur soi. Il contredit de manière définitive son précepteur Pangloss et s'oppose en outre à Martin qui prétend : "il faut travailler sans raisonner". Le héros trouve son équilibre dans le travail réfléchi entre l'action et la réflexion.

II - La philosophie de Candide : il faut cultiver son jardin : Questionnaire

  • 1 - La maturité de Candide
  • Quelle expression traduit la maturité de Candide?
  • Que symbolise le retour à la terre?
  • Le retour dans sa métairie peut-il être assimilé à un retour sur soi?
  • Comment Candide perçoit-il les paroles du vieillard?
  • Pouvons-nous dire que Candide soit devenu philosophe?
  • En cela reflète t-’il le projet voltairien? Le projet des lumières?
  • Expliquez le rapport du travail « cultiver son jardin » et le raisonnement « cultiver son esprit » : se cultiver intellectuellement

 

        2 – Un lieu emblématique

Le jardin devient un autre lieu emblématique après le château des Thunder-ten-tronchk, puis l'Eldorado et son utopie. Le monde idéal est à présent le jardin, symbole de la liberté et de la libération : le bonheur de pouvoir vivre et penser par soi-même. Une fin de conte digne d'un roman d'apprentissage avec une évolution exemplaire du héros à la hauteur de l'idéal des lumières. Candide n'a plus besoin de précepteur, il a quitté le château, renoncé à l'Eldorado et compris que l'enseignement de son maître n'était qu'une illusion de philosophie. Il sait à présent. Sa sagesse est pratique « chacun se mit à exercer ses talents». Le jardin succède aux autres lieux emblématiques et illusoires, il est la valeur sûre lorsqu'on aspire à un peu de bonheur et de paix. La simplicité de cette métamorphose du héros est surprenante et exemplaire. Une autre transformation intervient au niveau dees personnages. Par exemple Cunégonde, autrefois laide, « devint une excellente pâtissière», Frère Giroflée « fut un très bon menuisier, et devint même honnête homme». La connotation du dernier chapitre est philosophique, l'homme est perfectible et le jardin devient le nouvel Eden.

  • 2 - Un lieu emblématique : Questionnaire
  • Le jardin est devenu le troisième lieu emblématique : quels sont les deux premiers?
  • A quel symbole chacun de ces lieux est-il rattaché?
  • Expliquez : la sagesse est pratique
  • Le travail devient-il la valeur sûre?
  • Montrez en citant qu’il favorise la transformation des personnages du conte

 

Conclusion

     On retrouve dans le chapitre 30, le jardin l'idéal philosophique des lumières qui consiste à vivre sous la conduite de la raison. Candide a trouvé la juste mesure entre l'idéal philosophique purement théorique et la sagesse pratique d'une vie simple tournée vers le travail.

voltaire

 

Réflexions personnelles : De l’incipit à l’épilogue

Etude comparative

Questions sur Candide, le jardin, ch. 30 et l’incipit

  • -En quoi peut-on dire que le chapitre 30 soit un épilogue du conte philosophique?
  • -Faut-il regarder rétrospectivement les chapitres précédents pour le dire?
  • Réponse :
  • On peut affirmer que plusieurs rencontres ont préparé ce dénouement.
  • Les différentes rencontres de Candide :
  • Rencontre avec Pococuranté : on anticipe progressivement l’idée d’un bonheur possible
  • Rencontre avec les rois déchus du chapitre 26 qui ont tout perdu : Candide ne les voit pas comme les garants du bonheur pour cette raison précise
  • Au chapitre 30 : Le derviche est essentiel. Au même chapitre, Candide fait la connaissance d’un vieillard musulman qui vit en toute indépendance, voire en autarcie et qui considère que  « le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin ».
  • -Le jardin a succédé au château : le derviche remplace Pangloss. Le monde n’est plus limité à la Westphalie du début du conte.
  • -Considérez-vous que ce passage du château à la métairie soit une progression? Oui
  • -L’orient est-il ici le symbole d’un retour aux origines, à la sagesse?
  • -Le baron trouve t’-il sa place à la fin du conte?
  • Réponse :
  • Non, car il est encore attaché à ses préjugés aristocratiques avec tout ce que cela suppose
  • - De quelle double nécessité le travail est-il ?
  • Réponse :
  • Morale, on s’éloigne du vice et économique car par le travail on  fait face aux besoins
  • - Peut-on affirmer que la parabole du jardin s’oppose aux discours tautologiques, dogmatiques et inutiles de Pangloss?
  • Réponse :
  • Oui car cultiver son jardin signifie travailler et se cultiver intellectuellement. L’activité s’oppose aux discours inutiles de Pangloss
  • C’est aussi une leçon de modestie qui s’accompagne d’une satisfaction personnelle.
  • - Peut-on dire qu’il y ait un renversement de rôle par rapport à l’incipit?
  • Réponse :
  • Candide a le dernier mot. Pangloss n’est plus le maître à penser de Candide.
  • - En ce sens : Candide est un apologue philosophique initiatique. Candide est devenu philosophe, il peut penser par lui-même. Donc? Le chapitre 30 reflète le projet des lumières.
  • L’homme devient maître de sa vie et pense par lui-même.

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

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