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Annales 2003 : lecture en ligne du commentaire de la lettre de Voltaire à Frédéric de Prusse

 

Voltaire, le conte philosophique

 

 

 

 

 

 L'extrait de la lettre de Voltaire à Frédéric de Prusse.

*** Lecture en  ligne

 

 

  • Les sujets corrigés au bac de français, les annales 2003
  • Séquence l’épistolaire, séries L
  • Le commentaire au bac de français

 

Sujet :

 vous ferez le commentaire de l’extrait de la lettre de Voltaire à Frédéric de Prusse. Les sujets corrigés au bac de français, les annales 2003. Séquence l’épistolaire, série L.

Descriptif :

Le corrigé du commentaire de Voltaire fait quatre pages word, il comprend une introduction, un développement en trois parties très développées avec chacune plusieurs arguments, des transitions, une conclusion avec une ouverture.

 

Lecture du texte :

  • Lettre de Frédéric de Prusse

Voltaire répond à une lettre très flatteuse dans laquelle Frédéric de Prusse exprime le désir d’entrer en relations épistolaires avec lui.

Souffrez que je vous dise qu’il n’y a point d’homme sur la terre qui ne doive des actions de grâces au soin que vous prenez de cultiver, par la saine philosophie, une âme née pour commander. Croyez qu’il n’y a eu de véritables bons rois que ceux qui ont commencé comme vous par s’instruire pour connaître les hommes, par aimer le vrai, par détester la persécution et la superstition. Il n’y a point de prince qui, en pensant ainsi, ne puisse ramener l’âge d’or dans ses états. Pourquoi si peu de rois recherchent ils cet avantage? Vous le sentez, monseigneur; c’est que presque tous songent plus à la royauté qu’à l’humanité; vous faites précisément le contraire. Soyez sûrs que si, un jour, le tumulte des affaires et la méchanceté des hommes n’altèrent point un si divin caractère, nous serez adoré de vos peuples et chéri du monde entier. Les philosophes dignes de ce nom voleront dans vos états, et comme les artisans célèbres viennent en foule dans le pays où leur art est plus favorisé, les hommes qui pensent viendront entourer votre trône.

Cirey, le 26 août 1736

Voltaire, correspondance.

 

Lecture en ligne sur prépabac :

Plan proposé :

Introduction

Voltaire est un philosophe encyclopédiste du siècle des lumières, auteur de « Candide », « micromégas ». C’est également un épistolier, nous sommes ici dans le genre de la lettre par sa concision et sa liberté. Nous savons que le philosophe a envoyé près de 850 lettres à Frédéric II de Prusse, mais il a eu bien d’autres correspondants et ses lettres sont de natures très diverses, car elles sont tant philosophiques qu’intimes ou encore politiques. Du point de vue de l’histoire, nous pouvons dire que dès 1736, le prince royal, Frédéric de Prusse souhaite devenir le disciple du philosophe, ce dernier très flatté par cette ambition, décide d’entretenir une correspondance assidue avec lui de façon à servir davantage sa réputation de personnage public reconnu dans le domaine de la philosophie à l’époque. Une correspondance sera donc suivie entre les deux hommes de façon régulière et soutenue. Nous allons faire le commentaire d’une lettre entre Voltaire et Frédéric de Prusse, lettre dans laquelle ce dernier manifeste le souhait d’entrer en relations épistolaires avec le penseur. Nous verrons en quoi il s’agit d’une lettre flatteuse, en second lieu, nous dégagerons l’intention didactique qui trahit l’état d’esprit du philosophe et à travers lui, l’état d’esprit du siècle des lumières.

Plan de l’étude :

  • I - une lettre très flatteuse du philosophe du siècle des lumières
  • Transition
  • II – l’intention didactique du philosophe : plaire et instruire
  • Transition
  • III - L'état d'esprit du philosophe
  • Conclusion avec ouverture

 

Analyse de la lettre :

I - une lettre très flatteuse du philosophe du siècle des lumières

Nous avons au-delà du respect des formes, le ton de la flatterie et un portrait très flatteur. Nous pouvons mettre en avant dans un premier temps l’aspect rhétorique d’une lettre travaillée, en effet elle garde ses formes et les marques de déférence avec le respect de l’apostrophe au destinataire, « Monseigneur ». Le destinataire est impliqué de manière très explicite ainsi que le suggèrent les impératifs qui donnent l’élan à la lettre, « souffrez, croyez », le lexique du dialogue, « que je vous dise », les prises à partie directe par l’intermédiaire de questions rhétoriques, « pourquoi si peu de rois… avantage ? «  Et enfin l’abondance d’indices personnels de la 2ème personne du pluriel qui scandent la lettre.

Le ton est celui de la flatterie, nous soulignerons les hyperboles, les doubles négations, « n’y a point… qui ne », le rythme particulier, « par… par… par » et les mots intensifs, « si », « divin, adoré ». La gradation, « vos peuples, monde entier » et la dimension quasi divine que Voltaire donne à Frédéric de Prusse renforcent l’aspect très flatteur de la lettre. Le vocabulaire est celui de la religion, « actions de grâces, divin, adoré, trône » nous avons en outre une référence à l’âge d’or. Frédéric de Prusse se dévoile ainsi dans une vision quasi sacralisée, prophétique, dominant le monde.

Derrière ce portrait flatteur, Voltaire, toujours dans le respect des formes sert ses intentions pédagogiques, il s’agit pour le penseur de définir l’idéal du despote éclairé, c’est la leçon à un futur monarque, par conséquent, l’intention est didactique.

II – l’intention didactique du philosophe : plaire et instruire

Nous avons par cette lettre, une véritable leçon d’un philosophe qui s’adresse à un jeune prince appelé à régner. Le désir d’instruire est manifeste, l’intention est didactique. Nous pouvons le souligner grâce à des expressions habilement glissées en incises, « par la saine philosophie », entre virgules, « en pensant ainsi », « vous le sentez, monseigneur ». Les phrases s’apparentent à des maximes comme on peut le voir à travers les généralisations, « il n’y a eu de rois que ceux qui … «, ou encore, « il n’y a point de prince qui… », « Presque tous songent plus… ».

L’intention est claire, Voltaire souhaite instruire mais sa manière de procéder fait de lui un habile pédagogue. Il attire avant tout l’attention avec un usage bien calculé des comparaison, « comme les artisans célèbres » ou encore de métaphores, « âge d’or », nous pouvons ajouter qu’il sait comment retenir l’attention au point d’instaurer un système de questions et de réponses, « pourquoi si peu… ? « Le but est de persuader et il utilise plusieurs moyens pour le faire. On remarque que le temps des verbes, le futur prophétique du temps des verbes à la fin du texte, le ton de la certitude, le raisonnement par analogie entre passé, « il n’y a eu… ont commencé » et présent, « il n’y a point qui ne puisse » et futur « si un jour…, vous serez », contribuent à mettre en avant des moyens ayant pour fin de persuader. En outre, l’emploi de mots génériques donnent à la leçon sa généralité, sa validité, « la philosophie, le vrai, la persécution, la superstition, la royauté, l’humanité, la méchanceté… ». Enfin nous pouvons constater qu’un autre procédé est mis en évidence afin d’exercer le maximum de persuasion, le raisonnement du positif au négatif, nous pouvons citer, les conditions de succès, (le bon despote, le modèle), les raisons de l’échec (les mauvais despotes), puis, le retour au positif.

Nous voyons donc que Voltaire définit le portrait idéal du despote éclairé, c’est la leçon à un futur monarque, nous allons voir à présent la teneur de la leçon. D’après le philosophe, le monarque doit être philosophe, « aimer le vrai », il doit en outre être cultivé, il doit s’entourer de philosophes, ne pas se prendre pour un roi guerrier mais au contraire loin du « tumulte des affaires », « cultiver une âme, s’instruire ». ll doit faire preuve d’humilité et ne doit pas rechercher et être trop avide de pouvoir. Par conséquent, nous voyons que l’idéal nous tourne vers un monarque très humain, digne, humble et philosophe, sans oublier « adoré et chéri » de ses sujets.

Nous voyons donc que Voltaire se révèle dans cette lettre, c’est la voix du philosophe pédagogue, autrement dit l’occasion de définir l’idéal du despote éclairé, ainsi nous pouvons dire qu’elle reflète l’état d’esprit du philosophe.

III – l’état d’esprit du philosophe

La lettre dévoile son auteur, il est conscient qu’il peut donner une leçon au futur monarque, il se révèle enthousiaste et idéaliste ainsi que le suggèrent le ton dynamique, le lyrisme, l’envolée finale en particulier(longueur des phrases croissante jusqu’à la longue période finale, très ample), le ton presque épique, les métaphores qui confinent au merveilleux, « voleront », et enfin les répétitions éloquentes ; Nous pouvons en outre mettre en évidence le goût et l’art de la mise en scène avec le tableau final, sorte de vision d’apothéose. Il n’en perd pas moins sa lucidité et sa perspicacité comme le prouve la menace des dangers évoqués, « méchanceté des hommes ».

Conclusion :

Ainsi la lettre de Voltaire est celle d’un philosophe qui s’adresse à un grand de ce monde, au-delà du ton flatteur, nous constatons que la voix du philosophe est celle d’un pédagogue, ce qui lui permet de définir l’idéal du despote éclairé, c’est pourquoi nous pouvons affirmer que cette lettre dévoile son auteur et l’état d’esprit du philosophe très lucide sur la question abordée. Nous pouvons parler d’une lettre qui s’apparente à un début de roman par lettres, une sorte d’épopée épistolaire.

 

Date de dernière mise à jour : 05/08/2012

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