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Dossier les monstres en littérature niveau collège, éléments pour un exposé

 

 

Brevet

 

 

 

 

 

 

Etude des figures littéraires : les monstres





Toutes les fonctions du monstre évoquées plus haut peuvent être abordées : la fonction narrative (en quoi il est nécessaire aux récits, à la construction de la figure héroïque, au notions de fondation, de civilisation - le « monstricide » comme ce qui fonde la culture ou la société - , dans les récits antiques (Odyssée, Les Métamorphoses) ou contemporains (La machine à explorer le temps, Le Monde perdu) ; mais aussi la fonction symbolique (morale, religieuse et/ou sexuelle) et cathartique (le mal, les pulsions négatives, le désordre, l’excès, la sauvagerie).
Des recherches par familles de monstres qui reprennent les fonctions de pénétration-séduction, de voration-castration, de « sémaphore moral » (signaler la bassesse ou la faire s’exprimer chez les autres) peuvent être proposées aux élèves via des Encyclopédies de monstres, des Dictionnaires mythologiques, des Sites Internet sur les montres et les mythes (voir bibliographie et sites Internet ci-après). A chaque fois, on pourra montrer que chaque figure peut se placer dans une grande famille (voir les trois ci-dessus, mais il en est d’autres), qui illustre une peur spécifique dans l’héritage culturel et religieux ou bien l’expérience individuelle de chacun. L’examen des images de monstres à travers le temps - image fixes ou animées - permettra de souligner encore mieux ces permanences, l’élaboration dans la continuité des figures monstrueuses depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours en passant par le moyen âge.

L’étude des documents scientifiques et des textes romanesques permettra de mettre en évidence la différence des types de textes mais aussi les passerelles nombreuses entre information, argumentation, narration. Le monstre brouille les pistes des types et tonalités, tant l’imaginaire déforme et force la simple relation des faits.



chez Hugo

la figure de la pieuvre

Le chapitre II Cet extrait est remarquable par son abondance d’images qui font du poulpe une figure emblématique de l’horreur. Le portrait commence une énumération qui évoque la taxinomie de Geoffroy Saint-Hilaire (information, description), puis il devient vite argumentatif (portrait moral = le blâme). Comparaisons et référents mythologiques abondent : l’Hydre, le Dragon, la Méduse, le vampire, le reptile, le Sphinx. La dimension métaphysique apparaît bientôt (« formes voulues du mal », « blasphèmes », « Satan »). Le monstre est ici assimilé au démon (chez Hugo, sa symbolique est encore médiévale). Le mouvement final d’élargissement aux mystères de l’inconnu, du cycle de la vie, convoque une angoisse sur la « bonté de Dieu ».

Le chapitre III Il permet d’aborder la tonalité épique par le combat entre Gilliatt et le poulpe (images : « araignée : démon »). La façon qu’a la pieuvre de se tenir évoque Scylla chez Homère. Stigmatisation (blâme) : « traître », la bouche confondue avec l’anus.

Conclusion : Pour Hugo, la pieuvre est encore un démon, malgré une ébauche d’approche scientifique. L’épopée, la narration l’emportent largement sur le propos objectif ou explicatif.

Comparaison avec Jules Verne, le célébre épisode du combat contre les Krakens dans 20.000 lieues sous les mers

A travers le dialogue du Pr Aronnax (un naturaliste), de Ned Land et de Conseil, on assiste à un portrait qui se veut objectif et précis (évocation d’abord de récits depuis l’Antiquité/dates précises avancées : 1861 + lieu exact). Cela annonce l’arrivée du vrai monstre qui est néanmoins présenté avec une certaine distance (la dimension légendaire est révoquée pour instaurer le monstre dans la réalité physique, concrète, scientifique) : « monstre horrible digne de figurer dans les légendes tératologiques ». Pour Verne, la caution scientifique prime et le merveilleux vient de la science elle-même (qui donne accès aux prodiges de la création). Il distingue donc avec précision calmar et poulpe et donne les dimensions exactes.

Toutefois quelques images apparaissent assez vite « comme les chevelures des Furies » (comment le propos romanesque entraîne l’image), puis le scientifique l’emporte à nouveau dans la description anatomique de l’animal : « bec corné/ trois coeurs », « étudier cet échantillon de céphalopode ».

Pour Nemo en revanche, (rapport entre un personnage et fonction épique), c’est une « vermine » : de fait, lorsqu’il s’agit de repousser l’attaque des monstres, la tonalité épique domine, et la didactique s’efface, le récit laisse place aux images. L’attaque en masse montre toutefois que Verne éprouve le besoin de suppléer par la quantité (une douzaine) à la dimension imaginaire du monstre tel que dépeint par Hugo.

Conclusion : L’approche vernienne se veut scientifique, la mythologie est déjà moins développée, le goût taxinomique domine. L’approche spécifique au genre de la science-ficiton tient à ce mixte entre (pseudo) science et romanesque.


Comparaison avec H.G. Wells et ses Martiens de La Guerre des Mondes

Wells utilise dans l’extrait la figure horrifique du poulpe pour rendre ses Martiens plus terrifiants et repoussants : son approche demeure pseudo-scientifique (description méticuleuse, anatomique), puis il passe à un portrait moral (le blâme) par le biais du vampirisme de ces créatures qui est leur mode d’alimentation (permet d’observer la différence entre le traitement légendaire, fantastique ou surnaturel - la légende du vampire chez Bram Stoker - et l’approche par le merveilleux scientifique qui offre toujours une caution « physique » à l’extraordinaire). Le moral est ancré dans le physiologique (c’est ici l’importance du cerveau et l’atrophie des autres organes qui expliquent la cérébralité de ces créatures, leur froideur inhumaine et dépourvue d’affect). La symbolique hugolienne du poulpe (déjà un vampire) réapparait mais « laïcisée » dans une peinture qui se veut rationnelle (voir aussi le style journalistique de tout le roman wellsien).

Conclusion : La science vient ici cautionner la monstruosité des Martiens, êtres cérébraux, calculateurs, rapaces, dans une explication faussement objective qui s’appuie sur les particularités de leur anatomie : c’est de la physiognomonie extraterrestre.



Elephant Man de David Lynch :
la séquence où l’homme-éléphant est présenté à une assemblée de scientifiques est particulièrement riche. Elle montre à la fois combien la science a été indispensable pour que l’homme ne soit plus qualifié de « monstre », et en quoi donc elle a été co-fondatrice d’une éthique. En créant la tératologie, Geoffroy Saint-Hilaire (voir le livre de Jean-Louis Fischer sur ce sujet) empêche que l’individu soit traité de « monstre », ou pire encore de démon (la conception exposée et déjà révoquée par Hugo) : la notion d’anomalie (ici une neurofibromatose), de handicap remplace celle, pour l’homme, de « monstre ». Simultanément la séquence évoquée du film de Lynch prouve que la science, dans ses débuts tâtonnants n’est pas très loin encore de la baraque de foire où John Merrick était exposé et qu’elle ne respecte pas encore assez la dignité du patient.

Un autre extrait particulièement édifiant de La Fiancée de Frankenstein de James Whale

est celui où le « monstre » est accueilli par un vieil aveugle dans sa maison isolée dans la forêt. Cette séquence très pathétique permet de comprendre que le monstre est d’abord constitué par le regard posé sur lui : en effet on assiste dans ce passage à une socialisation touchante du monstre (accès au langage, à la culture via la musique, le fait de fumer ou de trinquer avec son ami), laquelle est brutalement interrompue dès que deux villageois égarés surgissent dans la cabane. Il leur suffit alors de dire « c’est le monstre » pour que celui-ci se révèle alors monstrueux : il se met à grogner et dans sa colère met le feu à la masure. Ce très beau passage peut être mis en perspective avec Hugo comme avec Stevenson ou Kafka : c’est le regard qui fait d’abord le monstre. On fera remarquer en passant que le pathétique n’est pas loin ici de la tonalité comique : la créature de Frankenstein fait sourire ou pleurer dès qu’elle ne fait plus peur.

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