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   Les sujets tombés au baccalauréat de philosophie : Pondichéry, bac 2017  :  

Sujets de la série S

Terminale S :  

 

Lecture des sujets bac

Sujet de Philosophie

 

  • 1er sujet : Vit-on en société pour satisfaire ses désirs?
  • 2ème sujet : La connaissance des êtres vivants implique-t-elle de les hiérarchiser?
  • 3ème sujet : Expliquer le texte suivant, tiré de La description du corps humain et de toutes ses fonctions (de René Descartes)

"Parce que nous avons tous éprouvé, dès notre enfance, que plusieurs de ses mouvements obéissaient à la volonté, qui est une des puissances de l’âme, cela nous a disposés à croire que l’âme est le principe de tous. A quoi aussi a beaucoup contribué l’ignorance de l’Anatomie et des Mécaniques : car, ne considérant rien que l’extérieur du corps humain, nous n’avons point imaginé qu’il eut en soi assez d’organes, ou de ressorts, pour se mouvoir de soi-même, en autant de diverses façons que nous voyons qu’il se meut. [...]"

 

Vit-on en société pour satisfaire ses désirs ?

Sujet : 1 série S

 

Séquences bac = la société et le désir

 

Remarques

 

Formulation du sujet =

Vit-on en société pour satisfaire ses désirs ?

Il faut ramener le concept de désirs à celui de société. La société permet-elle à l'homme d'assouvir ses désirs et cette satisfaction est-elle à l'origine de la vie en société ? Est-ce pour satisfaire ses désirs les plus divers que l'homme accepte de vivre en société ?

 

A définir = les concepts essentiels

Nous pouvons définir le désir comme quelque chose qui nous pousse vers un but et qui est considéré comme une source de satisfaction. Le désir est « de quelque chose », et ce dernier produit un manque, dont on a un besoin, vital ou non.
 

l’opposition désir/besoin est commode et repose sur l’assomption qu’il existe une distinction claire entre ce qui est vital pour l’être humain et ce qui ne l’est pas. La survie serait un critère objectif de démarcation entre désir et besoin.
De ce point de vue, la privation (d’un besoin) se distingue de la frustration(d’un désir). Ne désirer rien d’autre que ce dont on a besoin, c’est réduire les désirs aux besoins : ne désirer que ce qui est nécessaire.
Mais il semble que les êtres humains puissent désirer autre chose que ce dont ils ont besoin. Il se pourrait même que cette possibilité soit un trait spécifique de l’humanité. Les êtres humains sont par nature des êtres de désir et le désir est par définition indépendant des besoins

 

Satisfaire = assouvir ses désirs en comblant un manque

 

Société = l'ordre établi qui suppose les règles de la vie commune et les individus capables de morale

 


I - Le désir relève de normes culturelles
 

Accomplir ses désirs : un idéal de vie heureuse (thèse de Calliclès dans le Gorgias de Platon).

Pour Calliclès, c'est un idéal impossible à réaliser (certains désirs sont irréalisables) mais qui doit servir de norme régulatrice à toute vie heureuse. Respecter cette norme nécessite d'avoir le courage de laisser la puissance du désir nous donner la force de conquérir au lieu de rechercher frileusement le retrait dans la modération (à rapprocher de la philosophie de Don Juan).

 Le désir comme dépense improductive.

  La société de consommation confond désir et besoin artificiellement créé. On appelle désir ce qui n'est pas un besoin nécessaire à la conservation de la vie et à la continuation de l'activité productive (cf Bataille, La Part maudite). Le désir est une dépense qui a sa finalité en elle-même. Les désirs seraient donc culturels et s’opposeraient aux besoins naturels. Le désir dépend donc de normes et références culturelles qui le déterminent. Le besoin serait donc naturel tandis que le désir serait culturel.

satisfaire ses désirs = un moyen pour vivre en société

Les désirs sont étroitement liés aux besoins : exemple : le désir amoureux qui est à la fois l’expression d’un besoin et d’un désir au sens de ce qui constitue l’homme dans son essence. Culture et nature sont indissociables. Pour pouvoir les séparer, il faudrait que l’homme renonce à ce qui le constitue en propre : son essence. L’homme est un être de désir au point de le constituer dans son essence en répondant aux besoins. En dépassement de ses besoins naturels, l’homme prolonge et exprime son essence comme être de culture, le désir est aussi culturel. Il semblerait que l’on ne puisse pas séparer le besoin du désir car l’expression du désir culturel passe nécessairement par le besoin naturel. 

L'homme en tant qu'être de désirs affirme sa nature à pouvoir vivre en société.

II – la satisfaction des désirs est impossible

L'homme est esclave de ses désirs

Il y a en effet une certaine aliénation de la raison au profit du désir et donc une dépendance à l'égard du corps ou des objets extérieurs. Hume dit ainsi : « La raison est, et elle ne peut qu'être l'esclave des passions ; elle ne peut prétendre à d'autres rôles qu'à les servir et à leur obéir » (Traité de la nature humaine, 1740).


En effet, le désir est insatiable et c'est ce qui en fait une souffrance perpétuelle : le désir renait sans cesse et l'impossibilité de le satisfaire rend malheureux et esclave à la fois. C'est pourquoi Pascal dit : « Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer au repos, dans une chambre » (Pensées, 1669).

S'affranchir des désirs

Il existe de nombreuses philosophies de vie, comme le bouddhisme, la morale chrétienne ou le stoïcisme, qui préconisent de se libérer des désirs et des passions afin de se réaffirmer comme sujet de sa propre existence. Épictète dit ainsi : « Ce n'est pas par la satisfaction du désir que s'obtient la liberté, mais par la destruction du désir » (Manuel, Ier siècle).

On évoque alors plus en détail les préceptes épicuriens (il fautsélectionner les bons et les mauvais désirs) ainsi que les préceptes des stoïciens et de leurs héritiers comme Descartes (« changer ses désirs plutôt que l'ordre du monde »).

 

III – La satisfaction des désirs = un obstacle

Seule la raison peut régir les hommes en société. Agir selon ses désirs = agir selon ses décisions, de manière purement arbitraire. Si chacun satisfait ses propres désirs sans se soucier plus d'autrui que de lui-même, il n'y a plus d'accord possible entre les hommes. On ne peut donc pas admettre que la satisfaction des désirs soit à l'origine de la vie en société et la société n'est pas non plus le moyen pour l'homme d'assouvir ses désirs les plus divers.

Pas de société sans morale

société ne peut-être fondée sur les intérêts particuliers Il semblerait que le désir pose un problème moral qui mettrait en conflit les devoirs de l’être raisonnable ayant une volonté rationnelle et la notion de désir elle-même. L’homme raisonnable désireux de respecter la loi morale doit se poser la question de Kant « que dois-je faire ? ». A l’inverse des autres êtres vivants, l’homme est un être libre. En étant libre, l’homme est capable de raisonner lui-même. Donc la liberté est la raison. Donc la liberté ne consiste pas à faire ce qu’on veut ou à réaliser ses désirs, mais à choisir rationnellement ses actions et les maximes de ses actions. Ainsi avec cette  capacité nous sommes capables de savoir ce qui est juste, ce qui est bien en soi et non seulement relativement a notre désir, c’est-a-dire que nous sommes capable d’avoir une morale. Chez Kant la morale est du coté de la raison. La morale supposerait la capacité à universaliser la maxime de son action. Elle s’opposerait a tout ce qui est en nous est du domaine de la sensibilité (sentiments, désirs). L’homme s’impose ses propres règles, il est libre de se les imposer ce qui amène a penser que l’Homme est autonome sil respecte les impératifs Kantiens qui supposent une notion de devoir qui serait de contraindre notre sensibilité.
 

Conclusion

Nécessité de dépasser l’opposition première et communément admise entre le désir culture et le besoin naturel. Certains désirs sont en effet nécessaires et constituent l’homme dans son essence au point de faire de lui un être de désirs dont la nature propre est aussi celle d’un être de culture. Mais satisfaire ses désirs n'est pas pour autant le but de la société. L'homme doit trouver sa place en tant qu'être raisonnable ayant à la fois des désirs et une volonté rationnelle.

 

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Date de dernière mise à jour : 25/04/2017

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