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Consultation en ligne du commentaire du ch. 25 de Gargantua de Rabelais, parodie de la religion et de la guerre

 

Rabelais, Pantagruel et Gargantua

 

 

 

 

Lecture en ligne du commentaire du chapitre 25 de Gargantua de Rabelais

*** Les corrigés du bac

 

chapitre 25 de Gargantua de Rabelais

* Le bac en ligne : Etude niveau bac, toutes séries

Descriptif  du commentaire :

Le devoir intégralement rédigé fait 3 pages word, il comprend la lecture du texte, une problématique,  une introduction, un développement en deux parties avec plusieurs arguments et des transitions, une conclusion avec une ouverture.

Annonce du plan :

  • Plan de l'étude ;
  • I/ LA PARODIE DU ROMAN DE CHEVALERIE
  • 1- Une parodie des romans de chevalerie.
  • 2. La lâcheté des combats
  • 3. Un vocabulaire familier, voire grossier
  • Transition
  • II/LA SATIRE DE LA RELIGION ET DE LA GUERRE
  • 1- Critique de la religion
  • 2. Un comique satirique:
  • Conclusion avec ouverture

Lecture du texte :

Sur ces paroles, il ôta sa grande robe et se saisit du bâton de la croix, qui était en cœur de sorbier, long comme une lance, tenant bien en main et parsemé de fleurs d lys, presque toutes effacés.

Et il sortit ainsi, vêtu de sa casaque, le froc accroché à sa ceinture. Et du bâton de la croix, il donna si brusquement sur les ennemis, qui, sans ordre, ni enseigne, ni tambour, ni trompette, grappillaient dans l’enclos _ car les porte-drapeau et les porte-enseigne avaient posé leurs drapeaux et leurs enseignes le long des murs, les tambourineurs avaient défoncé leurs tambours pour les emplir de raisin, les trompettes étaient chargés de ceps, chacun de son coté _, il les chargea donc si rudement, sans crier gare, qu’il les renversait comme des porcs, frappant à tort et à travers, selon l’ancienne escrime.

Aux uns il écrabouillait la cervelle, aux autres il rompait bras et jambes, à d’autres il démettait les vertèbres du cou, à d’autres il disloquait les reins, ravalait le nez, pochait les yeux, fendait les mâchoires, renfonçait les dents dans la gueule, défonçait les omoplates, brisait les jambes, déboitait les hanches, émiettait les tibias.

Si quelqu’un voulait se cacher au plus épais des ceps, il lui froissait toute l’épine dorsale et l’éreintait comme un chien.

Si un autre voulait se sauver en fuyant, il lui réduisait la tête en miettes à travers la suture lambdoïde.

Si quelque autre grimpait dans un arbre, pensant y être en sureté, de son bâton il l’empalait par le fondement.

Si quelqu’un de ses connaissances lui criait : « ha, Frère Jean, mon ami, Frère Jean, je me rends !

_ Tu y es, disait-il, bien forcé. Mais tu vas aussi rendre ton âme à tous les diables ! » Et d’un coup il l’étendait.

Et s’il y en avait d’assez téméraires pour lui résister en face, il démontrait là la force de ses muscles. Il leur transperçait la poitrine par le thorax et le cœur. A d’autres, en frappant au bas des cotes, il retournait l’estomac, ce dont ils mouraient aussitôt. D’autres, il les frappait si férocement au nombril qu’il leur faisait sortir les tripes. A d’autres, à travers les couilles il perçait le boyau culier. Croyez bien que c’était le plus horrible spectacle qu’on ait jamais vu.

INTRODUCTION

Le texte que nous allons étudier est un extrait du chapitre 25 de Gargantua, écrit en 1534 par François Rabelais, écrivain de la période de la renaissance, humaniste.

Le mot humaniste vient de l’italien et apparaît au XIVème siècle. Il désigne un professeur de grammaire et de rhétorique. Au XVIème, il désigne également un érudit qui étudie les langues antiques. Ce n’est qu’au XIXème que le terme d’humaniste désignera un penseur qui prend l’homme comme valeur suprême. Par humanisme, on entend une nouvelle conception de l’homme et de l’univers qui, en s’appuyant sur l’étude de l’antiquité gréco-latine, source de la culture occidentale, met l’homme au centre de ses préoccupations et tend vers un épanouissement de ses qualités intellectuelles et morales. Rabelais est l'auteur de Pantagruel qui fut condamnée à l'époque en 1534 par la Sorbonne.

Dans ce passage du chapitre 25 de Gargantua, Picrochole, roi voisin de Grandgousier voit ses hommes s'attaquer à l'Abbaye de Seuillé car il a déclaré la guerre sous de faux prétextes et de mauvaises raisons. Grandgousier trouve aide et réconfort auprès du frère Jean des Entommeures qui prend le parti de le défendre. Dans le but de répondre à la question de savoir en quoi cet extrait est une parodie des romans de chevalerie et une satire de la guerre, nous verrons dans un premier temps l'aspect parodique de notre passage et enfin, en deuxième partie, la condamnation de la guerre et ses fausses valeurs.

Problématique :

 En quoi ce passage est-il une parodie des romans de chevalerie et une satire de la guerre?

I/ L'aspect parodique du passage :

1- Une parodie des romans de chevalerie.

La parodie se justifie tout d'abord et trouve son expression dans l'idée que les soldats sont tels des bandits pillards faisant la guerre pour de fausses valeurs. Ils s'emparent de raisin ainsi que le souligne la phrase : "les tambourineurs avaient défoncé leurs tambours pour les emplir de raisin, les trompettes étaient chargées de ceps". Il semble donc que les valeurs du combats soient perdues et que les pillages se confondent avec l'idéal de défense et de protection d'un pays. On constate que par opposition aux romans de chevalerie ou à la chanson de Roland, les valeurs soient inversées, la guerre n'est plus synonyme de gloire et de courage. Nous voyons en outre frère Jean soucieux de sauver son vin, le moine est plus préoccupé par son plaisir de dégustation personnel que par la vie des hommes menacés de mourir. Nous ne retrouvons en rien les valeurs de combats des chevaliers héroiques prêts à donner leur vie pour sauver leur cause. La guerre a perdu toute noblesse, les héros sont devenus des anti-héros dépourvus d'honneur.

2- La lâcheté des combats

La pseudo valeur associée aux combats injustifiés est la lâcheté, les batailles se suivent sans noblesse aucune dans la plus grande lâcheté possible, le face-à-face est évité, les ennemis s'enfuient, certains se cachent "au plus épais des ceps", d'autres, "tentent de se sauver". La parodie trouve son expression la plus haute dans ses constats répétés de fuite.

3- Un vocabulaire familier voire grossier

Le champ lexical du combat est familier et parfois grossier, nous pouvons à cet égard citer les expressions et termes suivants : " comme des porcs", "écrabouillait", "la gueule". Le récit se poursuit sur un ton burlesque. Le moine incarne l'image de l'anti-héros par excellence, il est le guerrier le plus anti-chevaleresque par sa violence innouie : "il les renversait comme des porcs, frappant à tort et à travers, selon l'ancienne escrime" .Plus tard, il empale un soldat "par le fondement". Nous avons en outre le champ lexical médical avec le "boyau culier" et la "suture lambdoide".

transition:

 La parodie des valeurs guerrières devient plus critique et s'apparente davantage à une dénonciation de la guerre et des romans de chevalerie.

II/ Une satire de la guerre et une critique de la religon

1- Critique de la religion

Rabelais procède ensuite à une critique de la religion à travers le frère Jean qui ne fait pas honneur à l'église qu'il représente. En effet, on le voit se servir de la croix de procession comme arme contre les ennemis du moment. On assiste à une véritable désacralisation de l'église et de la religion : "et du bâton de croix il donna si brusquement sur les ennemis". Les valeurs traditionnelles que l'on est sensé trouver chez les hommes d'église sont renversées, il ne prône pas la pitié, la compassion envers les hommes, ses frères. Le symbole de l'amour chrétien est bafoué.

L'acte de la confession accuse les moines. En effet, Rabelais nous laisse tout d'abord croire qu'ils s'adonnent à la prière et s'appliquent à confesser les mourants, mais en fait, l'expression péjorative utilisée ici, "pendant que les prêtres s'amusaient à confesser", nous montre que la confession, acte sacré, est réellement un divertissement et non un acte de foi. Ils vont ensuite égorger les mourant sur l'ordre de frère Jean ce qui leur vaut d'être appelés "petits moinillons".

2- Un comique satirique:

La critique devient de plus en plus acerbe. Elle est double, Rabelais dénonce la guerre et la religion avec une grande verve. Il tente de ridiculiser ses personnages en les vidant de tout sens des valeurs et de réflexion. Ils sont des pantins mécaniques, conditionnés à tuer dès qu'ils le peuvent. La cause grave de la guerre est par conséquent traitée de manière comique avec des accents d'épopée. La guerre rabelaisienne est dominée par le rire. Le grotesque prend le dessus sur les valeurs chevaleresque et héroique. Nous sommes très loin du style héroique et noble des véritables épopées ainsi que nous le confirme frère Jean peu soucieux de sa mission divine trop occupé à sauver son vin et à tuer avec son bâton en forme de croix.

CONCLUSION

Ce chapitre de Gargantua est donc une double critique de la guerre et de la religion, doublée d'un comique satirique. La scène de la bataille est burlesque. Nous pouvons mettre en avant l'idée très audacieuse de Rabelais d'utiliser un homme d'église massacrant les hommes avec un symbole d'amour chrétien. Notre réflexion se poursuit donc et s'oriente au fur et à mesure de la lecture vers l'hypocrisie de l'église et les pseudo valeurs des héros de romans de chevalerie.

 

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