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Bel ami, Maupassant, le flagrant délit, chapitre VIII

Entretien de 28 questions avec réponses en commentaire, oral et commentaire

 

Maupassant

 

 

 Entretien de 28 questions avec réponses en commentaire sur Bel ami de Maupassant

Première partie de l'entretien : Bel-ami de Maupassant

 

maupassant

Deuxième partie, chapitre VIII

Problématique:

En quoi cette scène peut elle être vue comme l’ aboutissement de la transformation de George Duroy?

 le flagrant délit: manigance et adultère

A) La mise en scène du texte, un moment théâtral

Le comique de situation est visible suite au fait que ce soit un flagrant délit donc Madeleine et Laroche Mathieu sont trouvés presque nus par la police et Duroy, ils sont pris sur le fait.

Le comique de mots est visible lors des dialogues, Laroche Mathieu balbutia « c’est que je suis…je suis … tout nu ».

Duroy ajouta en réponse « allons donc…levez-vous…puisque vous vous êtes déshabillé devant ma femme vous pouvez bien vous habillez devant moi », il joue sur les mots, cela crée un comique de mots.

Le comique de geste est visible à travers les didascalies »on voyait dans le lit la forme d’un corps cachée sous le drap »,« L’homme couché ne remua pas », Laroche Mathieu se cache espère qu’on ne le verra pas s’il ne bouge pas , c’est absurde.

Le comique de mœurs est visible à travers le commissaire, pour que ce soit considéré comme vrai, il faut qu’il y ait un flagrant délit avec présence de policiers, déplus le magistrat doit prendre des notes « sur l’état et la disposition du logis » lors du flagrant délit.

C’est absurde car c’est une affaire privée de famille et non d’Etat.

C’est intéressant que cet extrait soit mis en scène plutôt que raconté

Car c’est une étape qui fonde le début de la nouvelle vie de Duroy et on voit jusqu’où il est capable d’aller (humilié celle à qui il doit tout) pour arriver à ses fins.

B)Les personnages dans leurs rôles (mise en abyme, ils se mettent eux-mêmes en scène dans cette extrait)

a) Madeleine:

Dans cette scène alors qu’elle est profondément humiliée et mal à l’aise, elle essaie de faire paraitre le contraire, elle fait la fiere comme si elle n’était pas humiliée, elle provoque le commissaire en lui riant au nez, « c’est du propre », elle le méprise à cause de son métier et car c’est le seul homme faible, elle ignore Duroy et son amant totalement comme s’ils étaient absents.

Au départ elle est tout de même choquée « d’une voix étranglée », « elle n’a plus rien à perdre » elle a perdu son honneur, sa fierté de femme, elle perd son mari, déception de rompre avec lui, perte de l’influence politique et financière. Elle est indifférente envers son amant car il ne lui est plus utile, donc elle s’en fiche . Elle est aussi indifférente envers son mari car elle ne veut pas lui faire le plaisir de s’humilier encore plus devant lui.

b)Duroy

Il fait semblant d’être en colère d’être « cocu ». Il est en colère que sa femme ait un amant d’une classe sociale plus aisée que lui. Il se moque de l’infidélité de sa femme « vous pouvez vous recoucher ».

« dents contre dents crocs contre crocs » (passage légion d’honneur), il pend plaisir à humilier le ministre, c’est Duroy qui mène le flagrant délit et non le commissaire. Il dévoile l’ identité du ministre en mettant l’accent sur sa lâcheté: « saisit la couverture, la tira, et, arrachant l’oreiller ».Il le ridiculise « allons donc levez vous…devant moi »

Une telle maîtrise de l’action et la préméditation peuvent faire douter de la véracité de la colère de Duroy. Il joue « avec un air de discret »

Conclusion:

George Duroy va changer de vie.

Et par cet extrait, on voit qu’il est capable de tout pour arriver à ses fins car il est immoral et rejette celle qui lui a tout donné.

 

maupassant

TEXTE:

Le commissaire se retourna vivement, et regardant Madeleine dans les yeux :

- Vous êtes bien Mme Claire-Madeleine Du Roy, épouse légitime de M. Prosper-Georges Du Roy, publiciste, ici présent ?

Elle articula, d’une voix étranglée :

- Oui, monsieur.

- Que faites-vous ici ?

Elle ne répondit pas.

Le magistrat reprit :

- Que faites-vous ici ? Je vous trouve hors de chez vous, presque dévêtue dans un appartement meublé. Qu’êtes-vous venue y faire ?

Il attendit quelques instants. Puis, comme elle gardait toujours le silence :

- Du moment que vous ne voulez pas l’avouer, madame, je vais être contraint de le constater.

On voyait dans le lit la forme d’un corps caché sous le drap.

Le commissaire s’approcha et appela :

- Monsieur ?

L’homme caché ne remua pas. Il paraissait tourner le dos, la tête enfoncée sous un oreiller.

L’officier toucha ce qui semblait être l’épaule, et répéta :

- Monsieur, ne me forcez pas, je vous prie, à des actes.

Mais le corps voilé demeurait aussi immobile que s’il eût été mort.

Du Roy, qui s’était avancé vivement, saisit la couverture, la tira et, arrachant l’oreiller, découvrit la figure livide de M. Laroche-Mathieu. Il se pencha vers lui et, frémissant de l’envie de le saisir au cou pour l’étrangler, il lui dit, les dents serrées :

- Ayez donc au moins le courage de votre infamie.

Le magistrat demanda encore :

- Qui êtes-vous ?

L’amant, éperdu, ne répondant pas, il reprit :

- Je suis commissaire de police et je vous somme de me dire votre nom !

Georges, qu’une colère bestiale faisait trembler, cria :

- Mais répondez donc, lâche, ou je vais vous nommer, moi.

Alors l’homme couché balbutia :

- Monsieur le commissaire, vous ne devez pas me laisser insulter par cet individu.

Est-ce à vous ou à lui que j’ai affaire ? Est-ce à vous ou à lui que je dois répondre ?

Il paraissait n’avoir plus de salive dans la bouche.

L’officier répondit :

- C’est à moi, monsieur, à moi seul. Je vous demande qui vous êtes ?

L’autre se tut. Il tenait le drap serré contre son cou et roulait des yeux effarés. Ses petites moustaches retroussées semblaient toutes noires sur sa figure blême.

Le commissaire reprit :

- Vous ne voulez pas répondre ? Alors je serai forcé de vous arrêter. Dans tous les cas, levez-vous. Je vous interrogerai lorsque vous serez vêtu.

Le corps s’agita dans le lit, et la tête murmura :

- Mais je ne peux pas devant vous.

Le magistrat demanda :

- Pourquoi ça ?

L’autre balbutia :

- C’est que je suis... je suis... je suis tout nu.

Du Roy se mit à ricaner, et ramassant une chemise tombée à terre, il la jeta sur la couche en criant :

- Allons donc... levez-vous... Puisque vous vous êtes déshabillé devant ma femme, vous pouvez bien vous habiller devant moi.

Puis il tourna le dos et revint vers la cheminée.

Madeleine avait retrouvé son sang-froid, et voyant tout perdu, elle était prête à tout oser. Une audace de bravade faisait briller son œil ; et, roulant un morceau de papier, elle alluma, comme pour une réception, les dix bougies des vilains candélabres posés au coin de la cheminée.

Puis elle s’adossa au marbre et tendant au feu mourant un de ses pieds nus, qui soulevait par derrière son jupon à peine arrêté sur les hanches, elle prit une cigarette dans un étui de papier rose, l’enflamma et se mit à fumer.

Le commissaire était revenu vers elle, attendant que son complice fût debout.

Elle demanda avec insolence :

- Vous faites souvent ce métier-là, monsieur ?

Il répondit gravement :

- Le moins possible, madame.

Elle lui souriait sous le nez :

- Je vous en félicite, ça n’est pas propre.

Elle affectait de ne pas regarder, de ne pas voir son mari.

Mais le monsieur du lit s’habillait. Il avait passé son pantalon, chaussé ses bottines et il se rapprocha, en endossant son gilet.

L’officier de police se tourna vers lui :

- Maintenant, monsieur, voulez-vous me dire qui vous êtes ?

L’autre ne répondit pas.

Le commissaire prononça :

- Je me vois forcé de vous arrêter.

Alors l’homme s’écria brusquement :

- Ne me touchez pas. Je suis inviolable !

Du Roy s’élança vers lui, comme pour le terrasser, et il lui grogna dans la figure :

- Il y a flagrant délit... flagrant délit. Je peux vous faire arrêter, si je veux... oui, je le peux.

Puis, d’un ton vibrant :

- Cet homme s’appelle Laroche-Mathieu, ministre des Affaires étrangères.

Le commissaire de police recula stupéfait, et balbutiant :

- En vérité, monsieur, voulez-vous me dire qui vous êtes, à la fin ?

L’homme se décida, et avec force :

- Pour une fois, ce misérable-là n’a point menti. Je me nomme, en effet, Laroche-Mathieu, ministre.

Puis tendant le bras vers la poitrine de Georges, où apparaissait comme une lueur, un petit point rouge, il ajouta :

- Et le gredin que voici porte sur son habit la croix d’honneur que je lui ai donnée.

Du Roy était devenu livide. D’un geste rapide, il arracha de sa boutonnière la courte flamme de ruban, et, la jetant dans la cheminée :

- Voilà ce que vaut une décoration qui vient de salops de votre espèce.

Ils étaient face à face, les dents près des dents, exaspérés, les poings serrés, l’un maigre et la moustache au vent, l’autre gras et la moustache en croc.

Le commissaire passa vivement entre les deux et, les écartant avec ses mains :

- Messieurs, vous vous oubliez, vous manquez de dignité !

Ils se turent et se tournèrent les talons. Madeleine, immobile, fumait toujours, en souriant.

L’officier de police reprit :

- Monsieur le ministre, je vous ai surpris, seul avec Mme Du Roy, que voici, vous couché, elle presque nue. Vos vêtements étant jetés pêle-mêle à travers l’appartement, cela constitue un flagrant délit d’adultère. Vous ne pouvez nier l’évidence. Qu’avez-vous à répondre ?

Laroche-Mathieu murmura :

- Je n’ai rien à dire, faites votre devoir.

Le commissaire s’adressa à Madeleine :

- Avouez-vous, madame, que monsieur soit votre amant ?

Elle prononça crânement :

- Je ne le nie pas, il est mon amant !

- Cela suffit.

Puis le magistrat prit quelques notes sur l’état et la disposition du logis. Comme il finissait d’écrire, le ministre qui avait achevé de s’habiller et qui attendait, le paletot sur le bras, le chapeau à la main, demanda :

- Avez-vous encore besoin de moi, monsieur ? Que dois-je faire ? Puis-je me retirer ?

Du Roy se retourna vers lui et souriant avec insolence :

- Pourquoi donc ? Nous avons fini. Vous pouvez vous recoucher, monsieur ; nous allons vous laisser seuls.

Et posant le doigt sur le bras de l’officier de police :

- Retirons-nous, monsieur le commissaire, nous n’avons plus rien à faire en ce lieu.

Un peu surpris, le magistrat le suivit ; mais, sur le seuil de la chambre, Georges s’arrêta pour le laisser passer. L’autre s’y refusait par cérémonie.

Du Roy insistait :

- Passez donc, monsieur.

Le commissaire dit :

- Après vous.

Alors le journaliste salua, et sur le ton d’une politesse ironique :

- C’est votre tour, monsieur le commissaire de police. Je suis presque chez moi, ici.

Puis il referma la porte doucement, avec un air de discrétion.

 

maupassant

Deuxième partie de l'entretien sur Bel-ami : Entretien de 20 questions avec réponses en commentaire

 

 

Questions sur le naturalisme et le réalisme

Naturalisme

Crée en même temps que le romantisme (De Balzac à Stendhal), le réalisme ne prend vraiment son essort que dans la période 1850-1900 (par Flaubert et Maupassant) et se retrouve dans le naturalisme crée par Zola.
1) Réalisme et Naturalisme (à travers l'histoire)
- Les romans emprunts de réalisme s'identifient à l'époque traversée: des révolutions de 1848 (qui se retrouve dans "L'Education sentimentale" de Flaubert, du coup d'état de L-N Bonaparte (conteste de "La Fortune des Rougon" de Zola) ou de la politique stable du 2ème Empire (1852 à 1870). -Les Années 1850-1900 virent la vraie naissance du capitalisme moderne: Zola le décrit à travers les grands magasins dans "Au bonheur des dames" paru en 1883, et à travers la bourse dans "l'Argent" paru en 1891. C'est une époque de fortes évolutuions tant sociales (naissance de la classe ouvrière) que urbaines (à travers le Paris du Préfet Haussmann).
-C'est enfin le grand moment du positivisme, qui use de l'expérience scientifique comme fondement à tout savoir. Les romanciers écrivent aussi sur les avancées en médecine et en psychologie, Maupassant disserte sur la folie ("Le Horla" en 1887), les frères Goncourt s'expriment sur l'hystérie féminine ("Germine Lacerteux" en 1865), ou encore Zola sur les valeurs de l'hérédité, servant de base à ses "Rougon-Macquart" (de 1871 à 1893), période romanesque sous titrée "Histoire Naturelle et social d'une famille sous le second Empire".

Réalisme et naturalisme :

  • A quel moment le naturalisme prend t'-il son essor?
  • Citez deux romans réalistes
  • Quelles sont les caractéristiques du réalisme?
  • Quelles en sont les sources?
  • Quel est le cadre historique?


2) Les clés du réalisme et du naturalisme:
-Les principes généraux de la vision réaliste naissent chez Balzac qui crée, avec "La comédie Humaine" le roman total, vrai "concurrence à l'Etat-civil" (préambule de 1842) et chez Stendhal qui crée le roman assimilé à "une glace qui déambule sur une grande-route" ("Le Rouge et le Noir" en 1830). Les 2 écrivains affirment retranscrire la réalité de manière fidèle. -Le mot "réalisme survient, au début de manière péjorative pour enfin définir une nouvelle création de description, constituée autour de Gustave Courbet. Plus tard, Champfleury et Duranty se l'approprient en littérature en affirmant l'objectivité sur base romantique, et ses qualités de description. Le réalisme n'est cependant qu'au second plan comme courant en littérature: et même Flaubert, pourtant son affirmé (Chef de file, ne se disait-il pas comme non-réaliste. -Par contre, le naturalisme a bien représenté une école littéraire, avec les frères Goncourt et Zola ("Thérése Raquin", en 1867, puis les "Rougon Macquart" à partir de 1871). Les écrits de ce dernier écrivain, Le Roman d'expérience (en 1880) et les Romanciers (1881) apportent leur fondement au naturalisme; ils revendiquent un réalisme extrémiste par leur expérimentation du modèle scientifique. Ils s'attirent toutefois des avis mesurés, chez Maupassant (exemple: la préface de "Pierre et Jean", en 1887) ou chez Huysmans "exemple: la préface de "A retours", en 1903).

Les clés du réalisme et du naturalisme :

  • Quels sont les deux écrivains qui posent les clés du réalisme?
  • Définissez "réalisme"
  • Le naturalisme a t'-il représenté une école littéraire?
  • Quels écrits sont à l'origine du fondement du naturalisme?
  • Quel réalisme les écrivains fondateurs revendiquent-ils?
  • De quel modèle s'inspirent-ils?


3) Les genres réalistes et naturalistes:
- Le roman est le genre le plus retenu: on estime qu'il décrit le mieux la réalité. Balzac avec "La Comédie Humaine", et Zola , avec les "Rougon-Macquart" racontent de grandes épopées familiales, empreintes de social et d'histoire. Contrairement aux romantiques avec le roman sur fond d'histoire, les réalistes et les naturalistes s'intéressent eux au présent et tirent leur inspiration de la vie réelle (Stendhal écrit aussi son roman "Le Rouge et le Noir" en se basant sur un fait divers relaté dans un journal). -Le descriptif a une grande importance, car il permet de décrire la réalité: il repète les "petits faits avérés" (Stendhal) et cela donne un effet de réalité. -Enfin, se focaliser dans ce genre de romans, autorise des effets complexes, entre narrateur présent en permanence, image du démiurge qui crée tout un monde (Balzac), et le "se focaliser" propre à Zola, qui permet au narrateur de se dissimuler derrière ses personnages.

Les genres réralistes et naturalistes :

  • Parmi les genres réralistes et naturalistes, quel est le genre le plus reconnu? Pourquoi?
  • Que racontent Balzac et Zola dans la Comédie humaine et les Rougon Macquart?
  • Quelle est la base de l'inspiration de ces genres littéraires?
  • Quelle est la place du descriptif?


4) Les Thèmes réalistes et naturalistes:
-Le réalisme s'attaque d'abord au romantisme, qu'on accuse d'éloigner de la réalité. Flaubert dans "Madame Bovary", décrit les effets néfastes de l'illusion romantique sur l'héroisme de son roman). Par contre, réalistes et naturalistes revendiquent la réalité des villes, politique et sociale. Les héros de ces romans sont ordinaires, qu'ils soient de la classe bourgeoise de Flaubert ou de la classe ouvrière de Zola- Zola décrit aussi, dans les "Rougon-Macquart" le monde des prostituées, l'alcool et le crime. -C'est la réalité que les romans décrivent. C'est pourquoi le réalisme a souvent été qualifié d' inesthétique et parfois même manquant de moralité et apportant la subversion: en 1857; un procés a même été intenté contre Flaubert "Madame Bovary" sous l'accusation suivante: "Atteinte à la morale des gens et aux bonnes moeurs".

Les thèmes réalistes et naturalistes :

  • A quoi le réalisme s'attaque t'-il?
  • Donnez un exemple
  • Que revendiquent les réalistes et les naturalistes?
  • Citez trois thèmes reccurrents chez Zola
  • Le réalisme est -il associé à la moralité ou au manque de moralité?
  • Que pouvons-nous dire à ce propos sur Madame Bovary?

 

maupassant

 

Questions sur Maupassant :

  • De quel siècle Maupassant est-il?
  • Guy de Maupassant, né Henry-René-Albert-Guy de Maupassant le 5 août 1850 au château de Miromesnil à Tourville-sur-Arques et mort le 6 juillet 1893 à Paris, est un écrivain français.
  • Citez trois de ses oeuvres
  • Une Vie en 1883, Bel-Ami en 1885, Pierre et Jean en 1887-1888
  • Citez deux de ses contemporains
  • José Maria de Heredia et Flaubert
  • A quel mouvement littéraire appartient-il?
  • Au mouvement réaliste
  • A t'-il marqué la littérature français?
  • Oui, il a marqué la littérature, ces oeuvres retiennent l'attention par leur force réaliste.
  • A quel âge Maupassant est-il décédé?
  • Il meurt à 43 ans. Il sombre peu à peu dans la folie;

 

 

maupassant

 

Bel ami de Maupassant : le flagrant délit: manigance et adultère

2eme partie, Chapitre VIII

 

Problématique de l'extrait :

  • En quoi cette scène peut elle être vue comme l’ aboutissement de la transformation de George Duroy?

 

Plan de l'étude :

  • A) La mise en scène du texte, un moment théâtral
  • B)Les personnages dans leurs rôles (mise en abyme, ils se mettent eux-mêmes en scène dans cet extrait)
  • a) Madeleine:
  • b)Duroy
  • Conclusion

 

Questions sur l'extrait :

*** Toutes les réponses aux questions sont dans le commentaire joint en ressource gratuite

A -

  • - Analysez le comique de situation
  • - En quoi se manifeste t'-il?
  • - Citez pour justifier votre réponse
  • - Analysez le comique demots
  • - Comment se traduit-il?
  • - Justifiez votre réponse en citant
  • - Analysez le comique de geste
  • - Etudiez les didascalies
  • - En quoi les didascalies renforcent-elles le comique de geste?
  • - Analysez le comique de moeurs
  • - Comment se traduit-il?
  • - Montrez que cet extrait est mis en scène plutôt que raconté
  • - Est-ce une nouvelle étape pour la nouvelle vie de Duroy?
  • - Montrez en quoi?
  • - Duroy est-il capable de tout pour arriver à ses fins?
  • - Citez pour justifier votre réponse

B -

- a) -

  • - Quel est l'état d'esprit de Madeleine?
  • - Comment vit-elle l'humiliation?
  • - Se montre t'-elle méprisante et fière?
  • - Comment vit-elle sa déception?

- b) -

  • - Que peut-on dire de G. Duroy?
  • - Est-il en colère?
  • - Pourquoi? Justifiez
  • - A t'-il une maîtrise de l'action?
  • - Est-il manipulateur?
  • - En quel sens peut-on parler de préméditation?
  • - Duroy vous semble t'-il immoral? Pourquoi?
  • - Expliquez et justifiez votre réponse

 

 

maupassant

 

Questions sur le roman :

  • Le roman et ses personnages : visions de l'homme et du monde, série de questions
  • 1. Donner une définition du roman.
  •  Le roman est, au XIIème siècle, un récit en vers français. A partir du XIVème siècle, le roman renvoie à des textes en prose. Selon son sens moderne, le roman est une « œuvre d’imagination en prose, assez longue, qui présente et fait vivre dans un milieu des personnages donnés comme réels, nous fait connaître leur psychologie, leur destin, leurs aventures. »
  • 2. Quelles sont les différentes formes du roman ?
  •  Le roman de chevalerie et les fabliaux (de petites histoires en vers simples et amusants) au Moyen-âge
  •  Le roman comique au XVIIème
  •  Le roman épistolaire et le roman picaresque (dont le héros est un aventurier ou un vaurien) au XVIIIème
  •  Le roman historique, le roman de mœurs, le roman d’aventures, et le roman fantastique au XIXème
  •  Le roman policier, le roman de science-fiction, le roman analyse et le « nouveau roman » au XXème.
  • 3. Quelles sont les interrogations romanesques essentielles ?
  •  La passion amoureuse
  •  L’apprentissage du monde et la découverte du réel
  •  Le jeu de la mémoire et du temps
  •  L’interrogation devant la condition humaine.
  • 4. Quelles sont les fonctions du roman ?
  •  La fonction ludique (se divertir, s’évader, s’identifier…)
  •  La fonction didactique :
  • o le roman comme connaissance du monde (roman historique, roman social, roman témoignage…)
  • o Le roman comme connaissance de l’homme
  • o Le roman comme leçon (le roman engagé, la morale)
  • o Le roman comme interrogation
  • 5. Donner des exemples de romans à fonction didactique?.
  • Romans didactiques : Les lettres persannes de Montesquieu Les liaisons dangereuses de Laclos Le rouge et el noir de Stendhal
  • 6. Qu’est-ce que le schéma actantiel ?
  •  Le schéma actantiel s’applique parfois parfaitement à l’intrigue, et pour certaines œuvre, il ne coïncide que partiellement avec l’action. Les personnages principaux, qui ont une place importante dans le déroulement du récit (parmi eux, le héros) sont classés en deux catégories qui s’opposent :
  • o Les personnages adjuvants, qui aident le héros dans sa quête (de même, peuvent être adjuvants des objets, des évènements…)
  • o Les personnages opposants, qui sont en conflit avec le héros, et tentent de le mettre en échec.
  •  Le héros, entourés des personnages principaux, subit une épreuve principale avant d’atteindre son but.
  • 7. Comment la caractérisation des personnages est-elle réalisée ?
  •  Elle est directe pour les descriptions, les renseignements explicites sur l’identité du personnage
  •  Elle est indirecte quand il s’agit de déduire les traits de la personnalité du héros, de son comportement, ou ses paroles.
  •  On appelle « effet personnage » l’illusion de réalité que donne le roman, le lecteur assemblant mentalement au fil du récit des éléments dispersés qui construisent peu à peu le personnage. Pourtant, celui-ci n’est rien au départ.
  • 8. Quelles sont les fonctions des personnages dans un roman ? Représentation : le portrait des personnages donne au lecteur l’image d’une réalité.
  •  Symbole : Le personnage symbolise souvent toute une catégorie de personnes, il dépasse les perspectives individuelles.
  •  Interprétation : c’est à travers le personnage que se construit le sens du récit.
  •  Identification : les comportements d’un personnage peuvent influencer le lecteur qui a tendance à s’identifier à lui.
  •  Esthétique : il existe un art de la composition du personnage, et de le créer au fil du récit.
  •  Information : Le personnage transmet des indices, des valeurs au lecteur.
  • 9. Qu’est-ce qu’un héros ?
  •  Le personnage principal d'un roman est la personne sur laquelle sont fondée toute l'action, et toute la cohérence de l'histoire contée. Dans notre langage quotidien, nous appelons toujours le personnage principal le héros de l'histoire ; or le véritable héros est l'individu qui parvient à vaincre les difficultés et à régler les problèmes par l'intermédiaire de sa force, son pouvoir ou son intelligence. Les vrais héros de romans vivent de multiples aventures racontées dans de nombreux ouvrages, ils ont déjà des capacités ou des facultés particulières qui autorisent ces aventures. Le mot « héros » désigne à l’origine, un demi-dieu, qui accomplie des exploits, et incarne le courage et des valeurs moral. Cependant, il existe des personnages principaux appelés des antihéros.
  • 10. Qu’est-ce qu’un antihéros ?
  •  On peut distinguer quatre types principaux d’antihéros:
  • o le personnage « sans qualités », l’être ordinaire vivant une vie ordinaire dans un cadre ordinaire
  • o le héros « décalé », un personnage ordinaire, sans qualités, qui par les circonstances se trouve plongé dans une situation extraordinaire.
  • o le héros négatif, porteur de valeurs antihéroïques et en général antisociales, mais sans qualités « héroïques ».
  • o le héros déceptif, un personnage ayant potentiellement des qualités héroïques mais qui n’en fait pas usage ou les utilise mal ou à mauvais escient, ou qui tend à perdre ces qualités, ou enfin qui se trouve dans un cadre où ces qualités ne sont plus appréciées ou admises.
  • 11. Quels sont les différents types de héros, et leurs caractéristiques ?
  •  Au XVIIème siècle, prédominent les héros raffinés des romans précieux, les héros joyeux des romans comiques, et les héros parfaits du roman classique.
  •  Au XVIIIème siècle, on assiste à la naissance du héros de roman moderne, avec les personnages entreprenants du réalisme, les héros hédonistes du roman libertin, les héros philosophes du roman des lumières, les héros sensibles des romans du courant pré-romantique.
  •  Au XIXème, le personnage idéalisé du roman romantique apparaît, ainsi que le héro moderne des romans réalistes, et le héro expérimental du roman naturaliste.
  •  Au XXème siècle, on retourne à des personnages forts (vers les années 30), ce sont des héros engagés, aux prises avec les conflits de leur temps. Dans les années 50, les personnages dans le nouveau roman sont remis en question, par exemple en rendant le personnage principal anonyme, ou en ne se focalisant pas sur un personnage principal.
  • 12. Qu’est –ce que la focalisation ?
  •  Pour raconter une histoire, on doit choisir un point de vue, la focalisation : le romancier décide qui perçoit les événements rapportés. (le mot « focalisation » est issu du vocabulaire photographique : c’est le foyer à partir duquel une photo est prise.
  • 13. Quels sont les différents points de vue utilisés dans un roman ?
  •  Le point de vue externe = perception « du dehors », sans connaître les pensées des personnages.
  •  Le point de vue interne = perception d’un seul personnage, dont on suit les pensées, les sensations.
  •  Le point de vue omniscient (ou focalisation zéro) = perception de l’ensemble des sentiments et des sensations de tous les personnages, ainsi que du passé et de l’avenir.
  • 14. Qu’est-ce que les modalités du récit ? Quelles sont-elles dans un roman ?
  •  Le temps romanesque n’est pas linéaire comme le temps réel : le récit peut accélérer ou ralentir l’action, revenir en arrière, s’arrêter brusquement. Les personnages ont dans le roman une vie plus ou moins complète, certains ne font que des apparitions épisodiques, la façon dont ils s’inscrivent dans le temps peut donc être importante dans l’étude du roman. Ce sont ces « effets » que l’on appelle modalités.
  •  La scène : durée du récit . (Elle est calquée sur les évènements.)
  •  La pause :  (Comme son nom l’indique, c’est un arrêt du déroulement des évènements.)
  •  Le sommaire : (Les évènements sont énumérés ou résumés.)
  •  Analepse : c’est un retour en arrière (qui provoque une pause dans le récit. Le temps n’avance plus, mais des renseignements qui font avancer le récit sont dévoilés.)
  •  Prolepse : anticipation du futur
  •  Ellipse : passage sous silence d’une période plus ou moins longue.
  •  Modalité itérative : action répétée une seule fois.
  • 15. Quelle est la structure du récit dans le roman ?
  •  Le récit romanesque est composé de :
  • o La situation initiale : définit le cadre de l'intrigue, met en place le lieu, l'époque, les personnages... le héros vit une situation d’équilibre.
  • o L’élément perturbateur : C'est l'élément qui fait basculer la situation du début, remet en cause l'état initial: rencontre, découverte, événement inattendu...
  • o Les péripéties : c’est une suite de transformations qui modifie la situation des personnages.
  • o L’élément de résolution : il annonce la résolution de l’intrigue. C’est le dénouement.
  • o La situation finale : Le personnage principal trouve une nouvelle situation d'équilibre, sur laquelle s’achève le roman/le récit.
  •  Ce modèle, à l'origine de toute invention narrative, peut être plus ou moins modifié; certaines étapes peuvent être difficiles à reconnaître, ou leur ordre changé. Mais retrouver et analyser ce schéma permet d'enrichir l'étude du roman.

 

 

 
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