Sujets corrigés de français 2017, série L. Les réécritures du XVIIe à nos jours. Voltaire, Alfred de Vigny, V. Hugo et A. Dumas.

Bac de philosophie

Les réécritures du XVIIe à nos jours. Voltaire, Alfred de Vigny, V. Hugo et A. Dumas. Corrigé en ligne

 

Bac de philosophie

 

 

Baccalauréat 2017 : Profs en direct le jour du bac

 

*** Sujets et corrigés gratuits sur prepabac.org dès la fin de l'épreuve à 18 H 

 

Tous les sujets de toutes les séries seront corrigés. Retrouvez la correction de votre copie bac sur le site dès 18 H

 

Bac L

 

Bac de français  avec des professeurs du site prépabac

Baccalauréat 2017

Profs en direct le jour du bac

 

Lecture du sujet intégral, PDF

Objet d’étude : Les réécritures du XVIIe siècle à nos jours, avec des extraits d'oeuvres de Vigny, Hugo et Dumas
 
Les textes à l'étude :
Texte A : Voltaire, Le Siècle de Louis XIV, extrait (1751)
Texte B : Alfred de Vigny, Poèmes antiques et modernes, « La Prison », extrait (1826)
Texte C : Victor Hugo, Les Jumeaux, acte II, scène 1, extrait (1839)
Texte D : Alexandre Dumas, Le Vicomte de Bragelonne, extrait (1850)
 
La question de corpus à laquelle tous les candidats doivent répondre : Les textes de Vigny, Hugo et Dumas reprennent la figure du Masque de fer : en quoi diffère-t-elle de celle que propose Voltaire ?
 
Commentaire : commentaire du texte B, extrait des Poèmes antiques et modernes d’Alfred de Vigny.
 
Dissertation : L’intérêt du lecteur pour une réécriture dépend-il essentiellement de sa ressemblance avec le modèle ?
 
Invention : Poursuivez, en une cinquantaine de lignes, le récit de l’extrait du Vicomte de Bragelonne (texte D) : une fois dans sa cellule, l’homme au masque de fer se remémore les circonstances malheureuses qui l’ont conduit en prison et exprime avec amertume sa désolation. Votre texte reprendra certaines caractéristiques du texte d’Alexandre Dumas.

 

Épreuve Anticipée de Français

Série L

 

Objet d’étude :

 

Le Corpus

 

Le corpus est un exercice de synthèse, alors n’oubliez pas d’aller à l’essentiel.

Pour être efficace, vous pouvez commencer par lire la question posée avant d’analyser les textes.

Après une brève introduction présentant les textes et la question, vous pouvez choisir deux méthodes :

-prendre deux ou trois axes thématiques communs aux textes

-analyser les textes les uns après les autres en évitant les répétitions

 

Introduction :

 

Ce corpus se compose de quatre œuvres littéraires de genre, d’époque et de courant différents qui sont les suivantes : un extrait du « Siècle de Louis XIV », réflexion philosophique de Voltaire, « Les Jumeaux », une pièce dramatique de Victor Hugo, « La Prison », un poème d’Alfred de Vigny et enfin le « Vicomte de Bragelonne », un roman historique d’Alexandre Dumas.

Dans ces textes, les auteurs procèdent à une réécriture de la mystérieuse figure du Masque de Fer en l’insérant dans des genres littéraires multiples. Aussi, nous nous interrogerons sur la manière dont les œuvres de Vigny, Hugo et Dumas empruntent au récit de Voltaire tout en l’enrichissant.

 

 

Développement :

 

1) Un dépassement de l’ambition historique de Voltaire

 

Dans le texte C, Victor Hugo choisit de transposer la figure du masque de fer dans le genre théâtral en insistant sur sa dimension pathétique et dramatique notamment par la présence d’un lamento propre au désespoir et à l’impuissance du personnage. On retrouve la rhétorique tragique traditionnelle avec la présence de nombreuses interjections et d’un lexique de la fatalité. Ces procédés permettent à l’écriture théâtrale de traduire de la souffrance, de l’état psychologique et physique de l’homme au masque de fer. D’autre part, l’extrait ne se construit pas dans une lecture double du prisonnier partagée entre fascination et mutisme à l’égard de son mystère contrairement aux autres textes.

Le poème (texte B) de De Vigny entretient également un rapport étroit à la mort au moyen de métaphores funestes « trépas », « agonie ». Le registre pathétique et tragique y est porté à son apogée car on assiste à une description poétique de la mort de l’homme au masque de fer appelant à la manifestation d’un sentiment de pitié.

Dans le texte D, Alexandre Dumas propose mêle à son projet de récit historique une « réécriture romancée » . A ce titre, la scène de l’extrait propose un dialogue entrecoupé par le discours narratif. De manière plus générale, le roman de Dumas est l’occasion d’enterrer l’image glorieuses et fastueuse du règne de Louis XIV.

 

Texte A : Avec « Le siècle de Louis XIV », Voltaire propose un essai historique en présentant l’histoire comme une science productrice de faits avérées. Le philosophe aspire à retranscrire la réalité historique de son époque au moyen de la narration et de la description. On constate l’utilisation d’un style direct et de tournures impersonnelles en opposition avec les trois réécritures. Le texte de Voltaire est donc avant tout de nature factuelle.

 

Les trois réécritures cultivent la figure du masque de fer mais proposent une transposition en matière de genres littéraires qui se distinguent de l’essai historique de Voltaire.

 

2) La réécriture redynamise le récit du Masque de fer au-delà de sa forme didactique

 

Le monologue du texte C accentue l’intensité du discours en se focalisant sur l’expression des sentiments du personnage qui vont avoir un impact sur la réception de l’œuvre par le spectateur.

De même, le texte D en proposant une structure partagée entre dialogue et narration apporte un souffle dynamique au récit.

Aussi, les textes C et D offrent l’expression à la première personne du singulier du prisonnier et contribuent à rendre le récit vivant.

Enfin, le texte B propose une description « visuellement dynamique » en soulignant une opposition entre l’ombre et la lumière autour du personnage.

 

Conclusion :

 

Contrairement à la nature purement factuelle de l’œuvre historique de Voltaire, les trois autres textes proposent une réécriture dramatisée et dynamique au moyen de procédés littéraires propres à chacun des genres retenus.

 

 

 

Le Commentaire

 

Avant de proposer une correction au commentaire de texte, il est essentiel d’identifier les critères de réussite à prendre en compte pour traiter cet exercice.

 

Tout d’abord, une bonne introduction contient des références au texte et à l’auteur, la présentation et la situation du texte ainsi que l’annonce de la problématique et du plan.

 

Le développement se compose d’au moins 2 axes avec pour chacun au moins 2 ou 3 paragraphes. Ces trois sous-parties commencent par une bonne formulation de l’argument appuyée sur la présence de citations, de procédés et de leurs commentaires.

 

Enfin, la conclusion doit être un bilan qui ne soit pas une répétition des axes. L’ouverture doit être pertinente, il peut s’agir par exemple de rapprocher l’œuvre commentée d’un autre texte du corpus.

 

N’oubliez pas que le commentaire est un exercice d’analyse et non pas de description.

 

Problématique : Comment l’homme au masque de fer décrit par Alfred de Vigny traduit-il d’un double sentiment de fascination et de mystère qui suscite l’intérêt du lecteur ?

 

I- Le tableau d’un homme seul face à son destin funeste

 

A- Une scène pathétique de confrontation à la religion et à la mort

 

-Présence du lexique religieux « crucifix », « le front du vieux moine »

-La scène est introduite par le regard du moine qui n’échappe pas à la fascination que suscite la légende

« Cherchait du prisonnier la figure cachée »

 

B- Un homme déshumanisé et mutique face à la mort

 

-Métaphore du fantôme

 

II- La culture d’un mythe légendaire à travers la figure du Masque de fer dans une ambition romantique

 

A- Une confusion entre le mythe et la réalité entretenue par l’auteur

 

-Évocation d’individus réels et non fantasmés comme le montre le lexique du discours et de la parole « une provençale », « avait dit en pleurant », « Une fois, en tremblant, on se parla tout bas d’un prisonnier d’État que l’on ne nommait pas », « Quelques pères disaient ».

-Opposition entre deux facettes possibles de l’Homme au Masque de fer « Et que c’était un prince ou que c’était un ange ».

 

B- Une réécriture romantique ancrée sur l’expression des sentiments et de la tragédie

 

-Opposition entre le lexique de la clarté et de l’obscurité qui souligne la sublimation du personnage

-lyrisme de l’écriture poétique

 

 

L’Écriture d’Invention

 

Ce sujet d’invention vous invite à poursuivre le récit d’Alexandre Dumas en développant le caractère maudit du personnage. Le discours de l’homme au Masque de fer doit prendre la forme d’un monologue intérieur rédigé à la première personne du singulier revenant sur les sentiments torturés du personnage (enfermement, aspiration à la liberté, partage entre la clarté et l’obscurité). Il s’agit également de proposer une rédaction structurée entre le récit de la légende et l’expression intérieure de cet homme, rongé par sa malédiction.


 

La Dissertation

 

La dissertation est un exercice de réflexion : il faut donc analyser chaque terme du sujet en repérant les mots clés et en les associant à des œuvres, des objets d’études.

 

L’introduction débute par une accroche qui amène le sujet en le situant dans un contexte afin d’aboutir à la problématique. Elle présente le sujet, montre les enjeux et permet d’annoncer le plan.

 

Le développement peut correspondre à deux types de plan :

-un plan critique où le premier axe valide la thèse du sujet et le second la nuance (I-oui… II-mais…)

-un plan thématique où chaque grande partie envisage un aspect de la réponse

Chaque paragraphe contient des arguments développés et illustrés d’exemples.

 

La conclusion est un bilan qui reformule les idées de la dissertation et qui introduit une ouverture.

 

Pour réussir cet exercice, il est essentiel de montrer vos connaissances personnelles car elles vous permettront de vous démarquer.

 

Problématique : L’intérêt du lecteur pour une réécriture dépend-il essentiellement de sa ressemblance avec son modèle ?

 

I- La réécriture, un exercice d’actualisation et de transposition d’œuvres existantes qui suscite l’intellect du lecteur

 

A- Le part-prix pour des relectures renouvelées et adaptées aux thématiques contemporaines (de ce fait productrices de sens pour le lecteur)

 

B- Une évolution de l’écriture qui conserve les repères littéraires du lecteur (personnages, cadre spatio-temporel…)

 

II- La réécriture, un procédé d’enrichissement de l’œuvre initiale

 

A- La confrontation d’une réécriture à son modèle permet une lecture dynamique et enrichissante

 

B-La réinterprétation de l’œuvre initiale contribue à l’intérêt du lecteur

 

 

 

 


 

français bac

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau