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Maupassant, Bel ami, étude du chapitre 8, 2ème partie. Le flagrant délit : manigance et adultère, étude des personnages, mise en abyme

 

Maupassant

 

 

 

Première partie de l'entretien : Bel-ami de Maupassant

Deuxième partie, chapitre VIII

Problématique:

En quoi cette scène peut elle être vue comme l’ aboutissement de la transformation de George Duroy?

 le flagrant délit: manigance et adultère

A) La mise en scène du texte, un moment théâtral

Le comique de situation est visible suite au fait que ce soit un flagrant délit donc Madeleine et Laroche Mathieu sont trouvés presque nus par la police et Duroy, ils sont pris sur le fait.

Le comique de mots est visible lors des dialogues, Laroche Mathieu balbutia « c’est que je suis…je suis … tout nu ».

Duroy ajouta en réponse « allons donc…levez-vous…puisque vous vous êtes déshabillé devant ma femme vous pouvez bien vous habillez devant moi », il joue sur les mots, cela crée un comique de mots.

Le comique de geste est visible à travers les didascalies »on voyait dans le lit la forme d’un corps cachée sous le drap »,« L’homme couché ne remua pas », Laroche Mathieu se cache espère qu’on ne le verra pas s’il ne bouge pas , c’est absurde.

Le comique de mœurs est visible à travers le commissaire, pour que ce soit considéré comme vrai, il faut qu’il y ait un flagrant délit avec présence de policiers, déplus le magistrat doit prendre des notes « sur l’état et la disposition du logis » lors du flagrant délit.

C’est absurde car c’est une affaire privée de famille et non d’Etat.

C’est intéressant que cet extrait soit mis en scène plutôt que raconté

Car c’est une étape qui fonde le début de la nouvelle vie de Duroy et on voit jusqu’où il est capable d’aller (humilié celle à qui il doit tout) pour arriver à ses fins.

B)Les personnages dans leurs rôles (mise en abyme, ils se mettent eux-mêmes en scène dans cette extrait)

a) Madeleine:

Dans cette scène alors qu’elle est profondément humiliée et mal à l’aise, elle essaie de faire paraitre le contraire, elle fait la fiere comme si elle n’était pas humiliée, elle provoque le commissaire en lui riant au nez, « c’est du propre », elle le méprise à cause de son métier et car c’est le seul homme faible, elle ignore Duroy et son amant totalement comme s’ils étaient absents.

Au départ elle est tout de même choquée « d’une voix étranglée », « elle n’a plus rien à perdre » elle a perdu son honneur, sa fierté de femme, elle perd son mari, déception de rompre avec lui, perte de l’influence politique et financière. Elle est indifférente envers son amant car il ne lui est plus utile, donc elle s’en fiche . Elle est aussi indifférente envers son mari car elle ne veut pas lui faire le plaisir de s’humilier encore plus devant lui.

b)Duroy

Il fait semblant d’être en colère d’être « cocu ». Il est en colère que sa femme ait un amant d’une classe sociale plus aisée que lui. Il se moque de l’infidélité de sa femme « vous pouvez vous recoucher ».

« dents contre dents crocs contre crocs » (passage légion d’honneur), il pend plaisir à humilier le ministre, c’est Duroy qui mène le flagrant délit et non le commissaire. Il dévoile l’ identité du ministre en mettant l’accent sur sa lâcheté: « saisit la couverture, la tira, et, arrachant l’oreiller ».Il le ridiculise « allons donc levez vous…devant moi »

Une telle maîtrise de l’action et la préméditation peuvent faire douter de la véracité de la colère de Duroy. Il joue « avec un air de discret »

Conclusion:

George Duroy va changer de vie.

Et par cet extrait, on voit qu’il est capable de tout pour arriver à ses fins car il est immoral et rejette celle qui lui a tout donné.

TEXTE:

Le commissaire se retourna vivement, et regardant Madeleine dans les yeux :

- Vous êtes bien Mme Claire-Madeleine Du Roy, épouse légitime de M. Prosper-Georges Du Roy, publiciste, ici présent ?

Elle articula, d’une voix étranglée :

- Oui, monsieur.

- Que faites-vous ici ?

Elle ne répondit pas.

Le magistrat reprit :

- Que faites-vous ici ? Je vous trouve hors de chez vous, presque dévêtue dans un appartement meublé. Qu’êtes-vous venue y faire ?

Il attendit quelques instants. Puis, comme elle gardait toujours le silence :

- Du moment que vous ne voulez pas l’avouer, madame, je vais être contraint de le constater.

On voyait dans le lit la forme d’un corps caché sous le drap.

Le commissaire s’approcha et appela :

- Monsieur ?

L’homme caché ne remua pas. Il paraissait tourner le dos, la tête enfoncée sous un oreiller.

L’officier toucha ce qui semblait être l’épaule, et répéta :

- Monsieur, ne me forcez pas, je vous prie, à des actes.

Mais le corps voilé demeurait aussi immobile que s’il eût été mort.

Du Roy, qui s’était avancé vivement, saisit la couverture, la tira et, arrachant l’oreiller, découvrit la figure livide de M. Laroche-Mathieu. Il se pencha vers lui et, frémissant de l’envie de le saisir au cou pour l’étrangler, il lui dit, les dents serrées :

- Ayez donc au moins le courage de votre infamie.

Le magistrat demanda encore :

- Qui êtes-vous ?

L’amant, éperdu, ne répondant pas, il reprit :

- Je suis commissaire de police et je vous somme de me dire votre nom !

Georges, qu’une colère bestiale faisait trembler, cria :

- Mais répondez donc, lâche, ou je vais vous nommer, moi.

Alors l’homme couché balbutia :

- Monsieur le commissaire, vous ne devez pas me laisser insulter par cet individu.

Est-ce à vous ou à lui que j’ai affaire ? Est-ce à vous ou à lui que je dois répondre ?

Il paraissait n’avoir plus de salive dans la bouche.

L’officier répondit :

- C’est à moi, monsieur, à moi seul. Je vous demande qui vous êtes ?

L’autre se tut. Il tenait le drap serré contre son cou et roulait des yeux effarés. Ses petites moustaches retroussées semblaient toutes noires sur sa figure blême.

Le commissaire reprit :

- Vous ne voulez pas répondre ? Alors je serai forcé de vous arrêter. Dans tous les cas, levez-vous. Je vous interrogerai lorsque vous serez vêtu.

Le corps s’agita dans le lit, et la tête murmura :

- Mais je ne peux pas devant vous.

Le magistrat demanda :

- Pourquoi ça ?

L’autre balbutia :

- C’est que je suis... je suis... je suis tout nu.

Du Roy se mit à ricaner, et ramassant une chemise tombée à terre, il la jeta sur la couche en criant :

- Allons donc... levez-vous... Puisque vous vous êtes déshabillé devant ma femme, vous pouvez bien vous habiller devant moi.

Puis il tourna le dos et revint vers la cheminée.

Madeleine avait retrouvé son sang-froid, et voyant tout perdu, elle était prête à tout oser. Une audace de bravade faisait briller son œil ; et, roulant un morceau de papier, elle alluma, comme pour une réception, les dix bougies des vilains candélabres posés au coin de la cheminée.

Puis elle s’adossa au marbre et tendant au feu mourant un de ses pieds nus, qui soulevait par derrière son jupon à peine arrêté sur les hanches, elle prit une cigarette dans un étui de papier rose, l’enflamma et se mit à fumer.

Le commissaire était revenu vers elle, attendant que son complice fût debout.

Elle demanda avec insolence :

- Vous faites souvent ce métier-là, monsieur ?

Il répondit gravement :

- Le moins possible, madame.

Elle lui souriait sous le nez :

- Je vous en félicite, ça n’est pas propre.

Elle affectait de ne pas regarder, de ne pas voir son mari.

Mais le monsieur du lit s’habillait. Il avait passé son pantalon, chaussé ses bottines et il se rapprocha, en endossant son gilet.

L’officier de police se tourna vers lui :

- Maintenant, monsieur, voulez-vous me dire qui vous êtes ?

L’autre ne répondit pas.

Le commissaire prononça :

- Je me vois forcé de vous arrêter.

Alors l’homme s’écria brusquement :

- Ne me touchez pas. Je suis inviolable !

Du Roy s’élança vers lui, comme pour le terrasser, et il lui grogna dans la figure :

- Il y a flagrant délit... flagrant délit. Je peux vous faire arrêter, si je veux... oui, je le peux.

Puis, d’un ton vibrant :

- Cet homme s’appelle Laroche-Mathieu, ministre des Affaires étrangères.

Le commissaire de police recula stupéfait, et balbutiant :

- En vérité, monsieur, voulez-vous me dire qui vous êtes, à la fin ?

L’homme se décida, et avec force :

- Pour une fois, ce misérable-là n’a point menti. Je me nomme, en effet, Laroche-Mathieu, ministre.

Puis tendant le bras vers la poitrine de Georges, où apparaissait comme une lueur, un petit point rouge, il ajouta :

- Et le gredin que voici porte sur son habit la croix d’honneur que je lui ai donnée.

Du Roy était devenu livide. D’un geste rapide, il arracha de sa boutonnière la courte flamme de ruban, et, la jetant dans la cheminée :

- Voilà ce que vaut une décoration qui vient de salops de votre espèce.

Ils étaient face à face, les dents près des dents, exaspérés, les poings serrés, l’un maigre et la moustache au vent, l’autre gras et la moustache en croc.

Le commissaire passa vivement entre les deux et, les écartant avec ses mains :

- Messieurs, vous vous oubliez, vous manquez de dignité !

Ils se turent et se tournèrent les talons. Madeleine, immobile, fumait toujours, en souriant.

L’officier de police reprit :

- Monsieur le ministre, je vous ai surpris, seul avec Mme Du Roy, que voici, vous couché, elle presque nue. Vos vêtements étant jetés pêle-mêle à travers l’appartement, cela constitue un flagrant délit d’adultère. Vous ne pouvez nier l’évidence. Qu’avez-vous à répondre ?

Laroche-Mathieu murmura :

- Je n’ai rien à dire, faites votre devoir.

Le commissaire s’adressa à Madeleine :

- Avouez-vous, madame, que monsieur soit votre amant ?

Elle prononça crânement :

- Je ne le nie pas, il est mon amant !

- Cela suffit.

Puis le magistrat prit quelques notes sur l’état et la disposition du logis. Comme il finissait d’écrire, le ministre qui avait achevé de s’habiller et qui attendait, le paletot sur le bras, le chapeau à la main, demanda :

- Avez-vous encore besoin de moi, monsieur ? Que dois-je faire ? Puis-je me retirer ?

Du Roy se retourna vers lui et souriant avec insolence :

- Pourquoi donc ? Nous avons fini. Vous pouvez vous recoucher, monsieur ; nous allons vous laisser seuls.

Et posant le doigt sur le bras de l’officier de police :

- Retirons-nous, monsieur le commissaire, nous n’avons plus rien à faire en ce lieu.

Un peu surpris, le magistrat le suivit ; mais, sur le seuil de la chambre, Georges s’arrêta pour le laisser passer. L’autre s’y refusait par cérémonie.

Du Roy insistait :

- Passez donc, monsieur.

Le commissaire dit :

- Après vous.

Alors le journaliste salua, et sur le ton d’une politesse ironique :

- C’est votre tour, monsieur le commissaire de police. Je suis presque chez moi, ici.

Puis il referma la porte doucement, avec un air de discrétion.

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