Sujets corrigés de français 2017, séries ES et S. Le personnage de roman du XVIIe à nos jours. Marcel Proust, Marguerite Duras, Albert Camus.

Bac de philosophie

Le personnage de roman du XVIIe à nos jours. Marcel Proust, Marguerite Duras, Albert Camus. Corrigé en ligne

 

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Bac S et ES

 

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Baccalauréat 2017

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Lecture du sujet intégral PDF

Objet d'étude : Le personnage de roman, du XVIIe siècle à nos jours.
 
Les textes à l'étude :
Texte A : Marcel Proust, Du côté de chez Swann, « Combray », extrait (1913)
Texte B : Marguerite Duras, Un barrage contre le Pacifique, Deuxième partie, extrait (1951)
Texte C : Albert Camus, Le premier homme, Première partie, chapitre 6, « La famille », extrait (1994, publication posthume)
 
La question de corpus à laquelle tous les candidats doivent répondre : Les personnages de ces romans sont-ils touchés de la même manière par l’univers fictif qu’ils découvrent ? 
 
Commentaire  : sur un texte de Marguerite Duras
Dissertation : Le personnage de roman se construit-il exclusivement par son rapport à la réalité ?
Invention : À la manière des auteurs de ces romans, vous imaginerez le récit que pourrait faire un spectateur / une spectatrice d’une séance de cinéma qui l’aurait particulièrement marqué(e).

 

Épreuve Anticipée de Français

Séries ES et S

 

Objet d’étude : Le personnage de roman du 17e siècle à nos jours

 

Le Corpus

 

Le corpus est un exercice de synthèse, alors n’oubliez pas d’aller à l’essentiel.

Pour être efficace, vous pouvez commencer par lire la question posée avant d’analyser les textes.

Après une brève introduction présentant les textes et la question, vous pouvez choisir deux méthodes :

-prendre deux ou trois axes thématiques communs aux textes

-analyser les textes les uns après les autres en évitant les répétitions

 

Introduction :

 

Ce corpus se compose de trois œuvres romanesques écrites 20e siècle mais de courants différents qui sont les suivantes : un extrait de « Combray », première partie du roman « Du côté de chez Swann » de Marcel Proust, « Le Barrage contre le Pacifique » imaginé par Marguerite Duras et enfin le récit autobiographique d’Albert Camus avec « Le premier homme ».

Dans ces textes, les auteurs ajoutent au cadre réel du récit, le passage des personnages dans un univers fictif.

Aussi, nous nous interrogerons sur le comportement des protagonistes face à ce parallèle entre réalité et fiction.

 

Développement :

 

 

L’entrée dans l’univers fictif est favorisé par une perturbation du cadre spatio-temporel initial. Il s’agit de l’entrée au cinéma dans les textes B et C et des irisations de la lanterne magique. Ces facteurs créent alors un nouvel univers propice à l’imagination des personnages.

 

 

1) L’imagination créatrice : un support d’évasion

 

L’imagination constitue une forme de divagation de l’esprit qui recrée une réalité, des formes et des images conforme aux aspirations de l’inconscient.

 

Dans le texte B, le film représente un support de rêve et d’évasion face à la réalité extérieure triviale et douloureuse. L’effet de parallélisme entre la description de la jeune fille dans le film et la condition du personnage de Suzanne confirme la volonté de l’esprit à reconstruire une réalité apaisante caractérisée par des qualités physiques et matérielles. Suzanne aspire à s’identifier au personnage du film et à incarner cette réalité « On voudrait bien être à leur place. Ah ! Comme on le voudrait ». Cette porosité entre l’espace fictif est réelle est accentuée par la métaphore d’une « gigantesque communion de la salle et de l’écran » comme si la place du spectateur se confondait dans l’univers cinématographique.

 

Le texte A de Marcel Proust fait écho à la thèse selon laquelle il est possible de transposer la réalité par un travail de l’imagination. Cet extrait propose un souvenir d’enfance, un voyage dans l’imaginaire favorisé par les ombres chinoises du lanterne magique qui concentre les pensées du personnage. Ce dernier entre dans un espace fictif, celui d’un conte légendaire du Moyen-Age et suit le personnage de Golo, conçoit des paysages « Le château et la lande étaient jaunes ».

On constate toutefois que la frontière entre le réel et le fictif demeure car l’imagination de l’enfant construit les tableaux de ce conte au gré des mouvements de la lampe « Si on bougeait la lanterne, je distinguais le cheval de Golo qui continuait à s’avancer sur les rideaux de la fenêtre, se bombant de leurs plis, descendant dans leurs fentes. ».

 

Dans le texte C, le personnage entretient un rapport plus distant avec l’univers fictif des films projetés dans la salle de cinéma. En effet son esprit se concentre davantage sur la configuration de la salle, l’atmosphère générale du lieu. On ne retrouve pas une immersion complète du personnage dans le récité cinématographique. Il s’agit ici d’une imagination reproductive à travers une description de la sortie au cinéma rendant compte de la mémoire de l’esprit et donc de souvenir contrairement au texte B et C.

 

2) La fiction un espace librement accessible

 

Le texte C présente la salle de cinéma (lieu de l’imagination et des possibles) comme un univers populaire où se côtoient différents individus venus assister à un « spectacle ».

Dans le texte B, le cinéma est un lieu « magique », presque sacralisé par le personnage qui lui attribue la faculté de l’oubli de la réalité le temps d’une projection pour entrer dans un univers fictif davantage « égal et démocratique ». Le cinéma constitue une forme de refuge pour échapper à l’extérieur « un cinéma pour s’y cacher ». On retrouve le caractère spectaculaire dans le rapport psychologique qu’entretient Suzanne avec le cinéma « La nuit [...] où vont se perdre tous les désespoirs, et où se lave toute la jeunesse de l’affreuse crasse d’adolescence ».

 

Dans le texte A, le récit imaginaire de Golo permet au personnage d’occulter le caractère douloureux de l’épisode du coucher en trouvant refuge dans un monde extérieur à la chambre « On avait bien inventé, pour me distraire les soirs où on me trouvait l’air trop malheureux, de me donner une lanterne magique ». Toutefois, ce support de distraction connaît ses limites, l’imagination du personnage étant rapidement rattrapée par ses angoisses chroniques.

 

 

Le Commentaire

 

Avant de proposer une correction au commentaire de texte, il est essentiel d’identifier les critères de réussite à prendre en compte pour traiter cet exercice.

 

Tout d’abord, une bonne introduction contient des références au texte et à l’auteur, la présentation et la situation du texte ainsi que l’annonce de la problématique et du plan.

 

Le développement se compose d’au moins 2 axes avec pour chacun au moins 2 ou 3 paragraphes. Ces trois sous-parties commencent par une bonne formulation de l’argument appuyée sur la présence de citations, de procédés et de leurs commentaires.

 

Enfin, la conclusion doit être un bilan qui ne soit pas une répétition des axes. L’ouverture doit être pertinente, il peut s’agir par exemple de rapprocher l’œuvre commentée d’un autre texte du corpus.

 

N’oubliez pas que le commentaire est un exercice d’analyse et non pas de description.

 

Introduction :

 

Problématique : Comment Marguerite Duras rompt avec l’écriture romanesque traditionnelle pour décrire un monde fictif inséré dans le récit?

 

I-Le cinéma : un lieu magique propice à l’évasion spirituelle

 

A-Une description romanesque qui emprunte aux ressorts classiques de l’écriture

 

B-Un récit construit sur la focalisation interne et les émotions du personnage

 

II-Entre réalité vécue et fiction : une immersion du personnage

 

A-Un film parangon de l’idéal qui suscite l’identification de Suzanne

 

B-Le cinéma un support de catharsis face à une condition réelle difficile

 

Conclusion :

 

Au-delà de la fraîcheur apporté au genre romanesque, ce récit célèbre le cinéma dans ses attributs mélioratifs et propose un parallèle pertinent entre la réalité vécue par son personnage et le monde fictif auquel il s’identifie et dans lequel il s’évade.

 

L’Écriture d’Invention

 

Le sujet de l’écriture d’invention invite au travail de votre esprit d’imagination afin de proposer le récit romanesque d’une séance de cinéma. Vous allez devoir créer une description réaliste de la scène en précisant notamment au fil des lignes le cadre spatio-temporel, la construction psychologique de votre personnage.

Il s’agira de mettre en évidence un parallélisme entre la situation réellement vécue par le personnage de votre récit et le voyage de son inconscient dans la fiction.

 

 

La Dissertation

 

La dissertation est un exercice de réflexion : il faut donc analyser chaque terme du sujet en repérant les mots clés et en les associant à des œuvres, des objets d’études.

 

L’introduction débute par une accroche qui amène le sujet en le situant dans un contexte afin d’aboutir à la problématique. Elle présente le sujet, montre les enjeux et permet d’annoncer le plan.

 

Le développement peut correspondre à deux types de plan :

-un plan critique où le premier axe valide la thèse du sujet et le second la nuance

-un plan thématique où chaque grande partie envisage un aspect de la réponse (I-oui… II-mais…)

Chaque paragraphe contient des arguments développés et illustrés d’exemples.

 

La conclusion est un bilan qui reformule les idées de la dissertation et qui introduit une ouverture.

 

Pour réussir cet exercice, il est essentiel de montrer vos connaissances personnelles car elles vous permettront de vous démarquer.

 

 

Problématique : Le personnage de roman se construit-il exclusivement par son rapport à la réalité ?

 

Nous avons ici fait le choix d’un plan thématique où le second axe vient nuancer le premier afin d’apporter une profondeur à la réflexion.

 

I- Le rapport à la fiction facteur d’une métamorphose du réel

 

A- Le personnage désincarné dans le Nouveau Roman s’affranchit des codes traditionnels pour incarner une idée

 

B- Dépasser l’imitation du réel favorise l’évasion et la dimension symbolique d’une œuvre

 

II- Imiter la réalité : un parti-prix des auteurs romanesques

 

A- Le choix des romans naturalistes : peindre l’humanité dans son rapport concret au réel

 

 

B- Le récit autobiographique : un support de réalité « personnelle »

 

 

 

 


 

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