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Penser philosophiquement l'opinion avec Platon

platon

 

 

 

platon

 

Platon sur l’opinion :

 

– “L’opinion  est quelque  chose d’intermédiaire  entre la  connaissance  et l’ignorance”

 

La dialectique désigne une démarche et un itinéraire, une montée progressive vers le vrai, loin des illusions et des croyances d’ordre purement sensible ou imaginatif.

–          La pensée s’élève ainsi de l’opinion (la « doxa)…

Le vraisemblable est :

►  un énoncé non justifié par un raisonnement rigoureux

►  un mélange de vérité et d’erreur

►  sorte d’entre-deux intermédiaire entre le néant total et ce qui est … jusqu’à un savoir d’ordre intelligible et justifié en raison

 

Définitions de l’opinion :

- avis personnel au sujet de quelque chose, que l’on tient pour vrai (donc : énoncé qui prétend être vrai).

- on ne peut supporter de les voir remises en question : c’est vrai ou c’est faux, point (" si je te le dis ! " ; pas moyen d’en discuter

- souvent obtenue par ouï-dire : c’est quelqu’un qui me l’a dit (et ce quelqu’un est digne de confiance, parce que c’est un scientifique, ou bien parce que je l’aime, etc.), ils l’ont dit aux infos, etc. (ce qui est cru, et non su, non démontré). C’est donc un jugement que vous énoncez certes en parlant à la première personne, mais qui pourtant se trouve en vous à votre insu : c’est la société qui s’exprime à travers vous, etc. Cf. phénomènes inconscients. On dit que c’est vrai sans l’avoir éprouvé mais aussi sans justement savoir si c’est vrai. (attention ! ça peut très bien être effectivement vrai : ce n’est donc pas un contenu qui caractérise l’opinion, mais le rapport que vous entretenez avec certains jugements)

Vos connaissances philosophiques sur l’opinion :

mépris des philosophes pour l’opinion, cf. Platon, allégorie de la caverne : la philo s’oppose nettement aux opinions ; Platon oppose l’opinion à la vérité ; mais aussi sans doute à la pensée puisque la philosophie se définit comme une activité de réflexion, de remise en question de nos préjugés ; le préjugé = synonyme d’opinion.

platon

L'opinion droite et la science

*** Extrait

Platon oppose ici l’opinion droite et la science. L’opinion droite (juste, en accord avec la vérité) ne l’est jamais que par hasard. C’est pourquoi elle est aléatoire. On ne peut jamais se fier à l’opinion, même si elle est correcte. L’opinion, en tant que telle, n’est jamais « vraie » à proprement parler :


« SOCRATE – Qu’on ne puisse bien diriger ses affaires qu’à l’aide
de la raison, voilà ce qu’il n’était peut-être pas correct d’admettre ?

 MENON – Qu’entends-tu par là ?
SOCRATE – Voici. Je suppose qu’un homme, connaissant la route de Larissa de tout autre lieu, s’y rende et y conduise d’autres voyageurs, ne dirons-nous pas qu’il les a bien et correctement dirigés ?
MÉNON – Sans doute.
SOCRATE – Et si un autre, sans y être jamais allé et sans connaître la route, la trouve par une conjecture exacte, ne dirons-nous pas encore qu’il a guidé correctement ?
MÉNON – Sans contredit.
SOCRATE – Et tant que ses conjectures seront exactes sur ce que l’autre connaît, il sera un aussi bon guide, avec son opinion vraie dénuée de science, que l’autre avec sa science.
 MÉNON – Tout aussi bon.
SOCRATE – Ainsi donc, l’opinion vraie n’est pas un moins bon guide que la science quant à la justesse de l’action, et c’est là ce que nous avions négligé dans notre examen des qualités de la vertu ; nous disions que seule la raison est capable de diriger l’action correctement ; or l’cpinion vraie possède le même privilège. Ménon – C’est en effet vraisemblable.
SOCRATE – L’opinion vraie n’est donc pas moins utile que la science.

........

Cette analogie de Platon se trouve à la fin du livre VI de la République où il traite de la nécessité de placer des hommes particulièrement éclairés à la tête d’un État, elle introduit l'allégorie de la caverne.

« Traçons une ligne et coupons-la en deux parties », dit Socrate. Une des moitiés représentera le genre visible et l’autre le genre intelligible. Coupons de nouveau chacune de ces moitiés en deux parties. La première moitié du monde visible représentera les ombres et les images des objets matériels et la seconde moitié ces objets eux-mêmes. La première moitié du monde intelligible représentera l’opinion que nous avons des choses sensibles et la seconde moitié la science que nous avons des choses intelligibles. Ainsi, nous enseigne Platon, nos opinions sont l’équivalent des images parfois trompeuses que nous constatons dans le monde visible, alors que notre science représente les objets eux-mêmes dans le genre intelligible

DividedLine.svg

La ligne

Monde intelligible

Monde sensible

Science (épistèmé)

Opinion (doxa)

Idées, principes non-hypothétiques

Objets hypothétiques, mathématiques

Objets sensibles

Ombres et images des objets sensibles

Connaissance rationnelle intuitive

Connaissance rationnelle discursive

Croyances, convictions

Imaginations

platon

 

La ligne

 

Présentation: 
a)
Socrate vient de distinguer le visible et l'intelligible: dans le visible règne l'opinion l'intelligible est le lieu de la Science. Socrate vient de distinguer le visible et l'intelligible: dans le visible règne l'opinion l'intelligible est le lieu de la Science.

b) Dans ce texte, grâce au sectionnement d'une ligne, Platon distingue 4 modes de connaissance (états de l'âme) correspondant à 4 genres d'objet:
-
la conjecture avec comme objets les reflets, les images, les ombres.
-
la croyance avec pour objets les vivants, les objets fabriqués, "et pour limite la certitude" (Francis Courtès). 
-
La raison mathématique avec pour objets les postulats et les définitions. 
-
La dialectique est l'intelligence, la science des formes intelligibles, des Idées

platon

La caverne

 

Présentation:

a) Dans le texte précédent (reprendre le b) de la Ligne jusqu'à ... des Idées),  grâce au sectionnement d'une ligne Socrate a distingué... 4 modes de connaissance (états de l'âme) correspondant à 4 genres d'objet (conjecture, croyance, raison mathématique, dialectique)

b) L'allégorie de la Caverne représente l'éducation qui doit arracher l'âme au visible pour la tourner vers l'intelligible vers le Bien

platon

Allégorie de la caverne, début du livre 7 de la République. C'est une allégorie, une métaphore, un récit symbolique = texte sur la théorie philosophique de Platon.

= Intérêt de ce texte

 

Caverne avec des prisonniers enfermés. Chemin à parcourir pour s'élever à la vérité = réalité par oppositions aux illusions.

Sortir de la caverne c'est rejoindre la réalité, la vérité (monde intelligible = l'extérieur de la caverne).

C'est un chemin progressif que doit suivre le prisonnier.

Trois parties :

  • le monde de la caverne

  • sortie vers l'extérieur

  • Retour du prisonnier dans la caverne

 

Le monde de la caverne

 

=Illusions = ignorances du prisonnier, c'est l'obscurité.

Les prisonniers ne voient que ce qu'il y a en face d'eux, dans le fond de la caverne.

Ils y sont enfermés depuis leur enfance.

Ils ne voient que les ombres des objets sur la paroi de la caverne.

Platon nous parle des prisonniers = les hommes en général

Ils sont enfermés dans l'ignorance. Ils ne voient que les ombres, ils vivent dans l'illusion. Les prisonniers pensent que le monde est le reflet des choses sur la paroi de la caverne. Ils prennent les ombres des choses pour les choses elles-mêmes. Ils n'ont que des apparences.

Ils pensent que ces ombres sont les vérités et pensent qu'il n'existe pas autre chose que ces ombres.

Il en va de même pour les hommes, ils vivent dans l'illusion et prennent les apparences pour les choses elles-mêmes.

Un état d'illusion et d'ignorance = assimilé à une maladie, une souffrance pour le prisonnier.

 

Libération du prisonnier = Souffrance

Voir la réalité, vérité = sortir de l'illusion

 

La montée progressive vers le monde extérieur

L'accés à la vérité

 

Progression du prisonnier du noir vers la lumière du jour = métaphore. Le prisonnier est ébloui, il ne peut pas regarder la vérité en face d'un coup, il va regarder tout d'abord les ombres, les choses de

nuit, de jour puis le soleil lui-même.

Regarder la lumière du jour par étapes = passage de l'ignorance à la vérité réalité.

 

La ligne de Platon

Les ombres = l'opinion

c'est ce que voyait le prisonniers

L'objet fabriqué = la conviction, la croyance (un degré supérieur de l'opinion)

Autre étape

Une fois sorti de la caverne le prisonnier voit les objets eux mêmes = science hypothétique (réflexion par l'intellect encore basé sur le sensible)

Contemplation du soleil = le plus haut degré de connaissance = les idées elles-mêmes (plus de sensible ) = c'est ce qui correspond à la science dialectique

 

De l'ignorance à la connaissance totale ou vraie .

Opinions + convictions, croyances + Science hypothétique + Science Dialectique

 

La vérité réalité réside à l'extérieur de la caverne.

 

Le passage d'une étape à une autre se fait par la dialectique.

Dialogue. La vérité se trouve à deux.

 

 

Retour dans la caverne

 

Le prisonnier est devenu philosophe, il contemple le soleil donc il détient les idées elles-mêmes. Il a subi une transformation.

 

Il est à présent déshabitué à l'obscurité, il vit dans la lumière des idées mais il doit retourner dans la caverne pour guider et aider les autres prisonniers. Il faut libérer les autres = rôle du philosophe = dialoguer (dialectique) avec les hommes prisonniers pour les amener à la lumière.

 

= THEORIE PHILOSOPHIQUE DE PLATON

 

 

Mythe de la caverneMythe de la caverne

 

Le mythe de la caverne, Platon, République, VII.     [TRAD. M. HEIDEGGER]

 

 

"[Socrate s'adresse à Glaucon qui ponctue le récit de son étonnement et, peu à peu, de sa compréhension.]

Socrate. Apprends à découvrir dans la nature des choses qui vont être dites une vue sur l'essence de la formation et sur celle de la non-formation qui ensemble concernent le fondement de la condition humaine.

Considère ceci :

des hommes séjournant sous terre dans une demeure en forme de caverne.

Celle-ci possède en guise d'entrée un long passage menant vers la lumière du jour, en direction duquel toute la caverne se rassemble.

Les hommes sont dans la caverne depuis leur enfance, enchaînés par le cou et par les cuisses.

C'est pourquoi ils demeurent tous au même endroit, ne pouvant se mouvoir ni voir autre chose que ce qui se montre à eux : étant enchaînés ils sont hors d'état de tourner la tête.

Une lumière cependant leur est accordée : elle vient d'un feu qui brûle au loin, derrière eux et au-dessus d'eux.

Entre le feu et les hommes enchaînés ( dans leur dos par conséquent) un chemin s'élève.

Imagine-toi que le long de ce chemin une murette a été dressée, semblable à celles au-dessus desquelles les saltimbanques montrent leurs merveilles aux spectateurs.

Glaucon. Je vois.

. Imagine donc comment, le long de ce petit mur, des hommes passent, portant toutes sortes de choses visibles au-dessus du mur : statues, figures de pierre ou de bois, bref, toutes sortes de choses fabriquées par la main de l'homme.

Comme on peut s'y attendre, de ces porteurs, les uns parlent entre eux et les autres se taisent.

. Tu nous présentes là un tableau extraordinaire et des prisonniers extraordinaires.

. Il nous sont semblables.

Réfléchis bien : jamais encore de tels hommes n'ont déjà vu, soit par leurs propres yeux, soit par les yeux d'autrui, autre chose que les ombres projetées sans cesse par le feu sur la paroi de la caverne qui leur fait face.

. Comment en serait-il autrement s'ils sont contraints de conserver toute leur vie la tête immobile ?

. Or que voient-ils des choses qui sont transportées et qui passent derrière eux ? Ne voient-ils pas justement rien d'autre  que les ombres ?

. Effectivement.

. Maintenant s'ils pouvaient parler entre eux de ce qu'ils voient, ne penses-tu pas que ce qu'ils voient ils le prendraient pour ce qui est ?

. Nécessairement.

. Qu'en serait-il alors si cette prison avait en outre un écho venant de la paroi qui leur fait face et qui est la seule chose qu'ils puissent voir ?

Chaque fois que l'un des porteurs qui passent derrière eux dirait un mot, crois-tu que les prisonniers attribueraient ce mot à autre chose qu'à l'ombre qui passe devant eux ?

. A rien d'autre, ma foi !.

. Donc, pour les hommes ainsi enchaînés, les ombres des choses seraient la vérité même et ils ne la verraient absolument que dans les ombres.

. De toute nécessité.

. Considère alors la manière dont ils pourraient être délivrés et guérir de leur égarement :

que deviendraient-ils s'il leur arrivait ce que je vais dire ?

Chaque fois que l'un d'eux serait libéré de ses chaînes et obligé tout d'un coup de se lever, de tourner la tête, de se mettre en marche et de regarder la lumière, tous ces actes le feraient souffrir et l'éclat de la lumière l'empêcherait de voir les choses dont il observait jusque là les ombres.

Si tout cela lui arrivait, que répondrait-il, à ton avis, si quelqu'un lui affirmait qu'il n'avait vu jusqu'alors que des formes sans être, vides de tout contenu, et qu'il était maintenant beaucoup plus près de ce qui est, et que tourné désormais vers des choses ayant plus d'être, il voyait aussi d'une façon plus exacte ?

Et si quelqu'un lui montrait alors chacune des choses transportées et lui demandait ce que c'est, ne crois-tu pas qu'il serait troublé et qu'il estimerait que ce qu'il voyait auparavant de ses propres yeux était plus vrai que ce qu'on lui montrerait à présent ?

Mythe de la caverne

Première partie du texte : compréhension

Répondre à ces trois questions

 

  • Quelle figure de rhétorique illustre ce texte?
  • Qui sont les prisonniers dont ce texte illustre la terrible condition?
  • Quelle est l'expérience que cet extrait cherche à montrer de manière imagée à travers la libération d'un des prisonniers

 

Mythe de la caverne

Suite du texte

. Je le crois, certes, fermement.

. Et si on l'obligeait à regarder le feu lui-même, est-ce que les yeux ne lui feraient pas mal et ne voudrait-il pas s'en détourner pour revenir à ce qu'il est dans ses forces de regarder ?

Et ne jugerait-il pas que ce qui est pour lui immédiatement visible est en fait plus clair que ce qu'on veut lui montrer.

. Il en serait ainsi.

. Si maintenant on le tirait de force sur le chemin difficile qui s'élève hors de la caverne et qu'on ne le lachât pas avant d'être à la lumière du soleil, ne serait-il pas rempli de douleur et d'indignation ?

Une fois parvenu à la lumière du jour, les yeux pleins de son éclat, ne lui serait-il pas impossible de rien voir des objets qu'on lui présenterait maintenant comme véritables ?

. Il ne le pourrait aucunement, du moins pas tout de suite.

. Il est clair, à mon avis, qu'une accoutumance serait nécessaire s'il devait parvenir à voir, hors de la caverne,  ce qui est à la lumière du jour. Et, cette accoutumance une fois acquise, ce qu'il pourrait regarder le plus facilement, ce serait d'abord les ombres, et, après elles, les images reflétées dans l'eau des hommes et des autres choses, et seulement plus tard les hommes et les choses elles-mêmes, c'est-à-dire enfin ce qui est au lieu de reflets affaiblis.

Et parmi celles-ci, il contemplerait sans doute plus facilement pendant la nuit, les choses du ciel et le ciel lui-même, en tournant son regard vers la lumière des astres et de la lune, qu'il ne le ferait pendant le jour du soleil et de son éclat.

. Sans aucun doute.

. Mais je pense aussi qu'au bout d'un certain temps il se trouverait en état de regarder le soleil lui-même. Non pas son reflet dans l'eau ou dans d'autres milieux, mais le soleil tel qu'il est, où il est, afin de considérer comment il est.

. Il en serait ainsi nécessairement.

. Et après toutes ces épreuves, il pourrait enfin aussi rassembler  toutes ces pensées au sujet du soleil et se rendre compte  que c'est lui qui accorde saisons et années, qui gouverne tout ce qui se trouve dans le monde à la lumière du jour et qui est encore la cause de tout ce qui est dans la caverne.

. Manifestement, il ne parviendrait à ces pensées sur le soleil et sur tout ce qu'il éclaire et fait vivre qu'après les avoir distinguées de ce qui n'est qu'ombre ou reflet.

. Maintenant, s'il parvenait à se rappeler le "savoir" qui avait cours au fond de la caverne, et ses compagnons enchaînés comme lui alors, ne crois-tu pas qu'il se féliciterait du changement qui s'est opéré en lui et qu'il aurait pitié d'eux ?

. Certes, et dans une grande mesure.

. Suppose maintenant qu'on ait institué dans la caverne des récompenses et des honneurs pour ceux qui reconnaîtraient le mieux parmi les ombres qui défilent celles qui arrivent chaque jour, mémoriseraient celles d'entre elles qui se présentent habituellement les premières, ou à la suite, ou ensemble et qui pourraient ainsi prédire l'ordre même de leurs apparitions. Crois-tu que notre homme les envierait et voudrait rivaliser avec les plus forts d'entre eux ? Ne préférerait-il pas prendre sur lui, comme dit Homère, d'être un vrai valet de labour au service d'un étranger sans fortune, plutôt que devenir un faux-maître de vérité, et ne supporterait-il pas n'importe quoi plutôt que se mettre à la mode de la caverne.

. Je crois qu'il souffrirait tous les maux plutôt que d'être un homme comme on l'est là-bas.

. Et maintenant considère enfin ceci : si l'homme ainsi élevé redescendait dans la caverne et regagnait son ancienne place, est-ce que ses yeux, à lui qui vient de quitter le soleil, ne se rempliraient pas de ténèbres ?

. Absolument.

. S'il devait maintenant entrer en compétition avec les prisonniers quant à l'appréciation de ce qu'il faut penser des ombres, et cela alors que ses yeux ne se sont pas encore réaccoutumés à l'obscurité ( ce qui ne demande pas peu de temps) ne serait-il pas rendu ridicule et ne lui ferait-on pas comprendre que son voyage vers les régions supérieures ne lui a rapporté rien d'autre que la ruine de ses yeux (la seule richesse qu'il possédait) et qu'il ne vaut donc pas la peine de chercher à s'élever sur le chemin ?

Et s'il entreprenait de délivrer les prisonniers de leurs chaînes et de les conduire voir ce qui est, ne crois-tu pas qu'ils le tueraient ?

 

. Sans aucun doute."

 

Exercice :

 

  • 1. Dégager l'idée centrale du mythe.
  • 2. Définir les différentes parties du texte ( a. de "..." à "...", et b. cette partie signifie... ).
  • 3. Dessiner la caverne.

 

  • Question 1 : Qui sont ces hommes "prisonniers" ?
  • Réponse de Socrate : « Ils nous sont semblables. »
  • Question 2 : Que font-ils ?
  • Réponse : « Ils voient, ils entendent. »
  • Question 3 : Quel est, par conséquent, leur mode de connaissance ?
  • Réponse : La sensation, et donc la connaissance sensible.
  • Question 4 : Quel est donc le problème, tel que formulé dans le texte ?
  • Réponse : « ce qu'ils voient ils le prendraient pour ce qui est » . Par conséquent le pb. est le risque de confusion entre l'opinion et la science : entre la connaissance du vraisemblable (le seulement probable) et celle du vrai (l'exact).
  • Question 5 : Quelle notion enfin oriente la problématique annoncée juste avant le début du récit ?
  • Réponse : La vérité, car pour les prisonniers des sens, « les ombres des choses seraient la vérité même » ! (l'opinion par opposition à la science, doxa et épistémè : un savoir par accident, c'est-à-dire qui peut être aussi bien vrai que faux, par opposition au savoir nécessaire de la science, c'est-à-dire toujours vrai).
  • Questionnaires sur le mythe de la caverne
  • Lire les questions réponses
  • Questionnaire n° 2
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