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L'évolution de la femme en poésie

george-sand.

 

 

 

 

Anthologie poétique : l'évolution de la femme du 19ème à nos jours

 

Préface

La poésie est un art littéraire très ancien qui permet d’exprimer les pensées les plus profondes. La poésie serait née de l’idée de retranscrire la peinture en littérature, d’où le fait qu’elles sont souvent comparées l’une à l’autre. Elle privilégie la musicalité et le rythme des sons, des mots et des images par différents styles d’écriture.
Cette anthologie a pour thème : « l’évolution de la femme à travers la poésie française ». C’est une thématique qui me tient à cœur, par l’admiration que j’ai toujours eue pour ces femmes qui se sont battues pour se faire reconnaître comme égales des hommes et dignes d’être admirées à leur hauteur. C’est d’ailleurs par leur force de volonté et leurs combats que j’ai moi-même, aujourd’hui, la vie que je mène en me sentant fière et respectée. Le choix de mes poèmes se porte donc que sur des auteurs féminins issus de la littérature française.
Cette anthologie est réalisée de façon chronologique, du 19e siècle à aujourd’hui, afin de pouvoir déterminer l’évolution de la vision qu’a le monde de la femme au fil du temps.
Nous commençons donc au 19e siècle, avec, comme poétesses George Sand et Gérard d’Houville. Par leur nom, nous pouvons déjà remarquer que ces deux femmes ne se révélaient pas telles quelles étaient réellement, et qu’elles utilisaient un pseudonyme masculin. En effet, George Sand était en réalité Aurore Dupin, et Gérard d’Houville se prénommait Marie Louise Antoinette de Heredia. Si une femme voulait être lue et que son ouvrage soit autant respecté que celui d’un homme, elle devait éviter de se  dévoiler comme femme. Il était dit à cette époque que les femmes ne disposaient pas de l’intelligence suffisante pour écrire une chose aussi compliquée qu’un poème, et que de toute manière, elles n’étaient pas faites pour ça. Pour information, George Sand fut un des poètes les plus connus de son époque, et il était, en réalité, une femme.
Par la suite, les idéologies du 20e siècle se détendent et les femmes se libèrent de cet apriori posé sur elle. Elles ne sont pas encore entièrement reconnues comme artistes, mais c’est en bonne voie. Louise Dupré, Anne Hébert, Joyce Mansour et Valérie Rouzeau sont les quatre poétesses que j’ai choisies afin d’illustrer cette époque.
Ces femmes essayent de montrer qu’elles ont le droit à la liberté d’expression par des styles qui leur étaient propres, des points de vue qu’elles essayent d’exprimer ou d’imposer, comme Louise Dupré qui dénonce la soif dans le monde, et qui par cela, quémande l’aide aux personnes en difficulté. Un autre exemple est Joyce Mansour, une poétesse pornographique, montrant à quel point elle ose se libérer de la moindre de ses pensées, sans censure et sans gène.
Dans chacun de ces poèmes, le style d’écriture est personnel et montre la liberté avec laquelle elles s’épanouissent.
Au 21e siècle, il n’y a plus d’idéologies antiféministes. Les femmes publient des photos d’elles aux côtés de leurs poèmes, elles n’ont plus à prouver au monde leur valeur en tant que femme, mais seulement par rapport à la qualité de leur écriture.

 

 

    • A L’AURORE
      La nature est tout ce qu'on voit,
    • Tout ce qu'on veut, tout ce qu'on aime,
    • Tout ce qu'on sait, tout ce qu'on croit,
    • Tout ce que l'on sent en soi-même.
      Elle est belle pour qui la voit,
    • Elle est bonne à celui qui l'aime,
    • Elle est juste quand on y croit
    • Et qu'on la respecte en soi-même.
      Regarde le ciel, il te voit,
    • Embrasse la terre, elle t'aime.
    • La vérité c'est ce qu'on croit
    •  En la nature c'est toi-même.
      « Conte d’une grand-mère I », 1873, George Sand
 
 
 
Aurore Dupin, écrivant sous le pseudonyme de George Sand, était une écrivain romantique et féministe française.
Elle écrivait principalement des romans ou des nouvelles mais publia aussi quelques poèmes dont « A l’aurore », issu de « Conte d’une grand-mère » et publié en 1873.
Dans ce poème nous pouvons observer tout d’abord une forme très classique, dans le respect des règles : quatrains, octosyllabes, rimes croisées (voit – croit), une alternance de rimes féminines et masculines (voit - aime, croit - même), des anaphores (appuie bien ce qu’elle est en train de dire), etc..
Par la suite, une chose bien précise se démarque du reste ; la personnification à la nature (« en la nature c’est toi-même »). En tant que femme, elle se compare à cette nature et donc à sa pureté, qu’elle met en avant par des mots bien définis : belle, bonne, embrasse, ..
Au travers de cette personnification, elle essaye de faire passer une éloge à la femme, la rendre belle et pure aux yeux de l’homme et du reste du monde. Elles essaye d’obtenir le respect où ce n’est normalement pas possible.
 
 
  • AUJOURD’HUI JE SUIS TRISTE
    Aujourd'hui je suis triste.
  •  Ecoute, ô cher potier !
  • 
 Je t'apporte le don de mon corps tout entier,
  • 
 Si tu veux avec art, dans ta durable argile
  • 
 Peut-être, éterniser une forme fragile,
  • 
 Dans une terre rose et semblable à ma chair
  • 
 Modèle le contour de mon bien le plus cher :
  • 
 Mes petits seins égaux aux deux pointes aiguës
  • .
 Qu'il reste au moins cela des grâces ingénues
  • 
 Que j'offre à ton désir, si de chaque côté
  • 
 De l'amphore funèbre où toute ma beauté
  • 
 Doit dormir, poudre éparse et cendre inerte et grise,
  • 
 Au lieu de l'anse, creuse à la main qui l'a prise,
  • 
 Tu renfles la rondeur de ce double contour
  • 
 Presque enfantin et prêt à peine pour l'amour.
  • 
... Et celui qui, pensif, sous le sol séculaire,
  • 
 Trouvera quelque jour mon âme funéraire
  • 
 Saura que je fus femme, et femme tendrement
  • ,
 Amoureuse et malicieuse par moment ;
  • 
 Et se demandera devant la terre sombre
  • 
 Pourquoi tant de clarté dut naître pour tant d'ombre.
    Gérard D’Houville, Revue des Deux Mondes, 1er février 1905.

 

 

 

Gérard d’Houville, alias Marie Louise Antoinette de Heredia, était une écrivain du courant symboliste, avec des idéologies très féministes. Tout au long de sa vie elle lutta pour l’approbation de la femme dans la littérature.
Son poème « Aujourd’hui je suis triste » démontre bien ce désir qu’elle a de changer les idées classiques afin de les rendre plus souples, puisqu’elle commence à modifier ce qui ne devrait pas être modifié, comme le fait qu’elle élimine entièrement les strophes et qu’elle écrit en prose.
Elle garde cependant l’alexandrin ainsi que des rimes suivies (potier – entier), mais son poème montre bien qu’elle essaye de sortir des formes classiques. Cette information peut être prouvée par plusieurs points : Déjà, elle utilise un système énonciatif en « je », pouvant donc laisser penser à une autobiographie, ce qui ne faisait pas à l’époque, ou très peu. Ensuite, elle se décrit entièrement, mais de façon plus profonde, la description de son corps. En effet, elle utilise le champ lexical du corps : chair, seins, main, … Elle provoque, vu qu’elle utilise un langage de nudité, elle dévoile sa féminité et aussi ses sentiments, mais pas de façon directe, vu qu’elle passe par le biais du potier qui apparaît au début de son poème, et qui soi-disant la sculpte.
Donc, elle se décrit comme étant une femme sans réellement se dévoiler, car elle ne le laisse pas transparaître de façon directe.

 

 
  • LA NEIGE
  • La neige nous met en rêve
  • 
 Sur de vastes plaines,
  •  
 Sans traces ni couleur.
  • 
 Veille mon cœur,
  • 
 La neige nous met en selle
  •  
 Sur des coursiers d’écume.
  • 
 Sonne l’enfance couronnée,
  •  
 La neige nous sacre en haute-mer,
  • 
 Plein songe,
  • 
 Toute voile dehors.
  • 
 La neige nous met en magie.
  • 
 Blancheur étale.
  • 
 Plumes gonflées
  • 
 Où perce l’œil de cet oiseau.
  • 
 Mon cœur ;
  • 
 Trait de feu sous des palmes de gel
  • 
 Fille de sang qui m’émerveille.
    HÉBERT, Anne, Poèmes, Le tombeau des rois et Mystère de la parole, Paris, Éditions du Seuil, 1960

 

 

Anne Hébert est une écrivain qui ne serait, d’après l’écrit de (), pas clairement définie dans un courant littéraire précis. Elle participerait un peu un certain nombre d’entre eux sans s’y associer définitivement.
Elle exprime à travers son poème « La neige », une association entre la pureté de la neige et la pureté de l’enfance (« sonne l’enfance couronnée »), elle associe la neige au monde des rêves, et fait référence par là à l’imagination d’un enfant, par exemple par le terme « magie ».
Elle laisserait passer l’idée que l’enfant qui est en nous se révèle par la neige, et que celle-ci nous réveillerait notre imagination dans la pureté.
Elle met en avant pour cela le terme neige, qui devient alors une anaphore par sa répétition régulière dans le poème, et utilise le champ lexical de lieux avec une exagération, afin de donner un univers un peu merveilleux : haute-mer, vastes plaines, …
Par cela, elle aussi sort de la forme classique, qui elle ne permet pas trop de dérive et d’imagination, qui reste normalement plutôt dans le réalisme, et son poème est constitué de rimes et syllabes très peu régulières. La poésie devint de plus en plus libre.

 

 
  • TUTOIEMENT
    de mémoire tu refais
  •  le trajet du monde
    tu cherches
  •  encore le point aveugle
    où se sont divisées
  • les eaux du ciel
  • et les eaux de la terre
    pour que l’horizon
  •  jamais ne cesse
    de manquer à la soif
    ce qu’on appelle l’amour
  •  rappelle ce tutoiement
  • que tu imagines
    en effleurant les blessures secrètes
    des pierres
    poèmes tirés de "Une écharde sous ton ongle" (Montréal, Éditions du Noroît, 2004), Louise Dupré

 

 

 

Louise Dupré est une poétesse, romancière et professeure québéquoise, bien connue pour ses études féministes.
Elle écrira de nombreux poèmes, et parmi tous ceux-ci, j’ai choisi le dénommé « tutoiement », car je l’ai trouvé intrigant sous plusieurs formes.
Tout d’abord, je trouve que Louise Dupré démontre par cet écrit la nouvelle liberté d’expression dans laquelle la femme s’impose à cette époque. Elle utilise son propre style d’écriture, sans ponctuation et avec des strophes irrégulières. Elle écrit comme bon lui semble et de la façon qui lui plait.
Ensuite, la chose la plus intéressante est, qu’en lisant ce poème à maintes reprises, je découvris pour le message, non pas une mais bien deux hypothèses plausibles.
La première Louise Dupré semble vouloir faire passer par ce poème un message qui lui tient à cœur, la soif dans le monde. Elle l’illustre par certains vers comme dans la 4e strophe « pour que l’horizon jamais ne cesse de manquer à la soif ». Elle pousse à vouloir donner l’envie d’aider cette cause. Elle répète deux fois le mot « eaux », afin de bien appuyer cette thèse.
La seconde hypothèse a un lien avec l’amour. Le texte serait composé d’une grande métaphore du début du poème jusqu’au bout de la 4e strophe (jusque « de manquer à la soif »), faisant opposition la femme à l’homme, comme le ciel et la terre, qui ne peuvent vivre l’un sans l’autre ; l’homme a besoin de la femme comme la terre a besoin du ciel, mettant en avant encore une fois l’importance de la femme dans ce monde.
Par la suite, elle souligne le mot « amour » puisqu’il est noté en italique, appuyant encore cette hypothèse.

 

 
  • La nuit je suis le vagabond dans le pays du cerveau
  • 
 Étiré sur la lune en béton
  • 
 Mon âme respire domptée par le vent
  • 
 Et par la grande musique des demi-fous
  • Qui mâchent des pailles en métal lunaire
  • 
 Et qui volent et qui volent et qui tombent sur ma tête
  • 
 A corps perdu
  • 
 Je danse la danse de la vacuité
  • 
 Je danse sur la neige blanche de mégalomanie
  • 
 Tandis que toi derrière ta fenêtre sucrée de rage
  • 
 Tu souilles ton lit de rêves en m'attendant
    Déchirures, Éditions de Minuit, 1955. Joyce Mansour

 

 

 

Joyce Mansour est une poétesse égyptienne d’expression française du 19e siècle. Elle écrit principalement des œuvres pornographiques, et défend des idées féministes.
Ce poème, sans titre officiel ne se compose ni de strophes, ni ponctuation, mis à part les majuscules à chaque début de vers. Il nous pousse vers l’incompréhension, car les phrases n’ont aucun sens les unes par rapport aux autres. Ceci est expliqué par le fait que Joyce Mansour était une poétesse surréaliste, en opposition avec le classicisme, elle avait été remarquée par André Berton lors de la publication de son premier recueil de poèmes, « Cris ».
Cependant, l’ensemble du poème donne la sensation d’un message caché, une grande métaphore sur le sens du texte. Un message indiscernable, donnant donc au lecteur libre cours à son imagination, puisque ce message en question peut être interprète de mille et unes façons. On ressent donc à nouveau très fort l’influence du courant surréaliste.
On détermine aussi une métaphore sur la pornographie dans le dernier vers, avec « tu souilles ton lit de rêves en m’attendant », le mot initial ayant été transformé par « rêve ».
Le poème comprend aussi une petite anaphore avec la répétition du terme « je danse », malgré qu’assez brève, donnant une sensation de volupté, de liberté, faisant référence à la femme libre.
Joyce Mansour donne a son poème une ambiance noire, sombre, en faisant référence à la nuit (rêves, lune, lit, …).

 

 
  • Tu veux mon ventre pour te nourrir
  • Tu veux mes cheveux pour te rassasier
    Tu veux mes reins mes seins ma tête rasée
  • Tu veux que je meure lentement lentement
  • Que je murmure en mourant des mots d’enfant.
    Je frémis sous tes mains joyeuses
  • Je bois le sang qui tombe de ta bouche enfante
    Le drap noir rampe sous nos jambes unies
  • Et tandis que tu mâches mon oreille détachée
  • Je chante ton nom et mes rêves écartés
    « Cris », 1953, les éditions Seghers, Joyce Mansour

 

 

 

En opposition avec l’œuvre précédente du même auteur, Joyce Mansour, ce poème est composé de deux strophes bien définies alors que l’autre est écrit en prose. Il possède des rimes, mais seulement sur les deux derniers vers de chaque strophe.
On remarque une anaphore bien évidente dans la première strophe, qui insiste bien sur « tu veux », et donc une sorte de soumission, comme si ce que l’autre voulait était le plus important. La soumission est encore plus appuyée par le fait qu’elle se donne corps et âme (« tu veux mon ventre », « tu veux mes cheveux », « tu veux mes reins », …), et ensuite, on observe bien clairement elle commence d’abord par énoncer ce que lui, veut, puis seulement ce que elle fait.
Ensuite, il y a une opposition entre la vie et la mort. Celle-ci apparaît avec l’opposition, dans la même phrase entre le terme enfant et mort. Par exemple, « que je murmure en mourant des mots d’enfant » ou « je bois le sang qui tombe de ta bouche enfante ». Cette opposition peut aussi faire allusion entre l’amour et la haine.
De plus, le désir de choquer est très présent ; tout d’abord le sujet pornographique qui se démarque bien plus que dans le poème précédent, puis par le champ lexical relatif à la mort : meure, mourant, sang, drap noir. On retrouve par là un univers sombre, appartenant à l’auteure puisque on retrouve ce même univers dans son précédent poème.
Dernière petite anecdote, qui ne fût pas prouvée car je ne trouvais aucun écrit l’expliquant : lorsque je lus le vers « et tandis que tu mâches mon oreille détachée », ma première pensée fit référence à Van Gogh, et son oreille coupée, appuyant encore cette idée du sombre et de la mort.

 

 

  • Papa ça va pas dis comme ça va plus comme ça va plus.
  • Rien qui va sans dire.
    Ça va pas sans dire je vas pas comme toi ça va pas papa.
  • Ça va pas la tête ça va pas le foie ça va pas comme ça.
  • La tête alouette ça gaze gazouille pas et le cœur des fois hoquette papa.
  • C’est mal élevé si je mets les pieds il faudrait des ailes ça pourrait aller.
  • Tu me fais marcher.
    - Valérie Rouzeau Pas revoir, Le Dé Bleu, 1999 ; rééd. 2000, 2002 et 2003 (Prix des Découvreurs 2000)

 

 

 

Valérie Rouzeau est une poétesse du 20e siècle. Elle reçut pour son recueil « Vrouz », le prix Guillaume-Apolinaire en 2012.
Le recueil de poèmes dans lequel se situe cette œuvre était un hommage à son père disparu. Elle fait effectivement allusion à ce père par une assonance avec la lettre « a », constamment répétée et faisant référence au mot « papa » (« ça va pas sans dire je vas pas comme toi ça va pas papa ».). Elle appuie donc très fort cette référence à son papa perdu.
Ce poème, ainsi que presque tous ceux du 20e étudiés précédemment, est écrit en prose, montrant à nouveau la sortie de la forme classique.

 

 
  • Je t ’ai vu
  •  de face
  •  un peuple
  • déposera le noir
  • il est
    l’escale
  • des navires
  •  qui frappent l’écume
  • ouvrent nos univers
  •  clos sur le refus.
  • Qui
  • saura
  •  le mauve de la pierre
    iris
  • et
  • calcédoine
  •  la lettre levant
  • l’arrêt
  • une voix muette
    sur la voix oubliée ?
    Esther Tellermann, Contre l’épisode, Éditions Flammarion, Collection Poésie/Flammarion dirigée par Yves di Manno, 2011, page 110.

 

 

 

Esther Tellermann est une poétesse française du 21e siècle.
On peut effectivement observer le changement total du style d’écriture poétique par rapport aux siècles précédents ; une forme totalement désorganisée et aucune structure apparente.
Ce poème est en opposition totale avec la poésie classique, on en conclut une répulsion de idées du classicisme, certainement par rapport à la place qu’avait la femme à cette époque. Cette opposition revient dans le titre du recueil dans lequel se trouve ce poème : « Contre l’épisode ».
Ce poème peut être interprété comme bon nous semble, n’importe quelle phrase peut être assemblée à une autre en ayant tout de même un sens, la première et la dernière phrase se suivant par exemple. Il n’y a aucun sens de lecture, tout est donc possible. L’auteure ne se donne plus vraiment la peine de nous expliquer les choses, à nous de faire le travail ; c’est à nouveau un exemple clair du fait que Esther Tellermann veut contrer les normes de la poésie classique.

 

 

 

 

 

 

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