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Examiner philosophiquement l'opinion avec Descartes

Descartes

 

 

 

Examiner philosophiquement l'opinion avec Descartes

 

Descartes

Descartes, l'opinionDescartes, l'opinion (530.44 Ko)

 

 

 

 

 

Philosophie, série L

Séquence « la Raison »

 

Descartes, les Règles pour la direction de l'esprit, III

 

Lecture du texte

 

Dans les sciences, en effet, il n'y a peut-être pas une question, sur laquelle les savants n'aient été souvent en désaccord. Or, chaque fois que sur le même sujet deux d'entre eux sont d'un avis différent, il est certain que l'un des deux au moins se trompe ; et même aucun d'eux, semble-t-il, ne possède la science : car, si les raisons de l'un étaient certaines et évidentes, il pourrait les exposer à l'autre de telle manière qu'il finirait par le convaincre à son tour. Nous voyons donc que, sur tout ce qui ne donne lieu qu'à des opinions probables, il est impossible d'acquérir une connaissance parfaite, parce que nous ne pouvons sans présomption espérer de nous-mêmes plus que les autres n'ont fait, en sorte que, si notre raisonnement est juste, il ne reste de toutes les sciences déjà connues que l'arithmétique et la géométrie, auxquelles l'observation de cette règle nous ramène.


Descartes

 

Problème

Critères de la vérité?

La question de la vérité et de son critère de référence

La vérité est-elle légitime ?

Les problèmes posés :

L'opinion = Doxa. Connaissance dont on ne peut rendre compte

Qu'envisage donc Descartes ?

Il examine tout simplement la possibilité de se référer à un critère qualitatif pour discerner le vrai du faux

Question du relativisme =

A chacun sa vérité ou à chacun son opinion = connaissance relative.

Idée d'un relativisme illustrée par Protagoras, un sophiste « l'homme est mesure de toutes choses », cela signifie que les vérités dépendent des perceptions, des sentiments ou opinions de chacun.

le même vent, qui semble à l'un glacial, peut apparaître tiède à un autre, de sorte qu'il serait à la fois vrai de dire que ce même vent est glacial et, tout à la fois, qu'il est tiède.

Conséquence =

vérité = subjective, relative

Opinions = relativisme du vrai car ce qui est vrai pour moi ne l'est pas nécessairement pour les autres = Scepticisme car dans ces conditions, il est impossible de découvrir une connaissance authentique.

La question du fondement de la vérité ne légitime pas l'opinion et la formule « A chacun sa vérité » qui est un énoncé illégitime.

La vérité doit-être universelle. Chacun ne peut pas avoir sa propre définition du triangle.

Descartes pense que la diversité des opinions est le signe d'un MANQUE DE CONNAISSANCE CERTAINE.

Descartes 3

 

Texte :
« chaque fois que sur le même sujet [deux savants] sont d'un avis différent, il est certain que l'un des deux au moins se trompe ; et même aucun d'eux, semble-t-il, ne possède la science : car si les raisons de l'un étaient certaines et évidentes, il pourrait les exposer à l'autre de telle manière qu'il finirait par le convaincre à son tour ».

Sortir des opinions pour atteindre la science

  • L'opinion est subjective + incertaine

  • La science doit-être universelle + démontrée + certaine

«On ne peut rien fonder sur l'opinion», disait Bachelard, mais «il faut d'abord la détruire». L'opinion est, pour la science, «le premier obstacle à surmonter».

Ce sont nos affirmations qui sont vraies ou fausses, mais comment le vérifier ? Suffit-il d’éprouver une certitude pour être dans le vrai ? La certitude est-elle un critère de l’idée vraie ? Comment discerner entre une simple opinion subjectivement certaine, et une véritable idée de la raison ?

Existe-t-il un critère qui permette de différencier un discours vrai d’un discours faux? Et si ce critère n’existe pas, cela nous reconduit-il fatalement au scepticisme ?

La certitude est l’état d’esprit de celui qui se pense en possession de la vérité. Mais cet état d’esprit est d’autant plus intense que la personne qui l’éprouve est ignorante ! Mon sentiment de certitude peut découler de mon aveuglement. Il faut dégager un autre critère, moins subjectif.

Elle désigne une disposition de l’esprit. C’est la marque d’un esprit qui adhère sans réserve à une idée, en affirmant sa vérité ou sa fausseté. Dire : « je suis certain qu’il ment » ou « je suis certain qu’il dit vrai », est identique, au sens où dans les deux cas tout doute est exclu. La certitude est donc une conviction subjective.

Descartes : l’évidence comme critère du vrai

Si le sentiment de certitude est peu fiable, cherchons un autre critère. Lorsqu’il nous arrive de douter de la vérité d’une idée, nous questionnons assez naturellement les autres. L’opinion d’autrui doit confirmer ou infirmer la mienne. Lorsque je veux être sûr d’avoir raison,lorsque je n’en crois pas mes yeux,  j’interroge ceux du voisin. Le critère de la vérité serait l’accord des esprits.

Qu’est-ce que cela signifie? Quand on questionne les autres, on présuppose implicitement que la vérité est la même pour moi et pour autrui, donc unique.

C’est en creusant ce caractère d’unicité de la vérité que Descartes dégagera le critère de l’évidence, qui englobe alors l’unicité et l’universalité de la notion de vérité.

L’unicité de la vérité

Descartes :

« Dans les sciences, en effet, il n’y a peut-être pas une question, sur laquelle les savants n’aient été souvent en désaccord. Or, chaque fois que sur le même sujet deux d’entre eux sont d’un avis différent, il est certain que l’un des deux au moins se trompe ; et même aucun d’eux, semble-t-il, ne possède la science : car, si les raisons de l’un étaient certaines et évidentes, il pourrait les exposer à l’autre de telle manière qu’il finirait par le convaincre à son tour

« Nous voyons donc que, sur tout ce qui ne donne lieu qu’à des opinions probables, il est impossible d’acquérir une connaissance parfaite, parce que nous ne pouvons sans présomption espérer de nous-mêmes plus que les autres n’ont fait, en sorte que, si notre raisonnement est juste, il ne reste de toutes les sciences déjà connues que l’arithmétique et la géométrie, auxquelles l’observation de cette règle nous ramène. »

Descartes, Règles pour la direction de l’esprit

Descartes affirme ici le présupposé de l’unicité de la vérité: si deux esprits dotés de raison ne parviennent pas à tomber d’accord, c’est qu’aucun des deux ne possède la vérité. En même temps il affirme l’universalité de la raison: « le bon sens est la chose du monde la mieux partagée».

La seule chose que l’on puisse établir, c’est que le désaccord, et donc la multiplicité des « vérités », est un indice qui parle en faveur de l’absence de vérité, la vérité étant à même de convaincre tous les hommes capables de raisonner. Descartes réserve la notion de vérité aux mathématiques, modèle de toute vérité.

Mais si l’unicité de la vérité est un caractère de la vérité, ce n’est pourtant pas un critère: la vérité est unique, mais tout ce qui est unique n’est pas vrai.

 

Descartes

 

 

Dissertation

Suffit-il d'être certain pour être dans le vrai ?



Analyse des termes du sujet et problématique

       Une condition est nécessaire quand elle est indispensable.
       Par exemple, il est nécessaire d'avoir au moins 10 de moyenne générale à 
      l'examen pour être reçu au baccalauréat. 
      Une condition est suffisante quand à elle seule elle entraîne ce dont elle 
      est la condition. Aucune autre condition n'a besoin d'être satisfaite.
       Par exemple, avoir 10 de moyenne générale à l'examen est suffisant pour 
      être reçu au baccalauréat.

      Mais une condition nécessaire peut ne pas être suffisante. Il est 
      nécessaire d'avoir au moins 18 ans pour obtenir son permis, mais cela ne 
      suffit pas : il faut aussi avoir réussi les tests.

      De même, une condition suffisante peut ne pas être nécessaire. Il suffit 
      d'être né sur le sol canadien pour être citoyen canadien, mais ce n'est 
      pas nécessaire : on peut être canadien par naturalisation ou parce que, 
      bien que né à l'étranger, on a des parents canadiens.

       
      Au sens large, la certitude est l'attitude d'esprit de celui qui est 
      persuadé de détenir la vérité. Mais n'est-il pas possible de se tromper ?

      Cependant, un jugement est dit certain lorsqu'il est tenu pour vrai et que 
      l'on ne peut rationnellement envisager de le mettre en doute. Au sens 
      étroit, la certitude s'oppose donc à la simple croyance en ce sens qu'elle 
      suppose non seulement le sentiment de détenir la vérité, mais aussi le 
      fait de détenir les critères qui garantissent qu'il s'agit bien de la 
      vérité. En ce sens, la certitude n'est pas un simple sentiment subjectif. 
      Au sens cartésien, la certitude est assurance de la vérité qui naît de 
      l'évidence intellectuelle par laquelle l'esprit reconnaît intuitivement la 
      vérité des idées "claires et distinctes". La certitude au sens fort 
      relèverait donc de la conviction et non de la persuasion. 

      Au sens large, être dans le vrai, c'est affirmer quelque chose qui se 
      trouve être vrai. Au sens étroit et fort, il ne suffit pas de dire vrai 
      pour être dans le vrai, il faut encore savoir que ce que l'on dit est 
      vrai. Être dans le vrai, c'est détenir la vérité, avoir raison et donc 
      avoir des raisons d'affirmer que c'est la vérité. Être dans le vrai, 
      serait savoir que l'on sait et pas seulement avoir une opinion vraie ou 
      "droite" selon l'expression de Platon. 

       Descartes
       


La certitude est-elle une condition suffisante pour être dans le vrai ? Si tel 
est le cas, la proposition suivante est vraie :

Si je suis certain, alors je suis dans le vrai

Il suit de là, corrélativement : 

Si je ne suis pas dans le vrai, alors je ne suis pas certain

Autrement dit, si la certitude est une condition suffisante pour être dans le 
vrai, alors être dans le vrai est une condition nécessaire de la certitude.

Si la certitude n'est que l'intime conviction (sens large), n'est-il pas 
possible d'être subjectivement certain de quelque chose et de se tromper 
néanmoins ? La certitude en ce sens ne semble pas suffisante pour être dans le 
vrai.

Mais si la certitude est non seulement le sentiment de détenir la vérité, mais 
aussi le fait de détenir les critères qui garantissent qu'il s'agit bien de la 
vérité, alors la certitude accompagne nécessairement le fait d'être dans le 
vrai. Cependant, là encore, la certitude n'est pas une condition suffisante de 
la vérité mais une condition nécessaire : ce n'est pas parce qu'on est certain 
qu'on est dans le vrai, mais parce qu'on est dans le vrai qu'on est certain. Le 
critère de la vérité n'est pas la certitude elle-même, mais c'est le fait de 
détenir par ailleurs des critères de vérité qui entraîne la certitude.


 Cependant, si la certitude est ce qui accompagne l'intuition immédiate de la 
vérité (au sens cartésien), alors, il suffit d'être certain pour être dans le 
vrai et vice-versa. La certitude serait donc la condition nécessaire et 
suffisante de la vérité : la certitude est alors critère de vérité.



Introduction (un exemple)

"J'en suis sûr et certain !" Mais ai-je raison de l'être ? Suffit-il d'être 
certain de quelque chose pour que ce soit vrai ? Si "être dans le vrai", c'est 
détenir la connaissance, le savoir, alors n'est-il pas nécessaire d'être certain 
pour être dans le vrai ? En effet, peut-on savoir sans savoir en même temps que 
l'on sait ? C'est là la différence entre la connaissance et la simple opinion. 
Une opinion peut certes être juste ("droite" aurait dit Platon), mais pour être 
dans le vrai, il faut encore connaître la vérité de ce que l'on avance. Ainsi, 
la certitude semble devoir accompagner la connaissance véritable : elle en 
serait la condition nécessaire. Mais suffit-elle à garantir la vérité de ce qui 
est tenu pour vrai : en est-elle la condition suffisante ? Si la certitude, 
comme le voudrait Descartes, accompagne l'idée claire et distincte dont la 
vérité s'impose de toute évidence, ne suffit-il pas d'être certain pour être 
dans le vrai ? Mais l'ignorance qui s'ignore n'est-elle pas sûre d'elle-même ? 
La certitude comme sentiment subjectif n'accompagne-t-elle pas la croyance aussi 
bien que la connaissance ? La certitude suffit au fanatique, mais peut-elle 
suffire à celui qui recherche la vérité ? Lui est-elle même nécessaire ?


Développement

Exemple de plan

1. Oui, la certitude intellectuelle, au sens de Descartes suffit pour être dans 
le vrai puisqu'elle est critère de vérité

Pour Descartes, la certitude est indissociable de l'intuition intellectuelle de 
la vérité. 
 C'est le caractère indubitable (certain) de l'intuition du cogito cartésien qui 
permet de l'affirmer comme première vérité. Or cette certitude n'est pas une 
simple assurance subjective. Elle est partagée par tout être doué de raison, et 
donc partageable par tout être humain, puisque, dit Descartes, "le bon sens ou 
raison est la chose au monde la mieux partagé". Par "bon sens" il faut entendre, 
précise Descartes, cette faculté de discerner le vrai du faux.
 De même, des affirmations comme "deux quantités égales à une même troisième 
sont égales entre elles" ont un caractère de certitude immédiate qui justifie 
qu'on les tiennent pour vraies. 

Transition : Mais peut-on vraiment toujours distinguer la certitude 
intellectuelle des rationalistes de la simple conviction subjective, sentiment 
souvent trompeur qui m'assure tout aussi bien du faux que du vrai ?

2. Non, la certitude, si elle est éventuellement une condition nécessaire, n'est 
pas une condition suffisante pour être dans le vrai

Pour être dans le vrai, il faut pouvoir prouver ce que l'on avance.
 Quelle preuve suffit pour être dans le vrai ? Cela dépend de ce que l'on veut 
prouver :

   Déduction (dans les sciences formelles)


  Induction (dans la vie quotidienne où l'on apprend "par expérience")


  Preuve expérimentale (dans les sciences de la nature)




 La certitude découle de la satisfaction de critères de vérité (cohérence, 
correspondance à la réalité, efficacité …) mais n'est pas elle-même critère de 
vérité.
 La certitude accompagne nécessairement la preuve, mais n'en tient pas lieu. Si 
on a la preuve, on est certain, mais l'inverse n'est pas vrai : il ne suffit pas 
d'être certain pour avoir la preuve.


Transition : Mais peut-on jamais être certain de quelque chose ?

3. La certitude n'est ni nécessaire ni suffisante pour être dans le vrai

Dans les sciences formelles, on n'est jamais certain d'être dans le vrai, 
puisque les axiomes ne sont que des hypothèses admises conventionnellement.

Dans les sciences expérimentales, selon Karl Popper, il n'y aurait pas de 
certitude positive.

 

Dissertation : source

Académie de Grenoble

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