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Dissertation : les sens sont-ils trompeurs?

Descartes

 

 

 

L'exercice de la dissertation au baccalauréat de philosophie
 

Les sens sont-ils trompeurs?

 

*** La dissertation en ligne sur prépabac


 

Notions:

Perception (série L)

Expérience (séries L et technologiques)

Culture (toutes séries)

Interprétation (séries L et ES)

 

Descriptif du devoir intégralement rédigé

La dissertation fait trois pages word police 12, elle comprend une introduction, un développement avec trois parties, une thèse, une antithèse et une synthèse, des transitions entre les parties, une conclusion et une ouverture.

Le niveau d'analyse du devoir est très satisfaisant.

 

Les sens sont-ils trompeurs?

 

 

Introduction



Les sens constituent l'homme dans ce qu'il a de plus sensible, de plus réceptif tant dans sa survie que dans les situations de dangers diverses. Ils me font homme dans mon rapport au monde et m'ouvrent à la vie, réception des choses qui m'entourent dans tout mon appareil. Ils sont mon lien avec mon monde extérieur. Mais, dans quelle mesure puis-je m'y fier, sont-ils assez fiables pour que je m'y réfère sans douter? Dans mon quotidien, la question de leur existence ne se pose pas, qu'en est-il de leur crédibilité? Peuvent-ils me tromper? Nous agissons toujours en rapport avec nos sens comme s'ils étaient le garant d'une certaine vérité. Est-ce le cas? Quelle est leur valeur? Pourrais-je vivre sans me fier à mes sens qui me guident dans la vie quotidienne? Notre connaissance nous trompe parfois, nous pouvons en effet être abusé par un bruit ou encore une impression nous faisant prendre une chose pour une autre. L'illusion est donc d'actualité. Elle met en effet en cause la véracité, la fiabilité de nos sens. Nous faut-il donc suspendre notre jugement afin de nous abstenir de nous tromper. Les informations sensibles sont-elles à remettre en question?...

 

Plan de la dissertation :

  • Introduction
  • Situation de la question
  • Problématique et annonce du plan
  • Développement
  • I - La connaissance sensible et l'évidence
  • 3 arguments
  • Une transition
  • II - Les sens sont trompeurs, l'illusion des sens
  • 3 arguments
  • Une transition
  • III - L'origine de l'erreur
  • 3 arguments
  • Conclusion
  • Ouverture

 

Développement :

 

I - la connaissance sensible et l'évidence

 

Certes nos sens nous constituent et nous les considérons comme une référence exemplaire et incontournable car nous les estimons fiables et fonctionnels, cherchant ainsi à nous guider dans la vie. Vérité et fiabilité semblent donc être ce qui a priori caractérisent nos sens. Descartes affirme, "Tout ce que j'ai reçu jusqu'à présent pour le plus vrai et assuré, je l'ai appris des sens". Dans les méditations métaphysiques I, on peut donc lire et comprendre que notre sens nous ouvrent naturellement à une connaissance sensible qui est en fait une intuition directe, immédiate de la réalité. Les sens nous familiarisent avec les détails imperceptibles du monde et nous en révèlent une connaissance et une appréhension directe. Je me rapproche des choses par les sens, mon évidence est sensible et c'est ma seule vérité. Cette vérité ou véracité me pose dans une proximité avec le monde et la connaissance théorique est alors remise en question car elle peut être affectée par les incertitudes les plus diverses. Je doute de mes connaissances théoriques par contre je ne doute pas de ce que je sens. Je me réfère à mes impressions sans jamais les remettre en cause.

Je crois en ce que je vois, en ce que j'entends et mes témoignages les plus importants sont pleins de mes visions, impressions...., j'y crois comme à moi-même et toute remise en cause de ce que j'ai vu me déplait et me fait douter des autres plus que de moi-même. Je suis ce que je vois, ce que j'entends, ce que je sens sans conteste, sans doute, sans aucune remise en question. Les autres ne doivent pas m'accuser de m'être trompé sans me faire passer pour un fou ou un illuminé. Je me porte garant de mes sens qui me révèlent la vérité dans toute sa profondeur. Je suis porteur de la vérité par mes sens et mes témoignages sont crédibles et fiables, je peux donc m'y référer et ordonner ma conduite sur leur base de manière la plus certaine. L'évidence sensible est donc infaillible. Mes sens me soumettent la réalité dans ce qu'elle a de plus vrai.

 

Transition :

Le critère de vérité est donc la sensation, l'évidence sensible. Notre intuition des choses est directe et de cette manière les choses nous sont accessibles de manière irrévocable faisant de nous des êtres fiables du même coup. Mais, cette sensation est-elle infaillible? Ne peut-elle pas nous égarer? Nos sens ne peuvent-ils pas être trompeurs et nous porter à la fausseté plutôt qu'à la vérité? Je serais donc une victime de mes sens et vivrais dans l'illusion la plus grande, l'erreur totale. Qu'en est-il? En quels termes pouvons-nous parler d'illusions des sens?

 

II - Les sens sont trompeurs : l'illusion des sens

 

Qui n'a pas été victime d'illusions? Il peut en effet arriver que l'on prenne le reflet d'une chose pour la chose elle-même la croyant réelle alors qu'elle n'est qu'un reflet donc une illusion. Nous pouvons à cet égard nous référer au mythe de la caverne. Les prisonniers vivent dans l'illusion la plus totale car ils prennent les reflets de choses qui se projettent sur la paroi de la caverne pour les choses vivant dans la connaissance sensible la plus grande mais victimes de leurs évidences et de leurs sens. Leur connaissance empirique est en fait source de toutes les erreurs et ignorances, ignorances qui s'ignorent car elles ne sont pas révélées à la conscience. Notre vue nous trompe nous faisant voir des choses illusoires, des reflets porteurs des confusions les plus grandes.

Je peux croire que je suis assis au coin du feu, habillé alors que je suis allongé tout nu dans mon lit". Nous avons l'argument du rêve mis en évidence par Descartes qui permet de douter. Je me trompe et je suis donc victime d'illusions répétées dans vie quotidienne. Je peux croire ce que je veux, les sens sont trompeurs et il est par conséquent nécessaire douter;

Certains exemples sont connus depuis l'antiquité et servent de fondement à toute argumentation sceptique. Ainsi l'illusion de la rame brisée, de la rame plongée dans l'eau qui semble tordue ou encore de la tour carrée qui paraît ronde. Notre connaissance sensible se révèle trompeuse, subjective, très relative. Un tel pourra avoir dans une pièce chauffée à 20° l'impression qu'il fait chaud et l'autre qu'il fait froid. Pour reprendre les mots de Protagoras, nous dirons qu'en référence à l'évidence sensible, l'homme devient mesure de toutes choses. Le relativisme domine et prend le contrôle de nos vies.

Nous faut-il donc conclure que nos sens sont définitivement trompeurs pour nous guider dans la vie avec assez d'assurance et de fiabilité. Nos illusions en revanche sont bien réelles mais dans quelle mesure pourons-nous généraliser cela? Mes sens sont-ils pour autant toujours trompeurs? Dois-je y renoncer? Il semblerait qu'ils me trompent, c'est certain donc pour éviter d'être dans l'illusion et la méconnaissance des choses, je devrais renoncer aux sens car ils semblerait qu'ils sont trop souvent source d'égarements et de tromperies, ils nous font prendre les reflets des choses pour les choses elles mêmes et nous enferment dans l'ignorance totale de ce que les choses sont réellement. " J'ai quelquefois éprouvé que mes sens étaient trompeurs, et il est de la prudence de ne se fier jamais entièrement à ceux qui nous ont une fois trompés " (Descartes, Méditations métaphysiques, I).

Les sens sont trompeurs, de cela on ne peut pas douter davantage, nous devons suspendre notre jugement et ne plus considérer comme vraies les choses venant des sens.


Transition :

 

Nous nous tiendrons désormais au refus de faire confiance aux sens de façon générale, la prudence nous conduira ainsi à d'autres critères plus fiables de connaissance. Nous devons nous abstenir et refuser les données sensibles. Mais quelle est l'origine des illusions des sens? Notre erreur ne vient-elle pas d'un jugement erroné? Comment éviter l'erreur et la tromperie?

 

III - L'origine de l'erreur

 

Comment comprendre la fausseté en matière de connaissance? En effet, lorsque nous recevons une information sensible et que nous nous y fions en y croyant, nous ne pouvons pas encore parler de connaissance, ni d'erreur. Or seule une connaissance peut-être considérée comme fausse. Pour qu'il y ait connaissance, il faut un jugement qui nous pousse à adhérer donc à croire ou à refuser donc à ne pas croire à ce que les sens nous révèlent. Si j'aperçois un bâton qui me paraît tordu dans l'eau alors il se pourrait aussi que cela soit autre chose qu'un bâton, un objet quelconque qui échappe à ma vue et fausse mon impression première. Pourtant j'ai jugé que j'étais en droit d'affirmer qu'il s'agit bien d'un bâton, je juge de la vérité ou de la fausseté de mes sens et de ce fait je prend le risque de me tromper. La sensation pure n'est pas source possible d'erreur, si l'on se réfère au point de vue d'Epicure, la sensation serait donc vraie à l'état brut mais si j'affirme quelque chose au sujet de mes sensations, je risque encore de me tromper. Si j'estime que la réalité correspond à ma sensation et que le bâton est bien tordu dans l'eau par exemple, je suis peut-être dans le faux en disant cela. Seule est vraie la sensation à l'état brut. L'erreur viendrait par conséquent de mon jugement, toute perception se doublerait d'un jugement qui pourrait être vrai ou faux. L'action de l'esprit peut donc nous leurrer, nous tromper et nous conduire bien ou mal à croire aux choses que nos sensations nous dévoilent.
Quand je vois, du haut de ma fenêtre, dit Descartes, des gens qui passent dans la rue, je dis que ce sont des hommes. Mais est-ce que je le vois ? Tout ce que je perçois, d'en haut, ce sont des chapeaux et des manteaux. La qualité d'homme n'est pas une donnée sensible. Par conséquent, à partir de ce que je vois, je juge que ce sont des hommes, j'interprète ma sensation.

La source de l'erreur est donc le jugement que nous ajoutons à nos sensations premières qui elles nous révèlent les choses dans la plus grande évidence sensible. Nous sommes donc responsables de nos erreurs de jugement. Il faudra pour éviter l'erreur selon Descartes pratiquer le doute hyperbolique et méthodique, douter de tout jusqu'à ce que l'on ne puisse plus douter et que se révèle l'indubitable vérité, le cogito ergo sum, "je pense donc je suis".

 

Conclusion :

Il semblerait donc que pour répondre à notre question première, "les sens sont-ils trompeurs"? il nous faille répondre que certes nos sens peuvent nous tromper, qu'il nous faut en douter mais que les jugement ajoutés aux sensations nous trompent également. Cependant nous ne devons pas pour autant sombrer dans le scepticisme et affirmer que nous ne pouvons croire à rien et que n'est certain. Il nous faut douter mais le doute doit être considéré comme un point de départ et non une conclusion. Douter pour trouver la vérité et ne pas supposer que cette même vérité est inaccessible. Nos sensations nous ouvrent à la vérité mais nos jugements doivent être ensuite corrigés, par le doute pour Descartes qui est le point de départ obligatoire de toute philosophie.


 


 

 

 

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