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Peut-on désirer sans souffrir?

 

Pascal, les pensées

 

 

 

 

Peut-on désirer sans souffrir? Bac en ligne, prépabac

 

  • Lecture en ligne de la dissertation intégralement rédigée sur prépabac
  • Corrigés du baccalauréat de 2008
  • Série ES

 

 

Descriptif :

*** Voir les détails du plan

Ce corrigé fait 3 pages word, il comprend une introduction, un développement en trois parties, une thèse, une antithèse et une synthèse, chaque partie a trois arguments et est séparée d'une autre par une transition. La conclusion propose une ouverture.

 

Sujet :

  • Peut on désirer sans souffrir?
  • Annales 2008

 

Plan proposé :

  • Introduction très développée
  • Développement
  • I - Le désir comme conscience malheureuse d'un état de manque
  • trois arguments
  • - le désir réalisable
  • - Les cyrénaiques
  • - Désir et plaisir chez les cyrénaiques
  • Transition
  • II - Maitriser ses désirs pour guérir de la souffrance
  • trois arguments
  • - L'hédonisme cyrénaique
  • - L'aspect insatiable du désir
  • - Le désir est synonyme de souffrance
  • Transition
  • III - Une souffrance acceptée est elle encore vraiment une souffrance?
  • Trois arguments
  • - Le désir et la passion
  • - Le désir, la passion et la dépossession de soi
  • - Une souffrance lucide et atténuée
  • Conclusion avec ouverture

 

Lecture en ligne de la dissertation :

 

  • Peut-on désirer sans souffrir ?
  • *** - bac en ligne -

Introduction

L'homme peut il désirer sans souffrir? Doit il oublier ou souffrir, est ce la seule dialectique dans laquelle il puisse s'enfermer? Qu'en est il du besoin? Ne pas le satisfaire fait souffrir, on sait aussi le plaisir lié à la satisfaction du besoin, voire la disparition de la douleur. Cependant le désir est bien plus paradoxale car ce qui manque fait souffrir alors même que nous sommes tournés vers des objets dont on pourrait se passer. Pourtant l'homme peut s'avouer malheureux alors même que ses besoins sont satisfaits. Comment comprendre ce paradoxe? Si le désir est inhérent à la nature humaine, nous devrions évaluer à sa juste mesure la souffrance qui lui est propre. Comment admettre que l'homme puisse continuer de désirer en pleine lucidité et conscience de la souffrance que le désir entraîne? Il semblerait qu'il soit bien trop simple d'évoquer le désir comme un simple manque douloureux. Il faudrait plutôt parler en terme d'évaluation du plaisir qu'il peut procurer pour vois s'il faut raisonnablement s'y livrer ou y renoncer pour éviter les souffrances.

 

I – Le désir comme conscience malheureuse d'un état de manque :

1 – le désir réalisable

Le désir nous pousse vers les objets que nous désirons avoir, un mouvement se développe ainsi de manière spontanée. Comment expliquer ce dernier? Il ne cherche en fait que le plaisir, le mouvement par lequel nous sommes poussés à vouloir tel objet est essentiellement animé par le plaisir que l'objet lui même pourrait nous procurer. Personne ne désire souffrir même pas le masochiste, car il nous faut distinguer la douleur et la souffrance, la première a une dimension spirituelle, la seconde est plus physique. Le masochiste rechercherait ainsi une forum de plaisir à travers la douleur, il ne désire donc pas souffrir.

2 – Les cyrénaiques

Le disciple de Socrate, Aristippe fonda l'école des cyrénaiques qui vantait le bonheur associé aux plaisirs sensibles contrairement à un élévation spirituelle. Le bonheur serait ainsi défini comme l'absence de tout manque et identifié au plaisir physique. Le désir était ainsi le principe grâce auquel le bonheur pouvait être approché. Nous sommes loin des visées ou promesses de bonheur spirituelles, religieuses, idéalistes, les cyrénaiques identifient au contraire le bonheur à la sensation positive du plaisir physique.

3 – Désir et plaisir chez les cyrénaiques

Nous pouvons nous poser la question de savoir ce que cherche le désir. Que cherche t'il si ce n'est la satisfaction? Le plaisir physique serait selon ces philosophes accessible et si le désir est assimilé à la souffrance , c'est aussi et peut être sur la base d'une définition trop large qui le désigne comme étant tourné vers autre chose que le plaisir matériel. Peut être nous faut il revenir à une conception plus rationnelle du désir qui permettrait de le satisfaire. La volonté de réussir à être satisfait domine dans cette quête du bonheur. Il s'agit de combler un manque

Transition

On pourrait ainsi affirmer qu'il n'y aurait pas nécessairement de lien entre le désir et la souffrance si l'on pose le désir au sens d'une satisfaction physique, mais cela ne réduit il pas la problématique du désir, que poursuit l'homme dans le désir, devons nous annihiler toute volonté d'élévation spirituelle?

II - Maitriser ses désirs pour guérir de la souffrance

1 – L'hédonisme cyrénaique

Le bonheur réduit au simple plaisir physique n 'est il pas utopique? C'est Hégésias qui montrera la faille du plaisir physique incapable d'assurer un bonheur stable désormais hors d'atteinte. Nous assistons à une véritable condamnation de l'hédonisme ou de l'identification du bonheur au simple plaisir, l'objet du bonheur semble en effet se tourner vers un autre genre de plaisirs, sa destination n'est donc pas à l'abri de la souffrance de ne pouvoir être satisfait.

2 – L'aspect insatiable du désir

L'homme est par conséquent invité à être prudent face aux désirs toujours insatiables et jamais satisfaits, tous les objets peuvent ainsi devenir désirables sans qu'on ait conscience de la raison pour laquelle on les poursuit. Ils deviennent incontrôlables et font perdre toute maîtrise de soi, ainsi entre les besoins et les désirs, il est préférable de satisfaire les premiers au détriment des seconds. Quelle que soit l’école antique que l’on considère, on constate une même suspicion vis-à-vis du désir : mouvement jamais vraiment achevé, manque jamais vraiment comblé, le désir serait une soif déraisonnable qui conduirait celui qui l’éprouve à souffrir toujours de ne pas voir l’objet poursuivi atteint. On retrouve ainsi Épicure et sa philosophie axée sur la différenciation des besoins et des désirs. Le désir devient par définition un état de manque jamais comblé sans faire la différence entre les bons et les mauvais désirs. Il semblerait donc que tous les désirs soient vains, non nécessaires, insatiables et objet de souffrance infinie. Ainsi la recette du bonheur se simplifie et consiste à éviter de souffrir en se concentrant sur les besoins nécessaires et indispensables à satisfaire. L'épicurisme est en quête d'eudémonisme, une vraie recherche de bonheur au sens d'absence de souffrance. Le bonheur suppose un certain ordre alors que le désir est en soi un désordre qui ne peut en rien susciter l'ataraxie.

3 – Le désir est synonyme de souffrance

Voici une équation posée, on la retrouve dans le Banquet de Platon qui reprend le mythe des androgynes et met en scène le désir propre aux amants jamais satisfaits. Nous comprenons que, relativement à la vraie nature du désir, que ce qui le caractérise est le sentiment de manque et donc de souffrance. Le désir reste impérieux.

Transition :

Il va donc de soi que tout désir est souffrance et l'amour est l'archétype du désir ainsi que le disait Lamartine dans son poème : «un seul être vous manque et tout est dépeuplé». Mais pouvons nous accepter l'idée d'une souffrance sensée qui ne serait plus tout à fait une souffrance?

III - Une souffrance acceptée est elle encore vraiment une souffrance?

1 – Le désir et la passion

Si nous nous penchons sur l'étymologie du terme «passion», nous dirons qu'il vient du latin «patior» signifiant «souffrir», par conséquent, il porte en lui la douleur et la violence de ce qui fait souffrir. La passion se révèle dérégulatrice, le passionné est celui qui souffre de ne pas être satisfait. On peut la distinguer du désir au niveau de son aptitude à entrer relativement parlant en conformité avec la raison. Dans une certaine mesure, le désir peut s'accorder avec le monde par opposition au passionné.

2 – Le désir, la passion et la dépossession de soi

Le désir est il entièrement subi? Il semblerait que non car celui qui désire n'est pas totalement enfermé dans l'objet de son désir contrairement au passionné devenu obsédé pour avoir projeté sur l'objet désiré tout le sens de sa vie, on peut en parler en terme d'aliénation et de réduction à un objet. On voit la différence essentielle, alors que la passion réduit à l'objet, le désir est un manque qui n'est pas que manque car produit quelque chose qui n'est pas et qui peut parfois trouver des moyens d'accomplissement, le désir est donc plus subtil que la passion. Le désir serait donc ce qui, dans le mouvement, ne se satisfait pas de ce qui est obtenu, mais travaille déjà à ce qui manque encore. Le désir est alors dans le dépassement perpétuel de l’objet, ce qui signifie que connaître son désir, c’est identifier ce qu’on cherche comme nous échappant à l’infini. Et dépasser l’objet, c’est aussi dépasser la souffrance qui serait liée à son absence. C'est dans le désespoir que le désir deviendrait positif au point d'être une absence de souffrance.

3 – Une souffrance lucide et atténuée

Le désir pourrait être ainsi maîtrisé relativement parlant à condition que l'homme ait conscience de ses limites, on retrouve la définition spinoziste du désir au sens d'appétit dont on a conscience. Il suffit d'évaluer son propre appétit pour ne plus en être l'objet. L'acceptation du désir et la prise de conscience qu'elle suppose atténuerait la souffrance, voire la ferait disparaître. l’homme souffre tant qu’il se sent étranger au mouvement de son propre désir

Conclusion.

Il ne nous faut donc pas réduire le désir à un manque au risque d'en faire une souffrance nécessaire. Nous devons prendre conscience de la nécessité du désir pour atténuer, voire faire disparaître toute souffrance inhérente au désir qui nous anime. La conscience lucide de la nécessité du désir serait la solution pour ne plus souffrir. L'homme devrait s'efforcer de rester en conformité le plus possible avec la raison.

 

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