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Brevet blanc de français, l'autobiographie, texte des Confessions de Rousseau, 1ère partie. Sujet corrigé

Brevet

 

 

 

BREVET BLANC

TEXTE



L'habitude de vivre ensemble dans un état paisible m'unit tendrement à mon cousin Bernard. En peu de temps, j'eus pour lui des sentiments plus affectueux que ceux que j'avais eus pour mon frère, et qui ne se sont jamais effacés. C'était un grand garçon fort efflanqué, fort fluet, aussi doux d'esprit que faible de corps, et qui n'abusait pas trop de la prédilection qu'on avait pour lui dans la maison, comme fils de mon tuteur. Nos travaux, nos amusements, nos goûts étaient les mêmes ; nous étions seuls, nous étions de même âge, chacun des deux avait besoin d'un camarade; nous séparer était, en quelque sorte, nous anéantir.

Quoique nous eussions peu d'occasions de faire preuve de notre attachement l'un pour l'autre, il était extrême ; et non seulement nous ne pouvions vivre un instant séparés, mais nous n'imaginions pas que nous puissions jamais l'être. Tous deux d'un esprit facile à céder aux caresses, complaisants quand on ne voulait pas nous contraindre, nous étions toujours d'accord sur tout. Si, par la faveur de ceux qui nous gouvernaient , il avait sur moi quelque ascendant sous leurs yeux, quand nous étions seuls, j'en avais un sur lui qui rétablissait l'équilibre. Dans nos études, je lui soufflais sa leçon quand il hésitait ; quand mon thème était fait, je lui aidais à faire le sien ; et, dans nos amusements, mon goût plus actif lui servait toujours de guide.

Enfin, nos deux caractères s'accordaient si bien, et l'amitié qui nous unissait était si vraie, que, dans plus de cinq ans que nous fûmes presque inséparables, tant à Bossey qu'à Genève, nous nous battîmes souvent, je l'avoue, mais jamais on n'eut besoin de nous séparer, jamais une de nos querelles ne dura plus d'un quart d'heure, et jamais nous ne portâmes l'un contre l'autre aucune accusation. Ces remarques sont, si l'on veut, puériles, mais il en résulte pourtant un exemple peut-être unique depuis qu'il existe des enfants.



Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions
PREMIERE PARTIE

QUESTIONS (15 points)



I ) Un récit rétrospectif (5 points)
1. Identifiez le personnage principal, le narrateur et l’auteur de ce texte. (0,5 point)
2. Quels sont les temps dominants ? A quel moment renvoient-ils ? (1 point)
3. Le présent est utilisé dans le troisième paragraphe. A quel autre moment renvoie-t-il ? (1 point)
4. Combien de temps a duré la relation entre les deux personnages ? (0,5 point)
5. Que peut-on dire de la durée des sentiments de l’auteur ? Justifiez votre réponse en relevant un élément précis du premier paragraphe. (1 point)
6. Déduisez de vos réponses précédentes le genre du texte. (1 point)


II ) Une évocation de l’amitié (5 points)
1. Relevez les expressions (trois au moins) qui caractérisent les sentiments du narrateur pour son cousin. (1,5 points)
2. « Nous séparer était en quelque sorte nous anéantir », l.7 : expliquez le sens de « anéantir », en proposant un équivalent. (1 point)
3. Dans le dernier paragraphe, quel est l’effet produit par la répétition de l’adverbe « jamais », l.21-22 ? (0,5 point)
4. En vous servant des réponses précédentes, dites comment Rousseau cherche à présenter cette amitié. (2 points)


III ) L’image du narrateur (5 points)
1. « Il avait sur moi quelque ascendant… » (l.14)
a) Quel ascendant Bernard a-t-il sur le narrateur ? (0,5 point)
b) Le narrateur a, lui aussi, un ascendant sur son cousin. Dans quels domaines ? (0,5 point)
2. « Je lui soufflais […] je lui aidais […] mon goût plus actif lui servait […] » (l.15-16)
a) Donnez la fonction grammaticale de chacun des groupes de mots soulignés. (1 point)
b) En vous servant de votre réponse, précisez le rôle de chacun des personnages dans cette relation. (0,5 point)
c) Quel mot du texte confirme le rôle du narrateur vis-à-vis de son cousin ? (0,5 point)
3. Que pensez-vous de « l’équilibre » (l.15) dont parle le narrateur ? Justifiez. (1 point)
4. En utilisant les réponses précédentes, dites quelle image le narrateur cherche à donner de lui-même à travers l’évocation de cette amitié. (1 point)


REECRITURE (4 points)

De « En peu de temps » (l.2) à « effacés » (l.3), remplacez l’expression « des sentiments » par « une amitié ». Réécrivez la phrase en faisant toutes les modifications nécessaires.

DICTEE (6 points)

Il y a un pour qui je m’étais épris d’une véritable passion. C’était un Russe. Il était de santé délicate, pâle extraordinairement ; il avait les cheveux très blonds, assez longs, les yeux très bleus ; sa voix était musicale que rendait charmante un léger accent. Une sorte de poésie se dégageait de tout son être, qui venait, je crois, de ce qu’il se sentait faible et cherchait à se faire aimer.
André Gide, Si le grain ne meurt


DEUXIEME PARTIE


REDACTION (15 points)

Bernard, devenu adulte, a lu cette page des Confessions.
Imaginez qu’il s’adresse à Rousseau dans une lettre pour lui présenter, à son tour, son propre point de vue sur cette amitié.

 Votre texte devra prendre la forme d’une lettre d’une trentaine de lignes au moins.
 Vous ne perdrez pas de vue que le texte se situe au XVIIIème siècle.
 Bernard peut ne pas être d’accord avec ce que Rousseau dit de lui.
 Vous intégrerez une anecdote qui illustrera son point de vue.
 Vous veillerez à ne pas utiliser le langage familier.
 Il sera tenu compte dans l’évaluation de la présentation et de la correction de la langue.



ELEMENTS DE CORRIGE

QUESTIONS

Un récit rétrospectif

1) Le narrateur, l’auteur et le personnage sont une même personne : J.-J. Rousseau.
2) Le passé simple et l’imparfait dominent. Ils renvoient à l’enfance du narrateur.
3) Le présent utilisé renvoie au moment de l’écriture ou temps de l’énonciation.
4) La relation a duré cinq ans. Cf l.20.
5) Les sentiments de l’auteur durent toujours au moment où il raconte. On relève : « qui ne se sont jamais effacés », l. 3.
6) Ce texte appartient au genre de l’autobiographie.

Une évocation de l’amitié

1) On peut relever « unit tendrement », l.1 ; « des sentiments plus affectueux que ceux que j’avais eus pour mon frère », l.2-3 ; « notre attachement l’un pour l’autre […] extrême », l.9 ; « nos deux caractères s’accordaient si bien », l.19 ; « l’amitié qui nous unissait […] si vraie » l.19.
2) « anéantir » signifie détruire, réduire à néant.
3) La répétition de l’adverbe « jamais » a un effet d’insistance.
4) Rousseau cherche à montrer le caractère exceptionnel, « unique » de cette amitié. Il insiste sur la puissance des sentiments (« extrême », « si bien », « si vraie », « nous séparer était nous anéantir ») et la parfaite harmonie des relations (« équilibre », la répétition du verbe « unir » et l’emploi de l’adverbe « jamais »).

L’image du narrateur

1) a) Bernard est le fils du tuteur de Rousseau. Il bénéficie de la « prédilection » (l.4) et de la « faveur » (l.13) de ses parents. Il est le préféré.
b) Le jeune Rousseau a un ascendant dans le domaine des études et des amusements.
2) a) « Je » est sujet des verbes, « lui » est complément d’objet de ces verbes. On admettra que l’élève ne précise pas « indirect ».
b) Dans cette relation, le narrateur tient la place de celui qui agit, domine.
c) Le mot « guide », l.17, confirme ce rôle.
3) L’équilibre apparent est mis en question. Rousseau oppose plusieurs ascendants à l’unique ascendants de son cousin. Il passe alors du « nous » ou « je », il parle de lui, de ses qualités.
4) A travers le récit de cette amitié exemplaire dans lequel il a le beau rôle, Rousseau cherche à montrer qu’il est, lui-même, exemplaire, exceptionnel.



REECRITURE
On enlèvera 0,5 point (en tout) pour toute faute de copie.
On comptera :
• 0,25 pt pour « affectueuse » ;
• 0,25 pour « celle » ;
• 1 pour « eue » ;
• 1 pour « s’est » ;
• 1 pour « effacée ».
DICTEE

Pour le décompte des points de la dictée, on divisera le texte en trois parties.
Dans chacune d’elles, on ne retranchera pas plus de 2 points, même si les fautes sont très nombreuses dans une même partie.
1ère partie : début à « extraordinairement » ;
2ème partie : jusqu’à « accent » ;
3ème partie : jusqu’à la fin.

Barème :
- 0,25 point pour faute lexicale ;
- 0,25 point pour la majuscule à « Russe » ;
- 0,5 point pour une faute de grammaire.

 

 

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