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Thérèse Raquin, Zola, extrait du ch. 2, Elle se trouvait... qui était à droite

zola

 

 

 

 

 

Thérèse Raquin, Zola, chapitre 2, oral EAF, "Elle traitait toujours son fils....A droite"

zola
 
Questionnaire 63 questions réponses

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"Thérèse Raquin" Zola

 

*** Extrait du chapitre 2
 

l'extrait : "Elle traitait toujours son fils en moribond ; elle tremblait lorsqu’elle venait à songer qu’elle mourrait un jour et qu’elle le laisserait seul et souffrant. Alors elle comptait sur Thérèse, elle se disait que la jeune fille serait une garde vigilante auprès de Camille. Sa nièce, avec ses airs tranquilles, ses dévouements muets, lui inspirait une confiance sans bornes. Elle l’avait vue à l’œuvre, elle voulait la donner à son fils comme un ange gardien. Ce mariage était un dénouement prévu, arrêté.
Les enfants savaient depuis longtemps qu’ils devaient s’épouser un jour. Ils avaient grandi dans cette pensée qui leur était devenue ainsi familière et naturelle. On parlait de cette union, dans la famille, comme d’une chose nécessaire, fatale. Madame Raquin avait dit : « Nous attendrons que Thérèse ait vingt et un ans. » Et ils attendaient patiemment, sans fièvre, sans rougeur.
Camille, dont la maladie avait appauvri le sang, ignorait les âpres désirs de l’adolescence. Il était resté petit garçon devant sa cousine, il l’embrassait comme il embrassait sa mère, par habitude, sans rien perdre de sa tranquillité égoïste. Il voyait en elle une camarade complaisante qui l’empêchait de trop s’ennuyer, et qui, à l’occasion, lui faisait de la tisane. Quand il jouait avec elle, qu’il la tenait dans ses bras, il croyait tenir un garçon ; sa chair n’avait pas un frémissement. Et jamais il ne lui était venu la pensée, en ces moments, de baiser les lèvres chaudes de Thérèse, qui se débattait en riant d’un rire nerveux. La jeune fille, elle aussi, semblait rester froide et indifférente. Elle arrêtait parfois ses grands yeux sur Camille et le regardait pendant plusieurs minutes avec une fixité d’un calme souverain. Ses lèvres seules avaient alors de petits mouvements imperceptibles. On ne pouvait rien lire sur ce visage fermé qu’une volonté implacable tenait toujours doux et attentif. Quand on parlait de son mariage, Thérèse devenait grave, se contentait d’approuver de la tête tout ce que disait madame Raquin. Camille s’endormait. Le soir, en été, les deux jeunes gens se sauvaient au bord de l’eau. Camille s’irritait des soins incessants de sa mère ; il avait des révoltes, il voulait courir, se rendre malade, échapper aux câlineries qui lui donnaient des nausées. Alors il entraînait Thérèse, il la provoquait à lutter, à se vautrer sur l’herbe. Un jour, il poussa sa cousine et la fit tomber ; la jeune fille se releva d’un bond, avec une sauvagerie de bête, et, la face ardente, les yeux rouges, elle se précipita sur lui, les deux bras levés. Camille se laissa glisser à terre. Il avait peur. Les mois, les années s’écoulèrent. Le jour fixé pour le mariage arriva. Madame Raquin prit Thérèse à part, lui parla de son père et de sa mère, lui conta l’histoire de sa naissance. La jeune fille écouta sa tante, puis l’embrassa sans répondre un mot. Le soir, Thérèse, au lieu d’entrer dans sa chambre, qui était à gauche de l’escalier, entra dans celle de son cousin, qui était à droite."

commentaire :

Émile Zola, écrivain français né le 2 avril 1840 à Paris, et considéré comme le chef de fil du naturalisme a joué un grand rôle dans la révision du procès d'Alfred Dreyfus. Il est le fils d'un ingénieur italien naturalisé et d'une mère originaire de Bourgogne. La famille s'installe à Aix-en-Provence et connaît, à la mort du père, de graves difficultés financières, Émile Zola échoue à deux reprises au baccalauréat. Ne voulant plus être à la charge de sa mère, il abandonne ses études et cherche du travail. Il entre alors à la librairie Hachette comme commis. Vite remarqué, il écrit son premier ouvrage et collabore aux rubriques littéraires de plusieurs journaux. Décidé à vivre de sa plume, il quitte la librairie Hachette. Un an plus tard, son premier succès vint avec Thérèse Raquin, qui annonce, sans en faire partie, le cycle des Rougon-Macquart, tant par les sujets abordés (l’hérédité, la folie) que par les critiques qu’il suscite. Nous allons donc étudier un extrait du chapitre 2 de ce roman dans lequel nous est présentée la décision arrêtée prise par Mme Raquin en ce qui concerne le mariage de son fils Camille avec sa nièce Thérèse. Cette décision imposée ne semble cependant pas bouleverser les habitudes des Raquin et apparaît alors anodine aux yeux des principaux concernés. Nous nous demanderons, dans quelle mesure cette union se dresse comme un dénouement fatal  - Pour répondre à cette interrogation, nous tenterons d’analyser les relations entre Camille et Thérèse ainsi que leurs tempéraments respectifs suite a quoi nous nous pencherons sur la conception d’un mariage atypique et fatal.

Les relations entre Camille et Thérèse.
Tempérament de Camille. -Camille est décrit comme étant un « moribond », « souffrant », « dont la maladie avait appauvri le sang ». Il se caractérise également par « sa tranquillité égoïste ». -Le portait dressé de Camille est donc péjoratif et laisse transparaître la volonté de l’auteur d’afficher une image déchue et dépréciative du personnage
-Cependant, Camille avait quelquefois  « des révoltes » et voulait « courir et se rendre malade » ce qui contraste avec son état déjà assez amoindri par sa maladie

Tempérament de Thérèse. -L’auteur brosse également le portrait de Thérèse la qualifiant de « froide et indifférente » dotée « d’un calme souverain » et pourvue d’un « visage fermé »
-Tout comme Camille, elle laisse parfois échapper sa véritable nature « une sauvagerie de bête », « face ardente », « les yeux rouges » caractéristiques contrastant avec son caractère habituel
-Elle reprend, cependant, son tempérament quotidien par la suite « sans répondre un mot.

Une relation fraternelle. -La comparaison « il l’embrassait comme il embrassait sa mère » traduit le statut maternel qu’occupe Thérèse dans leur relation.
-Son statut de seconde mère se confirme « lui faisait de la tisane ». Thérèse aide donc Mme Raquin dans l’entretien de son fils. -Elle sert également de « camarade » de jeu, divertissant Camille et l’empêchant de « s’ennuyer ».
-Camille éprouve donc des sentiments purement amicaux envers Thérèse et leurs relations s’apparentent ainsi à celle d’un frère et d’une sœur « n’avait aucun frémissement », « était resté petit garçon », « Il croyait tenir un garçon ».
 

Transition : Nous avons pu constater que Camille et Thérèse, dotés chacun d’un tempérament qui leur est propre, entretiennent une relation fraternelle et platonique. Pourtant la décision de leur union se profile et semble être un événement entièrement planifié par Mme Raquin, il serait alors opportun de s’intéresser à l’opinion des deux principaux concernés

Un mariage atypique et fatal.

La décision arrêtée de Mme Raquin.

- Mme Raquin, déterminée, prend seule la décision de ce mariage sans consulter auparavant Camille, Thérèse et leur impose par conséquent son choix « Elle avait résolu de les marier » -Ce mariage, alors entièrement planifié par la mère représente « un dénouement prévu, arrêté » qui rassure Mme Raquin et assure le bien-être de son fils. -Cette union sonne comme une obligation pour Thérèse et Camille qui « devaient s’épouser ».

La conception de cette union selon Mme Raquin. -Mme Raquin considère Thérèse comme un « ange gardien » et une « garde vigilante » pour son fils. Thérèse prend alors encore le statut de seconde mère, une remplaçante pour Camille, une fois que Mme Raquin ne sera plus parmi eux. -Camille et Thérèse ont donc dès l’enfance vocation a former un couple.

 L’indifférence du couple face au sort. -Camille et Thérèse restent indifférents face à l’idée de leur union  mais ils n'ont en fait pas le choix  ni la liberté de décider. Ils considèrent leur mariage comme « nécessaire, fatal », « familier, naturel ». -Le couple, indifférent, se contente d’obéir aux ordres de Mme Raquin « Et ils attendaient patiemment ». -Cette indifférence est une fois encore soulignée par la reprise anaphorique de « sans » : « sans fièvre, sans rougeur » marquant leur attente impassible.
-Lors de l’évocation de leur mariage, Thérèse se contente « d’approuver avec sa tête » tandis que « Camille dormait » leur indifférence face à cet événement atteint alors son paroxysme.
-Alors que l’ensemble de l’extrait converge vers cet événement, le narrateur accélère le récit et opère à un sommaire sur le jour même du mariage. Cet événement est alors jugé de moindre importance traduisant ainsi du caractère banal et ordinaire de cette union. -Le couple doit ainsi subir la fatalité de leur sort.
Tout au long de notre analyse, nous avons pu constater que Zola a voulu placer les premières fondations d’un destin qui se veut en mouvement. Dans ce sens où l’on peut considérer cette première approche du portrait psychologique de Thérèse et Camille comme une première étape dans leur évolution. A travers la description rigoureuse des héros, l’auteur donne le ton d’un roman lugubre enfermant les personnages dans un destin tragique.

 

 

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