Forum bac  Listes EAF, descriptifs bac - Blog des lycéens  

L oral de français

ForumFORUM PEDAGOGIQUE

FORUM PREPABACForum prepabac

 

Skype
Prepabac facebook
Google
Twitter

DOSSIER BAC

Spécial candidats libres

Cned

ORAL EAF

Blogger

 

 

Sartre

Bibliothèque scolaire

11000 documents en ligne

Le bac en ligne metropole etranger candidats libres et lyceens scolarises

Elèves scolarisés   

Candidats libres

Lycées métropole et à  l'étranger      

 

 

faut-il préférer l'illusion qui réconforte à la vérité qui détruit ? série L

Sartre

 

 

 

L'aide aux devoirs en ligne

 


pourquoi, d'après le philosophe H.G. Frankfurt, il faut toujours préférer la vérité qui dérange à l'illusion qui réconforte:

"Certaines personnes nous rappellent volontiers qu'il est des réalités si effrayantes, si décourageantes, si démoralisantes qu'il vaut mieux les ignorer. A mon avis, il est presque toujours préférable de regarder en face les réalités qui nous menacent plutôt que de rester dans l'ignorance. Fermer les yeux sur la réalité n'a jamais diminué les périls qu'elle représente ; et il ne fait aucun doute que nos chances de surmonter l'épreuve augmentent quand nous nous forçons à regarder les choses sans ciller.
Selon moi, ce principe s'applique autant à nos tendances individuelles et à notre forme de caractère qu'aux réalités du monde extérieur. Nous devons déterminer ce que nous voulons vraiment, ce qui nous procurera une satisfaction maximale, et quelles craintes nous empêchent d'agir comme nous le souhaiterions. Il est à coup sûr fort difficile de parvenir à une authentique connaissance de soi, et très pénible de découvrir certaines vérités personnelles. Mais quand on s'efforce de réussir sa vie, l'aptitude à affronter des faits dérangeants quant à sa propre personnalité peut être encore plus précieuse que la simple compréhension des obstacles du monde extérieur.
Sans la vérité, nous en sommes réduits soit à n'avoir aucune opinion sur les choses, soit à nourrir une opinion erronée. Dans un cas comme dans l'autre, nous ignorons dans quelle situation nous nous
trouvons. Nous n'avons aucune idée de ce qu'il se passe, ni dans le monde extérieur ni à l'intérieur de nous-mêmes. Si nous professons certaines croyances à propos de ces questions, elles sont erronées ; et une idée fausse n'a jamais aidé personne à se tirer d'affaire. Bien sûr, nous pouvons toujours prétendre que l'ignorance est la clef du bonheur et nous complaire dans l'erreur ; ainsi, malgré les dangers qui nous menacent, nous pouvons échapper provisoirement aux angoisses et aux doutes. Mais, au bout du compte, notre ignorance et nos idées fausses ne feront probablement qu'aggraver la situation".
De la vérité
 
 
 
A la vérité qui dérange, faut-il préférer l’illusion qui réconforte ?

Notre question nous confronte à un dilemme grave qui n'a de sens que dans des situations d'expérience exceptionnellement dramatique. Un choix s'impose, ou un cas de conscience. Il faut, de gré ou de force, s'embarquer et préférer une situation à une autre, soit dire/entendre la vérité et en payer un prix qui peut être très lourd, soit se taire/ne pas écouter la vérité pour sauvegarder la vie, le bonheur d'une personne, même si c'est au prix de l'aliénation dans des illusions. On peut penser au médecin devant une maladie très grave, chez un patient qui n'en n'a plus que pour six mois à vivre et qui, pour l'instant ne se rend compte de rien. Faut-il lui gâcher son bonheur d'aujourd'hui en lui révélant la vérité ? En d'autres situations, peut-on se permettre de mettre devant ses responsabilités directes, quelqu'un qui est déjà très malheureux ? N'est-ce pas alors courir le risque, sous prétexte "qu'il faut dire la vérité", de précipiter un désastre, une dépression, voire un suicide ? Certains psychologues dépourvu de tact on fait l'amère expérience d'une violence de la vérité. On n'est pas toujours capable de regarder la vérité en face, si on n'a pas la force de caractère nécessaire.

Cependant, même si l'illusion peut offrir un semblant de réconfort, ce n'est que par une tromperie qui ne résiste pas indéfiniment. Il faut croire, croire encore dans les illusions, jusqu'au jour où on cesse de se laisser berner. Une vie dans l'illusion est indigne de la condition de l'homme. Tôt ou tard, de toute manière, il faudra bien accepter la vérité. Tout est peut être question de délicatesse dans la manière de le dire et aussi de capacité d'acceptation dans la manière de l'apprendre. Ce qui est certain, c'est que remettre une vie en conformité avec la vérité peut conduire à des révisions radicales, un retournement complet de ce qui était la vie auparavant. Spinoza, par exemple, ne nie pas la valeur de la religion fondée sur la crainte. Elle est très utile pour le peuple. Elle le rend discipliné, elle le pousse, par la crainte du châtiment, à faire le bien. L'Etat ne doit pas renier la religion. L'homme libre cependant, n'a pas besoin des illusions qu’engendrent la peur et son lot de compensations. Il fait le bien directement. Homme de la raison, il veut connaître Dieu en s'élevant aussi loin possible que la raison le lui permet, jusqu'à l'intuition de l'absolu. Chercher un réconfort dans la religion est chose totalement différente que de chercher la vérité sur la nature de l'absolu. Dans l'idée de réconfort, il y a l'idée que l'on va sauvegarder le confort actuel ou le rétablir. Le réconfort ne change rien. Il apporte un calmant à la douleur, il ne la soigne pas. La vérité au contraire guérit des illusions et de l'erreur, mais le traitement peut ne peut être agréable du tout, s'il faut passer par la perte des illusions que l'on entretenait jusque là. Quand la vérité est acceptée, une paix survient, mais la paix qui réunit avec la réalité, avec ce qui est, n'a rien à voir avec le seul réconfort psychologique de paroles gentilles, mais qui maintiennent dans l'illusion. Il faut bien voir donc que, d'un côté, chercher un réconfort et d'un autre côté vouloir connaître la vérité reposent sur deux motivations très différentes. Il faut du courage, de l'audace, un sens de la remise en question et du risque pour vouloir la vérité. Pour chercher un réconfort, il suffit de quémander un peu de gentillesse autour de soi. Mais en même temps la complaisance, la pitié sont ambigus cherché de cette façon. Nous aimons ceux qui nous prennent en pitié de cette façon car ils nous donnent raison et nous permettent de persister dans nos illusions. Une crise de larmes appelle naturellement la consolation. Mais que dire de celui qui ne se laisse pas prendre au jeu des compromissions larmoyantes et dit la vérité, que souvent le chagrin est hypocrite et que l'on se lamente sur soi-même ! Il ne réconforte certes pas, mais, si ses intentions sont pures, il peut dire la vérité et aider. Alors, quelle attitude choisir? Qui a le plus de cœur ?

Dans quelle situation vaut-il mieux faire silence sur la vérité ? Dans quelle situation vaut-il mieux dire la vérité ? Comment tracer la frontière ? Le problème est il identique du côté du dire (de moi vers l'autre) et du coté de l'entendre (de l'autre vers moi) ? N'y a-t-il pas une sorte d'éthique de la parole dans le premier pas qui vise au respect absolu de la personne ? N'y a-t-il pas dans le second cas une sorte de courage à faire face à une situation dans laquelle la vérité vous provoque ?

Toutes les vérités sont-elles bonnes à dire ? Ou bien faut-il plier la vérité à une utilité peut-être opportuniste ?



L’illusion peut être caractérisée comme une forme particulière d’erreur du jugement, qui se laisse piéger par les apparences d’une chose et ne peut atteindre sa réalité. Dès lors il semble naturel de s’efforcer de lutter contre l’illusion, qui n’est qu’une déformation de la réalité. Pourtant, l’illusion n’est-elle pas protectrice, en nous préservant parfois d’une vérité trop insupportable ?

Certaines personnes nous rappellent volontiers qu'il est des réalités si effrayantes, si décourageantes, si démoralisantes qu'il vaut mieux les ignorer. A mon avis, il est presque toujours préférable de regarder en face les réalités qui nous menacent plutôt que de rester dans l'ignorance. Fermer les yeux sur la réalité n'a jamais diminué les périls qu'elle représente ; et il ne fait aucun doute que nos chances de surmonter l'épreuve augmentent quand nous nous forçons à regarder les choses sans ciller.
Selon moi, ce principe s'applique autant à nos tendances individuelles et à notre forme de caractère qu'aux réalités du monde extérieur. Nous devons déterminer ce que nous voulons vraiment, ce qui nous procurera une satisfaction maximale, et quelles craintes nous empêchent d'agir comme nous le souhaiterions. Il est à coup sûr fort difficile de parvenir à une authentique connaissance de soi, et très pénible de découvrir certaines vérités personnelles. Mais quand on s'efforce de réussir sa vie, l'aptitude à affronter des faits dérangeants quant à sa propre personnalité peut être encore plus précieuse que la simple compréhension des obstacles du monde extérieur.
Sans la vérité, nous en sommes réduits soit à n'avoir aucune opinion sur les choses, soit à nourrir une opinion erronée. Dans un cas comme dans l'autre, nous ignorons dans quelle situation nous nous
trouvons. Nous n'avons aucune idée de ce qu'il se passe, ni dans le monde extérieur ni à l'intérieur de nous-mêmes. Si nous professons certaines croyances à propos de ces questions, elles sont erronées ; et une idée fausse n'a jamais aidé personne à se tirer d'affaire. Bien sûr, nous pouvons toujours prétendre que l'ignorance est la clef du bonheur et nous complaire dans l'erreur ; ainsi, malgré les dangers qui nous menacent, nous pouvons échapper provisoirement aux angoisses et aux doutes. Mais, au bout du compte, notre ignorance et nos idées fausses ne feront probablement qu'aggraver la situation".
 
 
 
 

 
Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau

 Prépabac le bac en ligne

Logo prepabac

Boutique en ligne français  philosophie

Coaching scolaire mondial
Elèves scolarisés (lycées français à l'Etranger) et candidats libres

 

Professeur indépendant

  • Identifiant SIRET : 819 269 226 00018
  • APE  :  8559B
Logo prepabac

Français : niveau seconde

Français : Bac pro

Littérature : Dossier bac

Profs en direct le jour du bac

PROF EN DIRECT : BAC 2016

Bac 2016

 

Français   -   Français bac pro 

Littérature   -   Philosophie


 
Logo prepabac
Préparation à l'examen du baccalauréat : français séries générales, technologiques et bac pro, philosophie   littérature  Bac pro et Brevet : Bac  en ligne sur prepabac.org. Profs en direct le jour du bac : les annales bac . Préparer le bac en ligne : Demande de cours sur skype  - Coaching scolaire mondial = Elèves scolarisés et candidats libres (lycées français à l'étranger )

 

Licence Creative Commons
Bibliothèque scolaire de prépabac est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
Fondé(e) sur une œuvre à http://www.prepabac.org/.

Copyright

Droits d'auteur enregistrés, Copyright

Depot.com sous le numéro  00056187

Tous droits réservés

Le site prepabac.org respecte "la loi informatique et liberté "

N° enregistrement CNIL :  1943841