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Des coches, Montaigne à l'oral

montaigne

  1.  

 

Montaigne, Des coches, les Essais

Essais, III, 6

 

*** Entretien préparé sur prépabac

montaigne

 

Le texte de DES COCHES

Notre monde vient d'en trouver un autre (et qui nous garantit que c'est le dernier de ses frères, puisque les Démons, les Sibylles et nous, avons ignoré celui-ci jusqu'à cette heure ?) non moins grand, plein et fourni de membres que lui, toutefois si nouveau et si enfant qu'on lui apprend encore son a, b, c ; il n'y a pas cinquante ans qu'il ne savait ni lettre, ni poids, ni mesure, ni vêtements, ni céréales, ni vignes. Il était encore tout nu dans le giron de sa mère nourricière et ne vivait que par les moyens qu'elle lui fournissait. Si nous concluons bien quand nous disons que nous sommes à la fin de notre monde, et si ce poète fait de même au sujet de la jeunesse de son siècle, cet autre monde ne fera qu'entrer dans la lumière quand le nôtre en sortira. L'univers tombera en paralysie ; l'un des deux membres sera perclus, l'autre en pleine vigueur. Nous aurons très fortement hâté, je le crains, son déclin et sa ruine par notre contagion et nous lui aurons fait payer bien cher nos idées et nos techniques. C'était un monde enfant ; pourtant nous ne l'avons pas fouetté et soumis à notre enseignement en nous servant de l'avantage de notre valeur et de nos forces naturelles ; nous ne l'avons pas non plus séduit par notre justice et notre bonté, ni subjugué par notre magnanimité. La plupart de leurs réponses et des négociations faites avec eux témoignent qu'ils ne nous devaient rien en clarté d'esprit naturelle et pertinence. La merveilleuse magnificence des villes de Cuzco et de Mexico, et, entre plusieurs choses pareilles, le jardin de ce roi, où tous les arbres, les fruits et toutes les herbes, selon l'ordre et grandeur qu'ils ont en un jardin, étaient excellemment façonnés en or, comme, dans son cabinet, tous les animaux qui naissaient dans son État et dans ses mers ; et la beauté de leurs ouvrages en pierreries, en plume, en coton, dans la peinture, montrent qu'ils ne nous étaient pas non plus inférieurs en habileté. Mais, quant à la dévolution, l'observance des lois, la bonté, la libéralité, la loyauté, la franchise, il nous a bien servi de n'en avoir pas autant qu'eux ; ils se sont perdus par cet avantage, et vendus et trahis eux-mêmes. […] Au rebours, nous nous sommes servis de leur ignorance et inexpérience à les plier plus facilement vers la trahison, luxure, cupidité et vers toute sorte d'inhumanité et de cruauté, à l'exemple et sur le modèle de nos mœurs. Qui mit jamais à tel prix le service du commerce et du trafic ? Tant de villes rasées, tant de nations exterminées, tant de millions de peuples passés au fil de l'épée, et la plus riche et la plus belle partie du monde bouleversée pour la négociation des perles et du poivre ! Mécaniques victoires ! Jamais l'ambition, jamais les inimités publiques ne poussèrent les hommes les uns contre les autres à des hostilités aussi horribles et à d'aussi misérables calamités.

Michel Ey quem de Montaigne, Essais (III, 6), « Des Coches ».

montaigne

 

Questions sur la séquence argumentation :

*** Réponses données en document : Fiche bac séquence argumentation en ressource gratuite

1) Définir l’argumentation.

Argumenter, c’est rechercher l'adhésion de la personne visée pour l'amener sur le même point de vue que lui, mais, il existe plusieurs manières d'y arriver: on peut expliquer la véracité de la position que l'on présente, lui montrer que la position que l'on présente, lui montre que c'est la meilleur position, ou emporter son adhésion.

2) Quelle est la différence entre convaincre et persuader ?

Convaincre, consiste à défendre une thèse contestable, de façon logique et rationnelle, dans le but d’amener la personne visée à adhérée à cette thèse ; tandis que persuader utilise, dans le même but, utilise les sentiments, fait appelle aux émotions de la personne visée.

3) Quels sont les éléments qui fondent un discours argumentatif ?

Tout d’abord le thème : c'est le sujet du texte argumentatif ou encore la question à laquelle le locuteur va répondre à travers sa thèse. La thèse, placée en introduction ou en conclusion le plus fréquemment, engage la position du locuteur, c'est l'idée du texte dont il s'agit de convaincre ou de persuader le destinataire. Une thèse peut être soutenue ou rejetée. Ensuite, l’argument permet de justifier sa thèse ou de la réfuter (dans ce cas on parle de contre argument). On peut définir l'argument comme une proposition donnée comme vraie. Ils s’enchainent grâce à des liens logiques. Ils sont illustrés par des exemples, qui viennent renforcer l'argument

4) Quels sont ces liens logiques ?

Les liens logiques sont de différentes natures grammaticales et permettent d'organiser un texte argumentatif.

Il y a :

- la disjonction, qui autorise l’alternative

- l’addition et l’analogie, qui permettent d’ajouter un élément

- la cause et l’hypothèse, qui posent l’origine d’une idée

- la conséquence et le but. La conséquence permet de préciser l'effet, la suite logique d'une idée ou d'un fait. Le but explicite la finalité d'une idée ou d'une action, sa visée et son objectif.

- L’opposition, qui réfute une idée et introduit sa contradiction. Elle permet de proposer un contre argument.

5) Qu’est-ce qu’un schéma argumentatif ?

C'est ce qui permet de reconstituer l'agencement de la thèse, des arguments et des exemples.

6) Quels sont les différents types de raisonnement ?

Il existe logiques de raisonnement dans un texte argumentatif :

- La déduction: commence par une loi générale pour terminer sur un fait particulier. (Exemple : le syllogisme)

- L'induction est le contraire de la déduction, on part d'une action particulière pour aboutir à une loi générale.

7) Quels sont les différents types d’arguments ?

- L'argument d'autorité : s'agit d'une idée émise d'un groupe que l'on ne peut généralement pas contester.

- L'argument ad hominem qui est utilisé pour une raison personnelle pour attaquer l'hypothèse de l'adversaire.

Quels sont les procédés du discours argumentatif ?

- La thèse rejetée: utilisée pour opposer deux thèses accentuée par cette opposition.

- La concession: utilisée pour faire semblant d'approuver sa thèse pour mieux soutenir la sienne. On peut la repérer facilement grâce à des connecteurs logiques.

- L'organisation logique: utilisée pour relier des arguments, grâce à des connecteurs logiques, pouvant exprimer de multiples rapports logiques. (voir question 4)

9) Quels sont les procédés de l’argumentation ?

Aussi appelées figure de style, ou de rhétoriques, voici les principales :

- Comparaison : figure dans laquelle nous avons un comparé, un comparant et un comparatif

- Métaphore : image et comparaison sans comparatif

- Métaphore filée : Suite de métaphores sur un même thème

- Allégorie : C’est le fait de représenter une idée par une image

- Prosopopée : discours direct d’un être disparu, d’une personnification, d’une allégorie

- La métonymie : C’est l’emploi d’un nom pour un autre : les planches pour dire la scène

Elle désigne le contenu par le contenant

C’est l’œuvre par son auteur

(Il y a donc trois sens possibles de cette figure de style qu’est la métonymie.)

- Synecdoque : C’est le fait de remplacer le nom d’une chose par l’une de ses caractéristiques

- Périphrase : C’est le fait de dire en plusieurs mots ce que l’on pourrait dire en un seul

- Inversion : inversion de l’ordre dans lequel apparaissent normalement les éléments syntaxiques

- Antithèse : confrontation de deux thèses opposées

- Prolepse : mise en relief d’un élément par sa mise hors proposition où il est remplacé par un pronom.

- Antiphrase : C’est le fait de dire le contraire de ce que l’on pense.

(On utilise l’antiphrase pour faire valoir l’ironie)

- Oxymore : C’est le fait de relier deux mots que l’on a pas l’habitude de voir ensemble.

- Personnification : Donner des traits humains à un objet/animal.

- Hyperbole : Exagération.

- Enumération : Succession de mots sans ordre croissant ou décroissant d’intensité : j’aime les films, la musique et les peinture

- Gradation : C’est une succession de mots avec un ordre croissant ou décroissant d’intensité

- Litote : atténuation d’une idée

- Euphémisme : atténuation d’une vérité pénible

- Anaphore : répétition d’un même élément en tête de phrases, de propositions de vers se succédant

- Chiasme : C’est un croisement.

- Ellipse : C’est la Suppression d’un mot.

10) Qu’est-ce qu’un argument de mauvaise foi ?

Les arguments de mauvaise foi n'ont pas de valeur logique mais donnent une apparence rationnelle au discours. Ce sont donc de faux arguments qui permettent de dissimuler la faiblesse de l'argumentation.

11) Quels sont-ils ?

- Le prétexte : il invoque une raison inventée pour justifier une décision ou un comportement, par exemple ce que fait le loup dans la fable de La Fontaine "le loup et l'agneau" : il prend prétexte du fait que l'agneau le gêne en buvant dans la même rivière que lui pour justifier sa décision de le dévorer.

- La tautologie : On peut traduire la tautologie par le discours du même, c'est le fait de dire deux fois la même chose, c'est un raisonnement sans fondement qui se contente de répéter la même idée et relève donc de l'évidence, exemple, je monte en haut.

- L'argument ad hominem : il consiste à discréditer la personne de l'adversaire plutôt que ses propos et ses arguments.

12) De quelle façon peut-on prendre en compte la thèse adverse, pour en tirer partie ?

On peut aussi tenir compte des arguments de l'adversaire et les intégrer dans le raisonnement, on peut le faire de trois façons.

- Le raisonnement concessif : il permet de donner raison à l'adversaire sur quelques points avant de réfuter l'essentiel de son argumentation.

- Le raisonnement par l'absurde : Il fait mine d'adopter la thèse adverse pour en tirer par déduction des conséquences ridicules : cela permet au locuteur de montrer que l'idée de départ, autrement dit la thèse adverse est illogique.

- L'ironie : La thèse adverse est prise en compte, elle feint d'adopter les arguments de l'adversaire pour mieux les tourner en dérision.

Commentaire :

montaigne

 

Introduction :

Montaigne est un écrivain humaniste du 16ème siècle. Il a fait des études de droit et a été conseiller au parlement. Il a écrit les Essais sous le règne de Henri IV.

Dans son œuvre il aborde tous les types de sujets moraux, philosophiques, psychologiques. L’ homme est au centre des préoccupations des humanistes.

Problématique : Nous verrons comment Montaigne en témoin de son temps, aborde les problèmes liés à ce phénomène nouveau, la colonisation

Ce texte nous permet de voir comment Montaigne, en témoin de son temps, aborde les problèmes liés à ce phénomène nouveau, la colonisation. Nous analyserons d’abord la nature des relations qu’entretiennent les deux civilisations, puis nous nous pencherons sur la manière dont Montaigne prend position à propos du comportement et des jugements des conquérants.

I La nature des relations qu’entretiennent les 2 civilisations

Montaigne met en évidence une évolution dans les relations qu’entretient le Nouveau Monde avec l’Ancien.

a) Un monde enfant -

Il commence à mettre en place l’image du Nouveau Monde à la fois ignorant et innocent comme l’enfant qui vient de naitre. - Dès le début du 1ère paragraphe, les adjectifs coordonnés « si nouveau et si enfant » soulignés par l’intensif « si » font ressortir l’idée de nouveauté et de jeunesse et introduisent la métaphore de l’enfance qui est développée dans la suite du texte et reprise en écho dans l’expression « monde enfant« . - De même la proposition consécutive « qu’on lui apprend encore son abc » fait référence à l’univers de la petite enfance - Celui-ci est également sensible dans la formulation « il ne savait ni lettre, ni poids, ni mesure …..ni vignes », dans laquelle la reprise de la négation « ni » insiste sur l’ignorance - Mais, il remarque que cette ignorance est celle des éléments de base des sociétés européennes. - D’autres expressions évoquent par la suite non plus le petit enfant mais le nourrisson dans une sorte de gradation « tout nu dans le giron, sa mère nourricière » .

b) Une relation fraternelle Alors, s’établit tout naturellement une relation d’aîné à cadet entre le conquérant et les indiens. - C’est ce qu’exprime notamment l’expression « un nouveau monde [….] si nouveau et si enfant » relayer par le substantif « frère ». - Certaines symétries viennent confirmer cette idée d’une relation fraternelle - C’est le cas de la conjonctive de temps introduite par « quand », « cet autre monde ne fera qu’entrer dans lumière quand le nôtre en sortira »et du parallélisme « l’un des deux membres sera perdu, l’autre en pleine vigueur » qui insiste sur la décadence de l’Ancien Monde.

c) Des rapports d’autorité Mais cette relation neutre dérive vers une relation appauvrissant pour ce dernier. Elle implique en effet des rapports d’influence, qui sont constamment connotés négativement comme l’indique le mot « contagion ». - De même les verbes « fouetté », « soumis » et « plier » suggèrent la violence, - Tandis que les négations associées à des termes positifs, « nous ne l’avons pas….soumis…. par l’avantage de notre valeur et de force …par notre magnanimité » soulignent l’absence d’influence positive. - Cette carence est encore exprimée par la comparaison entre le Nouveau Monde et l’Ancien Monde : les formulations « ils ne nous devaient rien « et « ils ne nous étaient pas non plus inférieurs » associées à des termes positifs, mettent en évidence la supériorité du Nouveau Monde dans différents domaines : - Intellectuel (clarté d’esprit », pertinence ») ; esthétique (« magnificence », « beauté », « habilité ») , moral (« dévotion » , « franchise »).

Transition Montaigne nous présente donc une évolution négative des relations qui unissent les Européens aux Indiens puisque le lien fraternel s’est transformé en une domination par la violence exercée par les premiers sur les autres. Derrière cette présentation se profile une prise de position très nette de la part de Montaigne.

II La prise de position de Montaigne à propos du gouvernement et du jugement des conquérants.

Montaigne dénonce la façon dont les Européens ont colonisé l’Amérique.

a) Une implication très nette Montaigne s’implique dans cet extrait à la fois directement et indirectement. - L’utilisation de la 1ère personne signale sa présence presque constante, cela montre qu’il s’inclue dans les actes qu’il dénonce. - Le seul verbe à la 1ère personne du singulier du texte « je crains » est connoté négativement et exprime le désaccord de l’auteur avec la conquête telle qu’elle a été faite. Montaigne dénonce en effet la dégradation liée à la présence européenne. La responsabilité des colonisateurs est mise en évidence par plusieurs procédés : - la coordination « et » et les adverbes intensifs « très fortement hâté » et « bien cher » mettent en relief les conséquences de leur domination avec les noms « déclins » et « ruine ». - Cette mise en cause est soulignée par les négations qui traduisent l’absence de légitimité sur tous les plans : o Militaires « valeur et forces » o Social et psychologique « justice et bonté » o Moral « magnanimité » - Elle s’exprime aussi dans l’ironie qui clôt le 3ème paragraphe : o La phrase « il nous a bien servi de n’en avoir pas autant qu’eux » met en évidence un décalage entre deux idées  Les qualités morales, qu’on souhaite en général n’existent pas et  Ce que manque est apparemment donné pour un bien.

b) Un tableau du Nouveau Monde

L’idée d’une responsabilité des colonisateurs est par ailleurs accentuée par l’évocation de la grandeur des civilisations précolombiennes. De nombreux termes insistent sur les qualités de ces civilisations précolombiennes, anéanties par les envahisseurs. - Dès le début du texte la métaphore de l’enfance connote une innocence morale. - La fin du texte rejoint le début avec l’énumération des qualités morales diverses : o « dévotion », « observance des lois », « bonté », « libéralité », « loyauté », « franchise » cet encadrement de l’extrait est insistant. - Dans le second paragraphe, d’autres qualités apparaissent. o L’association entre les termes « réponses » et ….. « négociations » d’une part , « clarté d’esprit …. et pertinence » d’autre part, font apparaitre des qualités intellectuelles. o Les termes évoquant des villes sont fortement positifs ainsi que le mot « magnificence », à connotation superlative est renforcé par l’adjectif « épouvante », l’adverbe « excellemment » est un superlatif, les noms « or » et beauté » sont également connotés positivement. o Ces éléments relevant la plupart de l’hyperbole mettent en évidence la valeur esthétique et parallèlement la richesse économique des civilisations du Nouveau monde. - A travers ce tableau en tous points positif Montaigne esquisse des civilisations précolombiennes, transparaît son admiration et a contrario son rejet des modalités de la colonisation qui a entraîné la corruption de ces civilisations.

c) Un réquisitoire virulent A cet égard, c’est dans le dernier paragraphe du texte que la dénonciation se fait la plus forte. L’évocation souriante du monde enfant a laissé place à un réquisitoire véhément et indigné contre les exactions de la conquête. Montaigne conserve le « nous », impliquant son lecteur et le contraignant à son examen de conscience. Tout d’abord l’interrogation oratoire interpelle directement le lecteur « rasé » , « exterminé » , « passé au fil de l’épée »

 dénote la manière dont la colonisation s’est effectuée Et la répétition de « tant » suivi de pluriel insiste sur la barbarie des conquérants « Pour la négociation des perles et des poivres »

 démontre que la violence utilisée s’est mise en place pour des motifs non corrects Gradation des vices démontre une condamnation de l’auteur « luxure » , « avarice » De plus l’utilisation de « inhumain » , « cruauté » montre davantage qu’elle s’est effectuée dans la brutalité la plus totale Montaigne met par conséquent bien en valeur les qualités humaines des Indiens pour mieux dénoncer le comportement et les jugements des conquérants européens.

Conclusion : Montaigne dénonce alors d’une part la brutalité de la conquête. Loin de permettre la rencontre fructueuse des deux civilisations, elle a en effet saccagé le Nouveau Monde, soumis par la force et perverti des esprits restés jusqu’alors proches de la nature. Il présente d’autre part la colonisation comme totalement injustifiée. En faisant l’éloge des civilisations précolombiennes, l’auteur met en effet en cause le principe même de domination culturelle qui motive les conquérants : Au nom de quelle supériorité veulent-ils s’imposer aux indiens ? Cette contestation de la colonisation ainsi que la reconnaissance de la diversité des civilisations trouveront un écho dans la réflexion engagée par les philosophes des lumières deux siècles plus tard.

montaigne

 

 

 

L’humanisme

Questionnaire pour l’oral EAF : Définition:

1 -

Qu’est-ce que l’humanisme?

C’est un courant culturel qui est apparu à l’époque de la Renaissance.

L’humanisme est une doctrine théorique et pratique qui repose sur la dignité de l’homme et vise son accomplissement. L’homme d’un point de vue philosophique doit s’affranchir de toute croyance religieuse.

Ce mouvement est apparu en Italie dès le XIVème siècle puis en France aux Xvème et XVIème.

C’est une étape importante dans l’histoire de la culture Européenne.

Les trois points importants sont :

- Critique de l’éducation rhétorique

- Recherche d’une éducation équilibrée

- Retour aux textes anciens

Le mot humaniste apparaît en Europe occidentale au XVIe siècle, vers 1539. Il désigne les érudits qui ne se contentent plus de la connaissance du latin, la langue commune à toutes les personnes instruites de leur époque, mais étudient aussi les autres langues prestigieuses de l'Antiquité, le grec et l'hébreu.

2 -

Que manifestent les intellectuels de l’époque?

Un très grand appétit de savoir : étude de diverses disciplines.

3 -

Prônent-ils la vulgarisation des savoirs?

Oui de tous les savoirs. Ils estiment que la parole divine doit-être accessible à tout un chacun. Le savoir religieux est donc important.

4 -

Quel point de vue les humanistes ont-ils sur la liberté de l’homme?

L’homme est libre au sens où il est responsable de ses actes. L’homme a le libre arbitre donc le choix de ses actes dont il est pleinement responsable.

5 -

Citez quelques humanistes

Erasme, Rabelais, Montaigne, Pétrarque

6 -

L’idéal des lumières renoue t’-il avec l’idéal humaniste d’accéder à une sagesse pleinement humaine?

Oui par la confiance que les Lumières mettent en l’homme au détriment de l’obscurantisme politique et religieux.

7 -

Quelles sont les idées des Lumières?

L’autonomie de la raison, rejet des dogmes religieux, défense de la tolérance, de la liberté et de l’égalité, défense de la notion de progrès du savoir et au niveau moral

La philosophie de l’humanisme

1 -

Quelle connotation philosophique peut-on associer à l’humanisme?

La notion d’humanisme est associée aux droits fondamentaux de l’homme. On peut alors parler d’humanisme pratique ou moral relativement à la notion d’interdits éthiques ou de devoirs = ne pas tuer, ne pas voler, ne pas asservir….;

2 -

Quelle est la primauté du courant philosophique humaniste?

La primauté de l’homme, de l’humain et des lois naturelles sur les croyances religieuses et la croyance en un (ou plusieurs) être(s) divin(s) surnaturel(s).

3 -

Contre quoi l’humanisme lutte t’-il?

L’humanisme lutte contre le pouvoir de l’Eglise en tant qu’elle exerce une influence sur l’activité intellectuelle. C’est pourquoi l’humanisme privilégie l’action pratique, la recherche de l’efficacité, le pragmatisme.

l'humanisme moderne

1 -

En quel sens peut-on parler d’humanisme moderne?

On peut parler d’humanisme moderne dans le sens où les modernes associent l’humanisme à la Renaissance comme un courant ayant des racines dans l’Antiquité.

On peut citer par exemple la citation universellement connue du sophiste Protagoras « l’homme est mesure de toutes choses » =  exclusion du divin. En effet, la citation de Protagoras nous renvoie au scepticisme antique à l’égard des divinités. Nous pouvons également mentionner que le bouddhisme n’inclut pas la notion de divinités mais seulement d’âme. Ce qui est mis en avant est l’accomplissement de l’homme. Les divinités ne sont plus indispensables à l’homme pour fonder l’éthique

 

montaigne

 

Questions sur Montaigne :

  • Quelles sont les dates de Montaigne?
  • 1533  -  1592
  • Qui était Montaigne?
  • Un philosophie moraliste de la Renaissance
  • Citez un de ses contemporains
  • La Boétie
  • A quel courant littéraire appartient-il?
  • L'humanisme
  • Citez son oeuvre littéraire essentielle
  • Les Essais

 

Questions sur les Essais et recherches personnelles

montaigne

 

Questions sur les Essais

  • A quel genre littéraire les essais appartiennent-ils?
  • On trouve dans les Essais des éléments autobiographiques, par exemple des renseignements sur la vie de Montaigne, il affirme "je suis moi-même la matière de mon livre" mais les Essais ne peuvent pas être réduits à une autobiographie. Il s'agit de réflexions sur le monde et la condition humaine. On peut donc affirmer que les Essais ne sont pas classables dans un genre littéraire précis.
  • L'essai est-il un genre de l'argumentation directe ou indirecte?
  • Argumentation directe : l'essai est un ouvrage, de forme assez libre, dans lequel l'auteur expose ses opinions (cf. Montaigne, Les Essais)
  • Montaigne a t'-il écrit les Essais pour lui?
  • A qui s'adresse t'-il?
  • A l'humanité toute entière : sa réflexion porte sur l'homme en tant qu'il est porteur d'humanité.
  • Les Essais sont-ils devenus un livre universel?
  • Oui
  • Dans sa quête de la recherche de la réalité humaine, les Essais s'opposent -ils à tout système philosophique?
  • Oui

 

  • Questions en fonction du plan du commentaire :
  • Plan de l'étude :
  • I La nature des relations qu’entretiennent les 2 civilisations
  • a) Un monde enfant -
  • b) Une relation fraternelle
  • c) Des rapports d’autorité
  • II La prise de position de Montaigne à propos du gouvernement et du jugement des conquérants.
  • a) Une implication très nette
  • b) Un tableau du Nouveau Monde
  • c) Un réquisitoire virulent

Les questions sur le commentaire en fonction des axes du plan :

montaigne

 

  • Questions sur l’introduction
  • L’homme est-il au centre des préoccupations humanistes?
  • Dans des Coches, de quel phénomène nouveau Montaigne témoigne t’-il?
  • Montaigne prend t’-il position dans cet extrait concernant le comportement et les jugement s conquérants?

 

Questions sur le commentaire : toutes les réponses sont dans l'étude

I - Questionnaire

A -

 

Quelle est l’intention de Montaigne dans cet extrait?

Que met-il en place?

Quelle image avons-nous du Nouveau monde?

Que mettent en évidence les adjectifs du premier paragraphe?

L’intensif « si » fait-il ressortir l’idée voulue?

Analysez la métaphore, citez et expliquez

Etudiez le champ lexical mis en place

Quelles autres formulations avons-nous de l’univers de la petite enfance?

Comment percevez-vous l’ignorance soulignée par Montaigne des sociétés Européennes?

Relevez une gradation

B -

Quelle relation s’établit ensuite entre le conquérant et l’Indien?

Expliquez et citez le texte

Quelle image l’Ancien monde Montaigne donne t’-il comparativement au Nouveau monde?

C -

Comment la relation évolue t’-elle?

Que marquent les connotations et les expressions péjoratives?

Comment les rapports d’autorité transparaissent-ils?

Relevez une comparaison et analysez la

De quel ordre la supériorité du Nouveau monde est-elle? Citez et expliquez en vous appuyant bien sur les éléments du texte

montaigne

 

II - Questionnaire

A -

Montaigne se profile t’-il derrière cette présentation négative de la relation et de la domination des Européens sur les Indiens?

Que dénonce Montaigne?

Comment se manifeste l’implication très nette de Montaigne?

Comment sa présence est-elle signalée?

Comment son désaccord avec la conquête se traduit-elle? Citez

Analysez les procédés qui suggèrent et connotent la responsabilité engagée des Européens colonisateurs

Citez le texte

A quels plans, l’absence de légitimité se manifeste t’-elle?

Comment Montaigne fait-il valoir son ton ironique et dans quel but?

B -

Quel rôle la grandeur des civilisations précolombiennes joue t’-elle?

Comment les qualités de ces civilisations sont-elles mises en avant?

Comment l’innocence morale se dévoile t’-elle?

Relevez l’énumération qui boucle le texte

Etudiez les qualités intellectuelles ajoutées aux qualités morales

Analysez les hyperboles qui contribuent à souligner la valeur esthétique et la richesse économique des civilisation du Nouveau monde

Quel regard Montaigne a t’-il sur le tableau du Nouveau monde et sur les civilisations colonisées?

C -

Quel regard, quelle position et quelle place Montaigne laisse t’-il au lecteur? Citez pour justifier votre réponse

En quel sens peut-on parler d’un réquisitoire virulent?

Comment la violence exercée est-elle selon Montaigne Justifiée?

Etudiez la gradation des vices

Quel effet de contraste renforce la position de Montaigne?

montaigne

 

Conclusion :

Montaigne dénonce alors d’une part la brutalité de la conquête. Loin de permettre la rencontre fructueuse des deux civilisations, elle a en effet saccagé le Nouveau Monde, soumis par la force et perverti des esprits restés jusqu’alors proches de la nature. Il présente d’autre part la colonisation comme totalement injustifiée. En faisant l’éloge des civilisations précolombiennes, l’auteur met en effet en cause le principe même de domination culturelle qui motive les conquérants : Au nom de quelle supériorité veulent-ils s’imposer aux indiens ? Cette contestation de la colonisation ainsi que la reconnaissance de la diversité des civilisations trouveront un écho dans la réflexion engagée par les philosophes des lumières deux siècles plus tard.

montaigne

 

La découverte du nouveau monde : réflexion et déplacement de la visée ethnocentrique

A quel siècle cette réflexion sera t’-elle de nouveau dans l’esprit des penseurs?

Quels penseurs se pencheront sur cette réflexion? A travers quelles œuvres?

Quel message Montaigne tente t’-il de faire passer? Peut-on parler d’une tentative d’ouverture d’esprit du lecteur? En quoi?

Donner une définition de la tolérance

Donnez une définition de l’ethnocentrisme?

Quel est le point de vue de Diderot dans « Supplément au voyage de Bougainville »?

Quel est le point de vue de Montesquieu dans les lettres persanes, lettre 30?

 

 

 

 

 

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