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Fontenelle, La dent d'or, Histoire des oracles . La stucture du texte, le récit anecdotique, la fonction du dernier paragraphe

 

Fontenelle

 

 

 

 

Première partie de l'entretien : La dent d'or, Fontenelle

 Fontenelle, la dent d'or(1657-1757), Histoire des oracles 1687

Lecture du texte :

Il serait difficile de rendre raison des histoires et des oracles que nous avons rapportés, sans avoir recours aux Démons, mais aussi tout cela est-il bien vrai ? Assurons nous bien du fait, avant de nous inquiéter de la cause. Il est vrai que cette méthode est bien lente pour la plupart des gens, qui courent naturellement à la cause, et passent par-dessus la vérité du fait; mais enfin nous éviterons le ridicule d'avoir trouvé la cause de ce qui n'est point.

Ce malheur arriva si plaisamment sur la fin du siècle passé à quelques savants d'Allemagne, que je ne puis m'empêcher d'en parler ici.

En 1593, le bruit courut que les dents étant tombées à un enfant de Silésie, âgé de sept ans, il lui en était venu une d'or, à la place d'une de ses grosses dents. Horatius, professeur en médecine à l'université de Helmstad, écrivit, en 1595, l'histoire de cette dent, et prétendit qu'elle était en partie naturelle, en partie miraculeuse, et qu'elle avait été envoyée de Dieu à cet enfant pour consoler les chrétiens affligés par les Turcs. Figurez vous quelle consolation, et quel rapport de cette dent aux chrétiens, et aux Turcs. En la même année, afin que cette dent d'or ne manquât pas d'historiens, Rullandus en écrit encore l'histoire. Deux ans après, Ingolsteterus, autre savant, écrit contre le sentiment que Rullandus avait de la dent d'or, et Rullandus fait aussitôt une belle et docte réplique. Un autre grand homme, nommé Libavius, ramasse tout ce qui avait été dit sur la dent, et y ajoute son sentiment particulier. Il ne manquait autre chose à tant de beaux ouvrages, sinon qu'il fût vrai que la dent était d'or. Quand un orfèvre l'eût examinée, il se trouva que c'était une feuille d'or appliquée à la dent avec beaucoup d'adresse; mais on commença par faire des livres, et puis on consulta l'orfèvre.

Rien n'est plus naturel que d'en faire autant sur toutes sortes de matières. Je ne suis pas si convaincu de notre ignorance par les choses qui sont, et dont la raison nous est inconnue, que par celles qui ne sont point, et dont nous trouvons la raison. Cela veut dire que non seulement nous n'avons pas les principes qui mènent au vrai, mais que nous en avons d'autres qui s'accommodent très bien avec le faux.

Introduction :

Fontenelle est un homme de science, philosophe et écrivain (presque centennaire: 1657-1757), considéré comme le précurseur des philosophes des Lumières.

Fontenelle, dans son histoire des oracles, étudie certains comportements irrationnels, fondés sur les croyances. Il montre par exemple la fausseté de l’opinion, selon laquelle pour les 1ers chrétiens, les oracles païens étaient l’œuvre du démon. Il ridiculise ainsi la croyance aux prodiges, ce qui est une attaque indirecte de la religion chrétienne. L’anecdote de la Dent d’or illustre l’attitude qui permet de raisonner avant de vérifier.

Problématiques :

  • -Comment Fontenelle, à travers cet exemple de la dent d'or, remet-il en cause les miracles, et s'en prend ainsi à un des éléments du christianisme?
  • -En quoi ce texte annonce-t-il les Lumières?
  • -En quoi est-ce un apologue?

Plan du commentaire :

  • I/ La structure du texte
  • Entrée en matière
  • Annonce d’une anecdote
  • Récit anecdotique
  • Généralisation
  • II/ Le récit anecdotique
  • La précision
  • Les explications pseudo-scientifiques
  • Les interventions du narrateur
  • III/ La fonction du dernier paragraphe
  • Premier constat
  • Deuxième constat

Le commentaire du texte à étudier :

I /

Toute la structure du texte s’articule autour de l’anecdote, qui est au centre

L’idée essentielle du texte 2 premières phrases. Première phrase une recommandation faite à l’impératif, et à la première pers du pluriel. Narrateur, impliqué dans la démarche.

La deuxième phrase objection, qui explique pourquoi les gens n’appliquent pas cette méthode. Ici le narrateur se sert d’une métaphore : « pour la plupart des gens qui courent naturellement à la cause », pour évoquer la précipitation des gens : conséquence : « Le ridicule » ligne 4

(L.5-6 ) C’est un exemple qui est évoqué comme un fait historique, et qui parait donc fiable. Cet exemple est situé dans l’espace : « en Allemagne » L.6, et est situé dans le temps « la fin du siècle passé », ligne5

Nous avons aussi l’adverbe « plaisamment », qui annonce le registre du texte comique et qui s’oppose au « malheur » L.5

Il occupe la + grande partie du texte, de la ligne 7 à 21. Ce récit est mis en relief, par l’utilisation de guillemets.

La fin du texte généralise le comportement décrit précédemment, dans tous les domaines de la pensée, et réfléchit sur les relations entre l’homme et l’erreur

.

II /

Ce récit a pour but de souligner le ridicule des comportements

Précision différentes étapes du travail des savants, avec situation dans le temps : « 1593 » « 1595 » « En la même année » « Deux ans après » Quant aux savants, ils sont cités par leur titre.

Les noms des savants ont des consonances latines : ils se finissent en « usse » Or le latin est la langue des sciences, et de l’église. De plus chaque savant est associé à un titre prestigieux : « un médecin », ligne 9 ; « un historien » ligne 14 ; « un savant » ligne 14 et « autre grand homme » ligne 16.

Dans ce passage, il y a aussi des querelles entre les savants, elles sont mises en valeur, lignes 15-16. L’ironie du narrateur transparait dans l’éloge « belle et docte réplique ».

Le narrateur intervient, pour souligner ce qui est important. Première intervention ligne 12-13. Il s’adresse au lecteur pour signaler l’absurdité de l’interprétation du savant. A la fin du récit, il conclue aussi avec ironie sur l’incohérence de raisonner sur un fait non vérifié. Il nous montre de manière rigoureuse, que l’anecdote est bien l’illustration de sa première phrase. Fontenelle ne donne pas de jugement explicite, mais utilise des formulations ironiques, pour aider le lecteur à prendre conscience du ridicule, de la supercherie prise pour un miracle.

III/

Dans le dernier paragraphe, le ton change. C’est un ton sentencieux, dépourvu d’ironie.

1) Une généralisation est toujours possible et on veut la craindre. Cela veut dire que l’erreur peut se trouver dans le domaine de la morale ou de la justice. C’est l’expression de toute sorte de matière qui indique la généralisation.

2) Fontenelle nous donne de l’ignorance une définition insolite. Il met en parallèle, deux sortes d’ignorances. Ignorance logique : ne pas connaitre les causes de ce qui existe et les ignorances relevant de l’erreur qui consiste à expliquer ce qui n’existe pas.

Fontenelle caractérise le jugement humain, et souligne ses erreurs. La structure « non seulement… mais encore » met l’accent sur la difficulté d’accéder en vain et sur la manière dont l’homme est vulnérable sur le plan du raisonnement. Finalement ce qui caractérise l’homme c’est sa faiblesse intellectuelle.

Conclusion :

Le texte de Fontenelle a l’allure d’un apologue, puisque l’auteur se sert d’une anecdote plaisamment racontée pour faire prendre conscience à son lecteur de la nécessité de raisonner sur la véracité des phénomènes avant de raisonner sur leurs causes. Fontenelle n’est pas à proprement parler un auteur des lumières mais, il en annonce l’esprit dans ce texte : une forme de raisonnement qui annonce l’esprit scientifique et une volonté de soumettre à la raison tout ce qui passait pour un prodige, ou un miracle.

Commentaires (1)

1. wavely (site web) 13/05/2016

JE SUIS TRES SATISFAIT

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