Forum bac  Listes EAF, descriptifs bac - Blog des lycéens  

L oral de français

ForumFORUM PEDAGOGIQUE

FORUM PREPABACForum prepabac

 

Skype
Prepabac facebook
Google
Twitter

Profs en direct le jour du bac

PROFS EN DIRECT : LE FORUM

Pondichery 2016

Français   -   Français bac pro 

Littérature   -   Philosophie

Blogger

 

 

Sartre

Bibliothèque scolaire

11000 documents en ligne

Le bac en ligne metropole etranger candidats libres et lyceens scolarises

Elèves scolarisés   

Candidats libres

Lycées métropole et à  l'étranger      

 

ELEVES SCOLARISES - CANDIDATS LIBRES, METROPOLE, DOM TOM, LYCEES FRANCAIS A L'ETRANGER ET LYCEESPROFESSIONNELS 

peut-on douter de tout? Comment concevoir le doute? Le statut d'une vérité remise en question, le scepticisme

 

Descartes, les méditations

 

 

 

 

Peut on douter de tout ? Bac en ligne

 

*** Lecture en ligne du devoir intégralement rédigé

  • Le baccalauréat de philosophie, séquence "la raison et le réel"

 

Descriptif

  • Dissertation corrigée, 4 pages word
  • Devoir intégralement rédigé, introduction, thèse, antithèse, synthèse et conclusion avec une ouverture.

 

Analyse du document proposé :

Plan

  • Introduction
  • I - Le doute, condition de notre pensée
  • 1 les sceptiques
  • 2 suspendre son jugement
  • transition
  • II - les réfutations du scepticisme
  • 1 les limites du doute
  • 2 le doute hyperbolique et méthodique de Descartes
  • transition
  • III - le scepticisme antique
  • 1 le statut de la vérité remise en question
  • 2 le résultat quant à la science
  • Conclusion

 

Lecture en ligne du corrigé de philosophie

Peut on douter de tout?

Introduction :

Peut on douter de tout? Le doute semble être le point de départ d'une réflexion philosophique pour les rationalistes comme Descartes par exemple, un doute qu'il veut dans un premier temps, méthodique, hyperbolique mais qui n'est qu'un point de départ. Peut on appliquer le doute à tout instant, dans tous les cas de figures? Pouvons nous dépasser ce point de départ de la réflexion philosophique ou sommes nous condamnés à douter de tout et à faire du doute lui même un point d'arrivée, une conclusion de notre réflexion philosophique. Il apparaît alors que doute au sens d'un instrument philosophique de recherche de la vérité soit à définir dans ses applications. L'attitude du penseur aurait tendance à sombrer dans le scepticisme si on appliquait cette formule du doute étendu à tout systématiquement et tout le temps. Qu'en est il du domaine de sacré, résiste t'il au doute? Les sceptiques ont été remis en question par les philosophes eux-mêmes, en raison de leur propension à faire un usage sans limites du doute. On peut s’étonner d’une telle critique cependant nous devons nuancer l'application du doute comme point de départ et comme point d'arrivée. C’est sur cette base que nous allons construire notre réflexion, en essayant d'investir le champ du doute du point de vue de la connaissance, car c'est l'enjeu de notre recherche. Si le doute est illimité, l'homme n'en tirera aucune connaissance, derrière la question de savoir si on peut douter de tout, se profile une autre interrogation, l'homme peut il atteindre la connaissance? Le doute vient il ruiner cette quête?

I – Le doute, condition de notre pensée

1 – Les sceptiques

Nous savons qu'au Ivème siècle avant Jésus Christ, Pyrrhon d'Elis fonde une école fondée sur le doute comme base de la pensée. Le scepticisme se caractérise par plusieurs points, tout d'abord par le fait que nous ne pouvons pas faire confiance à nos sens dont on ne peut déduire aucune connaissance du monde, la raison n'est pas fiable non plus, elle est tout juste bonne à nous tourner vers les sophismes les plus communs toujours erronés puisqu'ils nous font prendre le faux pour le vrai, les syllogismes toujours vrais d'un point de vue formel mais le plus souvent faux d'un point de vue matériel, ou encore paralogismes, véritables erreurs logiques. Il n'y aurait donc aucune source fiable de connaissances, l'homme serait condamné à ne jamais approcher de la vérité. On retrouvera chez Montaigne une attitude similaire de retrait par rapport à la connaissance, il adhère à la posture grecque appelée, «épochè» qui signifie, suspension du jugement.

2 – Suspendre son jugement

Dans ces conditions d'accès restreint à la connaissance, il semblerait qu'il faille suspendre son jugement, nous adopterions donc la position sceptique mais en même temps, c'est précisément cette attitude qui pose problème à la philosophie puisque nous risquons ainsi de sombrer dans l'infini. Il semblerait qu'il n'y ait pas de fondement possible pour atteindre la vérité, pas de fondation pour la construire. Il nous faudrait douter de tout et toujours et ceci sans limites et à l'infini. Mais pouvons nous vivre sans affirmation, sans certitude dans la suspension permanente du jugement, peut on aussi douter du fait que l'on doute? Nous sombrons dans l'infini du doute.

Transition :

Du point de vue de notre vie quotidienne, pratique dirons nous et de notre vie plus théorique, plus tournée vers la réflexion pouvons nous adopter cette tendance à sans cesse douter des choses et de notre doute lui même, ne nous faut il pas réorienter la question de l'universalité du doute sceptique? Quelles limites pouvons nous donner au doute?

II – les réfutations du scepticisme

1 – les limites du doute

Le discrédit est lancé sur les certitudes les plus communes et sur les recherches philosophiques. La position sceptique est attaquée avec Epictète, stoïcien du 1er siècle avant Jésus-Christ. Nous pouvons lire dans les Entretiens, II, 20

« Tu te réfutes toi-même tous les jours ; ne vas-tu pas laisser ces froides argumentations ? Quand tu manges, où portes tu ta main, à la bouche ou à l’œil ? Quand tu te baignes, où entres-tu ? Quand appelles-tu la marmite un plat, ou la cuillère une broche ? ...Apporte-moi de la tisane. – Je lui apporterais une pleine tasse de vinaigre. – Ne t’ai-je pas demandé de la tisane ? – Oui, Maître, c’est bien de la tisane. – Mais n’est ce pas du vinaigre ? – Qu’est ce d’autre que de la tisane ? – Prends et sens ; prends et goûte ! – Que puis-je en savoir puisque nos sens nous trompent ? – Que j’aie seulement trois ou quatre camarades d’accord avec moi et je le forcerais à se pendre ou à changer d’avis…». Nous voyons par conséquent que l'attitude a elle même ses propres limites et qu'elle n'est pas raisonnablement soutenable dans la vie quotidienne la plus banale. Une première attitude de méfiance vis à vis du doute radical sceptique se trouve dans le Discours de la méthode, quand il choisit de se référer à une « morale provisoire » pour se maintenir normalement dans l'existence tout en mettant en cause les valeurs morales. Il y aurait donc des limites à appliquer au doute.

2 – Le doute hyperbolique et méthodique de Descartes

Le doute tel qu'il est appliqué par le philosophe cartésien est un point de départ à la réflexion philosophique. Il ne fait pas un usage définitif du doute mais s'en sert de manière méthodique et provisoire. Il s'agit d'approcher une première certitude par l'évidence, la recherche de nature simple par la clarté et la distinction car «ce qui est clair et distinct ne peut être faux». Le doute est certes radical dans un premier temps, il est même le plus radical possible, le doute est appliqué à tout, rien n'y résiste. Le doute cartésien est hyperbolique et méthodique. Le vraisemblable est considéré comme faux mais cet excès n'est pas fatal car le doute est méthodique, il est un point de départ et non un point d'arrivée. Il faut trouver l'indubitable vérité, celle dont on ne pourra plus douter. L'indubitable vérité apparaît dans le cogito ergo sum, «je pense donc je suis» qui nait en fait du doute mais il lui préexiste et le précède, il en est en fait sa condition, je doute, donc j'existe, il est ce dont on ne peut douter. Le cogito est par conséquent fondateur, on a ainsi une certitude permanente. Ainsi, il nous faut reconnaître que le doute a des limites, il doit être un moyen d'atteindre une vérité, un point de départ et non un point d'arrivée.

Transition :

Le scepticisme est abandonné, son attitude est régressive à l'infini et condamne l'homme à un enfermement dans l'ignorance nourrie par le doute lui même.

III – Le scepticisme antique

1 – Le statut de la vérité remis en question

On voit si on reprend notre réflexion du début que le statut de la vérité est en fait remis en question. Le scepticisme nous enseigne que la vérité est inaccessible, attitude dogmatique du reste qui ne nous conduit à rien. Nous avons simplement notre indubitable vérité dans le cogito cartésien. Nous pouvons nous poser la question de savoir comment si nous nous découvrons pensant et existant, «je pense donc je suis», sortant ainsi du doute nous appliquons notre conscience au monde qui s'ouvre à nous. Nous nous savons conscience existante, donc conscience pensant puisque pour penser il faut être mais qu'en est il du monde? Le monde lui même a t'il une existence hors de nous, une existence objective? Comment Descartes garantit il le monde? Qu'en est il de la certitude du monde? Dieu est la réponse à notre interrogation, il est le lien qui assure notre conscience d'être, notre conscience au monde et le monde lui même. Dieu est bon et il ne peut dans sa bonté tromper au sens de créer l'illusion d'un monde pour l' homme. Nous avons en fait une garantie divine

2 – Le résultat quant à la science

Nous avons ainsi l'image d'un monde qui s'ouvre à nous et qui se plie aux exigences de la raison. La pratique scientifique aussi doit finalement se confronter à la question de sa propre aptitude à saisir la vérité. Les évidences ne sont pas les mêmes pour la déduction et pour les raisonnement hypothético déductifs avec des évidences tautologiques. L'homme ne peut se permettre d'être dogmatique dès qu'il s'interroge sur le monde. La science est en rapport avec le monde sur lequel elle doit émettre des jugements et des hypothèses. Or l'existence du monde est toujours sujet à des questionnements ainsi, la science relancerait elle le doute car elle ne peut concevoir une théorie au sens d'une vérité définitive.

Conclusion :

Ainsi à notre question de savoir si l'on peut douter de tout, il nous faut poser le doute en le nuançant à savoir en le posant raisonnablement comme point de départ et non comme point d'arrivée ou comme conclusion. L'attitude sceptique enferme l'homme dans la régression infinie. Nous avons trouvé un point de référence infaillible à la vérité dans le cogito de Descartes qui nous garantie la présence d'une pensée qui conçoit le monde et nous pose comme conscience existante et pensante. Au delà de cette certitude, c'est le doute qui ressort car c'est sur lui que repose notre indubitable vérité, c'est parce que nous doutons que nous sommes. On ne peut pas douter de tout c'est un fait mais il nous faut malgré tout douter pour avoir au moins une certitude.

 

 

 Prépabac le bac en ligne

Logo prepabac

Boutique en ligne français  philosophie

Coaching scolaire mondial
Elèves scolarisés (lycées français à l'Etranger) et candidats libres

 

Professeur indépendant

  • Identifiant SIRET : 819 269 226 00018
  • APE  :  8559B
Logo prepabac

Français : niveau seconde

Français : Bac pro

Littérature : Dossier bac

Profs en direct le jour du bac

PROF EN DIRECT : BAC 2016

Bac 2016

 

Français   -   Français bac pro 

Littérature   -   Philosophie


 
Logo prepabac
Préparation à l'examen du baccalauréat : français séries générales, technologiques et bac pro, philosophie   littérature  Bac pro et Brevet : Bac  en ligne sur prepabac.org. Profs en direct le jour du bac : les annales bac . Préparer le bac en ligne : Demande de cours sur skype  - Coaching scolaire mondial = Elèves scolarisés et candidats libres (lycées français à l'étranger )

 

Licence Creative Commons
Bibliothèque scolaire de prépabac est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
Fondé(e) sur une œuvre à http://www.prepabac.org/.

Copyright

Droits d'auteur enregistrés, Copyright

Depot.com sous le numéro  00056187

Tous droits réservés

Le site prepabac.org respecte "la loi informatique et liberté "

N° enregistrement CNIL :  1943841